‹ Œuvres de Bourdaloue (volume 4)Chapitre 27 sur 119 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

On n'en peut douter, Chrétiens : à considérer le mariage dans u>ttte son étendue, et surtout selon les trois qualités que j'ai marquées,

comme sacrement, comme lien d'une mutuelle société, et par rapport à l'éducation des enfants dont il est une propagation légitime , cet état porte avec soi des obligations qu'il vous est d'une importance extrême de bien connottre , et que je vais , pour satisfaire au devoir de mon ministère , vous expliquer.

C'est , sans contredit , un bien pour le christianisme , et pour vous en particulier, qui êtes appelés par la Providence à vivre dans le aMNKie, que le Fils de Dieu ait consacré le mariage par son institution ; que non seulement le mariage ne soit point un état criminel, comme Tout voulu faire passer quelques hérétiques , ni une société parement civile , comme il Test parmi les païens ; ni une simple cérémonie de religion, comme il Fétoit dans Tancienne loi; mais un sacrement qui confère la grâce de Jésus-Christ , étaMi pour sanctifier fes âmes , pour représenter un de nos plus grands mystères, qui est Fincamation du Verbe, et pour en appliquer les mérites à ceux qui le reçoivent dignement : Sacramentum hocmagnum (Ephes.f 5). Oui, mes Frères , disoit saint Paul , ce sacrement est grand; et je vous le dis , afin que vous sachiez l'avantage que possède en ceci notre religion parnlessus toutes les autres. Car il n'est grand que par le rapport qa'U a avec Jésus^hrist, notre divin Sauveur; il n'est grand que dans rÉg^, qui est l'épouse de Jésu&^lhrist , il n'est grand que pour les fidèles , qui sont les membres du corps mystique de Jésus^hrist, c'est-à-dirésiu'U n'est grand que pour vous : Ego auiem dico voàig m Ckristo et în EecUAà (Ibid.). Tout cela est de la foi. Mais de ta que s'ensoit-ii? des obligations à quoi l'on foit bien peu de réflexion dans le monde, et que le mariage néanmoins vous impose. Car, puisque c'est un sacrement de la loi de grâce, il n'est donc permis de s'y engager qu'avec une intention pure et sainte; il n'est donc permis de le recevoir qn'avec une conscience nette, et exempte de péché ; il n'est donc permis d'en user que dans la vue de Dieu , et pour une fin digne de Dieu ; et quiconque manque à ces devoirs commet une offense qui tient de la nature du sacrilège, parcequ'il profane un sacrement. Présupposé le principe de la foi, il n'y a rien en toutes ces conséquences qui ne soit évident et incontestable.

Mais , encore une fois, on ne pense guère à ces conséquences dans le monde : et d'où vient qu'on n'y pense pas ; qu'on oublie dans ce sacrement les règles de piété , que l'on garde et que l'on croit devoir garder en recevant les antres? Vous êtes les premiers, et souvent même les plus zélés à condamner un homme qui entreroit dans TÉgUse et dans les sacrés ordres par des vues ou d'intérêt ou d'ambition. Vous ne voudriez pas approcher du sacrement de nos autels sans vous être auparavant purifiés dans les eaux de la pénitence; et vous croiriez vous rendre coupables en vous présentant au tribunal de la pénitence, pour une autre fin que d'honorer Dieu et de vous réconcilier avec Dieu. Quand on vous parle de ce Simon le magicien , qui

m SVR L'ÉTAT DU MARIAOE.

demanda aux apôtres te aacreoieiit de çoufirioi^oA m^ W motif de ^aine gloire; et q^and ^ vous dit quQ Judas p^rut k la table de lé' Stts-Gbrist, qt qu'il y coB^muma dau$ une disposition ciîmiiiçye, yous réprouvez l'attentat de Tun et de l'autre. Or le mariage est-il phmbs respectable et moins vénérable en.qualitë dç sacrement? Le 3auvenr du monde Ta-t-il mqins institué que les autres sacreqi^nts? a.*t-il moins de vertu pour donner )a grâce que les autres sacrements? coa« tient-il d^ mystères moins retevés que 1^ autr^. sacrem^ts? tout ce qui $e dit des autres sacrements pour les exulter et nous les faire l^onorer» ne çonvîent-il pas également à celui-ci ? et par conséquent ne deiqande-t*il pas par proportion des dispositions aiissi parfaites » un motif aussi chrétien, une pureté de qœnr aussi entière, un usag^ aussi honnête et nn^si saint?

