DEUXIÈME PARTIE
C'est le caractère des œuvres de Dieu et de tons les desseins qu'il forme sur nous, d'être toujours accompagnés de sa miséricorde, et de tendre au salut de l'homme et à son éternelle prédestination ; Vmversœ vtœ Dominï misericordia {Psalm, 24) : tellement, remarque le Prophète, qu'il n'oublie point cette infinie miséricorde jusque dans su plus grande colère et dans les plus sévères châtiments de sa justice : Cùm tratus fueris, miserîcordiœ recordaberis (Habac, 5). 11 n'y a qae Tenfer d'où celte bonté divine se tienne éloignée, et où elle ne fasse point couler ses grâces, parcequ'elle n'y trouveroit point de sujet en état de les recevoir et d'en profiter. Mais partout ailleurs, fl lui est si naturel de se communiquer, que dans tous les ouvrages du Seîgnev elle a toujours la meilleure part, et qu'à bien examiner même les plus rigoureux jugements de Dieu, ce sont moins des jugements de justice
que de miséricorde : Superexaltat miiericordia juéieium (Jagob.,3)« Or si jamais elle a paru» celte miséricorde souveraine et sans bornes, et si jamais elle a répandu ses richesses avec abondance, il est évident et incontestable que c'est dans ce mystère de Jésus-Christ crudfié et mort pour la rédemption du monde. Découvrez-en, mes Frères, autant que la foiblesse de nos esprits peut le permettre, et admirons-en rineffable et adorable conduite.
11 falloit une victime à la justice de Dieu, et une réparation authentique du péché de Thomme ; je Fai dit, et c'est ce que nous avons déjà médité. L'homme de lui-même et de son fonds n'avoit rien, ni n'étoit capable de rien qui pût en aucune sorte égaler Tinjure faite à la majesté du Très-Haut, et par conséquent il ne pouvoit de son fonds ni de lui-même la réparer ; c'est encore ce que j'ai tâché de vous faire comprejidre. Delà s'ensuivoit, par une conséquence non moins nécessaire, que sans les mérites d'un Homme* Dieu, Thomme étoit immanquablement perdu, et qu'il ne pouvoit ^re sauvé que par les souffrances et par la croix de ce puissant médiateur. Voilà pourquoi Jésus-Christ est venu, voilà quelle a été la fin de sa HiissiQn et le fruit de sa mort. Tout cela est vrai, Chrétiens; mais tout cela ne nous apprend point que Jésu8«Cbrist, absolument et indispensablement , ait dû souffrir, qu'il ait dû mourir. Parlons autrement , et mettons la chose dans un jour qui vous fasse mieux étendre ce point de religion.
Il devoit venir ce Verbe de Dieu, et prendre une chair semblable à la nôtre. Dans cette chair passible et mortelle, il devoit souffrir, il devoit mourir : mais comment le devok-il? concevez-le. Il devoit, dis- je, souffrir, et il devoit mourir: mais dans cette supposition toute gratuite de sa part, et toute de son choix, savoir, qu'il vouh>t sauver le nKmde. Car c'est de quoi il étoit pleinement le maître, et à quoi nulle obligation ne rengageoit.'II pouvoit laisser l homme dans l'abtme où 9 s'étoit précipité; il pouvoit le livrer à son propre malheur, et par-là s'épargner toutes les douleurs et toutes les ignominies de la croix. Oui, mes Frères, il le pouvoit, selon toutes les lois de sa justice; mais c'est ce que sa miséricorde n'a pu voir sans s'y opposer. Toutes ses entrailles en ont été émues, ces entrailles de charité et de compassion : Fts« cera mserieordiœ (Luc, i). 11 en a suivi les mouvements, et il n'a pu, si je l'ose dire , résister à des sentiments si tendres et si affectueux. Ainsi, de deux partis qu'il avoit à choisir, ou d'abandonner le saiut de l'homme, ou de s*abanéonner lui-même à toute f infamie d*un supplice aussi cruel et aussi honteux que la croix, il a mieux aimé nous racheter à (Te prix, au prix de son sang, au prix de sa vie, que de consentir à notre perte éternelle. Or de là même n'ai-je pas droit de conclure qu'il s'est donc sacrifié sur l'autel de la croix comme une victime de miséricorde ?
Solide théologie que TApôtrenous a si bien exprimée en deux cour^ tes paroles dont il étoit vivement touché , et qui » dans leur simplieité
ei leur brièveté, soot pleines d'onction et de consolation : Dilexit me^ et tradiditsemetipswn pro me {Galat., 2) : Il m'a aimé, ce Diea essentiellement et souverainement miséricordieux, disoitle maitre des Gentils; et parcequ'il m'a aimé, il s'est donné pour moi. Prenez garde, s'il TOUS platty à Tordre qu'observe le grand Apôtre, et la liaison qu'il met entre ces deux choses. Il ne sépare point l'une dé l'autre, comme si Pune étoit indépendante de l'autre ; mais il les unit ensemble comme la cause et l'effet. Il m'a aimé, voilà le principe ; et il s'est donné pour moi, voilà l'effet et la suite.De sorte que c'est avant tout, et par-dessus tout, son amour qui lui a fait accepter et boire le calice de sa passion : Dikicit mCf et tradidit semetipsum pro me.
Aussi demandez au même saint Paul ce que faisoit Jésus-Christ sur le Calvaire , où ses bourreaux l'avoient conduit, et oii ils accomplissoient contre lui avec tant de barbarie les ordres qu'ils avoiént reçus. Cette peinture est admirable, mes cbers auditeurs, et voici sans doute des expressions dignes de l'esprit de Dieu, dont le saint Apôtre étoit inspiré : écoutez-le. On l'attachoit à la croix, ce médiateur des hommes, on l'y douoit :.mais lui cependant, d'une main invisible et par un excès de miséricorde , il y attachoit l'acte qui avoit été écrit contre nous; l'arrêt qui nous condamnoit comme pécheurs, il Feliaçoit de son sang et il l'annuloit : Delem quoi adversiis nos erat cêmrogra" phum decreti, et ipmm tulil de medio^ affigens illud cruci (Cotoss., 2). On lui donnoit la mort ; et lui, en mourant, il nous rendoit la vie par la rémission et Fabolition de tous nos péchés : Et vos ckm mortui essetis in delictiSy convivificavU^ donans vobis omnia delicta (Ibid.). II succomboit à la violence des coups qu'il avoit reçus, et à la rigueur des tourments qu'il avoit endurés; mais dans cette défaillance même, où la nature ne pouvoit se. soutenir, et étoit obligée de céder, plus fort néanmoins que toutes les principautés et toutes les puissances infernales, il défendoit contre elles notre cause, il les combattoit, il leur arrachoitles dépouilles que ces esprits de ténèbres avoient enlevées ^ dont ils se glorifioient, il les confondoit à la vue de tout l'univers, il les désarmoit et il en triomphoit , content de mourir dans ce combat, pourvu que sa victoire, qui lui coûtoit si cher, fût auprès de son Père notre rançon et notre salut : Expolians principatus et potestates, traduxit confidenter^palàm triumphans Ulosin semetipso (Ibid.).
De là, Chrétiens, nous ne devons point nous étonner des témoignages particuliers , ou plutôt des prodiges d amour et de miséricorde qu'il fait paroitre à cette dernière heure, qui doit terminer sa course et consommer sa charité pour nous. Plus il avance vers la fin de sa carrière, plus son cœur s'attendrit. Il semble ne plus respirer que la miséricorde. 11 prie, et c'est une prière de miséricorde ; il promet, et c'est une promesse de miséricorde ; il donne, et c'est un don 3e miséricorde ; il témoigne sa soif, et cette soif qu'il souffre , quelque pressante qu'elle puisse être, n'est après tout que l'image d'une soif mille
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fois encore plus ardente» qui achève de le consumer, et qui est on sentiment de miséricorde. Appliquez-vous.
Il prie, et c'est une prière de miséricorde, et de la plus grande miséricorde ; tar il prie pour ses ennemis mêmes et ses propres persécuteurs. 11 prie pour les prêtres et les docteurs de la Synagogue qui ont conspiré contre lui , pour les soldats qui l'ont arrêté , pour le peuple qui l'a insulté, pour les faux témoins qui l'ont calom^jié, pour Pilaie qui Ta condamné, pour les bourreaux qui Tout crucifié. Encore s*ils reconnoissoîent leur crime, et s'iFs en marquoient quelque repentir : mais les voilà tous aux pieds delà croix, qui jie comblent de nouveaux outrages, qui secouent la tête en semoquant etieriil]ant,qui se le montrent les uns aux autres comme leur jouet et un objet de mépris, qui par mille impiétés et par les paroles les plus piquantes, Tattaquent dans sa puissance, dans sa sainteté, dans sa royauté, dans sa divinité. G est au milieu de ce bruit confus et de cette multitude animée, que tout-àcoup il rompit le silence qu'il avoit jusque-là gardé, et qu'il élève la voix. Il porte les yeux au ciel : et que va-t-il lui demander? N'est-ce point pour en faire descendre la foudre? ce seroit la juste vengeance de tant d'inhumanités et d'attentats : mais ne craignez point, Juifs sacrilèges et parricides ; c'est la miséricorde qui le fqit parler. Il ne prononcera pas une parole que ne lui ait dictée Tamour le plus généreux et le plus désintéressé. Mon Père, s'écrie-t-il, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. Il ne dit pas mon Dieu, mais mon Père, parceque ce nom de Père est plus favorable pour se faire écouter et pour fléchir la colère divine : Pater (Luc, 23). Il ne dit pas en détail , Pardonnez à celui-ci et à celui-là, moins coupables que les autres , et qui ont eu moins de part à cette conjuration formée contre moi; mais en général et sans distinction, il dit : Pardonnez-leur ; ne voulant exclure personne de ce pardon , les y comprenant tous, même ceux qui Tout accusé et jugé le plus injustem'enf , même ceux qui l'ont frappé, meurtri, traité le plus violemment; même ceux qui lui ont enfoncé les épines dans la tête, les clous dans les pieds et dans les mains. Sa miséricorde, qui remplit toute la terre, est universelle. Pas un seul pour qui ses bras et son sein ne soient ouverts ; pas un dont il ne soit l'avocat, et dont il ne se déclare l'intercesseur et le Sauveur : Dimiite iliis.Il ne s'en fient pas à une simple prière , mais il tâche, autant qu'iilui est possible, de les justifier; et tout criminels qu'ils sont, sa charité lui fait trouver pour leur défense et en leur faveur une raison et un sujet d'excuse. Pardonnez-leur, parcequ'ils sont aveuglés, et qu'ils ne connoissent pas toute l'énormité de l'offense qu'ils commettent : Pater^ dimitte UÛsj non cnim sctunt quid faciunt (Ibid.).
Il promet, et c'est une promesse de miséricorde. En effet, ChrétienS; admirons le pouvoir et la vertu de sa prière. Rien de plus efficace, et le premier miracle qu'elle opère, c'est la conversion d'un insigne voleur. G'étoit un scélérat, peut-être encore pire que Barrab-
bas, puisqu'on ne l'avoit pas même proposé à la féte solennelle pour obtenir sa délivrance. C'éioit un blasphémateur et un furieux, qui d'abord s'éioit tourné lui-même contre Jésus-Christ , puisque .'don l'Evangile de saint Matthieu et celui de saint Marc, les voleurs qui forent crucifiés avec lui l'outrageoient de paroles et le chargeoient d'injures : El qui cum eo crucifixi erant, conviciabantur à (Marc. ^5). Mais au bout de quelques moments, et par une secrète merreille de la grâce, voilà ^ blasphémateur, ce voleur, changé dans un humUe pénitent, qui rend gloire à Dieu, qui confesse hautement ses péchés et se reconnoîi digne de Itmort; qui publie l'innocence de ce Juste contre lequel il s'étoit élevé, quf s'adresse à lui comme à son Seigneur, comme à son Roi, qui se fange au nombre de ses sujeU, et lui demande une placée dans son royaume : enfin, qui reçoit de la bouche même du Fib de Dieu cette assurance si douce et si consolante : Je vous dis, en vérité, que dès ce jour vous serez avec moi dans le ciel, pour y jouir de la souverame béatitude: Amen dieo UbuHodiè mecumeris in paradito (Luc. 23). '^
Il donne, et c'est un don de miséricorde. Car dans celte extrémité, voulez-vous savoir quel est, si je puis m'exprimer de la sorte, son testament de mort? Sont-ce des hériuges temporels ? hélas 1 que posséda jamais sur la terre ce Dieu pauvre, qui dans tout le cours de savie n eut pas même où se retirer, ni où reposer sa tête ? Qu'est-ce donc» Ah ! mes Frères, du haut de sa croix, il baisse la vue : et qu'aper«)itil devant ses yeux? Marie, sa njère, et Jean, son disciple. Voilà son trésor, voila sa plus précieuse succession. A ce double aspect, tout épuise qu 1 est, il sent encore toute la tendresse de son cœurs'exdter et se reveiUer. Dans 1 eut d'accablement où il se trouve, et que cbaaae momentaugmente, il n estpas néanmoins encore tellementoccapédeaes extiemes douleurs, qu'ilnepenseà lune et à l'autre. Il ne les veut pas quitter sans leur donner une dernière preuve et leur laisser un eLe authentique de son amour. Femme, dit-il à Marie, lui présentant son
Mon fils, du-,1 a Jean lui présentant .a sainte nrère. voici votre mère :
es m!rïï n T'"'"" '^'''\^'' "^^"^ ^« ^ P'»« t««dre 1 toutes Z?Z ' S^ •^""J"' ™*^ •^«•^ auditeurs? dans ce don mutuel, dans ce riche don tout est mystérieux. Ce n'est prédsémenT, ni s^
?éS;de„rhiP n'?'',' ^"' '' ^'T ^ «i'^éricorde envi«ge. Se's!^^ que Mai le . dans la personne de Jean , adopte généralement tous les ^:Z'- Tn Sr ''"?• '"'f^ *" "" ^ ie.Tpro.S.rmt
toutes le« xrra.»r. H.. I * -"«ntoans elle une source abondante de toutes les g. aces du salut, u» asile toujours ouvert, et de» seeoon
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toujours assures et présents : Et ex illâ horà aecepit eam discipuius in sua {JoA^, y 49).
Enfin, il témoigne sa soif; et cette soif qu'il souffre n*est que rimage d*UQe autre soif bien plus pressante , qui est le désir de notre salut et le sentiment de sa miséricorde. Quand autrefois ses apôtres, voyant qu'après une pénible marche, et depuis un long espace de temps, iln'avoit pris encore nulle nourriture, et qu'il devoit ressentir la faim , l'invitèrent à se reposer et à manger : Il y a bien une autre viande, leur répondit-il, que cette viande matérielle dont j'ai besoin , et dont je me nourris. L'aliment que je désire, et que je cherche en tout, c'est d'accomplir la volonté du Père qui m'a envoyé, et de donner à Touvrage pour lequel je suis desoeinlu toute la perfection qu'il demande. Telle étoit alors sa fiiim, et telle est présentement sa soif. Cette soif, c'est son amour, que toutes les eaux de sa passion n'otft pu éteindre ; cette soif, c'est le zèle des âmes , de ces âmes que l'enfer tenoit captives , et qu'il est venu racheter ; cette soif, c'est une sainte impatience de consommer le chef-d'œuvre de sa miséricorde en con< sommant le sacrifioe de sa vie : Sitio (Ibid,). Plus Theure. approche, plus le feu croît, ce feu sacré dont est dévorée cette divine hostie. Malgré tout l'opprobre et tout le tourment de la croix, il ne regrette point la vie qu'il va perdre , parœqu'il voit par avance le fruit de sa mort. Il ne peut se refuser le témoignage qu'il se rend à lui-noéme, qu'il a exécuté de point en point tout ce qui lui étoit prescrit, et qu'il a rempli toute sa mission : Comummatum est (Ibid.). Il ne lui reste plus que de porter son ame entre les bras de son Père, pour recevoir la récompense de tant de travaux : Pater, in manus tuas cénmendo spiritum meum (Luc, 25). Il ne lui faut pour cela qu'un soupir ; et ce dernier soupir, en terminant sa carrière, couronne ses combats, et dans le sein de la mort même coaunence son triomphe : Et hœe cUcens^ expiravit (Ibid.).
Sur cela, ttes chers auditeurs, qu'ai-je à vous dire, et quels sentiments doit vous inspirer cette mort d'un Dieu ? viens-je encore vous la représenter .comme un objet de terreur? 11 est vrai, toute la terre en fut comme ensevelie dans les ténèbres, et ce fqt un deuil, universel. Mais après avoir payé d'abord à oet Homme-Dieu , mort pour nous, le juste tribut de notre reconnois:>ance et de nos larmes, il nous permet , ju$que dans ce triste mystère, de reprendre lejnéme cantique que nous avons chanté avec la mtliee céleste, dans le nl^tère de &a bienheureuse nativité, et de nous écrier : Gloria ia altissi' mis Deo , et m terra pux ko^ninibua : Gloire à I>ieu au plus haut des cîeux, et paix aux hommes sur la terre. Et en effet, c'est sur la croix qu'est ratifiée celte nouvelle alliance que Dieu avoulu faire avec les hommes; c'est là que dujBang du aviateur, notre réconciliation et notre paix est signée. Paix glorieuse au souverain Seigaeur, puisqu'il y reçoit toute la satisfaciion que pouvoit exiger sa grandeur violée ,
736 SÛR- LE CRUCIFIEMENT ET LA MORT DE J.-C. et que la rëparatioB même est au-dessus de l'offense. Paix générale et commune à tous les hommes, puisque c'est la paix de tout le genre humain, etqae sans distinction ni de Juste, ni de pécheur, ni de juif ni de Gentil, ni de fidèle, ni d*idolàtre, il n'y a pas un seul homme qui n'y soit compris. Paix salutaire, où l'homme rentre dans tous ses droits auprès de Dieu ; où d'esclave qu'il ëtoit de l'enfer et du péché il devient tout de nouveau enfant de Dieu, et héritier du royaume de Dieu ; où toutes les grâces de Dieu recommencent à couler sur lui avec plus d'abondance que jamais, puisque la miséricorde du libérateur qui Ta sauvé est infinie, et que cette rédemption divine n'est pas seulement une rédempion abondante, mais surabondante : Quia apud D(nninum miserteordia, etcofnosa apud eum redemptio (Psalm, ^29). Qu'est-ce donc proprement que la croix de Jésus-Christ ? le siéoî de la grâce et le trône de la miséricorde. Et quelle leçon plus imputante ai-je là-dessus à vous feire, que celle de l'Apôtre, par où je œnclus : Habentes ergô Pontificem magnum, Jemm Ftlium Dd, teneamm confessionem (Hebr., 4). Ainsi, mes Frères, ayant un aussi grand pontife que le Seigneur Jésus, Fils de Dieu, lequel s'est immolé pour nous, et qui dans ce sacrifice a voulu être tout ensemble et le prêtre et la victune, attachons-nous à cet article capital de notre foi ; et sans nous contenter de le croire, méditons-le sans cesse et rappelons-en le souvenir, pour nous instruire, pour nous exciter, et surtout pournoos animer d'une sainte confiance en la miséricorde de notre Dieu. Quelles que soient nos misères, ne craignons point dêtre rejetés : pourquoi ^ en voîd la raison sensible et naturelle : Non enim haàemus pontificm qui non fiossit compati in/irmitatibus nostris; tentatum autem peromma pro smiliiudine , abiqué peccato ( Ibîd.. ) : C'est que nous n'avons pas un pontife qui soit incapable de compatir à nos infirmités, faute de les connoître, ou qui ne les connoisse qu'en spéculation^ et qui parlà soit moins en état d'en être touché. N'a-t-il pas lui-même passé par toutes les épreuves ; et hors le péché, qu'y a-t-il en quoi il ne se soit rendu semblable à nous ? Encore a-t-il voulu porter l'image do péché, et mourir sous la figure de pécheur. Adeamm ergo cum fiduciâ ad tkronum gratiœ, ut misericordiam consequamuTy et gratiam, tRveniamu^in aiwctiioo/jporiunodbid.): Allons donc. Chrétiens, allons à la croix dans tous nos besoins, et comptons que nous y serons toujours secoi\|Çs à propos et selon nos nécessités présentes.
Solide dévotion que je voudtois renouveler dans le christianisme, ou du moins parmi vous , mes chers auditeurs : la dévotion au crucifix. C'est là que nous trouverons des grâces de toutes les sortes puisque Dieu les y a toutes renfermées. Ce n'est pas sans mystère qu'un Dieu mourant, ou qu'un Dieu mort, y paroît les bras étendus et le côté perce d'une lance. Il veut, en nous tendant les bras, nous embrasser tous ; et dans la plaie de son sacré côté il veut, comme dans un asile certain , nous recueillir tous. Je dis tous , et c'est ce que
SUR LE CRVGinKHBNT ET tk MORT Ht ».*C. JSf
je ne pois irép.yom redire, afin* q«e nul ne r||Mr«? «r maHietir à moi, si par unç erreur iosomen^le; et qootte tau» les MiMigtagee deft armes Écriiures, j'eolre(>reDOJa'de preiarti» des MMM^ani mérites et à la nriséricorde de meii Saaveûri 3ottnMa-fOu»daA^ Vêtit' dli pëcbé, sëparës actiielleineiil de Dieu erdeiptîi8'loflg*»t«npê pàth péebé ; c'esi au pied da crpcifix qiie«éas jneoifrbM des gvnce^d» j^l* lence et de conversioD, qui noss^owrf iront' k» yeax de f^ompéiki voir la çnèvelé de noe désordre», et qntooQS ainmih»iit'krf€eiÉ' pour les délester et les pleurer* (Quelque- éiaî(pléi' qM liOtt^iMiyoM de salut, BOUS ne pÎAivons Véure pi» ye ies' Jrtfcei^que 'lettitiitfHiÉHi. de lésosijCIirisi : or oooibiefi néanaoÎDs é^x^J^àfë^^ ewÉarais, el de ces bourreaux si intraitables etsi'bàriMMS^ ooaçttrMlt aoplis dé, là croix des sentiménis da repentir, et né' se mirèrent qâ^eh se frappant la poitrine! Sommes-nous dans l'heureux état de lajilstiee olfré* tienne , fidèles à la loi de Dieu , et par-là môme amis de Dieu ; c'est âu pied du crucifix que nous recevrons des grâces de fiersévérance et de sanctification , qui nous affermiront dans la pratiîque de nos de» voirSy et qui nous élèveront aux plus sublimes vertus. Les Saints nouri issoient là leur piété , y allumoient leur ferveur^ y amortissoient le feu de leurs passions , y puisoient des forces contre toutes les attaques de leurs ennemis invisibles, et contre toutes leurs tentations. Si l'affliction nous abat, et que les peines, soit intérieures, soit extérieures» nous râudent la vie amère, et nous plongent dans la tristesse et dans l'accablement , c'est ait pied du crucifix que nous recevrons des grâces de soutien et de consolation, qui nous relèveront, qui nous remettront dans la tranquillité et la paix, qui nous adouciront les douleurs les'plus vives et les maux les plus ciiisanis. Une ame est étonnée d'un changement quelquefois si prompt et si subit. Ou avoit apporté aux pieds de Jésus-Christ un cœur troublé, un cœur agité, un cœur serré , un cœur flétri et désolé ; mais dans un moment tout se calme , tout s'éclaircit: ce cœur, à la présence de son Dieu crucifié, revieut à lui-même, se recounoît , se reproche sa foiblesse, reprend une vigueur toute nouvelle, et se rétablit dans un repos inaltérable.
De vouloir ici parcourir tous les autres avantages que nous procure ce recours fréquent et dévot au crucifix, ce sôroit m'engager dans un trop long détail. Heureux qui fait de la croix, ou plutôt Ue Jésus attaché à la croix, son confident, son conseil, son maître, son docteur, son pasteur, son guide, son directeur, son médecin , son tout! car Jésus-Christ seul lui sera tout; tout dans la vie, et tout à la mort. Pesez bien, Chrétiens, celàe dernicsre parole, tout à la mort. Quand il sera venu, ce jour qui doit finir sur la terre toute la suite de vos jours; quand on vous aura fait entendre cet arrêt, dont tout homme , quelque saint qu'il soii, est effrayé, Votu mourrez; ou sans qu'on prenne soin de vous Tannoncer, quand une défaillance entière de la nature voiiH le fera malgré vous sentir; quand aux approches de ce terrible B. 4. 47
SIP SDR bS CMMHEUIIIENT BT Life MOKT AE l.-^C. taqumihi^ flMiMtf réitiftiii' tvçniiri mille objals s*offriroàt à wlrè jfiBMSs 90|i« Mis mifieri poor vbijf inqwëier^ ponr iqmis oonsterner,
§mffiti^ <ku|» le ^vdfift. Ob lidcésMfreBvf (Mis vos regards él oh p(H> t^r^lHTfiiys vos tfkiipiiyî.jvirs lu xtucsUs. Qa'èiqioterà-tHflii à totre y/i^ 919 voua .iyieia»ft*tf«s dtas to minâ.^ q«e tDiU applkpHhm-t-dn mf m livres ? le /cm^n* .Qm1> nm Vofs fara-Mm proiiof^er ? k PPOJ ife Jësilai. et deJésDft criidfié. .Ce iera Ik le. foÉd de ièt^ espémoilf^.SMlèftiOiliiilenattrjNuifteB £iîM le aojeile |flii9 ordiàdredé J^M Fteqfi«iMic|Mi.dllYVls.eÉti^^ les piiis iDtnHiM, et de^vo^ plu i^fi^QUlCMiees opiÉHlénitioili. £tsiae m cid que vous tobs di^posciz «h ffm #V*te à ipasses des^lMWS de Jé8as<»GliriilitioÉraiii*eD caroil^ entn )«i î{mi de Mws-Cbrisl'maBi^ec iriomphaiitdaiB la gknre» où nous o^^ndûisei^eia.
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CONTENUS DAliS Œ VOLUME.
îfùoi ii vfetB Ht iliAf iMDâi.
SiiÂT. ^âft5, nittVfldiit I0 lo^g éelkmerde GèHilèe, npertftt AeUb ft-é^Dr, Vikà smêH hp^tê Pierre, el Và^ire ÀkM i il leur m : Stiim-fHbi.
Dire I m étobi fttrès, iSitevëé-idOI, c'étdlt 11» àpperer à là crblx. Amii Ittn d9|ix ntDuHiireJil-lIi «tir M éÉi))k Mnéiè afte eetfé iSrftrèiicè, Qdft Pime 11 Ml|iilt 1 el ()ii'AiMiM rtiM. XâdUtàe ii tttii, dont il nous adonné le ptoi béUMÉptoï iTM le SDJet de €6 disoottrs,
Difi5tt>K. Satiit ândré à «Imë là ërolx, pàH^'îl 7 a irboté «ê 4«d dèibit ftin datant 01^ tbiit ion iàéritis et toata sa glc^e , sitVoir» ncoomplièiâiMil èa Ibn ap»atolatët là bdiotttiitiailbn de son sâcehlôca. ISli dedx môtà« la tmt (it la ehatrèaft H a fàit^ièrottre totii lé lèle d'un fetTànt prèdicateor : première partie. La cnli eit i'àaiM ^ù, icdlnnke i^rStS^ et j^tttife de la loi Bodyelie , il a élércë dàHâ Moto la ^feetibii txi&sibté l'bfBce de sacrificateur a deblième par^e.
