LE TROISIÈME DIMANCHE APRÈS L'EPIPHANIE
sua u FOI.
Sujet. Jésus dit au ciniurion : Allez, et qu'il vous soit fait selon que vous avez cru.
Rien de plus puissant aupfès de Dieu que la foi ; elle obtient tout : et rien irai mérite plus nos réflexions que les vrais effets de la foi par rapport au salut. . s
Division. La foi nous sauve, première partie. La foi nous condamne , deuxième partie. ,
PnEMièaE PAaTiE. La foi nous sauve, et comme perfection de nos bonnes œuvres, et comme principe de pos bonnes œuvres.
I . La foi qoMi^sauve «omme perfection de nos bonnes œurres, parceqne c'est surtout de la foi que vient aux bonnes œuvres que nous pratiquons leur efficace et leur prix. Ainsi l'enseigoeat expressément saint Paul et saint Augustin : l'uo contre les Juifs qui se confîoient dans les œuvres de la loi de Mo! se; et l'autre contre Tes pelagiens, qui faisoient fond sur leurs bonnes œuvres naturelles. Et c'est encore ce que tous les Pères ont prouvé contre tous ces hérétiques qui tiroient avantage de leurs œuvres, et à qui ces saints docteurs faisoient voir q^ ho?« de l'Eglise et sans la vraie foi il n'y avoit point d'œuvres méritoires, et par conséqtient de salut. De là que de bonnes œuvres perdues, et de là même, quelle estime devons-nous fiiire du don précieux de la foi ?
2. La foi nous sauve comme principe de nos bonnes œuvres, parceqne c'est de la foi que lions vient cette ardeur qui nous porte à les pratiquer. Car la foi, selon l'Apôtre, est la cansa mouvante qui fait agir toutes les vertus. Il va encore plus loiu, et, selon ce mème^ apôtre, c'est la foi qui produit en nous les actes mêmes de toutes les vertus. C'est poar cela que le concile de Trente appelle la foi le commencement, le fondement et la racine de notre justification. Mais si cela est, pourquoi donc y a-t-il tant de chrétiens qui se damnent ? On pourrait répondre que c'est qu'il y a jusque dans le christianisme très peu de chrétiens qni aient vraiment la foi. Chrétiens de nom, sans l'être
718 ANALYSES »BS SIKHaMS:
«BeffiL1||»itiD|voi9«liiirili9leiit lafoi, lavépo^
contre les lainières et les maximei de la foi. Or la foi alorsy Ûen loin deaen Miirer»
nous condamne.
ïiexnikn?unulskàfiom coadinaa. lUt fO«i|«il al «omml Baon eondamne-t-eUe ?
I. VoQTffKH la foi oofit condanna-ft^iieT Panaqpia nooi m fffmt pat aélra tei maximes* e( que Ti? ant Idon dans le déMvdra, l« bov la Mteneai cqpthre danf risjoilice, selon l'expraisiDn d« saioft PanI; i* noot M eatofias la plot bem frniC de si Décoodité, qoi fooft les boonat mnrrei; S« dantlaip^flMnt da rapMnt eaiiit lacunes, nous la faisons enGn monrir elle-même an milieu deWns. •
Z, Comment la foî« ao jogement da Diea, boos oèwlaimMn-l-MIar En nom eonvaineantde troischoses : l^qoenompoiiTioiifTifre eaehréllêB8;!^qaeDonadeTiont fiTre en chrétiens ; S» qne nous n'arons féca rim moins qu'en ciirétiena.
Concloston. Il faut, ou que la foi nous sauve, ou qri'die novs fxmdamBe. Bnffie eei denx extrémilés, point de milieu. C'est à nous da cboiiir fm «n Tautres mais j a-t-fl là-<lessas à délibérer? Pansons sourent aux aeeusattons-qoe la foi formera contre nous. Voilà ce que nous datons firéTeiiir» et à qooinèus devons nous préparer tous !ea]Qurs de notre vie.