Nqus savons tout cela dans la spéculation ; mais , dans la pratique , voici la différence qu'on tnet ^tre cei sacrement et les autres. Pour ceux-là on s'y prépare , on y cherche Dieu , on y prend des senti* ments de religion, et en cela l'on agit chr^ia^nement; mais est-il question du sacrement dont je parte, vous diriez que c'est dans te ifie une chose indifférente et toute profene, à laquelle ni Dteu ni la religion n'ont point do part» On fait un mariage par des considéra* tjops purement humaines , sans en avoir le moindre remords ; on le célèbre au pied de l'autel, dans un état actuel de pécW ; et quoique ce soit incontestablement une profanation sacrilogo , à peine en a-t-on quelque scrupule, paroeque la plupart même ignorât ce point de conscience. Or, sur cela, mes chers auditeurs , comment peut-on se justifier devant Dieu? Car si vous voulez que je vous en déclare ma pensée , voilà un des désordres les plus essentietequi régnent aujour* d'hui dans le christianisme. On n'y regarde plus , ce semble , le ma* riage comme une chose sacrée , mais comme une affaire temporelle , et comme une pure négociation. Qui est-ce qui consulte Dien. pour embrasser cet état? qui est-ce qui considère cet état comme un état de sainteté oii Dieu l'appelle? qui est-ce qui choisit cet état dans tes vues de sa prédestination éternelle et de son salut? Le dirai-je? les païens mêmes étoient sur ce point plus religieux, du moins plus sage$ et plus sensés. Si le mariage parmi eux n'étoit pas un sacrement, ce netoit pas non plus, comme il Test devenu parmi nous, un trafic mercenaire, où l'on se donne l'un à l'autre, non par une inclinatiou raisonnable, non par une estime honnête, ni selon le mérite de la personne, mais selon ses revenus et ses héritages, nuds au prix de Targent et de l'or. Car tel est le nœud de presque toutes tes alliances; c'est l'argent qui le^ forqie: d'où vient ensuite ce dérèglement si commun , qu'après un mariage contracté sans attachement, on fait ailteurs de criminel^ attachements sans mariage. Quoi qu'il en soit , ce que nous n^ pouygns assez déplorer, Ghréiiens , c'est que te mariage renfermant dans $on essenpp deux qualités , celle de contrat et celie

SUR VttkT m UKRVlGE. v&

de sacrement, on n'a d'atteni|pi que sur la première, qn^ est d'un ordre inférieur; et qu'on néglige absolument l'autre , qui néanmoins est tonte surnaturelle et toute divine. En qualité de contrat , on y observe toutes les règles de la prudence. Combien de traités, combien de conférences et d'assemblées, combien d'articles et de conditions , combien de précautions et de mesures? Mais pour la qualité de sacrement , ni refluons ni préparatifs. On croit que tout se réduit à quelques cérémonies extérieures de l'Église , dont on s'acquitte san^ recueillement et sans esprit de religion. Or est-il possible qu'un sacrement ainsi profané vous attire de la part de Dieu les secours de grâce qu'il y a attachés? et si vous manquez de ces secours , comipenc accomplirez-TOus les obligations de votre état?

Je dis les obligations que vous impose le mariage, non seulemept pris comme sacrement , mais de plus considéré comme lien d'une société mutuelle. Car voici où je prétends que sont nécessaires les grâces de Dieu les plus puissantes et les plus abondantes ; vous Tallez comprendre. U ne s'agit point seulement ici d'une société apparente, mais d'une société de cœur; en sorte que vous pratiquiez à la lettre ce précepte de l'Apôtre : Firi, diliaite uxores vestrcu, sicut et Ckristus dilexitEccImam {Ephes,^ 5) : Vous, maris, aimez celles que Pieu vous a données pour épouses; et vous, femmes, ceux que la Providence vous a destinés pour époux. La règle que vous devez en cela garder, est de vous ain^er Fun l'autre , comme Jésus-Christ a aimé son Église: sicut et Christus dilexit Ecclesiam. Yoilà, dsi-je, votre modèle. Aimez-vous d'un amour respectueux, d'un amour fidèle, d'un amour officieux et condescendant, d*un amour constant et durable, d'un amour chrétien. Tout cela,^ ce sont autant de devoirs renfermés dans cette foi conjugale que vous vous êtes promise de part et d'autre , et qui vous a um's. Prenez garde : je dis d'un amour respectueux , par- . cequ'une £aimiliarité sans respect porte insensiblement et presque infailliblement au mépris. Je dis d'un amour fidèle, jusqu'à quitter , pour un époux ou pour une épouse , père et mère , puisque c'est en termes formels la loi de Dieu ; mais à plus forte raison jusqu'à rompre tout autre nœud qui pourroit attacher le cœur , et à se déprendre de tout autre objet qui le pourroit partager. Je dis d'un amour officieux et condescendant, qui prévienne les besoins ou qui les soulage, qui compatisse aux infirmités, qui lie les esprits, et qui maintienne entre les volontés un parfiait accord. Je dis d'un amour constant et durable, pour résister aux fâcheuses humeurs qui le pourroient troubler, aux soupçons et aux jalousies , aux animosités et aux aigreurs. Enfin je dis d'un amour chrétien ; car c'est ici que je puis appliquer , et que se doit vérifier la parole de saint Paul , que la femme chrétienne et vertueuse est la sanctification de son mari. C'est ce qu'ont été ces illustres princesses qui ont sanctifié les empires, en convertissant et en sanctifiant les princes dont elles étoient tout ensemble et les épouses et les apd-

