‹ Œuvres de BoufflersChapitre 9 sur 74 · STANCES DE VOLTAIRE · texte numérisé non relu

STANCES DE VOLTAIRE

8Um LA PIÈGE UTlTULfE LE ŒUR.

Certaine dame honnête, et savante, et profonde,

Apnt la le Traité du Cœur, Disait, en se pâmant : « Que j*aime cet auteur ! Ah ! je Tois bien qu*il a le plus grand cœur du monde.

Dd mon heureux printemps j'ai tu passer la fleur,

Le cœur pourtant me parle encore.

Du nom de Petit-Cœur quand mon amant m'honore.

Je sens qu'il me fait trop d'honneur. »

Hélas ! faibles humains, quels destins sont les nôtres ! Qu'on a mal placé les grandeurs !

Qu'on serait heureux si les cœurs Etaient faits les uns pour les autres !

Illustre chcTalier, vous chantez tos combats,

Vos victoires et votre empire ; Et dans vos vers heureux, comme vous pleins d*appas,

C'est votre cœur qui vous inspire.

Quand Lisette vous dit : Rodrigue, as-tu du cœur? Sur l'heure elle l'éprouve, et dit avec franchise :

Il eut encor plus de valeur

Quand il était homme d*église.

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