SUR LES OEUVRES DE LA FOI
Et respondens Simon, dixU illi : Prœceptor, per totam noctem laborantes nihileepimuê ; in v»rbo atUem iaxabo rete.
Pierre loi répondit : Bfaltrt , noiis aTOOs trayaillé tonte la irait, et nous n'avons rien pris ; mais sur Totre parole Je jetterai encore le fiiet Saint Ldc, chap. v.
Quoi qu'on puisse dire de la vie inutile des gens clu siècle ,^Ie plus grand désordre et le plus commun dans le monde n*est pas d'y demeurer oisif et sanç travail. Dequels soins au contraire ne s'y charge-t-on pas, quelles entreprises î)'y forme- t-on pas; et,, pour y réussir, quels efforts ne £ait-on pas ? Mais le plus déplorable de tous les malheurs, c'est qu'on se consume eîi vain (le tant de veilles et de tant de soins; c'est que tàiit d'entreprises et tant de projets n'aboutissent à rien de solide; c'est qii'on ne retire proprement aucun fruit de tant de fatigues et de tant d'efforts, et qu'après bien des peines , l'on se trouve réduit à la ménîe plainte qiie faisoient les apôtres : Nous avons travaillé long-temps, et nous n'avons rien gagné : Per totam noctem laborantes^ nihil cepimus. Pourquoi cela, mes chers auditeurs? les paroles de mon texte nous en niarquent assez la raison : parceque tant de moiidains, comme les disciples de Jésus-Christ, ne travaillent qu'^ son absence et dans lés ténèbres, peir totam noctem laborantes. Expli-