‹ Œuvres de BoufflersChapitre 44 sur 74 · A MADAME DE L · texte numérisé non relu

A MADAME DE L

A qui madauie de L***, sa grand'mère, et tante de l'auteur, avait donné pour étrcnncs un fichu de tourière et un tablier de cuisinière garnis de dentelles.

Air : Philis demande son portrait.

J 'applaudis à remploi nouveau

Qu'on donne à ma cousine ; Jamais aussi friand morceau

N'entra dans la cuisine :

Elle aurait tort de répugner

A l'état qu'elle embrasse; C'est où le bon goût doit régner

Qu'elle est mieux à sa place.

On sait que des goûts délicats

Son goût est le modèle ; Ceux même qui ne le sont pas

Le deviendraient par elle ; Mais, ma tante, on vous avertit

Que votre cuisinière Ne sait qu*éveiller l'appétit,

Et point le satisfaire.

A LA TOUBIÈM.

Vous en qui mon œil prévenu

Vit une cuisinière.

Passez-moi d'avoir méconnu

La plus digne touriére.

Pieux costume, doux maintien,

Prévenance discrète :

ma touriére ! on le voit bien.

Au tour vous êtes faite.

Entre la grille et les mondains.

Ma divine touriére Semble habiter sur les confins

Du ciel et de la terre.

Tous deux, à son aspect émus,

Doivent rendre les armes ; Les immortels à ses vertus,

Les mortels à ses charmes.

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