‹ Œuvres de BoufflersChapitre 11 sur 74 · A DORÂT SUR SES BAISERS · texte numérisé non relu

A DORÂT SUR SES BAISERS

J'ai lu tes baisers élégants, Je les ai lus à ma Lucile ; Et, dans Tivresse de mes sens.

J'en lisais un, j'en prenais mille.

Que vous êtes intéressants.

Baisers dictés par Tamour même !

Et que l'heureux chantre qu'il aime Met de chaleur dans ses accents!

Il pénètre, il brûle, il enflamme, Il trouve le chemin du cœur ; A tout il imprime son âme, Et partout il se rend vainqueur.

Tel est ton sort, nouveau Catulle ; Ton ouvrage, en lettres de feu, A la mère da petit Dieu Sera présenté par Tibulle.

Pour nous, mortels trop malheureux, Nous n'en pouvons faire l'emplette :

Bien qu'il soit l'objet de nos vœux.

^ù BOUFFLERS.

Il est trop cher pour qu'on Tacheté.

Les baisers coûtent d Paris (Tout s*y vend, jusqu'à la tendresse); Mais chacun dira : Prix pour prix, J'aime mieux ceux de ma maîtresse.

Page 1