PainIkttiPiaTu. La croix est Ift chaire 6ù saint Àitdrë a fliit pirbHre tott Ii iMa d'un ferrent pràdicatenr. Les apôtres ftirent enyoyés t>onr prècbèr Jéraé-CiriH emcfBé, 9t siiâi André ne s'est jamais mieut acquitté dé cette fôncliott i^fÉb loTAqnll a été lui-inén^e attaché à -ka croix; pourquoi càaf |AriBéque c'est snr la croix qti'il à prêché Jésus-Christ et sa lof , i<* avec plus d'antbrité (Bt de gracë; 2" aVèc ]^ d'efficace et de oonYictioh ; h^ ayec t^lns dé duccèé et de flmit.
1 . Ayec );)iôs d'aatbritéjâde girâcè. H est aisé dé préchei* la erëk , qiiand on h^ rien à sodHirir ; et qûïqne^oqneht i^e soit nn prèdtcaténr ,.il he M cônyiénl guère de porter les antres ânne yie austère et mbrtiflée , lorsqu'il mèife noé Vie tranqttiUa et eotftîhode. Hais ^aint André a prêché la cÉt>ix sdr la crohc même.
2. Avec pldii d*elficato et do COATiction.* On né peirshàde jdmais ùdehk ^a» kitêqu'on fait mieux voir qu'on est persuadé soi-mèitie. Oit' saint André t>ottyhit4l frira plus sefasiblemeat èonnoKhe jbs^u'à quel point il étdt t>ersnadé du mérite de la crtlik, qu'en Tonlant lui-nn^e mourir sur la croix?
9. Ayec plus de succb et de huit. Delà an eflbt tant de convérkiohs que Dieil bpérà par lé ministèrb de saiiit Atidi^ ; et d'est encore àteç la grâce difiile ce que dbit opérer dans nohs là foiise de son toxemplé.
Deuxiàux PAaTiE. La croix est i'àuteloh saibt Andl^» comme prêtre ef pohtifb dt H' loi nôàyèllé, a èiértè dans foute la perfection posafiile l'office dé skorîfleattur. Pohf oir prt^nter à Dieu lé aacriiice dti oàr^ de Jésm-Chrisl , et aTohr peur tèlâ dads le chrfatiahisnie nn caraetëre particulier, c'est an quoi consisté l'éssenbe du ssicërdoëè de la loi de grâce. Mais johidre au ^criflce adorable du corps de léÉnia^Glirtit Iti iacH- Oea de s6i-méme , et s'immoler soi-ibêihé à DhAi an mêmèlem^ qti'oM Idl <Mfraèe dlyin Agneau ittmolé pour !é Mut du monde, t*ést ce qui met le comhfe-aQ bÀdérdoca dé la loi de grâce , et ce qdi lui dbnhe sa dernière periéetiott. Or téilè aè iHàtk un sur hi croix saint iMré.
Oiii / 1! Ihut, )>ohr nonb rendre dignes de Diëti , que nous jôi^ohs lé Sacrifiée i)e nous-mêmes au sacgpce du corps de Jésus-Christ. Ainsi saidt Paul ^sblt : J'aébÔMpKs dans ma Cfa|ir ce ûn| manque aux lonflfrancei dé mon Saùyeur. Et coihinefat raéeompllssoit-in jmu* ranstérité dé sa Tié. C'est aussi ce que nous voyons dans iaibt André; nous y voyons, dis-]e, un prèh:e plehidé refigloa, qui tods les jours dé sa iie n« nknqna jamais dMmmoler sdrrautd l'Agneau de Dien, et i)td pifT s« mort couronna son laoerdooe en a'iimnOlaiit fltf-nUiné.
Un prèlreqai chaqaA joor sacriBa l'AgneBo de Dieo, comme il le témoigna ma juge deraol qui il fut prodoit. Qnelle intlroctioo , et qnel sujet de oonfodon pour on adnistrei qui ne o^hreot tel diTins myftèrea que trto rareoient !,
Un prêtre qui isouroona ton faeerdoceeni'immoliot loi-mémesnrla croix. Aprèi le refuf qu'il a fait de sacrifler aux idoles , oa«lui présente la croix comme l'iintniment de son supplice » et il l'emlirasM comme soa plus prédeax trésor.
Faisons de même à Dieu le sacriQœ de dos corps , «t , selon l'atis quo ifiws donne saint P«alf offrons-les comme des hosties Titantes et agréables.
POOa LÀ FÊTB DK 8ÀMT Fa^RÇOIS-XATIEt .
Stuvr. Foici ii» miracfe de la vertu de Dim, q^i fait bien wir que le bras da Seigneurn'estpas raccourci, et qu'il peut encore sauver son peuple.
Ce nonVéan VTacle, c*ett saint Fraoçois-Xafier, ou plutôt ce sont lea merroiUflix soccH de sa prédicetîoop; d'où nous puuyons tirer une prenve seosiblo el toute récente de rincontestabla Térité de la foi qu'il a prèchée aMX plus fièrcfs pnissances de l'Orient. . ./
PivuiON. De tons les miracles qui se sont faits dans rétablissement de l'Église chrétienne, ua des plus grand!!, c'est l'établissement de i'Ëgiise même par le ministère des apoures. Or, daos%M derniers siècles, -saint François-Xavier a renouvelé ce inirade. £ndettx mots, Xavier, .pour la propagation de la foi, a fait, comme les npôkirips, des choses iofioiment an-dewui de toutes les forces humaines : première partie. Xaner, comme les apôtres, a fait ces prodiges de zèle par des moyens qui ne tieaoent rien de la prudence et de la sagesse humaine : deuxième partie. VuiJà ce que nous devoni appelar le miracle de l'Évangile.
Paauàai PAaria. Fraeçois-Xavier a fiait, comme les'api^res • .pour la propagation de la foi , des choses influimeot au-dessus die toutes les forces huinaioes : il a converti tout uu monde. Eiamiuoos ce miracle.
Xavier est appelé par le roi de Portugal pour passer aux Indes. Il s'embarque à y «bonne » il aborde dans l*Xnde, le voilà rendu au cap de ^morià , et d'abord viqgt mille idolâtres viennent le recevoir pour t'aïubassadeur dWrai Dieu. U paroit cba les Mores, fameux iusulalres, et daus l'espace de quelques jours |t réduit sous le joog de la loi chrétienne jusqu'à treate villes. Le Japon l'attend : il y va , et il j oooiSMid les foux prêtres des idoles , il y baptise les rois, il y se active les peuples, il y étaolit de nombreuses et de florissaoles Églises.
Or, pour peu qu'on raisonne , et que l'on considère les circonstances de toua ces faits, ne doit -on pas les regarder co;nme autant de prodiges? U est vrai qoe Luther et Calvin perveitissoient au mèo^e temps et attiroient à eux l'Occident et le Septentrion : mais ces deux hérésiarques préchoient une religion commode à la nature, et pour établir une telle religion il ne falloit (>oiut de miracle , aîi lieu qne Xavier prèdioit une loi contraire a tons les seatiments naturels.
Quelle gloire pour cet homme apo3tolique,quaad au jogemeot de Dieu il produira les fruits de sa mission et de si beuremes coilquétes ! Mais quel sujet de condamnation pour nons, qui profitons si peu des soins de tant de prédicateurs, et de la sainte parole qu'Us nous annoncent 1
DbcxUms PAaTiB. François-Xavier, comme les apôtres, a fait de si grandes cboseï pour la propagation de l'Évaugile par des moyens qui ne tiennent rien de la prodence et de la sagesse humaiue. Comment se dispusa-t-il au ministère évaogéUque? Par nn renoncement entier a tous les aY^nlages du monde ; surtout par cette victoire qu'il remporta sur lui-même » à l'égard d'un malade dont l'infection et la poorritnre aoroient dû, ce seuible, rebuter la plus héroïque venu.
. De là il devint insensible à tout, pour n'être sensible qu'aux iii^ressiona de la charité. Les hôpitaux devinrent pour lui une deibeure .ordinaire et agré4He. Les nations les plus sauvages se trouvpient forcées de l'aimer, voyant qu'il aidioit jusqu'à lenn misères; et les peuples, témoins des secours qu'ils ea recevoient dans les infirmités de leurs corps, lui abandonnoieut la conduite de leurs amas..
ANALYSES DES SERMONS. 74t
Quels fonds empjoya-t-il dans l'exerdce de son ministère ? point d'antres ponr loi cfu'une extrême pauvreté. C'est avec le si^ne de cette panyretô quil parcourt les pro* ▼inces et les royaumes. Mais n'étoit-ce pas sTilir son caractère? c'^étoit plot A le releirer, et accrëdilen la foi qu'il pubKoit. Car cedésiotéressement obarmoit lès fidèles, el leur faisoit conclure .qu'il y, avoit quelque chose de surnaturel et de dÎTin dans une religion qui élevoît ainsi les cœurs et les dégageoit de tontes les ?ues terrestres.
Pj^^uelle voie pénétra-t-il jusque dans la capitale du Japon? par celle de rbnmilitë ,^ se réduisant à la vile condition de serviteur. À quoi s'appKqnoitil avec plus de xèle ? À enseigner aux enfants les premiers principes de la doctriue chrétienne, se faisant, pour ainsi dire, enfant comme eux. Or voilà le miracle, que par la pauvreté, par l'humilité, «par le renoncement ^ Jtotes choses et à soi-même, il ait fait oe que tonte la politique du monde n'eut ose entreprendre, et oe que jamais elle n'eàt exécuté.
Il s'est vu comblé d'honneurs : cela est vrsi; mais c'est au même temps oe qu'il y a de merveilleux, qu'on ait ainsi respecté et honoré un pauvre. 11 a tèit des miracles : mais pourquoi Dieu lui mettoit-il de la sorte son pouvoir dans les mains? pareoqne c'étoit un homme humble.
Bel exemple ponr les prédicateurs et les minîsfres' de l'Évangile. Qnlls aient le lèle de Xavier, qu'ils meurent à eux-mépaes comme Xayier, qu'Us prennent eomme Xavier cet esprit d'anéantissement qui fut l'esprit du Sauveur des hommes et l'esprit de tons les apôtres, a^s ils seront des instruments dignes de Dieu , et il s'en servira pour lavancement de s^gloire et pour le salut du prochain.
SujBT. iVe soyez point incréduUt mais soyez, fidèle, •
Bans l'exemple de saint Thomas, nons voyons tout ensemble le désordre de l'inoré^ dnlité et le mérite de la foi.
Division. On peut bien appliquer àce saint< apj6tre.ces paroles du Psanme cent «trente-huitième : Sicui tenebrœ ejiis. Ha et lumen fjus : Sa lumière est C4)nune tes ténèbres , et ses ténèbres comme sa lumière. C'est-à-dire que sou iofidéitié et sa foi , oonsidérées par rapport à nous, nous peuvent être égslement utiles et salutaires. Sou incrédulité sert à la. justiftcation de notre foi : première partie. Sa foi est le remède de notre incrédulité : deuxième partie. Un apôtre incrédule , qui par son incrédulité même nous apprend à être fidèles : un apôtre plein de.foi, qui par la confiession de ta foi nous empèàie,.d'êtreiuorédnles.
PasnkRB paetr: L'incréduUté de saint Thomiis sert à la justification de notre foi. Justifler la foi par l'infidélité même , c'est opposer les égarements et les désordres de l'infidélité à la sagesse et aux aaires avantagés de la foi. 6r voilà à quoi nous sert l'incrédulité de saint Thomas. Nous y remarquons quatre désordres opposés à quatre avantages de la foi : savoir,, l'esprit de singularité, opposé à l'esprit universel de la foi; la préoccupation du jugement, opposée à l'esprit droit de la fui; l'opiniâtreté , opposée à l'esprit docile de la foi; enfin ,ia petitesse d'un génie borné qui ne croit que ce qu'il voit, opposée à l'esprit supérieur de la foi. .
1. Esprit de singularité. Saint Thomas se trouva séparé des autres diiciples, lorsque Jéëus-Chrîst sé.flt voir à eux le huitième jour après sa résuireciion : I^on erat cum eis Huàndà venit Jésus, Voilà le principe le plus ordinaire de l'incrédulité; on veut se distinguer.- Mais «i dans tout autre sujet la ^ingnlarité doit être suspecte, combien plus lorsqu'il s'i>git de la foi, laquelle est le sacré lien qui'dolt unir tons les hommes dans le culte d'ud même Dieu et d'un même Seigneur? Le premier avantage donc qae lîous avons^en fsroyant comme fidèles, c'est de croire ce^que croit avec nous toute l'Église de Dieu.
2. Préoccupation du jugement. Saint Thomas, prévenu de sa pensée, sans rien examiner davantage, conclut d'abord qu'il ne ofoiroit pas : Non ctedam. Antre prioeipe de llncrédulité : on se prévient contre la foi. Dieu veut bien qu'en matière même de fbi nova neot instmisions des choses f maie il vent ansii qoe noos UmbIobs «et exa*
tiQi||le <l isgf é^plicit^ f 4« toofpnéiiu^. * .
- f . Opiii4^4. HDut p<»nol^ sa^Kt Tlipiq^Mt <i cn«ire.la r^nirreçtto^ 4f^ ^ésqsrÇhrist ; Mlk U •'OlMUm iteoi 0«ii ^r«iir. Tirpifièiçe pfipiw d^ Vw^fNiti^ ; im se fût qnf ÉMe gloirt 4# 90 P9«it rf^^m à» «on f^nUmeot ]^prçei «Tgipfit i^ftl çriteodlqe. Lq fidèle», pir w looteitao f^vanUge » (rouTe 4«qs 14 dpçUUélh ti^. fonoe. ^nÂiao^iMB ^
•tf«iBiiicllrfefcA^«»oppliT«r* ^3 '
4. Miftaie d'an g^U boro^ qoi ne^roU q^ œ gii'U ^oit StM Tlui|n|pFdU : Si j^ M f oit ki OVtinai dei «loqi <kwt le» iQ«iiu de 4^111^^
QâefiiaKi pidIb| fu'il «(^ rnumsili^ > ^i^ «idcroi. t^m crirlai», Qm^ri^ pn^çipe dt l'ioorédMlitd : qn veut jnger de t<mi p«r I^ senii» çopuoç ti lff:9uit ëtoi^ jaga ciipéUttto àm ipyi^reide Dieu, et ^'ilf ne fosé^t pa^ «ûî^ f^ ^lU^; iUqs^ot. JUi^ la fol ooai élère aa-detsiii des sent , et nous fait ainsi péiétrer josqne «lans les aeçiêt< 40 UfalarflM ea«M : qpatffitat fit 4e)wi«r «Taptag^ Ikat ffi^ «Plbvideritii^A ^^ , cradkfenimi. ' ' '
.^aoii*|if r^aiiB. La ftnî d« iiiî«t Tbomff ^«t 1^ r«Qiè40 d9 liPtrii |pQDtf(!]4lté. DU tingaons trois états où la foi de cet apôtre peut étreconsidéréç:;]^ prqnoier* ^il V4 ÏÏ^ iMiéahlnilapimt:/le fe^^Wd* 0(1 U ra 9R^^VfilMiimi'«^i k^ y^git^^a^, op. ^l'a •MMomméa wintament. Og, dw^ cet fafpis étc^tfj la (ai de oe. grand Sîaioit sert kwÊ^ ■oAftinftdélUé.
I . U Ijt proliQvéQ battement, \qv^îI r^çonpnt J^«i*G]|^iif^M)iia ^ &^àmm <t son Dien. Or puisque muttboipasa.cn^, nonij devons erara< Cw ce.^'eat poiat par foiblesie qu'il a cru, ce n'est point par légèreté» ce n'est iRnt par une aveugle déférence au seotinient et au rapport des autres» !( nf X^t ^^le tn)|p éloigné de telles &positions. C'est donc par la seule évidence de là vérité : et qui ne croIrcHt pas sa témoignage d'on bown«aMw<l d«*9 vfKHM» ^ 1^-9^^ f^«ç àfli U'i^érité qu'il oombattoit? Ainsi saint Paul convainquoit-il les Juifs par son propre exemple. Mais non séal«meni>la feot de saint Thomas est UB^argament qoA iQÔns oonMnç^nc'cftBoaiK une leçon qni nous instruit : de quoi ? du point le plus essentieMM laMigioft ; qni est k dirinltë de Jéeus-Ghci|t> Vous èlesi tiii dtt«ii» mon %|gnenr; et mpaOîen : Aoalinu$ meus et Deus meus. ' . . . ^ '
. %. Il l'a prèeMe ^pottoliqaement, jnsqne dans la région la plna latériemre de liais, oè H 4 fournis à l'Evangile dea mUUons d'infld^e& 6c on snticte <|e l'Èutag^ * liv jalus été donaidéré ^ee Pèrea connue one des pins inaontcsinlitaa prenveadAdDén Crf. BofMsfe y nous troyops^las mêmes vérités qoTil pnftG|ioit 1 tmveox: ai noea éa fiÉwmft las vègie^de notre vie.!
5. n l'a saintement éonsommée par son martyre. B a signé de apa aai|0 le MaoignÉfoq^Hrendollettùivetardela ftifc. <|nellèeoikvidàuipaviioiml maâiébnittie Idnipa iftfsMeittstruetlon 1 EsVee sfinsi qae^noas somntea di^XMéafl^défapdrieiioire'Ibif
Dvitfdlns flMiioirons-ttOos et lasOutenéns^nook par notre vie? - ' : r? : -^ •
»<HJB LÀ FÊTE DK SAITIT BTHiniB..
SfMnr. CHetive. pk^ de grase ft de force* faUt^i é^es 9r9iigu et de rowM «MTOcies
parm lepeuple. « . •
Ypîià ep4i9U^inotKi9Pr^dQ toni^o^qqé npnaavoqs à CQ9«i4énr. et.i||]|iaiitqii'il WPS oft ppisiMo, 4 iq^tfiir d«os'ia per^nnfidn glqriem ^mrtyr.sayit $$)f9We.'
9iM8i<W. W^iam ^4^ plein d^ «race fMnr r^oopippllisemei^ de p^ ak^H^» ^ cite WM «» oft wiwH dé aain^té dwt »ieu i'^ 8«rU fm^mi(^ I IWMr m «wsi^^ dnçlw^aa «nlw9 W9m\ - priera fwH^ $j(imr f #^ P^^ ^ Im» <te«%l9 4Wml^qMI^Qll de «QO wartyçe^ ^t^cela m^ «^t B9»P¥ iw PTQdte:. qwM pIbsieurs prodiges ensemble qui ont obscurci tout Téclat et toute la Âim^n^rim du MfiilfWie,: dMftièaio p^ti^.
YiiBii4litPA»«(»,.Étiaipeiaein degrai^ dana raïqawpplMwwi^ de vm wHWiMt* U flPi^ dMm> «t même le premiai? deii diacres de ritfl^ 911 1 wgagoottl dtwiBl|Qi«i^i'iiof , d'4dmidf(»r i«^ mtO»» dpirtrll dM
AMLVSË8 MA HÉKIUJI^. iÀS
r offikse le mt^etmi%vPi ndre, de gotttvnMrlet t(Biit«4ni; rhaala^^mmùhie, oonfcaeroMît k^iêa '<tef réCatdt te tldaHé. CbirgiToà la rialAMI'ifièai^ttiiiflMr s risques à courir; maif où Dieu youloit que saint ÉUeonè/'fAir m tAtMté'df *jMir
«agMsv; èanrtt jfexéinple à foui léaMèdestataH: i • ^ !1 t
t . Coimn* aliplWfcetH' dei McÉs de VÉglUê^, Éfiemie éloit re^HMitable de la eonxlte àr Moft él aiiMmiJucai prenUèfe 4pi%k«re daêirireHay ^IMurdlt fa^Nlblté^M mie la graoettonl il fMliettpnfeaf daitiir Ab lét CiiÉfeeke/^y a4I^U de pitié «fribiâr oe der eobserfer dernbt DIeii todtfe tférttè d'tm l^ftrfiifi^dMiiiéMMieibfé , V# d^o mir <l0f«ait 4ët' htmiiMa Umie' la rtl|Nitattmi? Tèl«ir te dotMe* afmtàgV ^dft Sdlflir MÊ^àeiei qnrntëNliiakmbailer«|6«t«bblenffèocMÉii«til|oefttairt)lft
îiMiriihmi'iiidn '^'^•*' '» '-f '• -.m.-j '•••h** '^*) "ffiri" « o> ttniO
2.' Gomme diredear det veavea qui Tivolent séparées du monde, Éltemie iÊHM iuirgé êé Ufot eottdtiite riati*è>éiièeifve Men daâgei^énse ; ear à qnHipirlIir; à <^lf HMoim kftu^^pÊûifmm^fçaiâ iMl4iii pis eiqpoN^daiiauai tapld Vitt^mi m «éMIôm x«Nef tfdttfwftutisd Ms-pdritfDflN dttMM>^eii^^eeÉtafM^Nlpétel=ài^ tufa'paiiahl-cii iwkiè ëe sliisrteiiàrqd'«Tèo Mittei:fe«l#ree dtogif II é^Ti'qidlà (M^obiié, «t la^rtMUYeeoniiiie, qdliitflMéiredè^te'VlHé air^défliai>tfrtDttVtetf|fiJ]^ meàtrdtf inéadeV^fiNUi iD^lC^la grade 'ddfat'ËdèaiieM'te fiMMldll.«îMlii», Bl wmi^iréteadoéev MitMl dm i«f iteelir eMknii értol^ct» 'dohippèr'i U^ niMIKlAé du monde par une antre ?oie que par «Mto #nne%àeltt et boaHante FégdlartH(^ •' **^ A cette probité se trabVa jointe une ngesaa iduai^dt^lue. Vdknm MM |(ei«iaié , il n'y a qb^'UM'oe iMmrdiMdr* qv^UHt aibrlttltei diforqn'tt lavr disait^ « ëoblMri defQbrétleiiipODrniK-4Mlèiieore te dires Décaeètt^ttkiMrimmicItUnofé^ ribél. ^M^WèmfitÉfbrm^ifiàkd^tmHms.' ' ^ " '' "^ ' '^•'^•' "» • •»* ^''-''^ '■ ' '•'• 'i>innteii •nâni:^'ÉMNiii)lêli de foide dans la consommation de acm aiuiff^: DoBt niinnter ofrM a firit doteter<eélte forte t miraidë de pdHencéndanfe ttaitei M «im«
oonstanoesde sa mort; miracle de charité envers les auteurs deaarvHrt.' " ' >^ ^rv.> f. MirhoieiJeiiatienae'ftemiootoB iéS'ditoatlnMibs ^niimH.>irai'élé'te premier
mdrt^ Mift^l?«Mmpte4 tdmfié'tomlea wk^l'iaàïi tpà'rmuimkÊnt^é»*më
coifame toar ^QlMf,«TdH todoU U'naè plus:|randé iteM'Il a aoufliiHMM ioMOiyt^Êm
dé fliaft|y«f ardas! pta^rtaete^; et> liaiaiUj|^^ lottloanaeit Ml )oolli«rvlfte«IB UT paix de son ame. Nons, que yonloDs-nouMtaffk'ir f Saint ËttèdM • trtéiu0é ^déV tbmmliet de ta mor^ ei loitf leiianitaLDoot miteeairaiiMipar ta nèHedtfiA dar les douMrs de ta yte. * * ^^^^ f'f'» ■'^ ^'^
i: Hlraota'de'Cliirlfé aÉTfVf lea auteurs de sa mott. Non saatamet II lenr» pardonna , BDais il pHa pour eux, et aTec plus de sèle que pour Inl-tMriièfttf àBT^prtM^ pour lot^fliima 41 at 'teMlt débéirt/idate'aivpHant ildur ae^tMi^eaum Mohii^ geàodx. Dènaruna laite («Mritè,#Mta roreé^lkiM Ptett1'd<iMiirt tf; et iieWif At «p oonvéMôà dé AlW. tJn^déit4gnesr«eépllis Mrtifali^der nott^prdlMIIIIdlMia mm^àfi^ reose, cTest cette charité e|Y$f9| )|9S ç^ffifi)- ^|f49»l!P%^ $t ^^ ^^'^ pardonnera.
Sum,Wm«,$êr€lommmi,'vUv«9i^MrèiMUmc^ que Jhnt ûhnMt ,tt'^i
pendant iëtèwr^InHfepê^ êûf'i^n âe9H.^ •' 'i\'-'"' "'•^''
Mri89 g|Prieqi»flui|imfieiM«(^m aét«4'«ti9j« 4|oi;»HMMfMd^4lfP««- Cbfi^t ; ^ psr aqp ç^epiple il iH>ua fVCiren4 opçiçienl A^ 4«IPPf wHalpv 'OfiPlii mémei à no STaotage si préofeux. > < • . ..«
P4Yiy|ip«fLa dieyr ^ey %^u^ a cMmui4nept t>!aiaf*»ntf enwfiali ISMf f«| ip^ juft^ 4« 1» pw^ 4u mikff «4 ^ dfMwa^ «HrgpfuiapM «tMi^ 4iyM Ir p(MiMltt4f iwlvif qnUt (i9s«m> .<4 P^i^m à oen^ qol u^y p^rriennapt pai. i|a¥fa (NrnvDfifotiitoitw
JésnsGhrist a gratifié saint Jean api tofltfiamM^II^ ^nP^^SIt^^^i^VIft^ teiQ90lMe (|a9%Jif (^^ 9M ^é^H^H^^ ^ ^ Mtep^fir^niittl^tnMMl' HIe
a «^ IPMP9II twoWe f^ W^PÀM99la dib la^fmM^^opt «A. ap^ta^ a« «iiM^fD
deaiièoM partie. Et elle n'a rien en d*odlea;x % ir^g»4 4m WtpQa dM^talV a«|Hiala«
#«Piln«ilH^«!iv>iRiiMvc#M:Mil^Qiepa«lta« * ^ •
744 ANAUYSBS. J)ES SERMONS.
^MpiteE f AKTU. Faveur parfiiUeneot jiute dant le ehoU qw Jéiiii-Glirirt a lui de - Mint ie«B« I* paraeqw cet ap6(re a été vierge; 2» parceqa'il a été fidèle à Jdn»- Ch( ifl dans la tentation.
f. Il a été Tierge ; et qui ne «ait paa combien la virginité plaitàJésoa-Gbrtal, qui «t la ponté même ? Coflome donc le Saoreur des faomoMs YOfdHfvoir aiir la terre «ae mère îiergB, ne nous étonnons pas quM ait tdoIu pareiUeoMtâfoir aor la terre im livorl fierge , et que oe aoU loi qa'U ait ûiit re^xwer sur aon sein. •-
2. U a été fidèle ft Jésus- Glviat dans la tentation. Les autres apôlrea abandonnèreot «et Homme-Dieu » mala saint Jean le suif it josques au Gal?alre ; et Toilà pemnqnol ce Dieu SiiUTeur luixoafla sa mère. C'est ainsi que nous mériterons la laveur de Jésas- Christ, soit par la pureté de l'ame et du oorp^ soit par la constance dans les dégoâis et ks désolations.
