‹ Œuvres de Bourdaloue (volume 4)Chapitre 73 sur 119 · SUR LES OEUVRES DE LA' FOL S · texte numérisé non relu

SUR LES OEUVRES DE LA' FOL S

chef et le premier pasteur de son Église , pour être aujourd'hui vo^ évaugéliste » et pour venir vous annoncer les plus hantes merveilles de la loi de grâce. Orationes tuas et eleemosynœ ascenderunt in memo'» riaminconspectu Dei{Act.^ 10). Écoutez ceci, mes Frères , reprend ëloquemmentsaint Ghrysostome, vousjqui vous plaignez de n'avoir pas ces lumières dont Dieu remplit les âmes justes; et adorez jusque dans le discernement que Dieu fait' des hommes, non seulement la profondeur de ses conseils , mais la suavité et la douceur de sa providence. Si Corneille n'avoit prié, s'il n'avoitété charitable; si dans les nécessités publiques il n'avoit ouvert ses entrailles et son cœur, selon l'ordre des divins décrets , il seroit demeuré dans les ténèbres de la gentilité. Pourquoi Dieu va-t-il le chercher au milieu.d'un peuple incirconcis, et répand-il sur lui l'abondance de ses grâces ?'c'est qu'il trouve plus en lui de ces précieuses semences de la foi, plus de ces œuvres de justice fondées sur le devoir commun, qu'il n'eia trouve en Israël. Ce zèle d'un Gentil à sanctifier sa maison par son exemple, cette persévérance dans la prière, cette inviolable probité qui luiattiroit même , selon saint Luc , un honorable témoignage de toute la nation juive, testimonivm habetu ab univenâgente Judœorurn (Ibid.); mais par-dessus tout cette tendresse de charité, et cette disposition sans réserve à Recourir les indigents et ceux qui étoient dans la souffrance , voilà ce qui gagne le cœur de Dieu, ce cpii détermine Dieu à remplir de ses plus riches trésors ce vase de miséricorde qu'il a prédestiné pour sa gloire. Corneille donc est choisi, poursuit saint Chrysostome , non pas à cause de sa dignité, mais en considération de sa piétë : Non pr opter dignitatem electus, sed proptcr pietatem (Ghrysosr.). iSoyez pieux comme lui, bienfaisants comme lui, zélés comme lui pour le soulagement des pauvres et pour favancement des œuvres de Dieu , et vous verrez si Dieu , toujours fidèle dans ses promesses, ne fera pas sur vous comme sur lui une effusion particulière de son esprit, pour fortifier et pour augmenter votre foi. Il le fera , Chrétiens; et, tout pécheurs que. vous êies , il enverra plutôt un ange du ciel que de vous laisser dans votre égarement. Sans y employer le ministère d'un ange, un prédicateur suscité comme un autre saint Pierre pour votre conversion, en vous annonçant la divine parole , vous éclairera, vous persuadera, vous imprimera profondément dans l'ame les véritéi célestes. Après l'avoir entendu , vos doutes et vos incertitudes s'évanouiront; votre sécheresse, ou, disons mieux, votre dureté pour Dieu s'amollira : vous vous trouverez tout pénétré des sentiments de la foi; ces sentiments, qui n'étoient en vous que superficiels, et qui n'avoient nulle solidité , rempliront toute la substance et toute la capacité de votre cœur, jusqu'à faire en vous un changement visible. On s'en étonnera dans le inonde , vous en serez vous-mêmes surpris; mais pour moi, je ne le serai pas; et, connoissant le principe secret de cette merveille, je dirai aussi bien que saint Pierre, quand il

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entendit le éentënier Corneille parlant du royaume de Dfêii : In bèri- v tate comperi, quia non est personarum accepter Vem, sedih omni gente. qui timet eum et operatur juitittam , àcceptuê est itti {Act.^ 10). En Té- * ri(é , je vois bien que , dans toute sorte d'états , c'est à celui qui craint Dieti et qui pratique le bien que Dieu se communique.

En effet , nies chers auditeurs , voilà le ressort de certaines conversions qui arrivent quelquefois, ét^ui nous causent de l'admiration. Ce chrétien, dans les engagements et les intrigues du ttionde, paroissoit avoir peu de foi ; piaîs , malgré ce peu de foi , il faisoit dès aumdnes, et les faisoit libéralement; mais, convaincu lui-même de son peu cfe foi , il àvoit tous les jours ses heures réglées pour demander à l)ieu qù'illui fît connoître les voies du sàlùt; mais, avec son peu de foi, il vouloit que Dieu fût servi dans sa maison, et Â'duroit pas souffert Impunément un domestique vicieux et impie : tout cefa lui à attiré de la part de Dieu unç grâce qui t'a râîmèné dans lé bon chemin ; et d'un mondain tiède et tâche qu'il étoit , if est eafin devenu un véritable et parfait chrétien : Orationes tuœ et eïeemosynœ àscen* deruni in niemoriam in conspectu Deî. Quand nous n'aurions pas ces exemples dé l'Écriture pour nous convaincre. Tordre iméndéef là tonvehance des choses seroit une preuve évidente pour nous taire voir qu'il eh doit être ainsi. Je sais que Dieu, par un miracle de sa t>iiissance, peut, sans le concours de nos bonnes cèuvfes, rétablir ta foi d'ans nos esprits , quand elle y est affoiblie et altérée ; et qu^ùsant de l'empire àbsola qu'il a sur nous, il peut alors, comme dit saint Paul, commander que la lumière sorte du centré de robscufité ifiéme : Qui dixit de tenebrîs lucem splendescere (2. Cor., 4). Je sais qti'il le peut, et que, par une grâce purement gratuite, il lui plaît même quelquefois de le vouloir: mais d'attendre qu'il le veuille en effet, et de compter sur ce miracle , qui cesseroit d'être miracle si nous avions droit de nous le promettre et de Tespérer , il n'y a que notre présomption ou notre ignorance qui puisse aller jusque là.