LE QUATRIÈME DIMAMCaBE APEÊS VtPrWOÈim.
sua LES AFFLICrrOHS DES JDSTK8 BT Li PaOSTEglTa PK» fiCHWPU»
Sujet. Jésug étant emtré ians une barque, ies disciples le suivirent : et omsltôt il s'é^ leca sur la mer «ne sfraitds tempête» en sorte que la barque itoit couverte de pots. Lui cependant dormait; et, ses disciples le réveillèrent, en lui disasit: Seigneur, saur-
; vez-nous ; nous allons périrl Jésus leur répondit : Pourquoi craignez-vous . hommes de peu de fovt
Voilà une image bien naturelle de ce qui se passd tons les jours à l'égard des Justes. Tandis qne les pécheurs sont dans la prospérité», les Justes souvent sont accablés Vl'afilictions et de misères, ôr il faut là-dessu^ les rassurer et les consoler, ^ Binsioir. Dans les afflictions des Justes et la prospérité dés pécheurs, iî n'y a rien qui doive ni qui puisse ébranler notre foi, première partie. Il y a même de quoi établir d oonfirmer notre foi, deuxième partie.
li^^ÈaE pAans. Dans les afflictions des Justes et la prospérité des pécheurs, il p'y a lien qui doive ni qui puisse ébranler notre foi. Cest assez que nous sachions qne Dieu a ainsi réglé les choses, pour nous y soumettre et n'en point prendre de scandale. Or noos avons mille preuves qui nous montrent que rien n'arrive que par la conduit^ de la Providence.
Cette conduite de Dieu n'est pas néanmoins A obseure et si cacbée^qne noof n'en poissions déoonvrir quelques raisons qui suffisent pour la juslifler, et les vQici«
1 . Dteo veut éprouver ses élus, et leur donner occasion de lui marquer p«r leur constance lenr Edélité. C'étc^t la réponse cfue faisoit aux infidèles un des plus léléi défenseurs de la loi chrétienne. Dieu nous examine, disoit-il; il sonde le coeor de rhoœme,[par où? par 1« a<{|ictions. Si Dieu ne met pas l'impie à de pareilles épreof es, c'est qu'il ne le juge pas dig^ de lui.
2. Dieu veut purifier ses élns de tontes les affections de la terre. Si les pro^i^itéf temporelles étoient attachées à la vertu, la plupart ne servirolent Dieu que 4ai|s cette vue, et par conséquent ne l'aimeroient pas pour lui-même.
5. Dieu veut assurer le salut de ses élus, et les mettre à couvert du danger fn^vlt^le qui se rencontre dans les prospérités du siècle. Car il n'est rien de pins contiigicai que les biens de celte vie, et c'est pour cela que Dlçu en prive les Justes,
4. Dieu par une aimable violence vçut forcer ses ans de ce tenir unis i lu!» en leur rendant tout le reste amer, et ne leur offrant partout ailleurs que des ol^jeta qui leur inspirent du dégoût. Si le monde eût élé à leur égard ce qu'il e4 à ré^4 d^ taift ^ mondains, ils n'anroient jamiûs pensé à Dieu.
5. Dieu Tent fournir à ses éhis une matière continuelle de combats^ afin qne ee txÀi
MiALTaes us apjtMoiii&. m
fWff 9m im wiH9«M» «i«ll^i!«4« W^mplia el de néilèButeia flomlialpoîntd^
6. Pi/90 veul pu^f m âttt «B C9 moufle, «fia de ne lei point punir en Van^. Il n'y a pmi i'tm^m « JiMt« à qui U o'éobapflig des luîtes dont il est redertble k Ui jijttti«#deBî?Aset]HeRdi^flWl»tewiiitlecliàtieenpèce miiérîcordieax, ponrne le poînl fsbMIer apr^ li mort en inie sMee.
YoBà dopelftl^KevId^na^iiiftiMm )e pRctage dei proipéritësetdesadfeBsiiëttenkpoMllei c»ti>e kt» i^nHm «t ly pMeon. Cmv oonuoe ûien prend, soin de set ans p«r lef adverf itwiïtt'U lew epvoie* en ocntralre U se tourne contre les pécheurs par l^s pfOtfMéê vimm doPt il iM Uli«eioidr> et qoî les peedent.
IlBQxiàna vkKm» V 9 e «toe dans let affliotions des Justes et la prospérité des pédienrs de qiio#ât«d)]îr noire 64» Gar ee paslage nonamontre trais choses, saToir : qa% y a vne antre Tîe qne œUe-ei, we Jésns-Gbpiit est fidèle dans les promesses qu'il omis a Mtea, et que lUen wm$ nave selon l'ordre de prédestination qu'il a marqué popr tons les hoaunea.
