‹ Œuvres de Bossuet (volume 4)Chapitre 166 sur 245 · Les autres furenttués par l'épée quisortoit de la bouche · texte numérisé non relu

Les autres furenttués par l'épée quisortoit de la bouche

1 Ce nom écrit,

de celui qui étoit monté sur le cheval; et tous les oiseaux se soulèrent de leurs chairs.

EXPLICATION DU CHAPITRE XIXe

Les jugements de Dieu connus aux saints : l’adoration refusée par l'ange.

4. Après cela j'entendis… Les saints invités à louer Dieu, xvir. 20, le font ici avec un grand éclat, et saint Jean, selon sa coutume, après les spectacles les plus affreux, en représente de plus doux.

7. Réjouissons-nous… les noces de l’Agneau sont venues. A l’occasion de la ruine de l'idolâtrie et de la gloire de l'Église, il parle de la gloire éternelle, et ensuite dans le verset 17 du jugement et du supplice éternel.

40. Je me jetai à ses pieds. Ou il prit cet ange pour Jésus- Christ même, et il lui voulut rendre un honneur divin; ou bien, s’il lui voulut rendre un honneur convenable à la nature angélique, et tel que les saints de l’ancien Testament le rendoient aux anges qui leur apparoissoient, l’ange refuse de le recevoir d’un apôtre. Aussi saint Jean crut si peu avoir manqué, qu'après l'avertissement de l’ange, il lui rend encore le même honneur, que l’ange refuse de nouveau, xxII. 8, pour égaler le ministère apostolique et prophétique à l’état angélique, Greg. hom. vi. in Evang. (Ed. Ben. lib. 1. in Evang. hom. vrir. n. 2. tom. 1. pag. 1462 et seq.)

11. Je vis. le ciel ouvert. On voit ici une peinture admirable de Jésus-Christ, pour montrer que c’est lui qui a fait tout ce qu’on vient de voir, et qui va achever de détruire les impies dans son dernier jugement.

42. Un nom... que nul ne connoît que lui : son nom est le Verbe de Dieu. 43. Nul autre que lui ne comprend la dignité de ce nom.

13. D'une robe teinte de sang. 11 semble qu’il parle ici du sang de ses ennemis, comme en Isaïe, Lxrtr. 4, 2, 3, d'où est pris encore ce qui est dit ici, Y. 45. Il foule la cuve du vin, quoiqu’on puisse dire aussi que la robe de Jésus-Christ, c'est-à-dire, son humanité, est teinte de son sang.

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