Davuèni PAani. Faveur solldemant humble et bienCsisantedana la maalère doiit aaini Jean ea a oaé: I* humble par rapports lui ; 2o Irieaftisante par rapport à nous.
1 . finmirfe et modeste par rapport à lui. Gomment parle-i^ilde lui^mtee danalaut smi ÉtangikfiaBs se nommer jankls. C'est ce dUdple*. dit-il totajonri , coanne s'il parloit d'un auhre. S'il eût dit : C'est ee disd|rie qui aimoit Jésus , il eût fait conaotti» ea oela son propre mérite ; mais il dit : Ceat ce éiseiph 0ii étoit aimé de Jénu, Or« à élrcaiaié, il n'y a iâ louaageiii mérite. Quand }1 s'est nommé atUenr», c'est pour «'appeler seulement notre frère : Jeun . voira frère. .
S. Biearaisante et utile pour nous. Si saint Jean ieat entré dans tous lea seerels de Jéans^Christ, ça été pour nous les comiçuoiqnèr. C'est à lui que noua deYons la eon? noksaoee dos personnea dif inea , et des plua profonda myatèrea de la religion. Tdie est la manière dont nous devons user nous-mémea dea faveurs et des gracea du eid. Seyoaa humbles en les recevant, et ne cherchons pointa nous en glorito*. FaisoaMB pvrt an proaliain, et employons-les à son utilité. ]^ eiemple, sossmes-iioas rîciie», aonlageona lea paavrea.
Taottièsn PAani. Faveur qui n'a rien eu d'odieux par rapport aux autrea disciplas, anquela;aaint Jean aemble avoir été préiéré ; car elle ne l'a paa jcxempté |rioa que les autrea de beirB le calice de Jéana-Ghriat et de aonffrir. 'Au lieu d'un nurtyre que lo ■Qtrea ont souffert; il en a enduré trols« ITiin au Calvaire , le aeooad dana fieme, et le tt^ièaiedaoaaoneill. * /
I. au GalvàlFe » et ce Ait le martyre de scjMœur. Que ne souffrit-il pasjyyyaat expirer son maître ? T '^^
S. Sans Eome, etce lot an martyr de sang. Quel suppliée d'être plongé peu è peu dana l'huile bouaUnte t
5. pans son exilf où il mourut. C'est aiasi que Dieu aiihe aea élua, rt n'eapérona paa qa'il aoaa aime anhwmént. Noua buvona toua le cal^j^ dea aoûffranoes ; nuis combien le hei^ent en ré^nouvés , an lien de le boire comme les amis et les élus de Dieu?
POCB LÀ Vtn DE SAIIITE GBNEVlèVI.
SciBT. Dieu a choisi ce qu'il y aioH de plus fotbîe dans le monde» poât confondre Us forts ;U M « pHl ce qu'il y .tiepit de moifu noble et^de.pdia méprisuble, fnéme les choses qui^ne sont point, pour détruire celles qui toat. .
PétMéèlffènhèWIlfante pour l^s aages et les grands du monde» mais bien consolante poilr les petits et pour tea pauvrea. Cetle condoite de Dfeu a paru admirablement dant aainte Geneviève..
Bn^siON. Simpiléité dé'6enev!{fve« plua éclairëe qne tonte la aagesse da «monde : pyêrtiiye pértie; FoiM^sae de iGreneviè^e, plus puissante que toute la force du monde: deuxième psrtie. El , pour parler de la sorte, bassesse de Crenevîève, plus honorée que toute la grandeur du monde : troisième partie.
Pasmhtt PARTiK. Simplicité de Geneviève, phis éclairëe que toute la aageam da monde: f« par l'uidon qu'elle vonlatavotf avec Dieu ; 2»pBrlesadnte8.commnilca- Uontf^que Dieu eut rédproquenient avec elle.
I . Par l'union qu'elle voulut avo^ avec Dieu. Dans ce dessein die w consacra i loi
par le \am dd ?irg^ité» maii après aTdr oonsiilté là-deiras deax f ràndt érèqaf s , ne Yoidan^ pataniffe aei propits Inmièigpt ; en oeia d'autant plus sage qoVIle se délki plus d'ette-DDéme et de sa sagesse. Poor mieux observer son tœo et pour ae tenir pin» étroîMientliée à Dien , elle se sépara du monde» et embrassa la retraite; elle s'em^ ploya anr eierdoes les plus bas de la charité et de l'hami lité , elle pratiqua une austèi^ pénitence* Voilà quelle Itit la sagesse de GenoTlève; ce fut ime sagesse éiangéliqoe,.et la sagesse de rÉ?angile pssse toute la sagesse du monde.
2. Par.les sainles communications que Dieu eut bycc elle ; car c*est aux simples que Dieu se communique : et de quels dons ne combla-t-il pas GeneTîèfe? Quelles eon* noiscanoea» qneliea Tnea, quel discernement des esprits !
Quatre règlea pour engager Dieu à répandre sur noua ses lumières : f * suifre le conseil de nos pasteurs et de nos directeurs ; 29 fuir le monde et les Tains oomnrerccs du monde; 5* a'adonner à la pratique, des boones œuvres; 4» se purifier par la pénitence.
DaoxiànvAini. FoiUesse de Geneyiève plus puissante que toute la force du monde : f * pour la^érisoji des corps; 1^ pour la jfuériioa des auiea.
1. Pour la guérison des corps. Tant de miracles publiés, connus, avérés, le font bij£ Toir/lt v^Hi qae pour elle-même qu'elle n'usa point de ce don des miracles; niR salî|!tîenc9'^8QS les maux de la vie ne fut-elle pas un miracle encore plus grand que toiîlies aatri^
2. Pcmc la guflKp dea âmes. Combien de conTersions a-t-elle opérées ? combien d'afOiotions %l-^^H)o]agées, soit pendant sa ^ie, soit depuis sa mort? Asses forte daoa sa foiUllMiliième pour fléchir les puissances daciel, ponr humilier les ptaw flères pui»saooes de la terre, pour confondre touter les puisiauces de l'eufer.
Voilà pourquoi nos pères ont mis sous sa protection celte ville capitale ; et combien de fois en avons-nous éprouvé les salutaires effets? Mais nous avons bien lieu de craindre que nos désordres ne les arrêtent ; car qu'||t-ce que Paris , et quelle corruption de mœurs ! -
TaoïsièiE PAETiK. Bassesse» pour ainsi dire, de Geneviève, plus honorée que fonte la grandeur du monde. Honçia^e , l» par les princes et les rois; 2» par les évéquea et les prélats de l'Egliâe; S^ par les Saints. Ce n'est pas qu'elle n'ait en des perséeur tions à soutenir ; mais on sait avec qôàl édat elle en a triomphé.
Surtout depuis qu'elle jouit de la gloire dans le ciel, quel culte lui a-t-on rendu sur la terre? Culte le plus solennel , culte le plus universel , culte le plus ancien et le plue constant , culte le plus religieux. C'est ainsi^ue la mémoire du Juste, selon la parole du prophète , est étemelle , et que celle des pécheurs périra. Aspirons , non paa aux mèf&ea honneurs en ce iponde , 'mais à la même gloire dans l'éiernlté bienheureuse.
fQIJtt Là FÊTE DE SAINT FBiNÇOIS DE SALES.
Sujet. Dieu Ta fait saint par refficaee de sa fin et de sa d&ùcewr»
C'est l'élQ^e que l'Écriture fait de Moïse , et qui convient parfaitement à saint Fran* çois de Sales. Sa douoeur a été tout évangéliqne , et doit nous servhr dlostmction et de modèle.
(^VISION. Françolade Siiles, par la Ibrce de sa doiioenr, a triomphé de Fhérésie : première' partie. ^François de Salea, par l'onction de sa douceur, a rétabli la piété dans rÉgliée : deuxièipe partie.
Pbemièbe partie. François de Sales, par la force de sa douceur, a tiiomphé de l'hérésie. En quel état seirouvoit le diocèse de Genève, lorsquii en fui fait évéqoe? L'hék^ie y étoit dominante ; et ce saint pasteur y convertit plus de soixante-dix mille hérétiques. Mais par où opéra-t-il ce mirade? èe fut surtoul.par8ti*douceur : !• douceur patiente, qui lui reodit*tout supportable ; 2» douceur entreprenante et agissante, qui lui rendit tout possible. •
1. Bouceur patiente. Il a en à supporter les calomnies , les insultes, les révoltes, les attentats ; mais sa doaceur à souffrir ton( et à pardonner tont le faisait aimer de eHQ mènes qol •'étoteat itevéa eonlre tad , et par^là il les gagnoit.
ANALYSES BE8 SERMOKS.
2. Boifeenr — trcpwmnto et tgiwaate. Il ■ farn damléicDiiilié^priMi on Éli0. Dé tooi I«i 8fia|»get qttHi lui ont oO^t fl ii'en a ipMptélnBil;'fef flU. qM giaee qa'il «a Toalat tililcDir , ee fot l'eitfaiirttoiv 4e irbë^ Ni ajMitUiqaai 0t d« ir«|agtt lai en a4-ihQ0âlé8 9t«Men 4e niOéé tké^tâm^ Mail et i|uiiip«0Dit.4 tout e^ doe merveiileiile eflleafce» is*étoit ir'AmœiK^Parli dntrlne 09 eosTiiafli kf fspriur; mail par la ifMmxewg^jgDÊilufeamK'
De là , double ioiliHctioil. 1 1 Appretiona I «itii^er nelré'ibi» nonc lai|Beile IwçÀ% 4a ^lei a ë diga«ne9t eomlNitm , et (iuf lit pnHe datas noni^méÉMvnliiiiéUTi auUivéB 4aM| le« aifkrai. y Trattaoi |e pradiaiD «rae douotaUr t ée^psilkifiÊwi leeorrigeroâf , platôt que par i]OAaiUaijlt44oariiiaiife'etTqr.aBfiéitlFiktfoaM».Sl BOmf^iniBesaÉrtelM, JoyoDt-leplas poor oda»méiBf queyto tai aafcjfc ' -> Dwitias lAiTiQ. VkaaOoifide Met, p^ fooQtioodefa'daBeeariarMlilipMi dai|i 4'Ëglife. D Va rétahlicu M pas la doomm* db 91 âac|^iîb«,iRpB( là dOacmrAvd ooodaite, 3° par la douceur de aes exemples.
f^ Far la 4Qn6fftr 4e ta dodrine. €e A'eal pift qa^elia na fASIrètaMn daa m maximei : mail ronction qu'il y ulettoit, aoit ad prèphaut» aoît oi oùBraMaii «ttv ëarivaitt^ loi doquoil me. gracia partfaniière*, et irfeiaait neeeToîc ài
$i Pac la douceur de'taeondaiAè dam la goaierAtaMiit^des <r4re iUiia^ 4e U VitiUiion qu'a a ioatitué» ci dont le priBoi^ déchanté.
lu Bar la 4oiiM«r da aet euDQilet. La Proridenee Va attadié attai commune* tia qu'elle noua dartnt laiilaUa. n a bora4 tooti mrt 4a aoo miiibtàre, ^a'eat tantont daps 4at dceraixa dauotoé . consbter j^lse piét4. Maiidq r#fte, qnataUe parMtq obtarralioii dai Mn * aliaquf ^iat poùia dans la pratique t qu'il Yaut ponc cela te fiâ;^ da tkdpMa^ieitporterdevictaJretl
POUB LÀ FftTB uKsilIlT FRiRCOlS DB PAULS.
SvivT. Je suis le plus petit dans la maison de mon Phè,
G'ett ce que diaoit Géàéosk, et e'eit ce qu'a dit aprèt ^ilmmldeÈnoçoiKiei^' L'humilité fut son caradère, et doit faiire lé kqé^ ton'panégyricpg.;
di«iH0it. Espèce da'combft eairë Dieu-^et- fean^ii dePaule. SpWFffDfiHf da 1^(44 a employé tant leb effortv de'aon hùm»ili pcmiJ «a fiTwe yMit^aiirft ta^ • pramiire partie. Et Dieu a eiDfdoyé tout tga tréson 4e aa mâgnii6Q«xf1iMi >» «^ glpand : detÉÉSômcpàrtié. ' ' ' ^
PaBHiftair »iBtiB. Saiat François da Panla a employé tona let efforts de m^ÊÊff pour te faire petit dans la moud^. J>ç$ l'â^c dç Kr^e ant il se retira dam MWa afin d'y mener une Yie cachée, eï d*y cacliér son humiiifé mêine.
Gependaat» a^vto ti:taqoéea 4e mvtà^^f fa tuipfet^ «talgcélql M f t fuaooibt. U grand nombre de disciples te joignirent à lui, et il dcTint {bndateur^^noin«<i^ dra dina l^llse. Malt de quel ordre ? d'un ocdra qu'il établit mie f^ÊJSft l'humiliAé; d'un ordre qu'U gouTema par le aeni eipi^t 4a l'Jioiiiilité.; uIVMR^^ distingua par le seul caractère de l'humilité. ' .
■ Sovimm se lépaBdil dapa let obun det prinoea. Da da jaot toii l'app^ W^ lol^ ^t iPiiayut à la cour 4e France. Mait Vil aatcali la coqr».^'^^S!Sfii porte de l'humilité; s'il y demeura, ce ne ftit que pour j twgCÊtilltfVmti', torlit;.!! en nnporta tonte ton ]Mmilité.r ^. ' >■ .r (^ , .^
Gsafotparle'inème cqprit d'humilité que, non content ^^^^^''^'^^l^V^ il reootiça même aQaaci>rdoce. Soyoïis hurab|et, par pmporliou, comme ^^^^^jzl Htéesf rabnftgé d^tonte |a perfection aftfséUaone, puitqu'U &'y ai^ dedéatv»^" riinmttité ne -potaïaaqNiger, wi de vertu qu^elle pf nomr féM.aaqtoérir* ^^
DiuxiÈMB PABTiB. Dleua employé tout les trésors de tamagidifasQnmi» pov Vj*'\: saint Fiançoit 4e Paùie et pmr le faire grand. 9 Va ^loCifld feu 4ciix és/uHt»^"^ 8ei-iiiénÉe,29parleMiBittèradetçréati«sca. v^i«*
» 1. Dieu l'a gloriBé par sqj-mèaw, ai |ul Qowmmiqwt 4wg4mctfH^w'W^
e ANALYSES DES SËRVÏÛNS. 747
«tMt de ta di^taité^ savoir» \m icitBee jit It pnMnoce : la soiepoe» poor piséfoî» ki ses futures, et pour découTrir les secrets dès cœur^} la ^^sssnce, pour ppétisr Im ) f ranâsDàlraGlèSb £o aMQbîBa d^QfoisIfnt Ftançeu dé iRiile a^t-i ijpl^ éfeUlér be destnUteoiésvt m dbU'de i^veptoétie?
. IMea V% glorifié par le orinistèi» des crdatwres. Tpos les élémenls loi oet obéi. Les les puissances de la terre l'ont honoré, surtout Sixte IV, pape ; Loois XI, roi Trance; Charles YIII, suooesseur de Louis.
[ais si Dieu l'a tellement'^ gTorifiépendàiôtt sa vie, combien plus encore l'a-t-il glo- \ aprè.s s« oioipt P Spu ^({flsfe» selo^ )VBsp|ees8|qi| d^ PTf irt>^ « ^. Pilles plus neux ; et de quelle gloire jouit son ame bienheureuse dans le ciel ? telle est la yé- Me grandëorojl^ lim deyôns aspirer. Mom ne deToas pas toohaiter^BMMr datas loode'oomiiMi 'salst^Fcançels de Fauief; msAswnu deroaa trafaitterii^dflnBir ads comme lui auprès de Dieu et dada r^léniitéi ' " i '.^ '/ ' >. " n 4 ■ - 1 - m ^r •
POUa LÀ lÉn DE 81»? JiUK-BimSfB. . .
IT, if y eu^ tfti h/omm e»voyé 40 ^t^, q$ti s*çppfilo\t J^, Ç^ fut ^^% qui pïi^i . awmr r^n4ce ^»Wlflf»oSffl * ^ U(»|iir«^ .
ollâ le véritable caractère de saint Jean-Baptiste , et sa principale fonction eo^Made précnrfeur. I| a ét^ I^ H>^|n 4e Jésus-Çbrisi, et il fit ye^a pour cel^'. i>is*o?. ^fémoîgnage^e JèaqrB^jrtiste ^^ fnijeyr ^qJé^vJi-ChpçUpr^iijjfire JX0!^x loigoagc ^e Jl^iu-Chriç^ en fftyeur dç ^è^n-Bfiptistq : d^utièqe parMp; BEm^EBPifTfjs. TéfuqigQagie de Je^n-Bap^ çn faveiir de jé^ns-Çhfift. Qè ^ivtfi ?«ri^ur a ei| tp^es les gna^it^s dVn pariait témqfn : !<> t^n^oin fidj^lq e^ désjj^t^- 4; 2o (émôjn iostr^it et pleii^oînent ^çl^lf;^ ^^ t^iqpiu f^tff çt irrépf çch^))]^; f. t^QÂfi e) ardent i SM^ipôiÀ ço^ftiptiçt f^mç.
. Tf^pioin fidèle et d^jnt^resju^. po Toujut te repc^|)o)tii|B poi^ le ffessiç; o^a^ \\ testa banitfment qq'U ne l'^tôit point.
. Ti^oin instnMt et p|é^e«m»it éc|^r^. Topt ce que d0.os s^vops de f^s-fq^ft Mit ce qfjjb 90US en def^/^^ns ^avo^f c'e^t {e^n-Çaptiste qui nous 1'^ Çiisîe|g^4 ^ £^* r, par lés différents témoignées qu'il a rendus k pé Dieq Sàqvèur. » Téiqolo 0r et i|rfiépppçha|ïle; Ç'^it qp ^W, .çt répqt0 s^iAt m l^ î^M*^»
. Témoin z^i pi ardpn|. 4^^.«>^) *^lf WirlqU-M fW» 4uifr, lepr fepracfi^t Jeur édqlité et (eprapselant rafW deylpères ? fi es^ voilu avec Z'e^prit d'ÉZie. - • . Témoin oqps^nt et Ceriii<|. {lepujia sp cpqcepiippjusqn'^ sa a^ort, liln'apoipt cessé •emplir sp^ minislèrel lîqiqir QQpm^e U fft mc^f, pbqi? la i^tjce^ ç*4(q^t fO/m^ ^ oin de Jésos-Cbri^t.
.eiQdoiiS ooqaipéqies lémQlgq^geà J^9Qs-G|iristpar)'p))ser?eMP94effiH; efsqyqns t^qoipsfldèj^, afâé9»jrréprociïabU4é^çp]9stants. •
iBuiilnac^KriR. T0m9ignagec|e J^8-Çt)r|st put^y^^r dçi jefu^-^ap^stp. ]L.p §9Ur du^oqfle» potur^ooprer son précorfeMr, 9 rendq témoignage, {^ à la gf^çndeur a persqnpe^ 8« | la dignité de ion mfpvl^^ ; ^'^ & l'excelienco de ga prédip^iop ; refBcace de son baplévies ^ h la^ seiqtet# de. S9 ^ie et à l'austéritë de ia p^i-
• A la grandeqr de sa pArioçne. H vptis dU en vtiH : P.apni les eufynt$ ies ^om-*
, iU'v.0 apeiat de]riMS§randfquç Han-BapiW^t
. Aie dignité de soo ininistère. Je vo^s ^étilar$ que Jean est encqre pHivs qtm nno-
\e.Gqri^eaé^lu^qvtiiestécHfiV9içimçt%ai9geqjufiyenJP0
9 préparer la noie. . ■■. i -
. > i'eycelii^o^ de «a i^diMtiQp. Tonte rexeeUence de le prédicaUpn w»mit à
lire^el A 1oq<4ier'; i^ci selpo tat^cOgnage de J^ias-Glirist, Jefun-Bantiste^oH ta^
9^ea«iZuû»ati( ardent '
« A retflcase da sopbept^me. Le Fils de Dieu Toolut laimème le reeeydlr.
. A la saiatelé éi aa «ta ei f l'eastérité tfe sa pdpiteaecu Qu'ites-ww aUétair d9Lin
^êoit^ naseau gutk vent agite? un htwivtcvétoiuoHfaiept? Ainsi pavloit la
Smimt do —ria, pour bire «oaqoitra k coditmoe de Jean, et aa neanalère tt
Téfluais, fwr la sainteté de oot mœiiri, à mériler qae Jéfaa^hriat noua reoo^ Doine on jour devant ion Père; et craignons an contraire qu'il ne rende féoK^nage contre nous, par l'opposition qui ae rencontrera entre notre oondnite et eeUle de saint Jean.
POCl LA ftn DE SAINT HEIBE.
Sojcr. Pierre /ui ripùnâtt : Vous He$ le CkHst^fils du Dieu ticant.
C'est ainsi que saint Pierre confessa le premier la dif inité de Jétns-Gbrist ; et c'est en conséquence de cette confession, aussi bien qae pour son amour enfers le Fil»é» Dieu, que Jésus-Christ l'éUblit chef de l'Église.
DiTisioif . Foi de saint Pierre, opposée à notre infidélité : première partie. Amoor desaiot Pierre, opposé à notre insensibilité: deusième partie.
PaEMifciE PAHTiB. Fot dcsaiot Pierre, opposée à notre infidélité. Nous derons apprendre de loi deux choses : 1* à confetser comme lui la foi que nous avons dans le ccnir; 2» à réparer comme lui par une ferrénte péniteoce notre lâcheté, si quelquefois noos sommes assez malheureux pour manquer de ferveur et de courage dans la confessioa de notre foi.
f . A confesser la foi qoéions arons dans le corar. La foi de saint Pierre fut une fiai pratique qui se produisit par les œuTres; et la nôtl*e n'est qu'une foi oisive et sans action.. La foi de saint Pierre' fat une foi généreuse, en yertu de laquelle il abandonoa tout ce qu'il possédoit et tout ce qa'il étoit capable de posséder; et la nôtre ne noos fait renoncer à rien. La foi de saint Pierre fut une foi pleine de confiance, qui le fil marcher sur les eaux; et la nôtre s'étonne du moindre danger. La foi de aaint Pierrr tût une fois l'épreuve de tout scandsle; et le plas léger scandale déconcerte la nôtre. Ce n'est pas que la foi de cet apôtre fftt d'abord parfaite, et nous en avons toutes les imperfections sans en avoir les perfections. Mais après tout, malgré les imperfections à quoi il étoit encore sujet. Il orâfessa hautement Jésus-Christ, et le reconnot comoie Dieu. Sans une confession haute et publique de notre foi, selon que les occasions le demandent, il n'y a point de salut à espérer pour nous.
2. Â réparer par une fer?ente pénitence notre làeheté, si quelquefois noos Boaimes assez malheureux pour manquer de courage dans la confession de notre foi. Saint Pierre renonça Jésus-Christ ; et en combien de rencontres le renonçons-nous? Clmle de saint Pierre qui doit neus faire trembler, et qui procéda de trois causes : savoir, de sa présomption, dé son orgueil, et de son imprudence. Mais par quelle pénitence se releva-i-il d'une (elle chute ? Pénitence la plus prompte; la plus sincère, la plus constante. Si nous tombons comme lui, faisons pénitence comme Ira.
DBuxiftMB pAaTiB. Âmour de saint Pierre opposé à notre insenûbil\fé. Ce fat par son amour pour Jésus-Christ, que cet apôtre mérita l'enlier accomplissement de la promesse que le Fils de Dieu lui avoif faite, de lui confier le soin et la oondnite de l'Eglise. Âu*si le Sauveur du monde, avant que de rétablir piiStenr de son troopean, fari demanda- t-il par trois fois : M'aimez-vous, et m* aimez-vous plus que tes autres? Amour de saint Pierre, 1» amour humble, 2» amour généreux.
1. Amour humble. Pierre ne rrpoudit pas à Jésus-Christ, JTe vous aime plus que Us autres , mais simplement) Je vous aime, ne vou^aôt pas se préférer à eux. H ne répondit pas même absolument. Je vous aime, mais , Vous savez que je comme se méfiant de lui-même e^de son propre sentiment. Enfin, il a'atttv» que Jésna-Christ loi demandoit plusieurs fuis :^JU'oimejs-voiis? car il craindre eu effet de n'aimer pas atjlant cet aimable maître qu'il le crojoiL ^
2. Amour généreux, c'est-à-dire ainour fer? eot, patient, bérolqnç. Fervent z avec quelle ardeur prêcha-t-il Jésus-Christ ? patieni : que n'eot-il point à aoolfrîr pour le nom de Jésus-Christ ? héroïque : quel martyre endura-t-il pour la caoae de Jéaus- ChristT Est-ce aimi que nous ahnonsDieBeiJésus-Christr Avons-nooa oet aaaow fwentr aooaneftiaona rien pour Jéiua-Giiriat, oa le penqaeaoM fataona, now ne te Maoni «ncore qa'Bvec froMtor. Afooa-noot oel anonr patiaitf la mamin
p«loenoii| abat. Àvans-nons cet amour héroïque? i^isqae lei plm Mgèraidiflleid'és mmi étonnent, pent-on penser qne nous soToni dans la disposition de sacrifier siotre Tie ? Ranimons dans nos cœnrs ce saint amonr ; et &i nousve Tairoos pat, dcmandôns-Ie à Dieu.
pooH LA rlTB DB SàiiiT fuaaB, SUR l'obbissancb- à L'éQuai .
SuJBT. Et Vioije rous dis giie vûus êtes Pierre, eî que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise» et que les porte$ âei'enfer ne prévaudront point contre elle.
C'ê«| à cette Église iM saint Pierre a été le fondementqaeiiODSdeTOiis noÉrej)t>éissaflce et i^ie parfiiite soumission. ^ -
Divisioi^ Nons devons à VÉglise une dooMe dbéissi^oe : l'obéissance de l*éÉ)[)rit, l>our croire les férités qu'elle nons propose, première^partie s.l'qbéi&aMe da ooBiir, pour suivre les lois qu'elle nons impose , deuxième parti^.
Pbb«i%rb pabtie. Obéissance de l'esprit, poor croire les yérités que l'Église nons propose. Elle est la dépositaire, l'organe et l'interprète de la Yéiité; C'est à elle à noiu mettre en maio le «acre dépôt-de la parole de Dieu, et à nous l'eiptiquer; elle a poui* cela un pouTOir qu'elle a reçu du Fils de Dieu. Or elle ne peut m^ de ce pouvoir qu'auiant qne nous sommes obligés de nous soumettre à ses décisftns et de la croire. i> qui flBisoit dire à saint Augustin qn'il ne croirbit pas à l'Évangile, si Pautorité de l'Eglise ne l'y engageoit^ Et en effet, sans cette autorité de l'Églis^ 11 n'y auroit plus 4tie règle fixe et certaine pour connottre le vrai sens de l'Évangile.
Maxime de saint Angustin, sans laquelle on ne peut conserver dans r£glise de Dieu tA la paix, ni Tordre, ni l'unité delà doctrine, ni rhuinilité de Tetprit. Maxime si nécessaire, que l'Église protestante elle-même en a reconou la nécessité. Maxime qui présuppose l'infaillibilité de l'Église, et d*oft snit toujours l'obligation indispensable de lui obéir.