I . Qn'tt y a ime antieTie 4«e qsM^toI, et d'antres biens à espérer, flans cela, eomme remarque GnlHaame de Paris» où serpit | l'égard des élus la sagesse et la bonlé 4^ DieuS Sans oela, posmnU ^ mtae Sèee, on pourroit dire^ue les Justes seraient des insensé, et que les impies seraient les .vrais sages. Ne vous tranhlez point, mtm. Fr^, eoDfllot vint ànfiiltls • l'Impie ason temps qni est bien court, mais tous aurez le TÔtre qui seraéternel. C'est ee qui consoloit le saint homme Job et le Roi-praphète«
S. Que JésntKlhrigt estâdMfB danalespnomelses qa^nmis a tiiites, et vrai dans ses prédictioni. Il dit à pu diseiples, et dana lenv personne à tous les Justes : Le nieiide §e réjowra, et votis aefe« dens 'te tristesse. Koos voyons cette parale accomplie, et Ç^est une preuve gne l'anârt s'anoomplira : Fotre tristesse sera changée en joie.
5, Qoe Dâen nous sauve s^n ÏQVÙfe de piEiédestînation qu'A a raavqué. Gar il aiesoin que nous ne terionssanTéa que pair une sainte conibrmité aveo Jésus-Christ , son Fils. Ainsi nous le témoigne expressément l'Apôtre.
n est vrainéamnoias qu'il y a^lea geaa de bien dans la prospérité 1 mais il le Isnt de la aorte, afin qpefélat de la prospérité temporelle ne soit pas absolument exchi du royaume de Dieu. Déplus, si les Saints ae sont vus dans une prospérité humaine, c'est ce qui les ftlsolt tpembler. Enfa» sans quitter lenir condition, ils sayoient bien, sous les deboas d'une eondiUoa aisée et aoqmode, garder toutes les pratiques de l'abnéga« tion chrétiepne.
n «rt eaeora vrai faVwi a w et qa'on voit des pédiears danales mêmes adversités que les Justes. Mais sanp eiaminer toutea les raisons que Dieu a de ne vouloir pas qne le vioe toiqoora prospéra» c^esl assez d'avertir ces pécheurs que leura afflietions sont pour eox des gnaoeade Bien* et les graees les |1bs préolenses s'ils en veulent prafiter.
LU ÇIKQ&làiffl milANOHE APRÈS L'EPIPHANIE.
ava u Mewvi ma vmn avbo lis picDioas,* ^
Sujet. Tan^U ^e (e^ q$n$ 4^9tPmt* <'^nmi in4> rt $em^ik i^ivrak parm U bon
L^ pdcbeniaiaiitdilMfeÉte vie pavud les Justes oommeVivrale parmi te bongrain, et il est important que les Justes soient instruits de la manière dont ils doivent se comporter, et qu'ila saob^nt qnette lodéid ils pewrent avoh* a^ee les pécheurs.
DiyisiON. lions devons demeiver i|vee les péchenra comâte Dien y demeure. Or Dieu n'eat aiose les péeheçraqaa par la aéoesaitédn spn être, et nous ne devoAs demeurer avec eux que. par la niéiMSsité de notre étet,^ premièra pajrlie. Dieu tira sa gloire de^p^jBbewv, et trserajyyioep mima temps à knr salut: et c'est ainsi que noua de? 00% i^des notee commesee aveo le» péekenra également prafitable pour nous et powr eu^rm^aa^ dewitee partie*
PMJii4aA9A««u%Dieq n'eat avea leapéohean qoo parla nécessité de son éira, etaflmnedftVQaadeaewwMfeceBaqBepai la nécsssiilé de noira état. A entendra
parier réc&*ltttre/<m dinât qoe Diea B*eit pM avec lei péeheitM, et qo'il y est. n n'y est pai comme ami par une protectioa «pédale, et pair la eonmiaiiicatîoD de m dont ; mais U 7 ast eomme Dieo eréatenr qui doit veiller aa goaTemement da monde et coadnire tootei lea eréatans. Il y éat par ton îmmenilté diiine, dont il ne peat se dépouiller, et qui le rend partout pitSsent. Admirable idée de la conduite que noos de- Tons obierf er à l'égard des libertins da fiècle. Yivona avec enx autant qne nous j sommet obligés ; car il y a certaines liaisons qn'il ne nont eit pas permis de rompre: mais dn reste» dès qoe nulle nécessité ne nous retient auprès «feux, sépsiroiis-4iOQs-ea et fnyons-les. Ainsi i'ordonnoit saint Paul aux chrétiens de Thessaloniqde, et ainii k praliqnoit David. Ainsi Dieu Im-méme le oommandoit en termes formels aux enfimti d'Israél, leor défendant tout commerce avec les nations infidèles. Jfoos derons dooe faire dès maintenant ce qui se fera à la résurrection générale, on les élus seront séparés des réprouvés ; et c'est en cela que consiste par ayance la gloire etja perfection des Justes sur la terre. Exemple d'Acham et de Judas. Voilà pourquoi l'Église exceomunie certains pécheurs. Si elle ne lance pas ses foudres sur les autres, ce n'est pas qu'elle noos permette de les fréquenter ; et indépendamment des anathèmee de l'Eglise, nous ne pouvons nous lier STeo les impies, I* sans dcTénir coupables d*Bn mépris exprès de Dieu; 2« sans derenir le scandale de nos frères; 5» sans detenlrennemisda nous-mêmes, en noua perdant nons-mémes.