très. C'est ce que vous devez dtre, MWdames, faisant dans vos 6imUles ce que celles-là ont fait si glorieusement et avec tant de mérite dans les royaumes ; estimant que le plus solide témoignage que vous puissiez donner à un époux , d'un véritable amour, est de le retirer du vice et de le porter à Dieu ; employant à cela toute votre étude, y rapportant tous vos vœux , tous vos conseils , tous vos soins ; et vous animant à persévérer dans ce saint exercice par le beau mot de saint Jérôme à Lseta. Elle étoit fille d'un père idolâtre , mais que son épouse avoit enfin réduit, par sa vigilance et par sa patience, à embrasser la foi. Or il falloit bien , dit saint Jérôme, que cela fftt ainsi : un aussi grand zèle que celui de votre mère pour le salut de son mari ne devoit point avoir d'autre effet. Et pour moi , ajoute ce. saint docteur , dans son style élevé et figuré , je pense que ce Jupiter même qu'adoroient les païens eût cru en Jésus-Christ, s'il eût vécu dans une si sainte alliance : Ego puto , etiam ipsum Jovem^ si habuisset uUem cùgnationem, potuisse in Christum credere (Hieron.).

Mais, par un renversement que nous ne déplorerons jamais assez, mes chers auditeurs , et dont peut-être vous éprouvez vous-mêmes les suites funestes, qn'arrive-t-il? vous ne pouvez l'ignorer, puisque vous le voyez tous les jours. Cette société» qui devoit faire l'union et le bonheur des familles, et en être le plus ferme appui; cette société, que dévoient conserver mutuellement entre eux le mari et la femme comme un des biens de leur état les plus estimables, à quoi se trouve-t-elle sans cesse exposée? aux ruptures, aux aversions, aux divisions, aux éclats quelquefois les plus scandaleux; et cela pourquoi? parceque ni Tun ni l'autre ne veut contribuer à l'entretenir. Une femme est entêtée, est capricieuse, est idolâtre de sa personne; aime le jeu , la dépense , les vains ajustements, les compagnies et les divertissements du monde. Un mari est impérieux , est jaloux , est chagrin, est emporté et colère, aime son plaisir et la débauche. Et parcequ'ils né voudroient pas se faire la moindre violence , Tune pour revenir de ses entêtements , pour régler ses caprices, pour mettre des bornes à son jeu, à ses dissipations, à ses vanités, à son attachement au monde ; l'autre pour abaisser ses hauteurs , pour adoucir ses chagrins, pour se défaire de ses soupçons injustes et àef ses inquiétudes outrées et mal fondées, pour modérer ses emportements et pour se retirer de ses débauches ; de là viennent les contrariétés , les plaintes réciproques et les murmures, les reproches aigres et amers ; on conçoit du dégoût l'un pour Tautre , et souvent enfin , pour prévenir de plus grands désordres, on se trouve réduit à se séparer l'un de l'autre. Divorces et séparations que la loi des hommes autorise, mais qui ne sont pas pour cela toujours justifiés devant Dieu et selon la loi de Dieu. Divorces et séparations si ordinaires aujourd'hui dans le monde , et que nous pouvons regarder comme la honte de notre siècle, surtout parmi des chrétiens. Divorces et séparations d'oit suit presque immanqua-

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blement la raine des maisons les mieux établies, et oii nous voyons s'acoomplir à bi lettre cette parole de Jésus-Christ : que tout royaume divisé sera désolé. Divorces et séparations , oii vivent quelquefois sans scrupule les personnes d'ailleurs les (dus adonnées aux exercices de la piété » ne se souvenant pas que le premier devoir d'une piété solide est à leur égard , et autant qu'il peut dépendre de leurs soins , de de* meurer dans une société que Dieu lui-même a formée, ou a dû former. •