Quatre choses sur cette ebéissanoe de rentendement. I* G'est,ii proprement parler, cette oifésswace qui nous unit à l'Églisf^, et qui nops fisit membre de sén corps : exemple de' t'ertullien. S^ Sans cette obéissance, il ne sert à rien d'être extérieurement clans lQrcdi!>^s de TÉglise, car l'extérienr de la profession et du culte n'est point ce j]ui noua lie i^'Église : exemple des dooatistes. 5^ Cette 'obéissance a été de tout semps l'épreuTf^ quoi l'on a distingué l^'s vrais fidèles : exemple des saints Père^, «t en particulier de saint Jérôme. 4** Cette obéissance doit être une obéissance pratique, et non de paroles seulement. Voilà sur quoi nous serons jugés de Dieu. £n vain aurons-nous pratiqué de bonnes oeuvres, et marché da^ la voie étroite : sans la sonn^ission à l'Église, nos œuvres sont inutiles; et l'on peut même dire que, pour certains esprits, la voie étroite eat en partie de renoncer à leurs sentiments pour prendre ceux de l'Église. Il est vrai que l'Église est gouvernée par des hommes; mais elle n'en est pas moins inftâîlible, puisque ces hommes sont conduits par l'esprit de Dieu.
Dbcxibiib PàBTiE. Obéissanccdu cœur pour soivre les lois que l'Église nons impose. I<> L'Église est noire mère, donc elle a droit de nous commander; 2* ce qu'elle nous cpoMïMinde est d'une obligation étroite et rigoureuse; 5^ nous ne pouvons violer ses commandemctats , sans violer Utf des eommaod'iments lef plus a^entiqoes de la loi de Dieu ; 4** la témérité avec laquelle nous transgressons les précités de l'Église^ ne procède souvent que d'un fonds de libertinage. * '
1 . L'Église est notre mère, donc efie a droit de nons commander. La vérité de rette conséquence se découvre d'idie-méme. Il n'y a eu que les; hérétiques qui n'aient pas reoonnn sur cela le poavoirderÉglise, par une prévention d'esprit ; et il n'y. a que les mauvais catiioliqnes qui, le recoonolssant, refusent de s'y soumettre par une dépravation de cœur.
2. Ce que TÉglise •oua^ooMBandeeit d'âne obligation étroke et rigonreuse. Il faut bien que cela soit, puisque les ordres d'un père obligent un fils, seus peine de péché ; puisque Jésna-Cbr|st aeutqu'on tienne pour païen et pour pubticaln céui qui n'obéit pas à l'Égiise ; puisque le même Sauvenr a donné pouvoir à son Égl'sede nons excommunier, lorsque nom lui tenines r^beilea. Ainsi en particulier saint Augustin a-t-il parlé
790 AlfAtYSBS 0B8 SKRMOIfS.
Hft^.ffyuadoomdéiqh^iiiont i cett^ mèce^ qu'cjUa ne nof» c4»mniaiMte riôi qiie de ni-
■jS. Nous ne pooTont Tioler lei commaDdements de l'Ëglifle, saiu TUNer un des qqiiimaodemeoti lei plni antiieatiqoei de It loi de Diea : car Diea, àaiM sa m, nous eûnmanded'oMIrêrÉifUMt .. : ..
, 4. .14 Winér^é ayec jlaqi^)e pm,^ramne^pit % l»'^«e^¥if^ ?§8Wf«* »? K?: cède soiiT.ent Qi|e d'on fbpdf ^.liber^p^gp* Gefil^ne ^efi^rde ^in qçi£| ^ont en le malheor de naître dans l'hérésie, mais les catholiques. <juèyntré esprit' qil'ân " 4e UtyrttoigftpMl les porter à itoiMP dflâ ^«plaiâo^ Jalm^ d'efforts, et que l'Église asris tant de sohi de proporUttaner à mÉfâ» 0br^ÊÊi Bilre wliglaD, en iil>ui ont l'Éjffce r édiaoasnd>trère» aoBT> lis» cl iûiiteiioifa pitf Qoe hona enmptos ce q^e te grtoe • fidi en Mil.
yotni VM vftrr na Bant r iei>é
SoJBT.vPiniZ, servii^r de Jétui-ChrisU ofpeU à^Vapoiioîài*
Yoilâ le BBiAioèei. de ce gnind apdtre ; inwistèr^ ^pf A a,jpi^&a|EspDiei^ i^^pn.. . , y .P|¥W4QU.,Saiiil Paià 4 é^é le fldète,seciite»r d^ JétmfS^it^i^Vf^angtf^^^^ î^ pleinement aeooBBpli }e oUaist^re.dQrapeitola.i» premîè^ pi^ctie ; parpeq^'^^jp^
laitement honoré' le minMI^re d^ r#P<WloUit , ^^niièpie fairp^ ,; jlarQeqpÂ'U a'est cônlîn^UMnentinunoiépbnffJeminià^i»,!^ .,,,
. JPitEH||(is.PAB7|E.. Saint P^a pl^iiffpnl ieqpvpli 1ê i9inis|èra,4ir Taposiplat. B «ToU é(é çhpUi de 0iea l^i poiyr contoadm HiPiâ^lm»»'^ PQor. co^yer^ Ipt gçn* Uli^,;i''pQnr former le christianisme dèi sa naissance* Or cCestdeqnoi îia'cstpiénement acquitté. . . ^ ■> >. .
1 .11 a confiMMdB |e judaltone ; .par ^Jl PfQrfeo .«iin|de..Clisr^loriqn'4 Wf^fi^ ^ sos-GIfrist apx Juifn, sa prédîpatioa defejit;^nFQir.d'il|it«nt^plns de torae>qn'ijyMOitéM hii-i^^e 9a (des plus ardenlp persécatenrs <to l'Église ehréftionne^ et e'éloflPlBSsi ia preuTç dont il se serroit souvent... . .. -ÉÊÊ^ •
,3^ il â conwH, la ««itUité, DToà ^nt qu'il a éié«HPelé P9r ejEOtflHPapôîre def ^ntils. Depuis l'Asie josqo'ani extEévités de TÈmpe* il a éfforrapirede
, ^S,, n |t,f(Qrmé le. e^nstianiimei soit par les grands myatèree q^'il n^iv a réfëlës, soit parles saintes rèdes de conduite qjji'il nous a truc^f dans s^ df^ÎB^ ÉP^>«S* CTest IÉ« lOQt. mort qu'iiiJC qa'i( lïops proche encore^ Profitons de «s. en^elSP^imP^;: . . . pjçqiièaiE PAB^iB. $aint Paul |i >parlteit«i|Mn| kmfiné le miqi^irio dis JfappstoUt: comment cel|i ? ^r.sQa.4éwitéreBseaijMit« qui a surtout $oiis||t^ eniroi^^jeboêe^l
I . il exerçagratuit^^nent le miqistére. dont.Dîen l'iufoil chargé* ,lie ^^^myQdapt çîen et D'acd^pfant riep. Or qu'y a-i-il qui fasse plus d'honnenr à l'Évangile qœ ce «ïétacfaemeot? ... , .,^ , , . . \ . . , . .. . . , .m . . »
^ 2. iïnêsçVéçba pQiptJlui.n^9De« mais nuÉincBent Jésoa^Cbri^î; c'Vsi-iHi^^qn'^l n'eut poiQt en vue sa propre gloire« m9|s.qtt'4t.ne cliorc^ que j»gl§irp<|e JDiên.qt;le salut^ des ames^e s^.pnévalant point.de tes ta|^i9l4 ^purplid |ujaHil>l0s agplandisrments des |)onnSç^« ne aoufluii^t jamais que» sous omlnre d^estime et de confiance, on s^aitâchât à4oi personnellement. , ^.. v.. ,..• ^.'
-,..?• U éto^,f liai zélé poi^r sen o^Wèreeiercépwr d^«^f«t* t«ÎBP*Fi«fc-|B*»i P« ^e r^joiiis^ot ^as m^s des ftic^ 4e$ autresiqne de» sifna^pafprai» el twjgiyaciQ»m%. ¥fi»^^^ qo«. ^lésna^Cluit fui spme^ eice^oir»€'^ ainsi qQe.M9ûàîstns éyoDftéliqûes le jrcn^enl^irréprechabkf « et c'est par-là même qu'ils bunof«nt, comme saint Paul, leur ministère. ....
Jiiçmimit PAi^tB. Saint Paul s'^ç t contmlftUciMnt iMKiié|iQw le mkiialèiDei4e l'apoftolat, DoQbJe sacrifiée qu'il commença dès n^stant^den^ fjMnUq» àL'npo^olat* al Sffii a oofé, sans pai^r de son mai ty re»: autant que «à vie:: l'aai de patience, l'aiitreda pi^nitepop., . . , • .. .^..
i. bacnûce de patieaoei. par eu il.se défoim an» pcnécnftioiildef bnmmeapoar
«NSLTSES DES SBftHONS. 75|
iDtaHdlHl«iMltBÏl'Vt<|e MtNtfMHMi fin rMbi,qiHMlHHraHa entre «tt
QiOIre fl MUT U i^iit Watt* de« «n mWMM, fli b«a KMi «pnfDodt «m h nMra.
,.»>Swdn«>teptei^ai.ai «Ulgit pMbl MM» ^Mr itiùi Put #«li« pnwtàid, <niWW'[Mnioik)il,liri-iDèiDe,dittkrtt(Mi(M)oaM ionoorf* at teKidtMihleÉ «rvUada.UMtnitiA.de.)t.*èfn, |iQiilkrnnM|Knt-iMiin^ mM; MMbd«pieat,«M V'UikUMkBblpontloatel-âillMj DMt «i*>te fc««i Atti- É^oU. C-A(«wM«I..AMttNau(MpMe(m:iibni«nWdMn4iioiMMlàtfllUMM W. C'4Ut pcnr rEgUii qnV » ttcMUIM»] U HA «eàSi fe KiBettttj^, M>treirolB(«loii,iiMtNMij>oM hdM^ mira île, fMWrMixqiti
Sdir. RiiMÏkwUmjiiMic^M^ Ht |a Cilli:; IjùtAoft U mniraU; vie, agâiûsti ^K'MtM'CMst tMtt^olt aûk un phariiM, ^ apporta m ttité i'Anitrè pt/lii *iau MOtr A pitfim ; et tOMt ^'ooèmét à us plciU, tOt ronmMf* h kt orrpMT àe M larutét. tt tUe Us rtniga (Uve im tl«Mti».
GMto femme, «'cet IbiMeiDe, qui now «ofM ki le modUe d'ona puUkftfiii- Iflww.
ftTwwii.lWM»dall«aahtii,tMilWfacét»Kiapiatiafc ïUJiilBnterlpMta^BlMé».ineub ri oniiiiilrM loi pécbevi : pftalia^ paHféi ÏMWce gteAreote, peiir trtonipber de Imu lei obrisciei, et ea parlieiilier de cet raipacti bnipalDi qui arrêtait t&nl à» fMÊtmt t ëMtittni* '^arU^. Ktdténce emcste, ^nr ntrisérk DlébtocrtMqhl aririt M U maliire M le rojet de ion oédié : troiiUnns partie.
■VaditBatjlhtlii.P8ÏHenet ivoinpte. 0h jiiVtrc c^nn'ùl. Ule oe dffllWa ^CAH. Elle marcha, «lie «Acnla. 6a eooterilt-, ce n'eit pobi r^bbanèf, xàiu côntinn et agir. Od M iti cMTeMll Jwint iatt eôiulottn ; mili adsil ctiadottré, < l'égiril dea prédeatlnas, Mt la point dMrit de la cODTonloD.
. Mri* iMora qUa «tdiiat ffadèMné f Dédi chosët : t' qû) eA bomfaitf qif 41le ehercholt AoltMBTear, elMuTéor d«t atttM; li^bce' MUT«Dr ët6lt datai 6 inébMi OH pbirWiiii <fa<t-a-4Mre due eette itiattoD jl^nPilèu nuirqiië daM Tordre ch h pr^ dcattasUOD UtlDe, oMIe deTOll fi^verSténr d(i taa tatul. TaU ce qui ta reUAt ri dlHgeale al ai icHre. Sartoirt, en ooonoflffi, die tim», et i
AntnqnoM-lkMll Ml exemple; nptumim) qcr^ hot nai dHWroaaio^aBra. UwMrtprMtotnr hâjfutice et la léiMri ft'eti ea qol noua topetae eoDmnôMitrnt anéi pA. Q^ noiil dvrCSk'ffaapMavI* «l plw atliutiltir Un pen Ai cette A atOt * ll<l*ll*m O» à q«M Hant-a ifwe téfètfdlTln oe'-p
mJelitua «oiaBitaiHmiBiiilBiB «irii-dÉflil que iioin nt le w . .
pMMÉpaadmqtMHbnflèmfliiolsniiéBrientqireUem le d^oH ahmcoimattre* Fafmk aw (Ui M qttft ttnt de IMt D0D< arooi pA>paM de lUre.
DEf <Ab Wtna/ PAilt«t>M gAMrtnw. La ^tnt gruid t^cttelo ^e U |tënlt«aijé an.T^iM'** <'''*' ^ rtot>eet bamIUf : ibria HHdtMiM nit Hea H tormodti*. Elle oe '
H one iaiDhi «ffrooleritf de' U i»«(«afce. leM^aeiUUè, M déja'eoDmwf U cet trel, ^«olt lu
ri pooTtrit-eHe We aeiUUè, jMqné <^«t(dt m^^bk , c'Oolt nue péelierewMP''<"ie impb ooel eit tUBr pMiéT de DODt raftd^ botlMit pifu» h ueB, iutunoe noai nmitiet hiU ponr le ■M.Ore'MMnelNmlB4MMaddMÉ04Wl^'tlin&nler, étqo-eUèidilrohla.La iNMIetiee, par un effet tonlcotilrllrf , h radh^uleiné (wnr te ma!, et bàrjlè {lodr leMen. ■ "^
78S ANALYSES DES HXH0N8.
m ! Sijt AtnMf i fMn m> teMMMa. Je »t lenU pc$ »mmm 4t Ami-ChrUt Ta-t-UDarei[tobiinMla ttaBmmMtarmoaOÊaipMmamtortaM icMpander «Mnmeiil irouTMu-nooKidilHdlepoiirOiMiwqaiiioiu dsTfaot ai bdMkiiMpn Intérêt pArituhle f -™r,«ur n
Tioiiiiai ruTii. Prinilenea effioMt. L'«n<iiqBda U pteAnor, telou Mbit Pial eaa*lil« I Wre lertir pour Dieu oe qa'oa a bit MTïir poor le pMA. Op telle nt'b péoilnM de Jlwleleiae. Elle enflaê» •« yev t pkurer. w* ehevesi « emner la pied* lie J*»u«-Cbri*t, MI iBiiiii i râpaodre «uf lei piedi da u nrtiDe Saureor dv Hifiieanpr6tiea»e»,etieiputamtàonte]le m ■erTuitpaoraoateatBrlbiieH, . Yoil» ponr Uni de temiiifi du iDOode la lolide preare d'une maiebni eoinermafilire 1 Dieu la McriDoe da tout oa qui ■ imiâ l'offenier! hunemlrwiMrqoefrt ÉqaiidqoB et tiompenie. Conimeiil lUtruin Je péebé, loraqu'oa n'en Test pai oonoer 1« racine T
ParcvquclapëaileDwdeMMlelelMlalencace, céfadiôe péoiteiice dor^rfa-ri moiiia cette Minle péailente l'épargna dau toute la tuile de «a ne, ploi die «Âa cette paix Intérieure dont la grâce la Hmplii lorique le Qli da Dieu lui dit, en loi remalttnt lei pécbéa : Allez tn paix. C'eat ce que noua éprojTaroai noua-mèoMt; Dieu, daua notre pénitence, noua rendra aimable ce qui piroiaaait d'abord Uuaooiittable a la nature.
roua lA PtTi DI aiflT ICSICE Ot LOTOLi.
C'Mt«!^■uBdiaoil|■Apàlreau^ cbrdtiena de Corinthe, et ce qui convient paiWtemenl » aaint Z^nace.
IhtMOn.FidcHltédeDien danala voralioa d'Ignace :praiBitre partie. FidâlUi'Igrace h auiire Is TOCalian de Dieu : deuiième partie.
PasHiiai Ft>Tiii.Fi<!^1ilé de DEca daua 1; localian d'Ignace. I" Fidélité «■«<» l'É- Kliie;l°fl(lélitéeu>era li^iisce même.
1. Fidélité d« Dieu enver) l'ËgliH.panrriglërêliie laquelle il anacita Ignace, en lai
iupiraut le dviaein d'une lie apostaUw : c'ëtok un tempa où l'b^^ie ■'ëlewit di toaleaparlsjetUieu, pour lu conifllKat pour défèudre aon Égliae, appela nat Ignace. VoiU ce i|Ui a rendu le* cofanta ff^caca si odieux flpoua tri bérMqan :
K glorifier. Qaelle-âtoit la source la plui . daai l'Egliae? L'ignorance des vériléi de Ja fui. Diendnne mTom [oer et par bii-néniB el par seaauceetaenn, pour calëeUier, pour 19, pour ourrir de» écalea publiquei, aii l'on apprit, BOnpout (rttea profanes, mtia la sdeuce dn Hlut.
fu entera Ignace, le reniant capable de aontanir a» d aaiMle w- I dons fiilcaordinaire* de la grâce, le metloot eu-éUt ée Vetée^r. sans leltrea et ;sans éludes ; maia Ken lout-â-:coap l'AsUlra il«iw n ligô-aite, et lui communiqua lea plut subluoea copauitNincea. Non tenlemMil IcBMa fa^^iré d'eu haut pour lui-même, maia pour la conduite dea antrea : il a'j a peat eil«rB oiDTBiiicu, qu'à lire ce livre admirable de» Eiercicei qu'il c9mpo»a. CHûtns ^traDger, unin^Ddianl, uninconnu: mai» Dieu lui promit de- lui être prupieviKuHt «t il le Tut, Cependant la ciel permit qu'Ignace (ùt persécuté : il aU rrai) "■■■t ftî^ penéculé pour la.juilice, et [iacr de aea persâculions de nouieani aTaatigea pomfoire conaoîireït aimer Dieu. «(«Jnl-eepâi de» graoe» et de» effetj de m DdéUtd de n quelque état que noua sajona, ai c'est Dien qui nous y eng^e, jl nom j
Iwi vip-tE PÀHTiï. Fidélité d'I^àqe à anivro la Tocatioa de Dieu. Fidélité nécM- Ba<re, et ilÈit laquelle il ae pouvoit Itra nn parlait atiniatre à» Diaa « inul. Fidélilé qui te rdduiiit t daui cboses : I' au lyin qu'il pri^ d'acquérir toolei lei dbpaiitioa requise* pour IDU minisière ; 2° a<I zèle qu'il Ht paroltre dau l'eiereice de aon Muialère.
\. Soin qui! prit d'acqaérir loulM le» dispositions requi*» pour *oir mioiaière. Ce
Alt en effet pour éèli qa'Igaace travaina d'abord à acquérir toutes les ? er6is»qtie demande le ministèr» éTengéliqiie, tortoat une parlMle morliflcation, GommeQt le traitat4i dans la grotte de Manrèie ? Ce ftit pour cela qu'à l'âge de trente-trois ans, il 8*abalasa juiqq^ se renfermer aveo des enftmts dans une école, pour 7 apprendre les lettres ; pour cela » qu'il ?int continuer ses études à Paris, mendiant Ini-mÀoie son pain de porte en porte, afin de fjpurnîr à sa subsistance. Gbose merTeilleose l c'est là que ce zélé disciple devint bientôt maître, e^ qu'il jeta les premiers fondements de son institat, en s'assdciant des compagnons.
2. Zèle qu'il fit paraître dans l'exerdce de son ministère. Sans parler de tout le reste, il suffit de considérer cette compagnie dont il forma le dessein, doot il fut l'instituteur et le cottductfur, et dont l'unique fin est la gloire de Dieu et la sanctification des «mes. Dire d'Iguace ou'il a été le fondateur de la Compagnie de Jésns, c'est faire en un mot l'éloge complet de sonièle ; car c'est donner à entendre que, non content de glorifier Dieu pair lui-même, il l'a glorifié encore par tant de missionnaires, de prédicateurs, de directeurs des consciences, de savants bommes, de martyrs. Soyons: fidties à pieu comme ce grand saint, en remplissant les devoirs de notre état. L» fi^ délité de Diey consiste à nous donner sa grâce; et notre fidélité Ml consister à agir arec la grâce de Dieu.
PODl Li FiTE UB IlOTEB-DAMB UBS ilIGBS; 8DB l'INDULGBNCB DB PORTIOIICULB.
ScJBT. Ce pawre a prié, et le Seigneur Va exaucé.
Ce pauvre, c'est saint François priant dans l'égliie de Portiuncnle, et demandant à Jésus-Ébrist, par l'intercession de Marie , une indulgence plénière pom* tous les pécbenrs qui visiteroient cette église avec les dispositions convenables.
Division. François qui prie pour les pécheurs, et çni psr le mérit»^ sa penonne est digne d'être exaucé : première partie. Marie qui intercède pour Françoit, et qui s'y trouve engsgée par les pins puissants motifs : deuxième partie. Jésus-Gbrist qui accorde^ en faveur de l'un et de l'autre, une indulgence que nous devons regarder comme un des dons de Dieu les plus estimables : troisième partie.
PRBHiiBB PAHTIB. Frauçois qoi prie pour les pécheurs, et qui, parle mérite de sa personne, est digne d'être exaucé : car qu'étoit-ce que François? f • Un pauvre vo- ' lontaire, %^ un pauvre crucifié, 5<^ un pauvre désintéressé pour lui-même et sélé pour le prochaio.
1. Un pauvre volontaire, un pauvre évangéliqne, instituteur d'un ordre de pauvres, parfaits imitateurs de la pauvreté de Jésus-Chrirt. En faUoit-il davantage pour lui ftdre trouver grâce auprès de Dieu« qui se plait à écouter jusqu'aux simples désirs des pauvres?
2. Un pauvre erudfié, e'est-à-dire un pauvre revêtu de la mortification de Jésus- Cbrist, jusqu'à porter les stigmates de oe Dieu Sauveur. Quelle austérité de vie, quels jeûnes, quel renoncement à tous les plaisirs ! Esprit de pénitence qu'il a laissé en héritage à ses enOsnts. Or combien Dieu devoit-il être touché de la prière d'un bomme en qui il déconvroit des traits si marqués et unes! parfaite image de son Fils! Jésus-Christ prie pour, nous dans le ciel, en montrant à son Père les cicatrices de set plaies; et François prioit sur la terre, en montrant à Dieu les mêmes blessures imprimées sur son corps.
5, Un pauvre désintéressé. Pour qai adressoit-il ses vœux au çlel?;Pour les autres, et i|on pour lui-même. Nos prières n'ont pas la même efBcaoe anprèsde Dieu, parceqne nous ne somipes ni pauvres de conir, comme saint François, ni crucifiés au monde, ni ebaritables, ni désintéressés!
DsouèMB PARTiB. Maric qui intercède pour François; et qui s'y trouve engagée par deux grands moiib : !<> motif de piété maternelle; 2° motif d'intérêt propre.
I . Motif de piété maternelle envers saint François : car la mère de Dieu ne devoit-
elle pas spéolalement chérir un bomme qui faisoit une profession particulière de lui
appartenir, et qui, dsns l'église de Portiuncule, voulut contracter une alliance étroite
avec elle, en se dévouant à sonservice, et la choisissant pour chef de son ordre ? Quand
754 AMALYaES DES SERMONS.
donc FfsnQois, k U téted«sei enfiinti, ptUM an imd de l'antel, Matie, praatem^ éé* Vant le trône du Seigneur, hii prétenftoit elle méma lear priera. %
2. Motif dlntdret propre. De quoi s'agu soit-U dans la eoocesiion de rindoigenee qaedemandoit laint François? L'église de PorUnncD|é, érigée som le n^.dè' Marie et sons le glorieni titre de Motre-Dame des Anges, étoit dsos op aliajidon gai la déilionoroit> et il étoit qoestion de la mettre dan^in noarean Instre^ en pittirant les peuples et y rétablissant le coite de la r^^lne du ciel. Déplus, il sTagissoit de fayoriser un ordre qui, de tons les ordres de l'Église, devoîl éire un des plus ardenla défenseurs des prifiléget de oetteyierge^iurloutde sou immaculée conceptioo. Ce n'eek point ea Tain qu'on honore. Blarie et qu'on se confie an elle, lorsque œ n'est point nu stérile honneur qu'on lui rend, ni une coqQance présomptueuse qu'on a dant sa médiatioD.
TaoïsièsiB PiBTiB. Jésus-Christ qui accorde, en fiifeur de Marie et de sainl François, une indulgence que nous devons regarder oouune un des dons de Diea ksplas estlmablei. Entre les autres indulgences, celle-ci est une des plus authentiques et des plus assurées, i^ parceque c'est nne indulgence accordée immédiatement par Jésns- Christ; 2^ parceque c'est une indnigenee attestée par les miracles les pins içert^os; S* parceque c'est une indulgence répandue parmi le peu{de chrétien avec un merrcilleut progrès des âmes.
1. Indulgence accordée immédiatement par Jésus-Christ : donc indulgence qui doit être Infaillible. Françdls néanmoms en communiqua avec le souverain pontife: car tel est l'ordre et l'esprit de Dieu, que toute révélation soit soumise au tribunal et an jugement de l'Église. En quoi la conduite de saint François condamne bien celle des hérétiques, qui ne veulent s'en rapporter qu'à eux-mêmes.
S. Indiilgenoe attestée perdes miracles certains, quoi qu'en puissent dire cesprétendna esprits forts qui demandent des miracles poui^ croire, et qui ne ventent croire nid miracle.
5. Indulgenc^répandne parmi le peuple chrétien avec un merveilleux |»ogrès dei âmes : c'ett ce qu'ont éprouvé tant de pécheurs convertis, tant de chrétiens lâctiei ezeités et ranimés, tant de Justes même sanctifiés. Du reste, pour gagner cette iodnlfBBce plénière, il faut renoncer pleinement eu péché j et voilà pourquoi il y en a très peu à qui elle soit appliquée. Ne négligeons rien pour profiter d'un avantagea prédeux.
siaaoïv pooB là fîts db .saint loois , boi db psinCB.
5CJBT. Qui â*enir€ les forls vous peut être cùmpari, et qui vous est semèlabU^ Seigneur, à vous gui ,éte^ ^ranâ et magnifia dans votre sainteté?
Quoique cet éloge ne convienne proprement qu'à Dieu,» on peut dire néanmoins, par proportion, que, de tous les Saints, il n'y en a point en de plus grand ni de phs magnifique dans sa sainteté que saint Louis.
pivisioH. Saiut Louis a été un grand saint, parcequ^nt né roi, il a fiiit servir sa dignité à sa sainteté: première partie. Saint LodIs a été un grand roi, paroeqn'U a sa; en devenant saint, faire servir sa sainteté à sa dignité t deuxième partie.
pBEUiBBB PiRTiB. Saîut Louis a été uu grand saint; parcequ'étant né rt^, il a lût servir sa dignité à sa sainteté. En effet, sa grandeur n'a servi qu'à le rendre 1» humble devant Dieu avec plus de mérite; 2° charitable envers le prochain avec pins d'éclat; 3o sé]rère à soi-même avec pluà de force et de vertu.