1. C'est mépriser Dien, puisque e'est s'onir atee ses ennemis* Èxonplé de Jo-
laptaat.
2. C'est ^ndaliser leprocbain : ckr qne pent-ou penser d'un homme &a d'aine femme qu'on voit toujours en certaines eompagoles et avec des gens décriés?
5. C'est se perdre soi-même , on s'exposer à se perdre : car qni ne sait pas combien les mauvaises compagnies sont dangerenses? Exemple des Jnifa. Défense de VÉgliae. Passage de TertuUien. Si nous examinons Irîen quel est le principe de la cormptioa du siècle , nous n'en trouTcrons point de plus eommnn qoe les sociétés et les conTersatiens du monde profane.
DsuxitvE PABTiE. Dlou tirc sa gloire des pécheurs, et travaille en même temps à loir salut ; et c'est ainsi que DOua devons rendre notre commeroe avecles pécheurs également profitable pour nous et pofur eux-mêmes.
1 . Que Dieu tire sa gloire des pécheurs , c'est 'Ce qne prouve saint Angnstin en fs»aant voir comment Dieu a'est servi des infidèles ponrppérer les merveilles deea graœ, des hérétiques pour éclaircir les vérités de la religion , des schismatiquea pour établir la perpétuité de son Église , et des JnifSi pour rendre témoignage à Jéens-Chr^. II a'est servi des Romaios pour exercer ses yengeances sur Jérusalem, et des tyrans pour avoir des martyrs sur la terre et des Saints dans le ciel. X2oand donc nous nous trou- TODS nécessairement engagés avec les pécheurs , nous devons de même en profiter pour notre sanctiflcalion et notre perfection. Car quelles occasions ne noua fournissent-ils pas de praUquer la patience, la charité, rhnmilité, les pluséminentes Tertna? Mais nous renversons là-dessus tous les desseins de la Providence. Une femme vivant
-avec lin mari emporté et vicieux pourroit, par sa douceur et aa soumission» acquérir des mérites aans nombre.; mais elle perd tout par ses murmures et ses révoltes. Ainsi des autres. Et il ne font point dire que dans on antre état on traTailleroit mftenx à se sanctifier. On ne le peut mieux faire que dans Tétat qui noua est marqué de Dieu, parceque c'est pour cet état qu'il nous a préparé les secours de sa grâce , et que c'est dans oet^iat que noça lui donnerons de plus solides témoignages de notre fidélité.
2. Dieu tirant sa gloire dea pécheurs, pense en même tempa ft leur saint. Il les appelle à lui, il les invite à la pénitence ; il leur en procure les moyens. Voilà comment nous devons , en profitant des pécheurs pour noua-mémes, profiter nous-mêmes aux pécheurs. Devoir général : la charité nons oblige tous , comme chrétiens, de nous aider les uns les autrea par de salutaires conseils, de aages remontrances, de bons exemples. Devoir particulier et spécialement propre de certains états : c'est à nn père de corriger un fils entraîné par le feu de ses passions, à une mère de corriger une fille, à un maître de corriger nn domestique. Devoir encore plus particulier pour les pécheurs eux-mêmes, knrsqa'ils ont eu le bonheur de se reoonnottre :' ils doifenl
ticherdegaffoeiriiitantd'aiiies àDleaparleur lèle» qo'ilf en oot perdu par teurs teandalei.
LE SmÈlIE DIMANCHE APRÈS L'EPIPHANIE.
8U1 U lAUlTETi BT LA POIGB DB LA U)l CBRÎTIHIINB.
