‹ Œuvres de Bourdaloue (volume 4)Chapitre 103 sur 119 · LE LUNDI DE LA SEMAINE SAINTE · texte numérisé non relu

LE LUNDI DE LA SEMAINE SAINTE

SDB U BETABOEMEMT DB LA PBRITB!«CB.

Sujet. Marie-Madeleine prit donc une livre d'huile de parfum qui itoit d^un çrand prix, la répandit sur les pieds, de Jésus, et les essuya de ses cheveux.

Je vous ai déjà proposé Madeleine comme un modèle de pénitence : mais peut-être n'y a-t-il eu que trop de pécheurs qoe cet exemple n'a pas convertis. Mille obstacles les arrêtent; non pas qu'ils reooDcent absolument à la pénitence, maislls I9 diffèrent. Or je veux vous faire voir les suites malheureuses de ce retardement, et 'l'affirenx danger où il vous expose..

Division. Trois choses sont d'une nécessité absolue pour se convertir à Dien : le temps, la grâce et la volonté. Or le péeheur qui diffère sa conversion ne peut ae répondre dans l'avenir, ni du temps de la pénitence, première partie ; ni de la graee de la pénitence, seconde partie; ni de ia yolonte de faire pénitence, troisième partie.

tendent qu'il est dangereux de faire ces suppositions ; et moi je soutiens que ces suppositions ainsi faites sont d'nne utilité infinie, 1<»pour nous donner une haute idée de Dieu; 2° pour nous inspirer, quand il est question de lui obéir, des sentiments nobles et généreux ; 5° pour nous humilier quand nous manquons h certains devoirs aisés et communs. Mais ces suppositions peuTent porter au désespoir. Oui, elles peuvent porter au désespoir; mais qui? ceux qui comptent sur leurs forces, et non point ceux qui s'appuient sur les forces de la grâce.

Je conçois maintenant quel est le mérite de la charité divine. Mais si tout ce que' j'ai dit est nécessaire pour aimer Dieu, quel est celui qui aime Dieu ? Demandons, comme l'Apôtre, ce saint amour. Disons, comme saint August n : Ab! Seigneur, je TOUS ai aimé trop tard ; mais au moins Teux-je conunencer présentement à tous aimer.

Page 1