1. Hamble devant Dieu. Tout roi qu'il étoit, il ne se considéra que comme un sajet né pour dépendre de Dieu et pour obéir à Dieu ; et il préféra toujours hi qualité de chrétien à celle de roi ; de là procédoit ce zèle admirable qu'il eut p6nr font ce qui concernoit la gloire de Dieu et de son culte ; de là ce zèle pour la propagation de l'Évangile, ce zèle pour l'intégrité et l'unité de la foi, ce zèle |(our la disdpline.de rÉgUse» ce zèle pour la réformation et la pureté des mœurs/ ce zèle de la maison àe Dieu qui le dévoroit: or ce zèle n'eut de si merveilleux succès, que parceqn'il éloU soutenu de la puissance royale.
2. Charitable envers le prochain : rendant lui-même justice à font le monde, se ft-
ANAtYSES DES SËRUONS* TJB
lisrisaot at^ les^ paaTres, portant eo ierrQ le» oorpi de sea soUaU tliéa daaa une iglante bataille, fondant des bôpitaiu sana nombre. Or» à tout eela, eomMen loi ?it le pooToIr que loi dopooit la dignité de roi ?
\, Séf ère à soi-nyéaie. AÙatérité qui, dans le rang où le elel l'avait &it naltM, ddl 9 regardée ooiom^ i|p miracle de. la graoe» Car quel mirade qu'on roi oon? ert do ce, atténué de jeùnea, concbé s oui le 9ac et aur la oendee^tbaiom appliqué à eonn tre ses passions et à mortifier ses désirs ! VoUè notre cDadanmation. Saint Leola tt sanctifié jusque sur le trône * qui POnt donc nous anpèohev» ebaenn dans isotra t, de nous sanctifier P
3EiJxiiaiB PAaiiB. Saint Lpnis a été un grand roi» paroeqn'il a su, en devenairt saint» re serrif sa sainteté à sa dignité. U a été grand dans la guerre» grand dana la pnii^ ipd dans TadTersité* grand dana la prospérité» grand dana le gonTemement de aon ^aume» grand dans sa conduite aveo 1m étrangers; et c^est à qnoi lui a serrisa nteté.
I . Grand dans la gnerre et dansla piâx. U n'a point aimé la guerre pour Tivredana
sireté» et il n'a point aimé la gnerre pour aatisftiire aon ambition. Qui le rendoftsi
répide et si fier dana Jaa combats? e'éti^t le lèle de la aaose de Dieu qn'il défendolt.
l. Grand dans TadTeiwité. Exemple de sa prison» où sa aeule sainteté pnt si bien la
Ltenir.
\. Grand dans la prospérité. lamaia la France n'avoit été plua florissante» ni le
iple plus heureux» parceqne saiot Louis se faisoit une religion de oontvibner à la
idté de ses sujets.
I. Grand dans 1^ goui emement de ses états. Jéloui par piété d'y mabitenir le boa
Ire» il sjDtse fisirè obéir» craindre et aimer. Dl?ers exemples!
>. Grand dans sa conduite avec lea étrangers. C'étoit» dans le monde chrétien» le
ûflcateur et le Bnédiatenr de tona les difl^nds qui naissoient entre les tètes oouron-
)s. Déboutes parts on avoit recoure à lui» pareequ^on oonnoissoit sa probité et sob
»rruplible équité. Exemples.
Fausse idée des libertins» qui se persuadent qu'en sui?ant les règles de la sainteté
mgéliqne» on ne peut réussirdana le monde.
I*^ siaifOH aoa l'anT aaLiGiBDx : u Taisoa ciOBâ oahs aà aBaioioif.
JET. Le ro^au1ne des cieux e^t sefinblfélf 4 un trésor ei^krri dans nn eltamp ? l'homme qui Va trouvé le caehe , et, transfiçrU (le joia» il va vendra tout ce gu'ii possède, et achète ce champ. . .
Quel est ce trésor» et où est-il oacbié, ai ce n'est dans Vétat relitfienar DiYisiôn. Le trésor dont i\. est loi parlé» c'est le parfait cbri$tianisme. Or t^îcî lea »is ayantages de Tame religieuse : c'est qu*ea quittant le mond^ et se cpn^aoniiit # religion» elle trouve parfsitement le cbristiaqisme» inveniii première pacile : st qu'embrassant une Yie cachée, elle le met en sûreté» abscoadit;. deuxième pai*- : et c'est que» n^ sa réservant rien» elle Uachète au prix de (ouïes cboaes» et wtkiit iversa quœ hahet^ et émit ; troisième partie
PaEHiiuiE PARTIE. Premier aTantage de l'ame religieuie». c'est qu'en quittant le mde et se coaaaerant à la religion, elle trouTe parfaitement la christianiame : Uira* 1. te christianiame pur et saps tache ne se trouve point dans le monde ; mais on le luve dans l'état religieux : car c'esV^là qu'on trouve des communautés d'amas élues» i , vivant dans la chair» comme parle l'ApÔtro» ne vivent point selon la chair; d'àis innocentes et tout ensensbie pénitentes ; de saintea vlergeaqul usent de ce monde [lime n'en qaant point» qui sont crucifiées au monde, ek à qui le monde est craie. Tout ceîa nous paroit grand et au-dessus de l'homme» msîa tout cela est nécesire pour le vrai christianiame.
Hors de la religion ce trésor ne se trouTo qae rarement, on même» * prendre le 3nde dans le sens de l'Écriture» ne s'y trouve point do tout. €ar tout ee qnt est ns le monde est ou concnpisoence de la chair» ou concupiscence des yeux , on orleil de U vie.
756 ANALYSES DES SEBMONâ.
En effet , en quoi eontiite ce chriitianinne qni ett par exoeHenee le doo de l>ien ? Dant la béatttode de la paatreté, dant la gloire de llianiilité, dana le goât et Tattrait de ranitérlté. Or Toilà ce que le monde ne connolt point. Dana le monde il y a dei panvrea, maia qui s'eatiment malbearenx de l'être. Dans le monde on ? oit dea hommea huniliéf , maia qni ont en horrenr Vhnmllialion. Daifa le monde on aooffre, mali on eat au déaeapoir de aonffrir. U n'y a que dana la reUgion où l'on troaye dea pauvret qui le font un bonheur de leur pauvreté ; il n'y a que dans la religioo où l'on ae glorifie d'être obicur et humilié; il n'y a que dans la religion où l'on aoaCÉre aTce joie, et où l'on ae fasse un plaisir d'être mortifié.
BiDiiàMi rARTf a. Second avantage de l'ame religieuse, c'est qu'embraaaant la vie reUgiense, elle met en sûreté ce trésor du christianisme qu'elle a trouvé : a&5coiuiit. La retraite religieuse eat pour elle un préservatif, I* contre la cormptfon du monde, 2f contre les railleriea et la censure dn monde, 5** contre les vaines complaisances et la fausse gloire du monde.
1 . Préservatif contre la eormption du monde. Car l'ame religlense s'étaot aéperée dn monde, elle ett à couvert de fa dissipation dn mondé, de ses attraits, de ses exeniplés» de ses lois, de ses usages ; et, au lieo que le monde corrompt pour lea mondÉias les ebofcs même les plus indifférentes, la religion sanctifie tout.
2. Préservatif contre les railieries et la censure du monde, n y a des amea dans le monde qni vendraient servir Dieu, mais le respect hnasain les arrête : an lien qoe l'ame religieuse est indépendante des jugements dn monde, et que la cenaure mène du monde seroit pour elle une raison de s'attacher à son devoir; car le monde ae censure les religieux qu'autant qu'il tes voit s'écarter de leur profiession.
S. Préservatif contre les vaines complaisances et la fausse gloire du monde. Qjotm chrétien dn monde fasse la moindre partie de ce que ftit une ame religiewe, en l'exalte, on le canonise, et les louanges qu'il reçoit sont une dangereuse leniatiop poar lui : mais dans la religion la vie parfaite est une vie ordinahw, et par oonîéqnenti l'abri de toutes les atteintes d'une vsnité secrète.
Taoïsitea pa«tib. Troisième avantage de l'ame religieuse, c'est qu'elle donne feol ponr pos^édfrce précieux trésor du christianisme: Fendit inflwrsa quœ fcnbef. d «mit. On voodroit être chrétien dans le monde; mais en même temps on voudrait qu'il n'eu .coûtât rien. Dans la religicm, on sacrifie tout pour ceki, et l'on ae dé^woilie de tout. Belles paroles dans le monde prétendu chrétien, helles appareoecn dSa réforme: mais dans la pratique, oisiveté, mollesse, amour-propre. Daas la rdiglOD» exercices pénibles, jeûoes» veiHes, silence, pauvreté, offices divins, etc.
Dans le monde on professe le christiaoîsme; mais en même temps on faU dans le monde sa volonté, et on vent toujours la Dure. Dans Ui religion on y renonce; el n'estce pas le plus grand de tous |es sacrifices? La plupart des vertus du monde sont des vertus païennes : dans la religion èe sont des vertus vraiment chrétiennes. Erreur de Lutter, lorsquil osa avancer que les vœux de la religion n'ajoutoient rien à la aaintelé du baptême, et qu'un simple chrétien donnoit autant à Dieu qu'un religieoz.
n* SCB l'état BBUGlin^; |.B CHOIX QOE DIEU Pirr DE L'AHB BBLIOnUSE, BT QOB L'AHB
aBLIGIEUSa FAIT DE DIEU.
Sujet. :5oiivenej8-retts-en, Israël, et nel'oubUez jamais : vonù choisissez onjonrd'fcui le Seigneur, afin qu'il sait ve^e Dieu; et k Seiçffieur vous choisit atgotinl'kst, afin que vous soyez son peuple partictUier,
€es paroles expriment parfsitemeni ce qni se passe entre Dieu et l'ame rdlgiense. lorsqu'elle se consacre à la religion.
Division. Le choix que l'ame religieuse finit de Dieu, afin qu'il soit paî^iienlièrenient son Dieu : première partie. Le choix que Dieu fait de l'aine reUgieuse, afin qu'elle soit particulièrement sa créature : deuxième partie.
PaaniàBB pabtib. Le choix qae famé religieuse fait de Dieu, afin qu'il aoit partknlièremeot son Dieu. 1^ Choix glorieux à Dieu; 2» choix heureux pour l'ame religieuse ; S« choix qui lui rend Dieu souverainement nécessaire ; 4» choix après kqnil
aussi Dieu loi safflt; 5» choix enfin par où Dieu devient spéetalement et plot proprement son Diea.
1 . Choix glorieux à I^ed : car c'est reoonnoitre autbéntkinenient rexoelleoGe de l'être de Diea et sa.iouveraiaété, puisqu'il n'y a qn'un Dieu qui mérite que noue quittidos tout pour le posséder. Hommage qni lui est dû, et qa'U ne reçoit dans toute soh étendae, que de l'ame religieuse.
2. Choix heureux pour l'ame religieuse.- "Ce choix est pour elle une assurance aussi grande qu'on peut l'avofar en cette vie, qu'elle aime Dieu de dët amour parfait dont la in^ceest Inséparable.
S. Choix qui rend Dieu aouYeramement nécessaire à l'ame reMgienae. 3i par son infidélité elle Tenoit à ne pas trouTcr Dieu dans la religion, ne pouTani d'ailleurt y txx^uyer les consolations du monde, quelle seroit sa ressource? Du reste, heureuse nécessité qui l'oblige à s'attacher à Diea. .
4. Choix après lequel aussi Dieu suffit à l'ame religieuse. Les mondains, comblés dés biens du monde, ne sont pas encore contents : l'ame retigieuse, avec Dieu seni , joait d'une paix parfaite^ et nous sert de preufc sensible pour oonnoitre comment IMeu seul fera dans le del toute notre béatitude.
5. Choix par oà Dieu devient spécialement et plus proprement le Dieu de l'ame religieuse. Dieu lui tient lieu de tout ; il est donc particulièrement son Dieu. De plus, il est le Dieu de tout l'univers par la nécessité de son être ; mais il est plus proprenaent le Dieu de l'ame religieuse par le choix libre et volontaire qu'elle a f^it de hd.
DscxiiMB pABTiB. Lc choîx que Dieu fait de l'ame religieuse, afin qu'elle soit parlimlièrement sa créature. Elle ne pouvoit choisir Dieu, si Dieu auparavant ne l'avoit choisie et recherchée : mais pourquoi Dieu l'a-t-il choisie? I» afin qu'elle soit sainte; a» afin qu'elle soit irrépréhensible; 5» afin qu'elle se^e de modèle aux chrétiens du siècle ; et c'est ainsi qu'elle appartient spécialement à Dieu, et qu'elle en est particulièrement Ui créature.
1. Afin qu'elle soit sainte; car Dieu l'a choisie afin qu'elle soit plus dévouée à son service. Or Dieu étant saint, et le Saint des saints, dit saint Chr^sostome , il vent et il dol^ être servi par des saints. Et n'est-ce pas de quoi sont remplies tant de commn^ nantés religieuses?
2. Afin qu'elle soit irrépréhensible. Dans l'état religieux une sainteté ordinaire ne suffit pas; il faatune sainteté irréprochable, une sainteté à l'épreuve de toute censure, une. sainteté où le monder, ce monde critique et si attentif à observer les personnes religieuses, ne puisse découvrir aucune tache. Il faut, pour l'honneur de Dieu, que les religieux puissent dire aux mondains ce que saint Paul disoit aux païens : Capite nos : Exammez-nons, et voyez s'il n'y a rien dans tonte notre conduite que vous ayez droit de reprendre.
5. Afin qu'elle serve de modèle aux chrétiens du siècle ; car qu'est-ce qu'un vrai religieux, smon un chrétien parfait, et une Image vivante de la perfioction éyangéligne?
Les personnes religieuses sont donc le peuple de Dieu particulier, et d'une façon I^ua propre ses créatures, puisque rien ne leur manque pour être totalement, uniquement et irrévocablement à Dieu.
m* sua l'btàt bsliqisdx : lb benorcembiit bbugieux, et lbs bscompenses qui lui
SONT PBOHI8B8.
ScjBT. Pierre prenant la parole» dit à Jésus-Christ : Vous voyez, Seigneur, que nous avons tout quitté* et que nous vous avons suivi : quelle récompense en recevronsnous donc ^ Tésus^Christ leur répondit : Je vous dis en vérité qu'au temps de la résurrection, vous qui m'avez suivi, vous serez assis sur des trônes' pour juger les douze trilfus d'Israël, Et quiconque aura quitté sa maison, ses frères et ses saurs, son père et sa mère, recevra le centuple, et aura pour héritage la vie éternelle.
Voilà en quoi consiste le renoncement religieux, et le fruit que l'ame religieuse en
Mt sipérer; tûitt « qui a porté Unt de cbrëtleiii I iè lépar^ do mondée et A se iépoaiUlhr de tout pour inivre Jésm-CbrUt.
Divmofl. Avoir têut qoiM'potaf suivre Jé*iti*CbHst, d'est pedr l'éme religieuse rine grâce inestimable, et le fonds de toutes les grâces dont elle ett redevable à Dien dans la rtfition : prengÂre partie. Avoir droit ànx promesiel de Jésds-Christ» c'é&t pour I' ame religieuse one récompense et nne béatitode commeliicéé» mais qu'elle doit sontoarir par sa fervenr^ et qu'elle doit oootlniiellemeat mériter daiiS la r^igidil : dettiième pamau
Paiwàai PiaviB. Avoir toot quitté pour Jésus-Christ, c'est pour l'snie religieuse «ne graeè inestimaMe, et le ftmdi de toutes les grâces doèt efte est redevable à Dieu dans la refigion. Bien loia de se gloUBer du sacrifiée qu'elle a Mt, elle en doit remercftar DM, qtd lui a inspiré le dessein de renoncer, f « A des Mens otiéreux, 2» à des biens contagieux^ S* à des biens qui, dans la vicissitude eofertfamellé des choses de la vie, et plos encore dans l'inévitable nécessité de la mort, n'aboutissent qu'à affliger l'homme et à le rendre malfaeoretu.
1. Biens onéreux, Je dis onéreux pour la conieleace : cc sont de grandes diar^es devant Dieu, à qui il en faut rendre ooéopte. Les vrais chrétiens en ont tremblé, loriqallè oht été pourvus de ces biens ; mais l'ame religitttlè en est décfaàrffée. Et h'ett-U pas plus avanlagenx pour elle de ne les point posséder, que de les avoir, 6t de courir te risque affreux de se perdre P A quoi à-t-elle proprement renoncé t est-ce à fagréa- Me de ces Mena? Non, puisqu'il est même défendu abl chrétiens du «tfede. Elle n*a donc fait , à le bien prendre, que se délivrer de ce que ces biens ont de pénible.
8. Efens eoatagieox : Mens qui souilledt Vfime par la cupidité qu'ils y allamehl. n est d^me extrême difBeulté de les posféder sans t'y attacher ; et, en s'f attachant, il ifAit pas poaàlble de se sahvcr. C'est dotac nh parti Mên plus aisé & l'ame religieuse de s*en déMre tout d'un coup» et de s'épargner alnd tint de combats qne les cbié^ tleai du MMe ont à lotttenlr, poolr aceordér ensemble la possession de ces biens cl le soin de leur salut.
5. Bienâ qui , dans la viciftsitdde conf iouelle des chdsès dé la vf e 6t dans l'inévitable Héœrilite de la mort, «'abodtissent qtt'à affliger l'homme et à lé rendre malhearem. Ce softt des Mens fraglies : mille acddéhtl lés fbnt perdre, la mort an moins jës enlève ; et sur cela, à quels chagrins ne sont pas exposés les gens do monde? tandis que rime réMgieuie ekt indépendante de toutes lél calattiités publiques ou part/cnfiéraf, et (|u'élte voit Ésns regret approcher la ttiort.
Dseiiittaik riatia. Avoir droit aux promesses de Mus-Christ, cTest d^a pour Vame iféligiénsè ntiè i'écompeiift etiilie béatitude commehcée , ttiàis qo'elle doit soutenir par sÉ Ksrvenr, et qu'elle doit continoellemeat mécitéirdàns là religiota. Trois prOriiesses êb fésulhChrist ; f « coefiance au Jugement de Dieu , et même supériorité et prééminence ; 2** le centuple en ce monde ; 5o la vie étemelle dans l'autre.
1. ConfiiiAceau jugement de Dieu, et même supériorité et prééminence. Exemple dé iidftt Hilarion qui é'écrioit à la mort : ^or5, moft aMêt que crains-tti ?Uya près ât 5oiâ;ante-dix ans gue tu sers Dieu. Outre la conSance , supériorité et prééminence : Je tous dii en vérifè ^*au temps de Ut résttrrecfion, vous iui m'avez suivi, vous serez oiHs Mr êes frénés pour jti^er les douze tribus û'IsraH. £ti effet, la vie des personnes religieuses sera la condamnation des mondains.
2. Le centuple en ce monde. Qu'est-ce que ce centuple? La liberté de l'esprit, la paii hitâfleure, les dons de la gracê. Erretir du ihondalii qui vûhdrolt joodr de ce centuple , sans se mettre auparavant dans les dispositions néciessaires. D est vrai qu*flys des âmes religieuses qui ne le goûtent pas ; 'mais pourquoi ? parceqn'elles ne aont pss vraiment religieuses selon resprii et le cœur.
, t. La vie éternelle dans l'autre inonde. Ainsi l'a dit an termes formela le Fils de Dieu : (juxcoifique aura quitté sa maison, ses frères et ses sœws, son père ou sa mère» recevra le centupUt et possédera la vie éternetle. Or de telles espéranoea et de teb avantages ne sont- ils pas déjà pour l'ame réfigiense nne félicité anticipée ; et qu'j at-il de plus propre à exciter sa fe^Yenr >
IV* soB l'État, iiuetiox • L'orroBinon aotusiut des «n.i6iB0i bt dbb <:àftxtnRS '
pu SIÈCLE.
Sojbt. Je vous conjure» moi gui suis 4ans les chaînes pour le Seigneur» de vous conduire d'une manière qui soit digne de votre vocation.
Une yierge qoi se consacre à Diea par la profession rengiense peut ^îre , comme saint Paul, .qu'elle est dans les chaines pour le Seigneur ; et c'est par son exemple qu'elle nous apprend au moins k rempUr dignement les dcToiis de la Tocation cbrétienne.
Division. Bien n'est plus capable de confondre la Ucbeté dès cbréliéni do slède, qae de considérer la perfection de l'^t religieux : première partie. Etri^nn'ert ptnt propre à consoler les religieux et à les confirmer dans leur vocation , que d'envisager les malheurs presque inéTUables et les obligation^ des cbrétieoB dn siècle : deuxième partie. ^
PasMiàBB PÀBTiB. Rien n'est plus capable de confondre la lâcheté des chrétiens du «iècle. que de considérer la perfection de l'état religieux. Celte vue, f« leur découvre aensiblement ce qu'ils doivent être et ce qu'ils ne sont pss s 2*" les détrompe de rerreor dont ils se préviennent souvent» que la loi de Dieu est pour eux quelque chose d'impraticable; 5*" réfute toutes les excuses qu'ils allèguent , quand on leur reproche leur paresse et leur négligence dans la voie die Dieu.
1 • Cette vue découvre sensiblement aux chrétiens du siède ce qu'ils doivent être et ee qu'ils ne sont pas. Dans les premiers siècles de l'Église, il n'y avoit point de religieux, parce que les chrétiens» vivant en èhrétiens» étoieot alors comme autant dé religieux. Dans la suite des temps» cet heureux état du christianisme a changé par le dérèglement des mœurs ; et Dieu a suscité les religieux , afin qu'ils fussent pour les chrétiens du siècle une image sensible de ia pertoction dont ils sont déchns et on ils doifcnt tendre. Que doivent«ils donc dire en voyant lasiilnteté de la profession religieuse ? ce que disoit à peu près siiint Antoine après avoir vu saioit PanI anachorète : Malheur à moi qui porte en vain le nom de cfirstieii / .
2. Cette vue détrompe les chrétiens du siècle de l'erreur dont ils se préviennent souvent,, que la loi de Dieu est pour eux quelque chose d'impraticable. Quand ils vment tant de religieux pratiquer les omifeils même les plus héroïques, comment peuvent-ils se persuader que l'observation des préceptes leur est impossible? Non poieris quod isti et istœ ? Quoi ! vous ne pourrez pas faire au moins une partie de ce que foot ceux-ci et celles-là ?
5. Cette vue réfute toutes les excuses qn'allèguent les chrétiens du siècle, quand on leur reprocbe leur paresse et leur négligence dans la vole de Dieu. Quel prétexte peut les justifier? est-ce la naissance, l'éducation, l'âge, le tempérament» les infirmités? mais ils voient dans les communautés religieuses des personnes de toute condition, de tout Age» de tout tempérament, porter avec constance» et même avec une sainte allégresse , tout le poids de la règle la plus austère.
DEuxiàME partib. Rien n'est plus propre à consoler les religieux et à les confirmer dans leur vocation; que d'envisager» f» les misères presque inévitables des chrétiens du siècle; t" leors obligations indispensables jnsques au milieu du monde.
1 . Les misères presque inévitables des chrétiens du siècle» Le religieux a ses croix : mais n'en a-t-on pas dans le monde; et, croix pour croix » celles de la religion ne valent-elles pas mieux » puisqu'elles sont salutaires ? On dépend dans la religion : ne dépend-on pas dans le monde ; et la servitude n'y est-elle pas incomparablement plus dure? Ainsi du reste.
2. Les obligations indispensables des chrétiens'du siède. Obligations auxquelles leur salut est attaché; obligations qui , dans ce qu'elles ont de plus essentiel et de plus onéreux , sont aussi étroites pour les personnes do monde que pour les religieux; enfin, obligations que les personnes du monde ne peuvent néanmoins remplir qu'avec des violences extrêmes, au lieu que les âmes reHgieuses ont tontes les facilités imaginables pour s'acquitter, soit des deyolrs communs à tous les états du christtattisme »
7m ANALYSES DES SERMONS.
•oit dat defoin propret de leur profeuion. Du reste « avantages qui ne dimiiment en rien la mérite du saerifice que font à Dien les personnes religienses.
V* SUl L'ÎTiT IBLIGIBCX : COHPiRilSOll DBS PBE80N1IE8 lEUGIEOSBS ATIC JSSOS-ClIlIgT
1B88US€ITB. ^
SojETf Si fums iommei entrés en Jésus-Christ par la ressemblance éesa mort, nousk serons en même temps par la ressemblance de sa résurrection.
État de Jésns-Christ ressnsdté» vrai modèle de la perfection religieuse; oa « rie religieuse dans sa perfection , fidèle imagé de l'état de Jésas-Ghrist ressuscité.
Drrisioii. Conformité de l'état reUgieax avee Tétat de Jésus-Christ ressuscité^ soit |»ar rapport an corps, soit par rapport à Tame. Par rapport au corps; c'est œ que ftit l'angéliqne pureté que professent les personnes religieuses : première partie. Psr rapport A rame } e'êrt ce que fait rentier .éloignement du moode, et l'întiine commerce avec Dieu où Yifent les personnes religieuses : deuxième partie.
PaBMiàBB PÂBTiB. CooforiDité de l'état religieux atec Tétat de Jésus-Gliriat ressadté par rapport an corps < c'est ce que fait l'angélique pureté que professent les personnes religieuses. Quatre qualités des corps glorieux , selon saint Paul « et en parlicnlier do corps de Jésns-Gbrist ressuscité : \ <> corps tout spirituel , Surget corpus spirituale ; 9!* corps incorruptible , Surget in corruptione ; S"* corps tout éclatant de gknre; Surget in gloriâ; 4P corps plein de force, Surget invirtute. Or voilà dans one vierge dévouée à Dieu les quatre effets de la chasteté.
f . Corps tout spirituel, Surget corpus spirituali : c'est-à-dire corps affranchi de la aervilude des sens. Tel fcit celui de Jésus-Christ ressuscité , tels seront ceux des biesbenreux après la résurrection , et tel est l'état où le vcen de chasteté met ooet^ersonne religieuse.
2. Corps incorruptible) Surget in corruptione, La diasteté^ semblaMeà oeprécieax parfum que Madeleine répandit sur les pieds du SauTeur du monde, est, dans la pensée des Pères, comme un baume sacré qui maintieàt le corps d'une épouse de Jésns- Gbrist dans une intégrité parfaite. Hors de la religion elle seroit en danger de ae corrompre; mais l'état religieux est pçnr elle un préservatif assuré.
5. Corps tout éclatant de gloire, Surget in gloriâ. C'est une inviolable cbisteléqui iàit aux yeux de Dieu le plus bel agrément "â'ane vierge. C'est elle qui l'élève à la noble alliance qu'elle contracte avec le Verbe de Dien, en devenant Vépoose de l'Agneau.
4. Corps plein de vertu et de force, Surget in virtute» La pureté des corps glorieux après la résurrection sera une pureté sans effort; mais la pureté d'une vieige sur la terre est une pureté victorieuse, qui résiste et qui triomphe.