SujBT. Le royaume âeseUux estsemMahU à tm grain de séneré. gu'im hommepnndf et sème daiu je» champ. Ceet lepbu ptM grain de toutes les sèmenees: mais lorsque ce çraim a poussé, U s'éUte au-dessus de toiâe* les attires pfoiûes, et U de* vlent arbre» *
Voilà, seloQ sBiat Jérôme ettooi les interprëtae, ta figure de le loi tdirëtieiMie. Rlea de plus petit dans son oommenoement, et rien de pins étendu dans son progrès.
DiTisiOB. Sainteté de ta loi chrétienne, première partie. Foroe de ta loi ehrélienne, doaxi^oie partie. Jkmc loi ehréttenne, loi tonte divine.
PBEMiàBB PABTiB. Sainteté de ta loi ehréttaene dans son anienr, dans ses maiimes , dans ses conseils, dans ses sectateurs» dans ses mystères.
1. Bans son auteur. C'est Jésus-Christ, la sainteté même. Quels auteurs odt eus les antres lois , et qu'étoitH» par exemple qu'un Mahomet ? Quels auteurt ont eus les hérésies , et qn'éloit-oe qu'un Luther, nu CalTîn?
2. Dans ses maximes. Quoi de plus pur et de plus subUme? C'est cette lot sainte, dit Laetance, qui a éctairci toutes les lois de ta nature, qui a mis ta dernière perfection à toutes les lou dirines, qui a autorisé toutes les lois hamalnes , et qui a détruit sans exception tontes les lois du Tice et du péchéJ Au contraire, les loU païennes ont toléré tons les crimes ; et à quelle licence les hérésies ont-elles porté?
5. Dans *»« conseils. Qu'est-ce que cette pauvreté évangélique qu'elle nous propose? Qu'est-ce que oe renoncement Tolontaire à tons les ptaisin des sens?
4. Dans ses sectateurs. Il n'y a qu'à Ure dans saint Luc quelle étoit la vie des premiers fidèles. Il n'y a qu'à consulter tontes les histohres saintes. Il n'y a qu'à considérer tons les étita du christtanisme, où l'on a tu et où l'on voit encore tant de Saints. Ce n'est pas qnll n'y ait des chrétiens très corrompus; mais ta religion chrétienne n'est point responsabte de leur libertiaage et de taur corruption, car elle est ta première à lee condamner.
5. Dans ses mystères. A quelle pnrete de mœurs né nous engagent-ils point, dès que noiM nous soumettons à les croire? A quelle perfection ne noua élèvent- Ils point?
LA loi chrétienne est donc nne loi sainte, et de quelle sainteté? d'une sainteté solide, agissante, universelle, sage, patiente, religieuse envers Dieu , charitable envers le prochain , sévère pour dle-mème. De là oonduons deux choses : que la saintete de cette loi est un des motifs les plus puissante pour nous y attacher ; et que la sainteté de cette noéffle loi est notre confusion et nohre condamnation , si nous ne travaillons pas à nous aanctifler.
Dbuxièhb pabtii. Force de la loi chrétienne. Cette force tonte ditioe a paru dans rétablissement et ta propagation du christianisme. De quoi t'agissoit-il quand Jéras- Chrl»t vint prêcher au monde nne loi nouvelle ? Il étoit question d'abolir toutes les Buperalitions du paganisme, et d'établir une loi austere et mortifiante, une loi cootraire à tontes les inclinations de ta nature. Que falloit-il pour en venir àhont? Il talloit sur* monter ta puissance des souverains , la sagesse des politiques , la cruauté des tyrans , le zèle âe$ idolâtres, Fimpiété des athées. Si Jésus-Christ, dit saint Augustin, en eût conféré avec un des philosophes de ce temps-ta , ce philosophé n'eût-il pas traité celte entrepriae de chimère et de folie? Voilà néanmoins ce qui s^est fait, et c'est ta merveille qoe nous voyons.
Il n'y a que la loi chrétienne qui se soit établie par des priadnes où tonte ta raison «te rbomme se perd, et parmi les plus violentes persécutioDs. Msta 11 le falloit ainsi» afln que les peuples connussent que o'étoit ta toi de Dieu et l'œuvre de Dieu.
Noos voyons encore de nos jours ce même prodige se renouveler parmi les nations étrangères elles infidèles; etsareela nous pouvons bien féliciter l'Eglise comme la féll-
722 ANALTSES DES SERONS.
citoit le prophète sons le nom de Jérnsalem.Tonte8 les religions païennes se sont ëla^ bHetparltfmèacedesmœan, et les hérésies par la Tlolesœ» par le ferai 1^ La religion cbrétienne n'a point en d'antres armes ni d'antres moyens que la parole de Dien , Tinnooencede la vie et la patience.
