LA CHANOINESSE
Une superhe chanoinesse Portait dans ses sourcils altiers L'orgueil de ses seiie quartiers.
Un jour, au sortir de la messe, En présence de TËternel.
En lace de tout Israël, Tandis qu'elle fendait la presse.
Et s avançait le nez au vent.
Un laux pas fait choir la déesse, Jambes en l'air, et front devant.
Cette chute fut si traîtresse.
Qu'en dépit de tous ses aïeux.
Qui voulut vit de ses deux yeux Le premier point de sa noblesse ; Car, on ne peut nier cela :
Toute noblesse vient de là.
Ce point en valait bien la peine ; L'ivoire, le rubis, Tébéne, N'ont rien de plus éblouissant :
Elle avait raison d'être vaine.
* Ce coole, que les prccédenls éditeurs de BoufDers ont compris dans ses Œuvre», a été également recueilli par l'éditeur des Pomîm de de Rhiiiicres. Nous laissons le public juge de ce procès en revcndicalion.
Le beau chevalier qui la mène,
Noble et timide adolescent,
La relevait en rougissant.
Et recouvrait d'un air décent,
Mais plein de feu, mais plein de grâce,
La pudeur prise au dépourvu.
« Eh ! monsieur, dit-elle à voix basse,
Ces messieurs bourgeois Tont-ils vu ? »