Du reste, tout cela demande dans les personnes religieuses un grand aoin de se conserver, et l'exerdce de toutes les vertus nécessaires pour se maintenir : morale que les chrétiens du siècle doivent s'appliqner à eux-mêmes.
Deuxi&iib parths. Conformité de l'étatreligieux avec l'état de Jésus-Christ ressuscité par rapport à l'ame ; c'est ce que fait l'entier éloignement du monde et l'intime commerce avec Dien où vivent les personnes religieuses. Comment vécut Jésus-Christ sor la terre durant les quarante jours qu'il y demeura après sa résurrection? !<" U y fat séparé du conunerce des hommes ; 2° si de temps en temps il se fit voir à ses disciples, ce ne fht que pour des besoins importants ; 3° dans ces apparitions il vit ses diadples et leur parla, mais en leur témoignant toujours une sainte impatience de les quitter; 4° du reste, il n'eut d'entretien qu'avec Dieu, et tonte sa conversation fut dansle cid. Or n'est-ce pas là, en figure et en abrégé, la vie d'une ame religieuse?
{. Jésus-Christ fut séparé du commerce des hommes, et toute Irvie d'nne ame religieuse est une vie cachée avec Jésns-Gbrist en Dien.
2. Jésns-Gbrist de temps en temps se fit voir à ses disciples, mais ce ne ftU qœ pour des besoins hnporiants , pour les rassembler, pour les .confirmer, pour les consoler, pour les instruire. Une ame religieuse ne doit avoir de commerce aveo les chré-
Ueni da lièole qn'autantquerédifioation, le lèle, la charité, la nëoessttéj le demandeiit.
5. Jésofl- Christ dans tes appAritioni rit aet disciples et leur parla» mais en leur témoignant toujours une sainte impatience de les quitter. Dans les Tisites qu'une ame religieuse reçoit quelquefois de ses proches» elle n'as^requ*à rentrer bientôt dans sa retraite» et qu'à retourner à ses exerâices.
4. Jésus-Christ n'eut d'entretien qu'avec Dieu» tonte sa oouTersation foi dans le ciel ; et nue ame religieuse n'est occupée que de Dieu, ni ne goûte .que les choses du ciel. Heareuse rie dont elle comprend le bonheur» et dont elle rend ssns cesse à Dieu des actions de grâces.
YI« SUH L'ÉTàT RELIGIEUX : L'ALUÂIICB UB L'AHB HBUGIBUSB ATBG DIBU.;
Sujet. Mon &i«n-aimé est à moi, et Je ws à lui.
C'est rame religieuse qui parte, et qui» sous la figure de l'Épouse des Cantiques» nous fait conooltre la sainte alliance qu'elle a contractée avec Dieu.
DiTisiON. Trois choses forment une alliance : le choix» l'engagement et la société. Que tait donc une jeune personne en embrassant la profession religieuse? elle choisit Dieu; première partie: elle s'engage à Dieu; deuiième partie : elle s'acquiert, pour ainsi dire» un droit spécial sur tous les trésors de Dieu et sur Dieu même ; troisième pariie.
Première fàrtie. L'ame religieuse choisit Dieu. Car qu'est-ce que It profession
religieuse? Le choix le plus singulier que Dieu puisse faire de la créature , elle choix
le plus authentique que la créature pcdsse faire de Dieu. Dieu appelle l'ame, et l'ame
lui répond. Or celte correspondance n'est rien antre chose que le choix qu'elle Aiit de
•Dieu.
Choix si excellent et si pai*faît, que rame religieuse a droit pour cela de quitterpère et mère, et de rompre en quelque sorte les liens les plus sscrés de la nature. Il n'en est pas de même des Yierges du siècle : toutes yierges qu'elles sont» elles n'ont pas enc(M« choisi Jésus* Christ d'une manière >qoi les autorise à se retirer de la maison paternelle. H y a plusf non seulement l'ame religieuse quitte père et mère, mais elle se quitte encore elle-même.
Choix qui dcTient pour l'ame religieuse une raison de servir Dieu aveo toute la ferveur que demande son état.
DEoxiiHB PARTIE. L'amc religieuse s'engage à Dieu: f"* engagement sacré ; 2f engagement solenoel ; 5<> engagement irréTOcable.
f . Engagement sacré , car c'est un engagement de Yceu. D'où il s'ensuit que c'est le pttts grand de tous les engagements, et qu'en ce qui regarde robservance des choses que l'ame religieuse a Tonées» elle ne peut commettre d'infidélité qui ne tienne de la nature du sacrilège.
2. Engagement solennel. U n'est appelé profession que parcequ'il est contracté à la face des autels » et devant les ministres de l'Eglise. Différence d'un vœu solennel et d'nn VŒU particulier. L'Église accepte le premier» et n'accepte pas l'autre.
5. Engagement irrévocable. Les vœux de l'ame religieuse sont indissolubles. Elle a néanmoins encore tout à craindre de sa volonté» qui» par son inconstance» peut, non pas se dégager de l'obligation, mais se relâcher' dans l'observation de ses vœux ; et Toill ce qui doit exciter sa vigilance.
TaoïsikHB PARTIR. L'amc religieuse acquiert un droit spécial sur tons les trésors de Dieu et sur Dieu même. Dieu est le Dieu de tout le monde, mais il se donne spécialement aux âmes qui ne veulent que lui, et qui ne s'attachent qu'à lui. Or que veut antre chose l'ame religieuse, et quel autre bien se réserve-t-elle P Deux témoignages tiréa de l'Écriture, l'un de David, l'antre des Ji|i£s lorsqu'âs cnfarèrent dans la terre promise.
Il est vrai que l'ame religieuse» en faisant alliance avec Jésus-Christ » fait alliance avec un Dieu pauvre, avec unDieu humilié» avec un Dieu crucifié» et qu'elle doU entier avec lui en société de peines et de maux; mais dans Jésus-Christ tout s*est converti
m AIfâLYSES DES SERMONS.
M Ub». €S0 Mat été tUÊta ftoorlif ittondaloi qoi n'en profitent pas, «t qol les porteot sauf ooofolatioQ : maif ce sont des biens pour l'ame religiense, qui se les renà Hl^laires» et qai, fier la ftlM de léita-Ghrisl, y goûte ane otiction toute diTîne.
VoUà «0 qui doit s*fir de iiolèle «tz chrétieku du sièole. L'eiempie d'ane âme jo^ifîeuseb saidéUté, safenredr^sa Goùstaiice>.soodétaebemeak,ooufoad lear tiédeur, leur lâcheté, leurs attaches crimioelles aux Mens de la terre. Du reste, qaetqne difléfMce qBlIj lit eotre l'étal reUgieat et celui des gens dà mObde , deox vérités toot •ertf^aet : t^^qv» Ibs fent dn moilde garent eoï-mémes être parfaits dans leor état qt sfriao leur état» coflame tes religieaz; S» qtie non tenlemeat ils le peayent , mûà qu'ils y sont même indispensablement obligés.
uttôaTiMN «foa Li caiini tiiVns lu rifavass. Soitf. fkmnki, et touè SEtei entièremenî purifiés.
Lawrrhpiloi fitt kftclè, fëlbn saidl Bernard, Tient surtout de trois sources, qui sent l'orgnett des tWbèasfSi, Ifeè ttlHlft d'une vie séosuelle, et la dissipation des afâirêl hmnaléél. CNr tKHnt de iMAéur présénràtif icontre ces trois écueils^ que las iftafres 8e la tiiarité cKrétienne.
OiTisiÔiv. Kftà dé pliUi cfflcibe qni îès œutres de la charité chrétienne pour défenin iMtè tidttllllé de Toi^eil dlà tidiésses, première partie; notre pureté, des attraits d'une YJe sensoelle, deuxième partie; notre piété, de la dissipation des afEsires httMiiMk troiiiteiJS partie.
PlfeÉiftiB ^ikiii. Klën de pins efficace que les œuvres de la charité chrétienne pour Mftndre fiOt^ hdlMBié fié t'obgueil deé ri chesseè. tar si le riche a du bien, il doit, eo tërth de TMigàtitHl de l'aUihônè et de§ œdvres de charité, se dire à Inl-méme qns. œ bien n'est ix>int proprement à Ini, qu'il ne l'a que par commission, et qu'il en est «omjptlblè I Ôien et atti pâtintî i ft Dieu, dont il Fâ reçu ; aux pauvres, pour qui il liirèçu.
Dé tl H s'éhftalt 4hMI hë déft K cônii^firer qtie comme le tuteur des pauvres, et eMfne ayaht été étabU de Dieu i>onr les sei'vir.
Sérrl^ tel padTres, ministère hohorable, puisque c'est servir Jésus-Christ même; mais, du reste, ministère bien capable de rabattre lés enflures de notre cœur et les lilntëurs de notre esprit. Exemples de saint Loid^ , et des deux saintes Elisabeth.
DEuxitaiE PABxn. Rien de plus efficace que les oeuvres de la charité dirétienne pour déteildi-è boM i>diité dèi attraits d'une vie sensuelle. La raison est, que la pratique des œuvres de charité nops engaoe à voi^ les pauvres, et à être témoins de leurs miliréi. Dr èelte tue eit le itmraè le plus prompt et le plus sûr contre l'amour de noos- IfiêÂes et les sensualités du siècle.
0e II TcA àt^tirëtld ft s'oCcdper ttitlUil de te ^rsonhe , k retrancher les excès dans les ornements mondains et dans les repas, à souffrir dans les occasions, enfin à sonteûïv les ftdstèrités de là pènitéticè.
titbisilÉB plaTiE. Kièh de plos efficace que les œuvres de hi charité chrétienne
Knr défendre nôtre t>iéié dé là dissipation des âfhiires humaines. Une vie agissante \ i èrfiddié pat la dlssipàtton où rite jette; non pas néanmoins qu'elle soit poor eéli ciîbdèffliifllile. il y à des toins dans la vie , et des soins bumains, dont on est oMi^ dé Se éha^géf': Mais le moyen d'en éviter b dissipation et d'y entretenir sa piété^ c'estd'yiolndrelesœnvres de charité. , ; . dr ou œuvrëè dé cnàrifé éitfnt pliis Communément pratiquées avec une intention . Hifitt et êh- vttè dé fitèu, éllé^ ihspitenl là dévotion, elles la nourriàsent« on eUcs la rllhflilètit Idriqu'âië commence à l'éteindre.
àu^a sva ti cfliarri anvfcas iM Vkmtu,
SoiBT» Le bon f ratn, c'est la parole de Dieu,
CèlMi tî*liiè. tètté niable dé bt^ se di&pebse encore à certains jours dans les asniUAkê m tbaiité, ex dààî \éà êxtiôrtéfiôns que les prédicateurs, figurés par ie la-
t*ettr ûù rËtanghe, y Ibât en ftiTèaf des pitiTiIss. Mâiî a'où vieiit qti'on en retire il de fruit f i^est ce qn'il fatit p)*ëÉèntenlènt èiaiiiltaer.
lYisioii. Dans les dtffêretites qnaUtél de le bôntte et de Ta manTaise terre où le n 6Bt jeté* nom poterrOnè retonnollre les dlters caractères des personnes qui a»- ;nt aux assemblées de ehsrité et aux exhortations qu'qn y foiti et de là nous apndrona pourquoi les pau? res retirent si peu d'avantage de tant de discours. Point itra parttge de cet entretien.
• Le lldiDureur alla semer sOn |râin. Cétolt de l)on grain ; inais d'abord une ^de tette teineuce tond» prël du eheiùin : les pàèsants b fodlëreni aux pieds, et oiseaux la mangèrent. Qu'est-ce qne œ grand chemin ouTert à tout le inonde ? Ce it oes alknl tolàgei et ditelpées, qui apportent aux asieinbiëâ de charité un esprit trait et aabi arrêta Tout ôe q^ofa leur dit en fiiTedr deft piùVres ne fait; nulle imsssioii sur leur cœur. Elles n'en proDtent, ni pour le réfbnhfttibn de leur tic , ni ar le soulagement des pauvres. ^ •
k oèfte dissipation) qtie doiye&t-elleé oppoifer? Le rèmëdé d*unè sérieuse réùon.
U.- Une aatre paHie dn gi^in loriliba tôt dès )Aei'i«s. tttiâge de cefc âmes dures que m ne peut émodvôir. On. a beau leur fepfétenter leit besoins de* pauvres, elles j Qt insensibles. S*agit-il d'eUes-mèmek; elles sont délicates Jusqu'à l'excès. S'a|;it:il lutrui, elles n'y prennent aucune part.
Caractère de dureté, dont nolis ft^ôns un eiépaple dans le mauvais ricbe^ et que ieu punit très.sévèreçaent.
m. n y eut encore du grain qui iombà au milieu des épines. Ces épines, selon l'ex- Ication même de Jésus-Ctuîst, ce sont les passions dn siècle; et ces passions, suivant pensée da même Sauveur^ se réduisent & trois espèeei rtatoir, llnquiétudë deà éoins (mporels, la cupidité on le désir empressé d'amasser les biens de la terre, et raita-» liement aux plaisirs de la viejlYois obstadeè q«i énervent Ibute là tùtté de là parole e Dieu, trois sortes d'épines qui étouffent la ebtrtté dans teè (tettM.
Sur cela trois avis : \^ poiat de sojn plus essentiel que celui de satisfaire atlt de* oirs de la charité; 2<* la charité est récompensée par les trésors do ciel , et même ar les biens de ce monde 1 9o de tous les plaisirs, le plB» doux doit être de soulager Bsaffligés.
ÎV. Il y eut une bonne terre où le grain tomba et où il ptMà) et 11 y a des âmes m la parole de Diep opère at pradalt des œuvres de ebàrité, lliais avec cette diiféence marquée dans la parabole db l'Éf angile, qoi est qd'elles rendent, les unes trente* es antres soixante-, et d'autres l»nl pour un. Ce^tà-dlrè^ que les lines se bornent précisément an précepte de l'aomône; que lei antres ajoutent ahx auufôi^s d'ùbligatioD des aumônes de surérogation , et que d'autres eafiû ton! JuS(}tt'à nde bè|J^ de profudon» .
Or de qœl nombre sonmes-nonsY c'est oè que ttons devons sérieusement eiàminéf devant Dien^ qoi lui-ibême noni en fera rendre un compte trèl eiàct.
sua Là CBâaiTB iNVBas us PHisoRians.
Stjif. VÈ$]^rit àa Seigneur s*eit rtposé sur moi : c'est pwvr cela fu'ti m'a i^to^é prh)Kéi' VÊvangxïe aux pauvres, consoler ceux qui sont éanà rafllictioii, et ttiinoncer aux captifs leur délivrance.
Cèi pauvres, ces afïllgdb, ces captifs, ce yont les prisonniers* que les prédicateurs «ami chargés dé i-ècommander à la charité des fidèles.
Division. Assister les prisonniers, c'est un des plus excellents actes de la charité chrétienne : comment cela P Parceque c'est Jésus-Christ qui nous en a donné l'exemple; première partie; parceque c'est Jésns-Christ qui en a fait le cmnmandement, deuxième partie; parceqœ, en soi, t'est un des nloyens les pins cfDcaces de sanctification et de saint, troisième partie.
Pindii pAint. C'est Jésnl-Chrilt qoi noué en a donné l'exemple : ^ où? Dans tons les mystèrei de sa ?ie* Dani mmi ificamàtioo, il ett descendu sur la terre pour
764 A^'ALYSES DES SERMONS.
faufor des eMlavei. Dan» «a prMicattoD« 11 est yena nooi annfaoer nûCre Ubarlé. Baoa ta patiion» il a lené ton nng poar noiii ndieter. Dans ta résiàrrectioii, il esl allé yititer des captifs qui VàtUaMiBai et qui soupirofent après lui. Dans son asoeaaioo» il a Mmnené ayec lui eette tronpe d'élus qu'il avoit tirés des limbes, et lea a mis m possession de sa gloire.
Eéeapitolatfon et applicatioD de tons oes eiemples;
Dbdxijuib pâbt». C'est Jésns-Gbrist qui nous en a fait le oommandement : car cTert loi qui nous a fUt le eommaodement de la charité , et de cette charité parfienlière. D'où Tient que, dans l'arrêt qu'il prononcera un jour contre les réprouTéa, fl marquera ce point : J'étais A prison, et vous ne m' ave» pas visité»
n est Trai que cette obligation est renfermée dans le précepte général de l'amndne mais ce précepte de l'aumône est fondé sur les besoins et les misères da prochain. Par conséquent, où les misères sont plus grandes^ l'obligation est plus étroite : or y a t-il nue misère pareille à ceHe des prisonniers f
Taoïsihu PÂSTiB. C'est en soi un des moyens les^plus efficaces de la aanotiflcatioB et du salut. Outre le mérite de la charité et les bénédictions qu'elle attire de U part du ciel , pour peu qu'on fasse de réflexion aux objets qu'on a de?ant les yeux en rh sitant les priions^ on appi'end à craindre Dieu, à redouter sa justice et aes jogements, à expier le péché qui en est le sujet, et à s'en préserver.
SUB Li CBAaiTB BNTBBS us OBPHBUHS.
SujBT. La reliçion pure et sans tache aux yeux de Dieu notre père est de visiter ks
orpMms dans leur affliction.
Point de paroles plus propres à exciter tout notre xèle en fayeur des paoTres orphelins.
Division. Tonte cette exhortation ne doit être, sans antre partage, qa'mu expoiitlon suivie de ces paroles de saint Jacques. .
^ I. La religion. La charité commune envers Içs pauvres est sans contredit une partie essentielle de la religion, puisque c'est un devoir que la reifgion nous recommande; et sur lequel nous serons jugés de Dieu : mais cela est surtout vrai de la eharité particalière envers les pauvres orphelins, puisqu'il n'y a qi^'un esprit de raUgioD qui sons porle à en prendre soin.
n. La religion pure et sqns tache. Car la vraie religion doit glorifisr D«ea et édifier le prochain. Or est-ce glorifier Dieu que d'abandonner ces pauvres eofantsT n'est-ce pas renverser l'ordre de sa providence ? Et de quelle édification penvent être pour le prochain toutes les œuvres de piété que noms pratiquons d'aiHeurs, ai nous manquons à ce devoir important?
III. La religion pure et sans tache aux yeux de Dieu notre père. Dieu est le père dei pauvres, et spécialement des orphelins : donc la vraie religion doit engager tovteaaK chrétienne à aimer singulièrement les orphelins, et à les seeourir.
rv. La religion pure et sans tache est de visiter les orphelins. Pourquoi les orphelins ? Parceque l'orphelin est de tons les pauvres le plus destitué de aeooors et de moyens. Aussi Dieu avoit-il ordonné, dans l'ancienne loi , que chaque famille adoptit un orphelin, et qu'il fût traité comme les antres enfants. Il vouloit de plue qo'nne partie des dîmes lût affectée aux orphelins, et que les juges leur rendisaoDt la justice préférabrement à toos les autres.
V. La religion est de visiter les orphelins dans leur affliction. En quel état le trouve cette maison destinée à les recneillh*, et que n'y son0k«nt-fls point? leur sang demandera jasiioe à Dieu contre ceux qui les auront déUdssés.-
8DB LÀ GHÂBITB BNVBBS U» NOCVBlUX GITHOUOUSS.
Sujet. Que la paix soit sur nos frères, avec la. charité et la foi.
Tant de nouveaux catholiques et tant d'autres disposés à le devenir, oo aont noi frères , dont le Providence nous a chargés , et que npus devons assister.
ANALYSES DES SERMONS. 7(tK
DiTuum. U faat pourroir à lenn beioiiu temporel , pranl^ partie; et il dut eaoore plDi poarroir à leur talot éternel* deniième parûe.
PunÉBB PAIT». Il tant poonroir à lenn besoins temporels, en les assistant dans lenr pressante nécessité. Sanseela ils doirent tomber dans nne extrême misère. Car ils n'ont plos les secours qu'ils aTOient dans l'Église protestante, et qni Jes faiaolent sabtister. Si donc ils ne re^ifent enoore de nooslaucune assistance, où en seront-ils? Quelle boute sera-ce pour le serrice de Dieu et pour son Eglise?
Lenr nombre est trop grand , dit-on : mais le peut-il être trop ? Il n'est trop grand que parèeqpe plusieurs ne Teulent en rien contribuer, ou ne yeulent pas asses oontriboer. Oo ne peut non plus s'eicnser sur le malheur des temps, elil n'y a qu*à se consulter soi-même de bonne foi , pour déoouTrir rillusiDn de ce prétexte*
DiuxiàHB piiTu. n faut pourYOir à leur salut étemel, en les conOrmant dans la foi . et enacbevant leur oonTersion, qui n*est encore qu'imparfaite et qa'ébaucbée. Il s'agit pour cela de gagner leur esprit et lenr cœur: leur esprit, en leur persuadant tonjoors de plus en plus la Térité de notre religion ; leur cœur, en les y affectionnant et la leur fisisant aimer. Or jamais nous ne leur ferons mieux connoltre la ? érîté de notre religion que par la charité qni s'y pratique, et dont ils ressentiront les effets ; ni jamais nous ne les affectionnerons pins à cette même religion que par le zèle que noua témoignerons pour leur soulagement
De là concluons que nous y sonmies très étroitement obligés : car si nous dévoua assifller nos frères dans les besoins du corps, à plus forte raison le deyons-noos dans les besoins de l'ame.
Sim LÀ CHARITÉ BNVXaS 011 SBlUlIliaK.
Sujet. Jlfane-ilfadefeine prit «ne hvre d'fotiite de senUwTt d'un nord excellent et de
ffrandprix» et elle en arrosa les pieds de Jésus.
Ce que fit Madeleine pour Jésua-Ghrist, c'est ce que nous dorons feire pour ses ministres assemblés dans celte maison , en répandant sur eux nos charités.
Division. Notre charité aura ces trois avantages, qu'elle sera d'un plus grand mérite auprès de Jésus-Christ que l'action même deHadeieiDe, première partie ; qu'elle sera d'une utilité si éndente, qu'il n'y aura point d'esprits asses critiques pour ne la pas approuver, deuxième partie; que le firuit s'en répandra dans toute l'Église, troisième partie.
Paxniàai pÂans. Charité d'un plus grand mérite auprès de Jésus- Christ que l'aetion même de Madeleine. L'action de Madeleine ne ftat que l'ombre, que la figure de raumêne«t de la charité chrétienne. Or la seule figure ayant été d'un si grand mérite auprès du Sauveur des hommes, combien plus est-il gloriflé de la vérité même et de l'effet?
Madeleine ne se contenta pas de répandre ce parfum sur les pieds de Jésus-Christ : elle le répandit enoore sur sa tête. Image de ce que nou^^ faisons en assistant les ministres de l'Église. Les antres pauvres sont comme les pieds de Jésus-Christ; mala oeux-d en sont comme la tète. Qn a du sèle pour l'omemeA des autels : les tabernades et les autels vivants du Dieu de gloire, ce sont les prêtres.
Dioxièm rÂETii. Charité d'une utilité si évidente, qu'il ne peut y avoir d'esprita asses critiques pour ne la pas approuver. On juge de l'utilité- d'une entreprise par la fin et par les moyens. Or la fin qu'on se propose id, c'est la sanctification de l'Eglise; et les moyens qu'on y veut employer, c'est de former de digues ministres et d'habiles ouvriers dans la vigne du Seigneur.
Il y eif a asseï d'antres : mais d'habités * de lélés , de laborieux , il y en a peu ; et c'est pour en élever qu'on travaille à l'établissement de ce séminahre, qui ne peut être fondé que sur les libéralités des fidèles.
Taoïsiins piaTiE. Charité dont le fruit se répandra partout. De cette maison sortiront des troupes entières de prédicateurs, de directeurs, de docteurs vertueux et savants, qui se distribueront dans tonte la France, et y porteront la parole du salut et la bonne odeur de Jésus-Christ.
Il ne fent point dire qu'on a d'autres pauvres. à assister : ai l'on veut
bieo mefarfr lei çhariM^ oa trooTera d^ qqoi ponrroir an Hat et En att
n ne fisiut point ajoater qn'il y f d'uatrjes t^indiret dans tona les dtoelaas : éa
dei ^iaairei p^rUcaliert, maif celiii-çi esi opmme on séminaire géaénà* Si Ibl noiii est cbère^ nous ne manqiieirons auoiuie occasion de retendre ai de loi soumettre les oqpun*
kVTËM Stl LA CHAHn BlfTESS UN sill|IfAUK,
SujBT. Le séli df rofre maison «if dê«or«*
ftoospooToqs regarder ce sëminf ire coq^nel^ maison de pien, etaooaileYoïia éba Ift-deisos anfnMs dck même lèle que le Prophè(e.
Dnrisioii. Dans cette maison dç Diea nbqs SToqs 4inis cbofcal qpomlépev s qni sont «ni ooe noos deTOns assister, premier partie ; ^ pourquoi nom lai devons assisler, deDiième partie.
Fainitas pabtib. Qni sopt ceux qne nons deropf assister? Go ao^l de T^ritafalss pauTTès , ce sont de saipts paqiref , ce ^nt de| Maures qui ont cMsi J.-C , aa en* brassant l'état ecclésiastique , et que J.-'C. a choisis en les y appetoit.
Ce sont de pàuTres étrangers, bannif dp leur patrie eo baioe de len laligiOB. Ga sont dès paoyres enfers qui nous pratiquerons tout à I^ lofai ranm<&D8 eaapanPe, ea contribuant a lenr subsistance ; et l'anmône q^rituelie » ea les afiB^rmissant daas lenr attaehement à la yrsie foi , et en le^f associant 4e cé)és omrien qni les aaoondiat.
Enfin» œ sont des pauvres qui, par leurs prières, nous rendront aaaentiipie aeqÉUs auront reçu de noos. £n est-il donc qni méritent plus nos scûns et notre asststancef
Dbuuéhi PÂSTiB. Ponrqaoi parfienllèrement les derons-nbns assister? Parceqnlls sont destinés à combattre l'erreur et à mainteoir, autant qn'il lenc senpoasiiila* h ia> liUfion dans les royaumes bérétiques, où rÉg|ise est perséemte et opprimée. Ayant qne d'agir, il fant qu'ils se disposent et qu'ils se forment. Yoiià pourqpiqi on las retire dans ce s^mioaire, étal>ll selon l'idée dn concile de Trente : mais dé quoi y sôràôt-iis entretenus « si les charitéa Tiennent à lenr manquer? C'est donc â nous qp'ili s'adressent , cooime l'ange de la Macédoine s'adrefta à saint Paul .
La cbarité, dit-on , ne peut fanrnir à tout. Faux prétexte : on tfoaie iHon de quoi foprnir h tant de dépenses inutiles. Ayons plus de foi et plus de confiance ea Dieq. Hais» ajonie-t-oo, tt faodroitponr cela se retrancher bien des choses: bié bien/ peafon se les retrancher pour une œuvre plus importante?
sua L'OBSBaVÂTION DBS aftCLBS.
SuJBT. Pa%x et miséricorde h iau$ ceux ^vi oftaerveroai cette rèfie.
Rien de plus important qne de maintenir la règle deqs une CQinpni^aifitd if^ligicaie.