Et pourquoi l'a-t-il fonftée? je l'ai dit après saint Augustin : pour une propagation légitime , et pour l'éducation des enfants. Troisième et dernier fonds des plus importantes et des plus essentîdles obliga* tiens du mariage. Car ce n'est point assez de leur avoir donné la Bai»* sance à ces enfents, et de les avoir mis au monde, il fout les nourrir «. Ce n'est point assez de les noarrir , il faut ks pourvoir. Ce n'est point encore assez de les pourvoir selon le monde, il faut les instruire et les élever sdon le christianisme. De fournir à leur subsistance et à Tentretien d'une vie qu'ils ont reçue de vous , c'est ce que^ous diète la nature, et à quoi il est peu nécessaire de vous porter. De penser à leur établissement temporel , c'est , outre la nature , ce que vous inspire souvent votre ambition , et sur quoi vous n'êtes que trop ardents et que trop zélés. De travailler même à les perfectionner, à cultiver certains talents qui peuvent les distinguer et les avancer dans le monde, c'est un soin que vous ne négligez pas absolument, et de quoi plusieurs s'acquittent avec toute la vigilance convenable. Non pas qu'il n'y ait de ces pères et de ces mères insensibles et durs., qui, tout occupés d'eux-mêmes, semblent méoonnottre leurs*en£»nts et les laissent manquer des secours les plus 'nécessaires, tandis qu'ils ne refusent rien à leurs propres personnes de tout ce qui peut contenter leur mondanité ou leur sensualité. Non pas qu'il n'y en ait à qui la vue de leurs enfants devient tellement insupportable , qu'ils les tiennent de longue» années hors de la maison paternelle, les bannissant en quelque manière de leur présence, parcequ'ils leur blessent les yeux, et les abandonnant à des mains étrangères pour les conduire. Non pas qu'il u'y en ait, ainsi que je le disois dans le discours précédent , qui, ne voulant jamais se dessaisir de rien pour leurs enfants, et pour leur procurer des établissements sortables à leur condition, les voient tranquillement et impitoyablement languir auprès d'eux jusque dans un âge avaneé, et les réduisent à la triste nécessité de passer leurs jours sans rang, sans nom, sans état. Non pas qu'il n'y en ait qui, dans un oubli entier de leurs enfants, ou par une molle et aveugle condescendance, ne leur donnent même nulle éducation pour le monde , leur permettant de vivre à leur gré, et les livrant, pour ainsi dire, à eux-mêmes et à tous leurs défauts naturels. Quel champ, si je voulois m'étendre làdessus et sur bien d'autres désordres que je passe, parcequ'après tout ils sont moins importants et moins fréquents ! Mais le plus essentiel B. 8. 45

et ie plo8 commun^ c'est d'élever des enfants en mondbins, sans les élever en chrétiens; c'est de veiller à tout ce qui regardé leur fortune, et de n'avoir nulle vigilance sur ce qui concerne leur salut ; c'est de leur inspirer des sentiments conformes aux maximes et aux principes du siècle ; et d'être peu en peine qu'ils en aient de conformes aux principes et aux maximes de l'Évangile; c'est de ne leur pardonner rien dès qu'il s'agit du bon air du monde» des bonnes manières du monde, de la science dii monde; et de leut pardonner tout dès qu'il ne s'agit que de l'innocence des mœurs et de la piété. De quoi uéau*' moins un père et une mère auront-ils plus particulièrement à rendre devant Dieu, si ce n'est de la sanctification de leurs enfeints? Gomme c'est là sans contredit la première de toutes les affidres , ou plutât eomnpe c'est Tunique affisûrè , c'est à celle4à qu'ils doivent être apédalement attentifs dans l'instruction des enfants dont ils sont chargés, et par conséquent c'est à eux de porter leurs enfants à Di^, et de les entretefii%dans la crainte de Dieu ; à eux de corriger les inclinations viciedses de leurs enfonts , et de les tourner de bonne heure à la vertu; à eux d'éloigner leurs ènfents et de les préserver 'de tout ce qui peut corrompre leurs cœurs , domestiques dâréglés , sociétés dangereuses, discours libertins, spectacles profanes, livres empestés et contagieux ; à eux de procurer à leurs enfants de saintes instructions^ de leur donner eux-mêmes d'utiles conseils, surtout de leur donner de salutaires exemples , s'étudiant à ne rien dire et à ne rîeîi dire en leur présence , qui puisse être un sujet de scandale pour ces âmes foibtes, et susceptibles de toutes les impressions. Geet me mèneroi i trop loin ; et pour ménager le temps qui m'est prescrk, je laisse un phis long détail.

Revenons donc. Telles sont, mes chers auditeurs, les obligations propres de l'état du mariage; elles ont leurs difficultés, et de grandes difficultés, j'en conviens ; mais de I& même qu'ai-je voulu conclure? que Toti ne doit point entrer dans cet état sans la vocation divine. Car , pour remplir toutes ces obligations, il faut une assistance spéciale du ciel; et ce secours, Dieu ne le donne qu'à ceux qu'il appelle; secours nécessaire, non-seulement pour accomplir les obligations du mariage,' mais pour en supporter les peines , dont j'ai à vous parier dams la seconde partie.

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