De là quatre coniéqnences comprises en quatre mots : reoomioîssance, étonnemeot, réflexion, résolution.
1 . Aeconnoiisbnoe envers Bien , qui nous a choisis et fait naître dans la loi diretienne.
2. EtoonmflfD t , ^e oe qn'mie loi si paissante et si agss$akè opère si pen dans noos. ^. Réfleûi^. 42^0 nous sert de jfFotmfgr m^ ^^ ^^'^ <• Twtn est toatjB piiisnate,
lorsqu'à noire égard tonte cette vertu se trouve inutile et sans effet?
4. Résolution de vivre désormais en chrétiens, et de hnsser agir en nous tonte la ierto.de la toi qn0 nane avoua eatfiwisrta.
L£ DIMAIi«€Hfi DE LA SEPTUAGÉiSUffi.
aSB L*0ISIVITS.
Sujet. Étant sorti vers Ponzibiu heure du jour, il en trouva encore d'autres qui éloient là, et il leur dit i Comment dememez'Vous ici tout le jour sans rien fane r
L'oisiveté ne passe dans le monde que pour un péché léger^ mais c'est devant Oien un péché très grief.
Division. Nous sommes tous obligés su travail, cten qualité de pécbeers, première partie; et en qualité d'hommes attachés par état à une conditioa de vie, deuxii^me partie.
Prémièbb partis. Nous sommes tous obligés au travail en qualité de pécheora; car le travail est la peiae du péché, Peine saiisfactoire, et peine préservative.
1. Peine saiisfactoire. Dieu imposa le travail au premier homme, comme le châlir mçut de son péché; et cette loi s'est étendue ù tonte la postérité d'Âdamy aana nulle exception d'états, parccquenoos sommes tons pécheurs. Quand donc nous menons une vie oisive, nous tombons dans une seconde livolte contre Dien. La première a été notre péché, et la seconde est la fuite du travail qui en doit être la pmiitioa. Voilà néanmoins quelle est la vie du monde. On passe les années à perdre la chose la plus précieuse, qui est le temps, et le temps de la pénitence. Je suit riçhÇj ,dit-on; ei qu'aije affaire de travailler? Mais, quoique riche, voas êtes pécheur. Je sais d'mie qualité et dans un rang où le travail ne me convient pas : il vous convient partant^ poiaqoe partout vous êtes péchemr. Le travail est ennuyeux : prenez cetcnoni par pénilenoe.
2. Peine préservative. De combien de péchés l'oisivelé est-elle hi source? C'est le travail qui nous en préserve. Exemple des Juifs, de David, de Salomon^ C'est pour cela que les Pères du désert enjoignoient si fortement le travail aux solitaires ; et c'est de là nicme que la vraie piété et rinnocence des mœors ne se rencontrent presque piai que dans ces conditbns médiocres qui subsistent p^ le travail.
l)EuxiÈuB PARTIE. Nous sommcs tous obligés au travail en qualité d'honunea attarhég par état à une condition de vie. Car toute condition est sujette à cerUios de- V4)irs dont l'accora plissement demande du travail et de La peine; et pins une cooditioa est relevée dans lo inonde , plus elle a de ces engagements auxquels U est impossible de satiisfair^ sans une application constante et assidue. Cela 4e voit asses par l'indoction iqu'on peut faire de tous les états de la vie.
DieuTa ainsi ordonné pour deux raisons,' surtout à l'égard des conditiona plus relevées: i° afin que les dignités et !cs conditions honorables ne devinssent pas les sojels de notre vanité; 2° afin qu'elles ne servissent pas à exciter notre ambition.
Concluons d(«c deux choses : qu'il n'y a point d'élat où l'oisiveté ne soit dq crime, et qu'elle l'est encore plus dans lés ét^ls supérieurs aux autres. Y a-t-il en efTet an état où l'on pu'u<;se être oisif sans manquer aux devoirs de conscience les plus esseotielai ti eoromé les états sopéri^jurs ont des devoirs plus importants, n'en cat-oa p«s d'an-
tant pins criminel, lorsque Toisiveté les fait négliger? C'est perrerlir l'ordre des cboses, c'est être infidèle à la Provideiice, c'est déshonorer sod état» et par une suite nécessaire c'est se damner. Exemple de l'empereur Talentimeir.