Division. Dans la profession religieuse nous ne po^Tons« sans ro|MefTat|on de nos fègiesy eonseryer la paix, ni ayec Dieu, première partie ; n( aVee i^o^Êrïï^liam^ deuxième partie ; ni ay^e le prochain, tipisième partie.
PasKiiBB piBTiB. Dans la profession religieuse nôq^ ne poiiyo]^!, sa^s l'i^tservatiûa de nos règles, eonseryer la paix ayec Dien. Qu'est-ce oue la règle qi^inpiii ^ pteserite dans la religion f C'est une yolonté spéciale de Dien par rapport à npqs et pov aoos. Quand donc je m'attàehe à observer cette règle. Je m'nnisileyolQnt^ ayec Dien» et dès^là je suis en paix avec lui. Mais, par un effet tont contraire, qnaM je désoMsà on règle, je me s^are en quelque sorte de Dieu ; pçir conséqnent je laiapali paix entre lui et moi.
Si je ne la romps pas absolument, cette paix , parceqne la transgressioa deiaa règle ae ya pas jusqu'au péché morte], du moins je la trouble^ et j'arrâe aiasi le covrsdss communications et des grâces de Dien.
Mais, dinht-on, la transgression de la règle q'est pas même ope offeasede INea ié- Bielle : à quoi je réponds que l'infraction de la règle peot n'être p^ nppécb^t firisaaa elle-même, et l'être dans ses circonslances. Quoi qnli en soit, il suffit qae oa aoit aas imperfection, pour m'empêcher d'ayoir atcc Dien une nnioa ansgi étroite qne je deii la soobaiter.
' ANALYSES D£$ 8SR1IOII8. Mf
bsuvàHE PABTIB. Daiif la prof((ssiûn reV^siinm nnit m poiiTfflii* laiii robMnrttton de DOS règles, conserter la paii avec nons-iiiéiDeft. Ja. rflaon en est qvft noot «font alors dans nons-mèmes deux esprits toni opposés qaiie fiOmt^aiteot saqi ocpse : nawâr, l'esprit de la règle et l'esprit de la liberté : Teiprit de la règle qui nous inspire la momission, et Tesprit de la liberté qui nous porte k VindépenilaçQB. Or, dans calte eonibrariété, comment uoeamereligiease aura-t-ieUe la pi|is) quetfea doBCcara gofttefa-t-élte? Les douceurs di^ monde lui sont interdites, eteUf aepfife 4êê doneenri de lareiigfloii.
Aussi l'expérience nous apprend-elle qne, dçs pmowitti rèUgieuaes qui ae tronvent mal contentes dans leur état, la plupart oe le soQt que parceqn'ellei ne leniAisseat pas assez fidèlement leurs devoirs.
Troisiàme partie. Dans la profession reMl^ieiiaeQOiiv M poBVona, mia l'ofaierfatteB de nos règles, oonserrer la paix avec le prcwWo , oTeat-NUDe aiqp not sopérieart et avec DOS fri^res. Qu'est-ce, dans une oommno»uUSieUgieiiae»qBfilA supérieur »eM la protecteur et le tuteur de la règle. Le moyen donc de la ftoler et d'être eo peit aTeo lui? Il est obligé d'agir contre les traosgreewort , et d'en tenir à des ponitiqpei ees punitions aigrissent les esprits, et de là les méoontenteniepts mutuels et les dlfMIoM. Une sainte régularité entretiendrQit entre le chef et lea ipea^bres um ptjpftdte iatéill* gence.
La paix même ne peut long-temp^ lubsister entre lea infiârieors et lee paritpvlwre qui eomppsent une maison, dès que la règle n'y est pu^rardée* H ■*! e plus dfoidre alors; et sans l'ordre» [tout est en trouble. Vérité qui n'est eonOnnée ^e par Wop d'exemples.
sua LE IBNQDVELLBailfT DES VOl^UX DE REUG^QR.
Sujet* Aenottvei<4-toii« ai t^rit.
C'est Jésufl^hrist même qui nous parle par la bouchf^ d^ ton tyKMWi et qui nooi demande un parfait renoufellement d'esprit et de çœnr.
Division. Quatre choses à considérer : sifivbir, eomiçent IçTjpnoiivéUeoienldes nei» hoiwre Dieu ; comment il nous sanctifie nous-mèipe^; comip^Ql Jénis-Ghrlit snrteiit» présent aux yeux des perionnes qui le fonV t sfit^leia^nt droit de l'exiger dSefiai; «i comment enfin elles n'ont jamais été mieux <nspK)<<$<ç< ^ 1^ faire digoement»
I. Le renouvellement dejs vœux honore Die^. Gsyr rfgpuvslflr tes vomx, o^^t ratifier le premier sacrifice qu'on a finit de soi-même |l Dieu, et donner k oonnoitre eooBbien le joug du Seigneur est doux; cqm^len Di^n eit i^q ho» mattre, un maître Adèle dans ses promesses et magnifique dans ses récompçqnf^ OA aoattre digne d^ noi ser- Tîces, puisqn'après une longue éprec^v^ on vent Di§9 to^As QPOTaan se dévouer à hii.
II. Le renouvellement dei vœux nous sancliAç nffofrW^W,^* £n effet, 4e la manièredontonle pratique, il entretient duos les esprits et dans les cœurs un souvenir salutaire des obligations qu'on a contractées deyant Dieu. Or ce souvenir est le plus excellent moyen pour se mainteqir toi^rs dAPi 9Qe niale Ivreur. *
III. Jésus-Christ, présent il ce renouyellement des vœux, a un droit spécial de l'exiger des persoones qui le font. C'est devant le saerement denos àutéls'qnese j^sié cette cérémonie. C'est doue en présence de Jéaos-Cbrist sacrifié pour nous. Or, en cet état, n'a-t-il pas droit d'exiger de nous sacrifice pour sacrifice?
lY. Jamais les personnes qui fontcerenouveUement de leurs ?œux, ne forent miepx disposées à le faire d'une manière digne de Dieu. Elles s'y sont préparées par la retrtitej^ par la revue de leurs fautes, par des convres depénltenee ; elles y sont encore animéei parla solennité delà cérémonie et par les exemples les unes des antres.
sua l'obéissaiicb eeligieose.
ScjET. Obéissez à vos supérieurs, et soyi^i^'leur som^^
Cette règle générale que l'Apêtre donnoit à tons les fidèles, convient psrtiçqU^ie? ment aux religieux. L'obéissance est une des plus excellentes vertus de leur ^tat.
Division. Obéissance de l'action, première partie; obéissance de la volopté, ^e\i|Jtaf partie ; obéissance du jugement, troisième partie.
7ti8 ANALYSËIà DES SERMONS.
Piniftai PÂiTiB. Obéisiance de Tactton. EHe eoniiate à faire ce qoi eit ordonné. Obéisaanoe néee»aire en Terta da rœa.
Mail de pins, obéiisance qai doit être prompte et laiu retardement.
Unirerfelle et saot bornes.
Indépendante de toute considération humaine et sans acception de personne.
Telle a été i*obéisiance de Jésus-Christ ; mais souvent ce n'est pas la nôtre. On obéit, mais lentement, mais imparfaitement, mais trop homainement.
Danxitas piar». Ol>éissance de la TOloaté. Sans cette disposition dn cœnr et cette TOlonté, nons n'arons qu'une obéissance senrile et d'esdave. Or une obéissance ser- Tile et d'esclave n'est point une obéissance religieuse, ni une vertu. Tout le mérite d'une vraie obéissance est dans le sacrifice de la volonté.
De là trois eonséguences : Que je dois trembler, quand un supérieur m'ordonne des choses selon mon inclination et selon mon goût, parceque je dois craindre alors que ma volonté ne soit pas sacrifiée.
Que je dois au contraire me réjouir selon Dieu et en Dieu, quand nn supérieur m'emploie à des fonctioDS qui me mortifient et qai me gênent, paroeqn'alora le sacrifice de ma volonté est plus certain et plus eicellent.
Que c'est une erreur de croire pratiquer l'obéissance, quand, par des sollicitatîoas et des pooriuites, on amène les supérieurs à tout ce qu'on sQuliaite.
Ce n'est point ainsi qoe JésDs-Chritt a obéi. Il a pleinement soumis sa volonté I la volonté de son Père. Mais, par un étrange renversefiieut, quelle est quelquefois Fobéissance des personnes même religieuses? Upe obéissance de respect humain, une obéissance de contrainte, une obéissance d'artifice ou d'une espèce de violence.
TaoïsiànB Piax». Obéissance du jugement. C'est par-là que nous achevons de soumettre tout l'homme à Dieu, en lui soumettant notre esprit et notre entendement Soumission d!nn prix inestimable, et sans laquelle toute notre obéissance, soi! de l'action, soit de la volonté, ne peut se soutenir. Car comment ferai-je avec exactitude et avec promptitude ce que mon supérieur m'eojoint, et comment m'y afrectionner&je, si je le condamne dans ma pensée?
Mais Tobéissance doit-^lle être aveugle? Oui. Non pas qu'en certaines conjectures elle ne puisse découvrir ce qu'elle pense et le représenter, pourvu que ce soit avec bu • milité et avec dorilité. Du reste, dans son aveaglement elle est plus éclairée, plus droite, plus sure, que toute la sagesse de l'esprit humain. Le supérieur peut se tromper dans ce qu'il me commande , et c'est à lui d'y prendre garde : mais moi je ne me trooape point en lui obéissant, puisque je fiiis ce que Dieu veut de moi.
De plus, nous ne pouvons douter que Dieu n'éclaire les supérieurs ; et en af^asaul selon leurs vues, nous agissons selon les lumières de Dieu. Enfin nous ne devons pas aisément juger d'eux : car souvent ils ont des raisons très solides, mais qoi nons sont inconnues.
POUR UNE GOHlICNiOTB Ï>É CÀHUBUTES, SOS SAINTE THKBiSE.
Sujet. Il tiendra avec l'esprit et la vertu d'Èlie pour former au SeigMwr un peuple
parfiUt.
C'est avec ce même esprit que Thérèse est venue, et ponrto même dessein.
DiVJSioiT. Comment Thérèse, animée du double esprit d'Elie, et rélbrmatriee d'un Iprand ordre, a réformé le corps par la mortification, qu'elle a elle-même pratiquée avec une constance héroïque, première partie ; et comment elle a perfectionné l'esprit parfus^ge de l'oraison, où elle s'est exercée avec de si merveilleux progrès, deuxième partie.
PaEwàRE PÀBTiE. Comment Thérèse a réformé le corps par la mortification, qn^efle a elle-même pratiquée avec une constance héroïque. Son premier detir fut eeini dn martyre^ et c'est pour cela que, dès son enCance, elle quitta la maison de ses pannis, voulant aller en Afrique.
Ramenée bientôt dans la maison paternelle, là elle se condamne à nn autre martyre plus rigoureux par sa durée , qui est une mortification entière de ses sens. Es-
piildepéfiileiietqiieDfMlal implri {Mir an attntt ^tfrtieofier» par dM ilgiMi f iU< Me* 61 dM apparitloai.
De 11 eetttf dettot qu'asile prit e Ou ÈonffHr» eu ftiouHr. Sentiment qoi loi lit ilu*liMolêr tovti et cTisI par ee même sé^imeni ^noe amé religieaaa détient Tieittrieuse de toQt. :^
Qependaftt de ton ^or è1l6 Mt paster rftinottf de la mAt ûêbè le cobnr d'âne littnltd d'antrëa, par Irf'' réforme qn'éne établit an Caiiq^l. Iléibnnë qn'èlle opposé à la fanste réftyrme de Lottaer ëk dé Galrin. Réfortne la pins moHiflante, et doirt ëlla perte la première totite ranstérUë.
Gè ne Ait pas sans de grandes diill^litél et de grafides (ontradieliàÉiè qi^éOie èfatrel^it ce saint oatrage; mais enfln ^le le conduisit à sa perfection^ et le déposa^ ponr ainsi dire, etatre tea maîns de ses filles, à qui elle lé confia. Or elles ne le soutiendront jamais mieux que par œ qui en a été le principe, c'est-à-dire parla mortiflcatiQu et une pleine abnéfation d'eUes^mèmea. Quel sujet de reproche, si eUes le laissoientdécliQîr!
ÙKDxift^v r ABT». Gomment Thérèse a perfectionné Tesprit par l'mafè de l'oraison^ où ellQ s'est eïta^oée arec de si merrèillenz progrès. Il s'agit ici de cette (Mvison èitraordifiaire, oft elle tût életée ; et son exemple nous apprend trois choses : i* par oil Ton se doit disposer à ee don de Dieu; 2" avec quâ esprit il le fiint reoeToir; 5o de quelle manière on en peut fiiire le discernement.
Elle s'y est disposée par l'oraison commune et ordinaire, où elle a perséféré |ten^ dant Tingi-deux ans, msigré tontes les aridités et toutes les sécheresses dont die a été éprouvée de la part de Dieu. Nous, au contraire, nous sbandonnons souvent cette oraison commune, ou du motais nons la négligeons, dès que noda y sentont la mdndre peine, et qu'il y a la moindre violenee à nous Mre.
Elle a reçu ce don de contemplation et' d'nne oraison sublime et exthiordinairiB arec humilité, et sans rien perdre d'une docilité parfaite à la conduite de ses dlreèteurs : mais nous, si nous n'y prenons garde, nous nous laissons enfler d'orgoeil dès les premières fàveura que nous recevons de Dieu, et nous ne voulons plus d'anlre guide que nous-mêmes.
Elle en a fait le vrai discernement par trois signes non suspects, dont le premier eat rattachement è la foi de l'Egliaei le second , la fidélité ani devoirs de aon état; at le troisième, l'utilité de ces faveurs célestes dont Dieu la gratifloit. C'est aussi , à notre égard, par oh nous les pouvons disoemer ; sans calai on prend pour vrai dod d'oraiaon ce qn^n'en a que l'apparence.
sua u JMafiiTB ir tas Mvona dbs pftiTRBS. SujBT. Que vos prêtres, ^eignewr, soient revêtus de justice et de sointet^.
Rien de pins n^ssah^ aux prêtres que cette sainteté et cette justice.
Division. Les prêtres doivent être saints, parcequ'ils sont les sacriâcatenrs du cdrpà de Jésus-Christ, première partie; et parcequ'ils sont les pasteurs de l'Eglise de Jésus- Christ, deuxième partie.
Pasmàas pabtib. Les prêtres doivent être saints , parcequHIs sont les sacrificateurs du corps de Jésus-Christ. En cette qnaUté* ils tiennent la place de Jésus-Christ, qui fût lui-même le premier sacrificateur de son'propre corps, lorsqu'il institua sonaoorable sacrement. Or quelle sainteté est nécessaire pour occuper dignement une telle place, et pour exercer un tel ministère? D'autant plus que le prêtre, quoique substitut de Jésus-Christ, a néanmoins, dans l'exercice de son ministère, une espèce de pouvoir sur Jésus-Christ même. ^
Qnelle dignité I s'écrie saint Ànguatin; c'est en quelque aorte dans les mains des prêtres que le Yçrbe de Dieu s'incarne toht de nouveau. L'Eglise, poursuit ce même saint docteur, croit éta avoir beaucoup dit, quand elle chante que le Verbe divin n'eut point horreur de demeurer dans le aein d'nne vierge, tonte sainte qu'elle étoil. N'est-ce pas le même Dieu qui descend sur l'autel, et que les prêtres portent dans leurs mains 7 Combien donc doivent-ils travailler à se sanctifier I
Haîi pir on ëtriiiga alms , on ne TOit que trop de prétm Men éMgnét 4e la teté qni leur eontient ; e'cst-A-dire , qu'on ne Yoit qne trop de prètrei mereautim et intéretsét, de prêtrei andillieiiz^ de prêtres Taint etpréiomptaeu* de pi^trci oiiUii et ▼olnptnenz, de prètret tout moit^aini. Honte âa èbristianiflne, otf plutôt de eenzqjDî déibonorent ainii ee qu'il y a de ploi lêutnLle dans le dmi^fanisme I
Dsouiu riiam. Les prittres doifent âtre n(kÉs» jNtmqn'ils sont les fiMtensade l'JÉgUiede Jésns-Glirist Ils réconcilient les hommes mmi^m, lll collèrent les saôce* ments, ils remettent les péchés, ils InfImiMnt le penpie de pian : car toot cela est renfenné dans ces paroles de Jésns-Gfarist à ses apôtres : Tout eegwvmu Hertz mr la terre, sera lié dams leeUliet tout ce que votls Miere» sur la terreé sera â^êééams le ciel.
Après cela » nons ne derons point, naos étonner qnis les plus grands monarqiies dn monde aient témoigné tant de réTérence ponr les prêtres. Mais ce qni doit nona sorprendre« c'estqne ces prêtres, sldisUngoés par lenr caractère, ne s'elforeentpaad'aTcir toute la pureté et toute la sainteté des anges. Gomment pourront-ils s'entrenuttre d'une réconciliation aussi sainte qne celle des pécheurs avec Dien^ s'ils sont eoxHoiiCmes ennemis de Dieu? Gomment oseront-ils administrer les sacrements dtf Jéfus-Ghiftt, et Terser sur les fidèles les mérites de son sang ayec des mains impures?. Gommeuteotreprendrout-ils de juger, de condamner, d'absoudre, dans des dispositions tontes criminelles? Enfin comment instruiront-ils le peuple de Dieu, en détruisant par leurs exemples ce qu'ib enseignent par leurs paroles ?
Gar leurs exemples font beaucoup plus d'impression qOe leurs paroles. Leurs moindres fautes sont remarquées, et les scandales des prêtres u'ont que Unp de lob serri à autoriser le libertinage des laïques. De là le décri du sacerdoce. De là le compte rigoureux que Dieu exigera de tant de prêtres. Les Saints eux-mêmes en ont tremblé. Terribles paroles de saint Grégoiro et de saint Gbrysostome. AtIs important du bienheureux Laurent Justinien.
SUR LÀ PIIÊBE DE jiSDS-CHBIST DANS LB JiBDIll.
Sdjkt. S'étant avancé un peu plus loin, il se prosterna' le tisage contre terre, priant et disant : Mon Ptre, s'il est possible, faites que ce calice passe » et qpt'U ne soit point pour moi ; cependant que votre volonté s'accomplisse^ et non la mienne.
Soumission de Jésus-Christ, modèle de la nôtre.
Division. La soumission chrétienne renferme deux choses , savoir : le leBtimenl et l'actiou : le sentiment dans le cœur pour vouloir tout ce que Dieu yeut, pcennèm partie ; et l'action dans la pratique ponr fidro tont ce que Dieu veut, deuxième parte. Deux devoirs que Jésus-Ghrist nous enseigne ici par son exemple.
PsEMiàBB piSTiE. Soumlssiou dans le sentiment pour vouloir tont ce que Dlea vent Ainsi Jésus-Gbrift dans sa priera, 1*" se soumet au bon plaisir de son Père : Mon Père^ dit-il, quHl n*en soit pas comme je le veux, mais comme vous le voulez ; 2» il s'y soumet dans un soulèTement général de toutlss ses passions contre lui-même ; emud» crainte, tristesse, agonie ; 5» il s'y soumet dans un délaissement total, A ce qu'il semblo, et de la part du ciel, et de la part des hommes; 4» il s'y soumet de telle aorte qn'Ù agrée tout sans exception et sans réserve.
Vrai modèle'd'une sainte soumission. Être jBonmis au bon plaisir de Dien, lorsqu'il n'y a rien que de contraire à nos inclinations ; être docile et souple sous la main de Dieu, lorsque toutes nos passions se révoltent et se soulèvent; se conformer A la volonté de Dieu, lorsque Dieu ne nous soutient par aucunes consohitions sensibles, et que le monde nous abandonne ; enfin, ne point mettre de bornes A notre soumission et embrasser tout également, sans accepter une chose parceqi^'elle nous fidt moins de peine, ni rejeter l'antre parcequ'elle nous en fait davantage. Hors de lA notre confbrmité et notre patience ne peut être d'un grand prix, et n'est pat même souvent vat vertu chrétienne.
DECxituE PARTIE. Soumission dans la pratique et l'action pour fahre tout ce ,qne Dieu vent. G'étoit la volonté de Dieu que J^us-Ghrist fût livré aux Juifs et condamné
à la mort. Juiqae là cet Homme-Diea, malgré toates tes répognanoei aatorelles, s'étoit oontenté de raoeroir là-deaioi l'ordre du del , parceqne le temps de l'eiécotion n*étoit pas encore vena ; mais dès qa*U se trouve à cette beure marqaée par son Père, et qne les Jaib avinoent pour se saisir de sa personne « qael merreilieni changement se ftdt en lui 1 AnparaTant, tont soumis qo'il étoit de cœur, il trembloit> néanmoins. Il ressentoit les |dna Tiolentes ré? dites, il se tronliloit, et demandoit à être délif ré de sa passUtt : mais tont^i-conp le yoilà plein décourage, qui anime ses apôtres,qoi, sans se caolier, se ftdt an contraire coanoltre A ses ennemis, se présente à enz, défend à Pierre de rien entreprendre pour les arrêter, et s'abandonpe Ini-méme entre leurs mains : Tout cela • dit-il , afin que le monde sache ^j'aime mon Pire , et que j'accomplis fidèlement tout ce qu'U lui plait de m'ordontier.
Or il 7 a par rapport à nous-mêmes des volontés de Dieu pratiques et qui tendent à
'action : mais les sàvons-nons en effet, et agissons-nous conformément à ses tocs ?
faisonaHMns tout ce qu'il veut, et tout ce qu'il nous prescrit dans notre état P Nous
manquons à nos plus essentielles obUgatkiiis. En vain après cela disons-nous tous les
Jours à Dieu, Que votre volonté soit f(ùte; ce n'est qu'un pur langage.
Il est yrai qne cette soumission en pratique et en œoYres demande de la contrainte et de la gêne : mais Dieu ne mérite-t-il pas bien que nons nous contraignions et qne noua nous gênions pour lui? ne lui obéirons-nous qne lorsqu'il ne nons en coûtera rien? En quelque conionoture que ce soit, imaginons-nous qne Jésus-Girist nons dit comme aux apôtres : Leve^-vous» et morchoni. SouTenons-nons de la grandeur du maître que noua serrons, de ses promesjcs et de ses récompenses; et, dans la même résointion qne saint Paul, diioos-lni : Que voulez-ioous. Seigneur , que je fasses
6CR Li TaiHISON DB JQDA8.
Som. Le Sûweur du monde n*avoit pas encore achevé de parler, que Judas , l'un des douze apôtres, urrioe, et avec lui une troupe dl^omines armés, qui étoient enr voyésparles princes des prêtres. Or le disciple qui le trohissoit leur avoit donné ce signal, et leur aooit dit : Celui que je baiserai est celui que vous cherchez : sai*
sissez'le.
Ces seules paroles expriment asseï toute l'horreur de la trahison de Jndas.
DiTmoN . Le principe du crime de Indas, ce fat une passion mal réglée , première partie; et le comble de son crime, ce fût un arengle désespoir, deuxième partie.
PanrtaB pjlbtis. Le principe du crime de Judas, ce fht une passion mal réglée. Quelle passion? Sa seule afarice. Se Toyant frustré du gain qu'il eût MX , si l'on eût Tendu ce parfàm que Maddelne répandit sur les pieds de Jésus-Christ , et qu'on lui en eût mis l'argent entre les mahis, il Toulut se dédonunager, et vendit pour cela Jéios-Chriat même trente deniers.
De là conduooa trois choses, qui regardent tonte pas^n en général : combien il est dangereux de fomenter une passion dans notre cœur, puisqu'elle peut nous conduira aux [dus grands désordres. Elle a fait de Judas un apostat et un homicide. Aussi quand Dieu a touIu punir les hommes sur la terre, et les pins grands hommes, il n'y a point employé de plus terrible châtiment que de les livrera leurs passions.
Combien il est important d'atlaquer la passion de bonne heure, puisque, lorsqu'elle s'est Ibrtiflée, on ne peut, sani une eitrême difncalté, la surmonter.
Combien il est nécessaire de n'en épargner aucune et de les réprimer tontes, puisqu'une seule suffRt pour nous perdre. C'est une maladie mortelle, et il ne faut qu'une maladie mortelle pour nous causer la mort. Prière à Dieu.
DiDxihu rixTiB. Le comble du crime de Judas, ce fht un areugle désespoir. Un apôtre réprouvé, quel abîme des jugements de Dieu ! C'est là néanmoins que s'est ter^ minée la trahison de Jodas : pourquoi? Paroequ'il désespéra de la miséricorde de Dieu. II ftit touché de repentir, mais d'un repentfr de démon, parcequ'il n'étoit pas accompagné de l'espérance chrétienne.Il reconnut son péché, mais il ne reconnut pas en même temps, remarque saint Bernard, la bonté de Dieu envers les pécheurs. Il rendit le prix pour lequel il avoit vendu son maître ^ mais, dit saint Augustin, il ne'flt
m ANALYSES DES SERMONS.
painiattCDliMatt prix dont MB imlftn Tafoit nehelé. C'est 0e qoi te porta à ce dernier allenlat» 06, s'arrechant Mnaénie la vie, il oonaoniiMi aoo étmelle damna-
tiOB.
De là apprenons» 1* à crainde^Dien , et à opérer notre saint a^c tiemUement, caa quelque état et en quelque prolmion que noos soyoos ; 2» à ne point séparer la coofllanee de la crainte, mais à altérer fonjoars en Dieu, qoelqne péelwnrs qoe bous aj «s étf . Le pins grand artifiee de l'esprit séducteur est de nous donner de la coofianee avant te péebé, et de nous l'dter après te péché. Tant que le pécheur se confiera en te graee dirine, ce ser% toujours pour loi uœ ressource, parceqne ce sera un noltf eapaUederatthrer à Dieu , et de loi fshne prendre une sainte résolution de se couTcrtir.
sua LE aBNimRT os siint nsBas.
SuJST. Qtid^uM temps aprèi , ceux qià se irouvèrewt là dirent à Pierre : Assurément vont êtes de ces ffens^à : car vous êtes aussi de GaUlée, Mais Û se mit à faire des tmprécationêf et à dkre avec serment ; Je ne cmmois point cet hommt-là dont vont me parlez*
C'est ainsi qae Ton renonce encore Jésus-Chn'st, jusque dans le chnstianûme.
DiTisiON. Jésos-Cbrist renoncé par les mauTais chrétiens, première partie; Ici mauvais chrétiens renonces par Jésus-Christ, deuxième partie. Deux vérités afifr géantes, que te reniement de saint Pierre nous donne lien de conndérer.
pBsnùai pÀKTie. Jésus-Christ renoncé gar les mauvais . chrétien^. Folblesse de Pierre, qui, malgré toutes les protestations qu'il avoit fiiites au Fils de Dieu d'une fidélité inviolable, le méconnut dans l'occaNon et le renonça. Ainsi le renoncent tant de mauvais chrétiens.
Reoonœmei^t te pins universel, car 04 te renqppe en tout; c'estr|-dtre, dans sa vie et ses exemples : ou ne veut point s'y conformer. Dans sa iport et dans sa erois : c'est souvent ponr nous, tout k la fois, et une iblie et qn scandale. Dans son Évangite et sa iliprale : oq »uit la momte du monde préférahlcmeat 4 la. siçon?. Dans set sacrements, et surtout daos celui de son corps : on le déshonore par mille immodesties, par mille abominatioos , par un délaissement presque total. Dans ses ilîsciples et ses sectateurs : on les méprise et on en raille.
