VERS PRÉSENTÉS PAR UN PETIT ENFANT
DE QUATRE ANS, AU PRINCE HENRI DE PRUSSE, LE iOUR DE SA NAISSANCE,
A PROPOS DE CE QU'lL DISAIT NE PAS AIMER LES ENFANTS.
Vous voyez nos papas avec des yeux de père; Pour les petits enfants serez-vous plus sévère? Grand prince, et n*ont-ils pas des droits à votre amour? Mais bien qu*à mes pareils votre air froid en impose, Faible enfant, je choisis» pour défendre leur cause, Le jour où vous n'étiez qu'un faible enfant d'un jour. Médire des enfants, n'est-ce point un blasphème? Et ne seriez-vous pas contre votre système
Uargument le plus triomphant?
Car enfin, jugez-vous vous-même.
Et voyez ce que peut devenir un enfant.
Si vous nous dédaignez, tout petits que nous sommes, Que n'en faites- vous donc autant pour tous les hommes ? Car, si j'en crois papa, tous les hommes, oui» tous. De tous rangs et de tout âge.
Et le plus fin, et le plus sage,
Sont des enfants auprès de vous.