Q.eooncement te plus criminel. Pierre fu^ d'autant plus coupable en remioç?nt Jésus-Ghrû|t, qu'il étoit un de ses apôtres j et ce qui nous rend plus crimineU qnan^ noua renonçons ce Dieu Sauveur, c'est la qualité de chrétiens dont nous sômines revêtus. Nous tombons alors dans une contradiction ou ne tombent ni tesinfidètea mêmes, ni tes hérétiques.
Deuxiève partis. Les mauvais chrétiens renonces par Jésns-Christ. D n'en fut pas ainsi de Pierre, parceque sa pénitence répara son péché. Hais comme les mauvws dùcétiens ajoutent à leur péché l'impénitence^ ils verront s'accomplir à leur égard cette Ierrit)l0 menace de l'Evangile, ou il est dit du Fils de Dieu qu'il sera la mine df plu^iws» même en Israël,
Dès'sa vie mortelle, il a conimencé à contredire et à renoncer le monde et tes partisans du monde : mais c'est dans son jugement dernier qu'il les renoncera avec ptes 4'éclat.
Or entre ses ennemis qn'il réprouvera, il n'y en anra point qu'il traite plus rigon* rensem^nt que les mauvais chrétiens ; pourquoi? I<^ paroeqn'ils auront été tes pins rebelles ; ^ parcequ'ils auront été les plus ingrats ; S» parceqn'ils auront eu pkis de part aux avantages de sa loi. Voilà ce que nous ne pouvons prévenir avec trop ds sofn.
S6B LB SOOFPLBT nONNB k JÉSOS-CHRIST DEVANT LE GRiND-PRtTRB.
Sujet. Jésus a^ant parlé de la sorte , tin des soldats qi^i étoit à son côté lui donna m soufflet, en disant : Est-ce ainsi gue vous r^ondez au grand-^étreî
i Jésus-Christ nous donne ici un bel exemple du pardon des hijures.
ipiAI^YSËS PËS SËIil(QjV$. 775
Q>v|9i0.9, t^qpBprtfif 1^ if^i^vm cfmme Jéios-Cbritt nu» f» piHiriuiyfe la «en-
fimcfi ejt tfns éclater, première patUç ; agr«éer foéme les ipjurei comme Mui-Cbrif t, psqu'à p'y eiposer ep certaine^ repcootres et à les aimer, deuxième partie.
pl^Egiiàis p^STip. Supporter les ioiures comme Jésus-Cbrist, sans en ponrsoiTre la Teogeàmce et saoa éclater. Quelle injure! un aoufllet reçu, et de la manière la plus outrageante ! Combien (de raisons sembbieut engager le Sauveur do monde h venger «or 1 hçure cet outragp? H le ppuToit, puisque la vengeance lui appartient en qualité de pieu : mais il aime mieu^ oous apprendre par son exemple à réprimef toutes nos f engeances, et il veut détruire par-là tous les faux raisonnements et tous les prétextes dont notre passion cbercbe à s'autoriser.
Exemple si couTatncant, qu'il ne nous laisse nulle ressource où nons puissions noas r^lraucbep. S'i) se fût contenté de nous dire : Je vous ordonne de ne point repousser la viQlençe pfir la violence ; mais si quelqih'vn vous frappe sur la joue droite, prfsenUZ'hi encore la gauche, cette parole nous eût paru dure. Mais il nous l'adoudt ep y i|jpaîao( spp cxpiQpl^ ioar Texçmpje de ce Dieu Sauveur doit être la règle de foul^ potre Tîe.
Cependant, il y en a bien peu qui le snitent. On toU des hommes, sages du reste, dei hommes Tprtnenx, des bounnes religieux; mais oj^ en Toit-o^ qui soient patients dans les injures^ et qui les, reçolYcnt avec modération ? On fait profession de piété et de la plps étroites iporale^ et néaomoips pn est d'une sensibilité extrême sur les moipdres offenses. Popr pops confondre, enyisageons Jésus-Cbrist, et copsidérpns cette face respecta^ile et adorable aux auf es uiémes, couverte d'un soufflet.
"BsDiikifl PiâTIf* Agréer mèpie les injures comme Jésus- Christ jusqu'à s'y expose^ en certaines repppntres et à les aimer. Aimi pour fiiire son devoir dans une chargé, dans une dignité, dans up ministère « combien y a-t-U sonyent de m#priSf de railleT ries, de piécpsaoces, d'optrages I essuyer? Or je m'ep dois faire «lors un mérite ; Je dois les aimer pour pieu.
Clela est bien parfait et bien difficile : mais souvenons-nops que notre dÎTin piaitre f 7ou|p ftje ra9fa9ié d'opprpbref # P\ qu'il en a fait ses délices. C'est pour cela que les Sfdpts, e( entr|B Iibi autr^ saint Paul et David, les ont reçus ayec tapt de joie; et sani cela même on ne peut a?oir l'esprit de Jésus-Cbrbt, ni par conséquent ^tre véritable? ment chrétien. Mais le moyen d aimer ce qui nous offense, ce qui nous humilie P En le regafdanC eonuBeane porCiou des opprobres de lésas-Christ, etcMnme mie matière de sacrifice à Jésus-Christ.
liais encore i quoi dans la pratique se réduit là-dessus notre obligation ? A aimer mieux se Voir méprif'é, moqué, raillé, condamné, persécuté, que de se dépairtir Jamais d'âne exacte vertu en consentant à l'iniquité. Ce n'est pas que le ccenr ne soit alors bien combattu ; maia au milieu de ces combats, mille considérations le soutiennent, et Dieu d'ailleurs ne lui reitise paa le secours de sf grâce. Avec la force pt Tofictfon de c^tte griicç, pp s'écrie comme le Prophète : C'est ti» h}en» Seigneur, quej'aie été htimiZié» puisque je le suis pour tousI Plaise au ciel que nous soyons apim^ de pc sentiment ! C'est par )p mépris de 1^ confusion, selon l'expression de l'Apôtre^ qpe le Fils de Dieu a oonaopiîné potre foi; et c'est par i*amour de la confusion que nou^'la consommerons pous-mêmes, ^ t que nops parfiendronii au plus pur christianisme, et ^ la yraie (gloire qui en est la r^mpense.
acft LIS ràcx TÉmiGniois bbndcs cONTsa lists-cBiisr.
^nr. (/tti^ipri rafMkrtam d« fwx témoàg^^gfis contre Jésu$ . et tous w iMoi-
gMf es lie s'p^cordeient pe^
Voilà ce qui nous arrive à nous-mêmes ep tant de médisances que nous fidsons do prochain.
Division. Désordre de la médisance en celui qui la fiait, et qni souvent ne ae repd pas moins coupable que ces faux accusateurs qui témoignent contre Jésua-C|)ris^y première partie. Désordre de la médisance en celui qui l'écoute^ et qpl souvent n'^ pasmoins condamnable que Calphe et que tont sop conseil, qni prêtept si volontiers ^ aoi accusations Ibrmées contre ^ésus-Gbrist, deuxième puiie.
Pinutai FAftTii. DëMirdre de la médisance en celui qui la foit, et qoi louve&t ne ae rend pas moins eoopable que ces fani aocnsatenrs qvi témpigpent contre Jëtns-ClinsL Ces aeeosateors dn FUs de Diea aTsncent contre lui mille impostores : et rien ne noni est pins ordinaire dans nos médisances, que d'y mêler des fanssetés : car il n'y a guère de médifanoes où la y^té ne soit Ûessée en quelque manière. Si ce n'est pas toujours là l'égard du fond des choses, c'est au moins à l'égard, des drconstanoea.
Ces accusateurs dn Fila de Dieu venlent le noirdr dans l'esprit de ses juges et le flUre eondamner ; et rinjnitioe de la médisance est de s'attaquer à la répatation d'antmi, et de la détruire dans l'estime publique. Injustice d'autant plus grière, qa'eOe ravit an prochain, de tous les Inens naturels, le plus prédeoi, le plus dâicat» le phis dlfflcile à conser?er et à réparer , qui est l'honneur.
Ces accusateurs du Fils de Dieu n'agissoient que par passion ; et le principe le pins commun de tant de médisances où l'on se porte, n'est-ce pas une secrète pasaioa yd nous anime? C'est nne yengeance outrée, une haine enyenimée, une areogie antipathie, nue jalousie mortelle, un esprit d'intérêt, une humeur chagrine et critique, un itte mal entendu, nne enyie démesurée de parler, une légèreté indiscrète et sans réfleiioo.
DHJnftn Pians. Désordre de la médisance en celui qui l'écoute» et qui somrent n'est pas moins condamnable que Galphe et tout son conseil, qui prêtent si Toloitfiers roreille anz accusations formées contre Jésus- Christ. Écouter yokmtairement la médisanceetsans nécessité, c'est y participer, c'est la fayoriser et hi fomenter. Or partidperi mi péché, le firroriser et le fomenter, c'est sans contredit un péché. Si diacmi faiaoit soa devoir à l'égard du médisant, et qu'on refusât de rentendre« il seroit obligé de ae tane.
Voilà néanmoins de quoi l'on ne se Mt nul scrupule. Content de n'étro point aatsor de la médisance, on ne compte pour rien de l'écouter. On l'écoute aireciôdiflérenee, on réooote ayec complaisance, on l'écouté par un respect humain et ane lâdie eondeteendance, on l'écoute par une yaine curiosité ; et ce qu'il y a de plus crinoioel» on YéfXNite par une secrète malignité.
Présenrons-nous donc de ia médisance, comme du poison le plus mortel, soit pour oélui qui la ftiit, soit pour celui qui Técoute. Quels maux ne cause-t-elle pas ? Dâ rode, si elle nous attaque, imitons la patience de Jésus-Christ.
sua LE JUOBKEIIT OU PBDPU GOJITaS JBSUS^GBUST, SN rAVBDB tE BiSABaiSL
Sujet. Pilote leur ait : Qui wndest-vous gii'on voies remette des detasf BwrébbûSt dtretit-its. PilaU leur repartit •- Que /eroi-je donc de Jésus qu'en appelle Christ î
Tous lui répondirent: Qu'il soit crucifié Que son sang retombe sur nous et twr
nos enfantsl
Image naturelle dn pédié, et du pécheur qui le commet.
DnisiON. Malice dn péché, première partie. Peine dn péché, deuxième partie. L'une et Taubre ne se trouvent ici que trop bien exprimées.
pREiuicEE PÂBTii. Malice du péché. Les Juifs renoncent Jésus-Christ et loi préfèrent Barabbas, malgré toutes les instances et tpntes les remontrances de Pilate.
Ainsi par le péché sacrifions-nous à nos passions tous les intérêts de Dieo. Csr qu'est-ce que le péché ? Une préférence refusée à Dieu et donnée à la créature. On dit comme les Jutfii : Otez-moi ce Dieu dont la loi m'importune , et laisset-moi moo plsisir, dent j'ai fait ma divinité.
£t il ne tant point répondre qu'on n'y procède pas communément avec tant de délibération, et qu'on ne fait point ces réflexions. Car, t* combien de pécheurs les font en effet, et pèchent d'une yolonté délibérée? 2» Si d'antres pèchent ayec mohis d'attention, peuyeot-ils tirer avantage de leur Inadvertance et de leur légèreté dans un sujet qui demandoit toute leur yigtiaoce et toute leur précaution ?
De tout ceci concluons que l'énormité du péché est aussi grande par praporlion» que Dieu est grand et an-dessus de tout être créé. Pour la oomprendce tout entière^ il faudroit être en état de comprendre ce que c'est que Dieu.
DEuxiiMB PAaiu. Peine du péché. En conséquence du crime des Juils» loraqttlis
reiionoferiBt Jétm-Ghrist et qtfllt M préférèrent BaraUiM, le niig de eet Hoaniie- Diea est retombé sur eux et mit toute leur port érité.
De là tous les maux dont cette malheoreuse nation a été affligée, et l est eaeore . 4« rfedne temporaUe; 2» aveuglement spirituel; 5» réproliâtionétenielle.
Voitt, dans une comparaison qui n'est que trop juste, à quelles vengeances de la part du del et à quds châtiments le pécM nous expose. Pour nous en préienrer, que ttouareste-t4l? Contrition, réformatlbn de tic, satisllMUon.
SOI LÀ PLAGBLLATIOM DB jfelIS-CIBIST.
Su JBT. Alors PUate fit prendre Jésus et le fit fia^eUer.
Pourquoi ce supplice, et comment ftit-il exécuté?
DinsiON. Flagellation la plus honteuse et la plus douloureuse. Cette honte que Tonhit snMr Jésus-Christ nous apprendra à corriger les désordres d'une honte crimindléqui souTcnt nous arrête dans le service de Dieu, et à nous prémunir <3^tre le péché, de la honte salutaire que nous en devons concevoir :ixremière partie. Et cette douleur qu'il a voulu ressentir dans tous les membres de son corps, nous animera à retrancher en nous les délicatesses de la chahr, et à nous armer contre nous-mêmes dessaintes rigueurs de la pénitence chrétieuDe : deuxième partie.
PiBMiteB PARTIS. Flagellation la plus honteuse. Quelle confusion pour un Homme- Dieu, de paroître dotant les Juifc dans l'état où 11 parut ! Qu'a-t-il prétendu pa^là? Corriger les désordres d'une mauvaise honte ^ui nous retient en mille rencontres où il s'agit des intérêts de Dieu, et nous enseigner l'usage que nous devons liiire d'une boute raisonnable et utile pour nous ^[arantir du péché.
Eu effet, d'où vint au Fili de Dieu cette confusion qui le jeta dans nn si profond accablementr De nos péchés, dontil Moit chargé. Mais nous, par un sentimeot tout contraire, nous n'avons nulle honte de commettre le mal, et nous en avons de pratiquer le bien : deux dispositions les plus ftinestes.
Poor les corriger, considérons toujours Jésus-Chrirt. Point de flrefai plus puissant pour nous arrêter et nous retirer du péché, que cette pensée : Ce péché, que je commets sans pudeur et sans honte, a lUt rougir mon Dieu. Point de meilleur soutien contre le respect humain et la honte de pratiquer le bien, que cette réflexion : Toute la honte de la flagellation de mon Sairrenr n'a pu ralentie son lèie pour l'honneur de
son Père.
Dnixiftn mviB. Flagellation la plus douloureuse. Il tat livré â toute la barbarie d'un brutale soldatesque, qui le déchira de coups; et Cest en cet état qu'il nous prêche la morllflcation de la chair.
Lachahrde Jésus-Christ étoit une diair innocente, an lien que la ndtre est mie ohahr criminelle. Cdmbien donc mérite-t;elle ^his'â'ètre mortifiée que celle de ce Dteu^ufcnr? Aussi saint Paul recommandoit-U rt souvent et si fortement aux prenu'eri fidèles de mortifier leur diiir. Et c'est' dans cette mortification de la chair que tons les Saints ont fkdt consister une partie de leur sainteté.
Mais nous raisonnbns, on du moins nous agissons bien autrement. La maxinâe la plus commune et la plus étiblle dans toutes les CDn<|ittons, est d'avoh: soin de son corps» et de hd procurer toutes ses aises. Ce qu'il y a de plus étrange, c'est qu'avec cela l'on pr^nd êfare pénitent, l'on prétend être dévot, l'on prétend s'ériger en réformateur du relâchement des moeurs et de la doctrine.
sua Li GecaONHiMniT ni jÉsns-^CBaisr.
Sujet. Alors Us soldats du gouverneur ayant emmené Jésus dans le prétoire, raasem- 5fôrent autour de M toute la cohorte ; et après Vavoir dépouùlé , iU le couvrirent d^un manteau de pourpre : puis faisant une couronne d'épinei» Us la M mirent sur la tète. Ils lui mirent aussi un roseau à la main droite.
yoDà pnimment le nyitère de ta royauté de Jésus-Christ. Division. Royauté de Jésos-Christ méprisée et piofenée par les indignités qu'exercèrent contre hil les soldats^ première partie; maii en mémo temps royauté recomme
776 ij^Al^YISiSp im ^WiQm
fi H^Utaent ▼iéri9^ par ifoe wm^ dlimitioii 4«1« Pffy>TM«if«« fiiji # Mrt 911V cel« de rioBoIeoce naéoie des loldalf 4 4^ leor impUléy dfoxi^me parittl.
PiEiyiftiB PiBTif • Royauté de Jéiiu-C)>riit ]néprUée et profanée par liw iii4inîlèi qu'exercërent oontre loi Uê soliitti. Par U |to aanglaste dérisioa, Ua lerev^esl^Toiie rolie de pourpre, ili lui donoent pour aoeptre on roieaa, Ua loi meuent sor Ui iéle poe çouronoe d'épioei ; et eo le aaloant oomine roi des loifii^ ila loi aradi|â|l «fi f if âge et le menririasent de ipoffleti.
Or u'ett-ee paa aioai qoe nooa le traitooa Dooa-mèmea? Nooale oooronooiit en le reeonooîaMDt poor notre roi ; aiaia noua le owropiKwa d'épines. Gea ^^plnee, ce aont tant de désordrea où npoa nous abandonnons.
De ploa, n^oa ne loi faisona porter poor aceptre qu'on roaean : comment cela? par noa ineonstancea et nos légéretéa p^^Eittoelka dpna aonaervice.
EqQn, pona l^copfrppi d'one nii^firable rooe de poorprei c'cat-à-dlee de çqf péftiéa, plni roiiffea qoe l'écarlate, aelon la flgnre du Propl)èke« et gui ^ font rougir hpméme. Maif U anra aon tecpp9 poor venger sa royauté flétrie et paofanée. pe ^o^Up frayeur aerqna-qoo^ 1^, flpaqdf t son jiigemeot fuUrerifd* nooa le verrena oparpîméde f^lpire?
DauiiiMi piawa. Koyanté de Jésna-Gbrist reconnue et solidement Térifiéi^ pprwe secrète disposition delà Providence, qui ae sert pour cela de rîoaoieoce v^isoÊ^ et de l'impiété des soldats. Les cboaea méipea par où ilf croyoient le déabonorm*, ont été les marijaea {ea ploa uf tureUea' de aa souveraineté, et opt aerri à nooa en dooper )'id^ is plua Josté. lia l'ont pouronné d'épio^sa; or 4 qui cette eporooqe ponfoil-eila n^iêiii |;p0f ei^ir, qp'j^ ci^lui qui dev(^t ètf^ I9 rpi anrtout dea amea soofirantaa ?
lia lui ont donné pour sceptre pf} Epieipo. ^ieo n^ pppvoit p)i#x i^pr^ffi^ iifli- ^^ de son pouTOIr, qpi n'a point éda^ par la forcç ni par |a violence, iode pif îa foibl^se même et p^ rinfînnit^. Ayec ce rqaeàu, il a aoumis tontes lep pmfaawMi^ ^
. Ils l'ont couvert d'une robe de pourpre. Étoit-il une coqleor ptuff conf ^naUa | UQ rpi gui4^yo|t fofmer son rpyaum^ sur la terre et l'ainplifiqr pmr r^psjfp de «jpsaiig?
X)q ik cpnçliipi^ peque nous màjaeÈ, à qui nous aommea, poqrfP(4 îlWPf T MPVPM fit ^ qna ppua 4ëyQPf f^^ d^venir, igp|op le paraç^re qpe nom 9Qrlôl|l lit ImmfBrtt fipppfta ^ ^ù^ ftTOpa, en qua||^ de lohrétjeo;!, avec JésoarCbrial.
801 JÉSOS-CHBIST POBTiNT SA CROIX»,
Sh^vt. Àlm \U friffnt Ji^ . at Vmmenèrmt; et Jéfw, cto'gé4e la croi«, taritt
pour aller au lieu appelé (k^vairem
4(>pr6i}on8<^ere¥9mp1ede Jéw*C)ir!at comment noua d^vopa i^ii^niiinef ppctar I|l ppolx, c'èst-j^-dire Ipntei; lea sbilffrapcea dont noussommea affligé^ diuf la vi«.
pIvisfpR. T<ïécessité de pprtér la croix après Jésus-Cliristi preD|ièrp i^ti^- I^iciliti déporter la croix après Jésus-Cbrist, deuxième partie
paaniÈiB PiBTiB. Nécessité j(|e porter )a croix après Jésus-Christ. Il la port? di^pois 1| pr^oire jusqu'au Gjiiyaire, cpmmç (saac pprtç lui méam sur la montagg^ )• hMli'^ bt^ \\ deyoit être immolé. Or, ^cîpq ce <|n'il di^ à ces femm/^ qm ^ soivo^ot , gi f of traita ain^ le bois v^rt, que fera-t-on au bqis sec? ppqclooosqueai Jè|Qf-iCI|irî^ noM9 modèle et notre médiateur a porté la croix, il n'y a donc nul homme qui aii droit di a'en exempter. Jésna-Chriat ne l'a portée que parceqo'il l'a voulu; maia noua^ aoit qoe nons le voulions on que nops ne, le vpulippf pif, nous sommas condamnés par l'arrêt de Dieu à la porter. Gependai^t nous pouvons nous la rendre volontaire en raceeptintp et nous sommes bien à plaindre fi nous ne la sanctifions pas an moins par nptfè àoomiasion. ' '
Ce n'eat point asaes de porter la croix : il faut la porter aprèa JésufrCbrlst, et c'est pour nons le fdire entendre quMl voulut que Simon le Gyrénéen la portât avec loi. Mais il y en a bien peu qui veuillept h ce prix spiyre |enr Saufeor, On fane paaex de larmes en coQsidérant sa paasion, ma|a il pona r^^nd comme k pea famnaa de h lem : Fleurez sur vqus-m&neSf P)eam f pr (oiftM JW aepfiialitéa.
ANALYSES DES SERMOMS. TTT
Triâa •aoUmwUlè-dawus à prendre : Ip 4'lHie fiire dquleor j a» i'apA lyun^Ie rpcf umûiittiioe : 5^ d'une fierjne rétolation. ,
^TxiàME pIitib. Faollité de porter la eroU eprès Jé.ai.airiiJ. Car wn «leinp^e est •i DWiiaiit Q«'U <tolt DW» «P»amr ^^^ ^ difficultés, comme l'exemple du clicf feit SASTwiîl^^^^ S*n8fîet exemple de Jé-us-CUr^ *ouffrai,t w
n^ MB foiiffert ]e« Jostei de rancienoe loi, et que n'opt-iU pai youlu fouffrir? fl n y a qu'à lire le détail qu'en a fait saint Pauj. QueUe seroit donc notre làchelé, apr^ un tel exemple, de fuir encore la croix? . ^ .
D'autant plus que c'est U croix de Jésus-Christ que nous avons à porter, et non point précisément la nôlre; car U ne nous a pas dit, Prwez votre joug, mais «rtm jotto. Si ce pauvre Cyrénéen qu'on força de porter la croix de cet Homme-Dieu eût au que c'éloit la croix de sou Sauveur, avec quelte ardeur et queUe joie 1 eûl-U cm-
brassée P
Ajontei que cette croix de Jésus-Christ, nous ne la portons pas tout entière, mais qu'U en porte la plus grande partie; et que nous ne la portons pas seuls, mais qu'il la porte avec nous. Or, soutenus de son secours et de celui de U grâce , que ne pou- Tona-nous pas, et qu'y 4-t-il dp s) pesant qpi ne nous devienne léger et doux?
sua LB cbucifubibnt db JESus-Gaaisr.
Sujet. Quand Us furent orrieés au lieu appelé Calpabre, on y crucifia Jésus.
C'est sur la c«rix et dans la personne de Jésus-Christ que s'est accomplie cette parole du Prophète : La justice et la miséricorde ont fait ensemble une alliance
étroite.
Division. Jésus-Christ mourant sur la croix comme victime de la justice de Dieu, première partie; Jésus-Christ mourant sur la croix comme victime de la miséricorde de Dieu, deuxième partie.
PaxHièaB PAETiB. Jésus-Christ mourant sur la croix comme victime de la justiioe de Dieu. Après le péché de l'homme, il failoit que la justice de Dieu fût satis* faite. I^ul autre qu'un Dieu ne pouvoit satisfaire à un Dieu. Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme est donc venu, et s'est offert couune victime. Ce n'est pas pour ses péchés, mais pour les nôtres, qu'il a satisfait.Car il s'en étoit chargé, et voilà pourquoi la justice divine le regarde au Calvaire comme un objet digne de ses vengeances.
C'est donc cette redouteble justice qui préside au dernier supfdice de ce Fils de Dieu couvert des péchés de tons, les hommes. C'est elle qui veut qu'on le dépouUle encore une fois de ses habits, qu'on l'éteadé sur la croix, qu'il obéisse à d'infomea bourreaux, qu'il soit placé au milieu de deux voleurs, qu'on le comble de nouveaux opprc^res, que dans sa soif on ne lui donne à boire que du vinaigre et du flel , enfin qu'il meure comme abaudouDé même de son Père.
De là apprenons combien il est terrible de tomber dans les mains du Dieu vivant, et de sa justice. Car s'il n'a pas épargné son oropre Fils, que fera-t-il de nous et contre nous ? Nous devons ici reooonoiire toute la puissance de cette suprême justice , toute sa sainte^, toute sa sévérité, toul^ sa droiture et son inflexible équité.
Quelles vérités ! et de quelle frayeur doivent-elles saisir un pécheur qui vit dans l'impénitence ?Mais surtout de quelle frayeur sera-t-U saisi à la mort, en comidérant même le crucifix qu'on lui présentera pour sa consolation ?
DBuxiàHB PiBTiB. Jésus-Christ mourant sur la croix comme victime de la miséricorde de Dieu, n est vrai qu*il idevoit sonrfirir et qu'il devoit mourir; mais comment le devoit-U? Dans cette supposition toute gratuite de sa part : savoir, qu'U voulût sauver le moode; car U pouvoit ne le pas vouloir et nous abandonner. C'est donc par un effet de sa miséricorde qu'il a pris sur lui nos dettes, et qu'il s'est engagé à les acquitter en souffrant et en mourant. Solide théologie de l'apôtre saint Paul.
De là ne nous étonnons point des temoignages particuliers, ou plutôt des prodiges d'amour et de miséricorde qu'il fait paroltre sur sa croix. U prie • et c'est une prière de miséricorde ; il promet, et c'eat une promesse de miséricorde ; il donne, et c'est un
778 ANALYSES DES SE|tHOMS.
dOBdeviiéri0orde:iltéaioigiieiiioir» ri rrlttr tirtf gifll i nnffrr , ipinliinr pi hmiIl qo'fllle palHe être, a'art qw lluMte «Tiim nif mille Mm eooore plus ardeoteqm •eli>yedele<CMiiimw'»gl^<rtBatgetimiwtd>iniiériootde.
àiaé Boof dtfoof regirder la croh eomnM leilégedelagraoefllleMBedeIt mbértooide divIiM. Ayoot-yioiifaAraooari. Solide déf«>tiMdaM le diriiliuiin^ i|iiela défotai m cmeUix. OftaermotreieMOurwàUiaiort, où len notre eooieliUoD P Deoi le erncifti.
riH DIS AKAlYSBft DU QCATBiàlII yOLUlDI.