C'est par les œuvres^, encore une fois, qu'il faut réparer les brèches de la foi; et de là vient que, dans le langage des Pères, ces bonnes œuvres sont appelées communément œuvres édifiantes , et que nous exprimons leur vertu par le terme d'édificatioii', parcequë c'est par elles que doit être édifiée là foi d'un Juste, et par elle que doit être retèvee la foi d'un pécheur, ^oilà pourquoi le grand Apôtre , écrivant à son disciple Timothée, l'avertissoit et lêconjuroit de ressusciter. dans lui-même la grâce qu'il avoit reçue par l'impositioû de ses mains : Propter quant causam admoneo te,tU ressusciteà gra" tiam Dei quœ est in te pet impositionem manuum mearum (2. Tîmoth,,l).'Ei moi, adressant aujourd'hui ces mênies paroles à un chrétien froid et languissant dans la foi , mais qui voudroit avoir une foi plus vive, fet qui cherche sincèrement à la réveiller, je lui dis dans le ihêine esprit : Ressuscitez, mon Frère , ressuscitez celte foi

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que vous avez reçue par Firopression du caractère de votre bàj!)térne ; T il Y a trop long-temps que vous la tenez comme éiisevdië. Ressiiscitez-Ia, et faîtes-en tme foi vivante. Or vous avez entre les mains ùà moyen sûr et infaillible pour la faire revivre , qui est de lâ faire agir. Vous ne pouvez pas encore servir Dieu ni accomplir laloi de Dieu» avec cette vivacité de foi qû*ont eue les Saints ; mais si vous ne l'avez pas encore , vous pouvez vous mettre en devoir de l'obtenir ; vous pouvez intéresser Dieu â vous l'accorder ; vous pouvez employer pour cela des intercesseurs puissants auprès de lui, qui sront lés ^altivres ; vous pouvez , en réglant votre maison , en faisant justice à qiii vous la devez , en inspirant l'ampur de la vertu à vos etifants , lé forcer, par une aimable violence, à vous rendre cet esprit de reIi|Jion que vous sembler avoir perdu. Cette oçuvre dé charité que vous entreprendrez ou à Iac(uelie vous contribuerez, ce secours que vous donnerez dans une nécessité pressante à une famille ruinée et«affligée, ces vœux que vous]f)Orterez vers le ciel , et cette prière que vous ferez à Dieu , voilà Tétincelle qui ràllumerace fiambeau de la foi que vous aviez éteint ; voilà ce que saint Paul a entendu par cet avis si salutaire et si important : Ui ressuscites gratiam tièi quœ est in te.

Et il étoit bien juste, comme Ta remarqué saint Gbrysostome , 0 étoit de Tintërét même dç Dieu, que nous fu^diis assujettis à cette loi de providence , ou, si vou$ vouiez , de prédestination. Car enfin , pour peu que je sois équitable, il faut que, dans le désordre dé ma foi, j'en revienne toujours à ces deux principes : l'un, ^ue Dièù étant mon souverain bien , il est pour moi d'une absolue néceissiié que je le cherche ; l'autre , que si je dois Jamais espérer de le trouver, ô'est par l'exercice des bonnes oeuvres. Dieu veut êire cherché dans cette vie, le prophète me l'apprend : Quœrîte Dominum , diim invenin potest (IsAi. , 55) : Cherchez le Seigneur pendant qii'oii le peut trouver. II habite une lumière inaccessible; mais c'est pour cela, me dis-jë à moi-même, que je dois, par de vertueuses et de saintes actions , travailler à m'âpprocher de lui. Car si sa lumière est inaccessible à l'orgueil, elle ne l'est pas à l'humilité, elle ne l'est pas à la pureté dé cœur, elle ne l'est pas à la ferveur, ni aux autres vertus chrétiennes. Et qui chercherois-je donc , ô mon Dieu , si je né vous cherche pas , voua qui êtes ma béatitude et ma fin dernière? Pourquoi m'avez-vous donné une raison , si ce n'est pour vous chercher ? Ne suis-je pas trop' heureux , tandis que le monde s'occupe à chercher la vanité et lé mensonge , d'être obligé de chercher en vous la vérité éternelle? Mais si je vous trouve jamais, f)uis-je douter, Seigneur^ que ce ne soît par des œuvres qui trouvent grâce devant vous , par des œuvres qui vous glorifient , et qui me donnent ainsi accès et m'introduisent auprès de vous? Car comment pourrois-je autrement troiiver le Dîeii des vertus, que par les vertus mêmes? Ce raisonnement , Chrétiens , qiii est invincible , et que l'infidélité ne peut détruire , produit en moi deux

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admirables effets ; car il m'engage d'une part, malgré le dérégleoieiit de ma foi , à faire cependant de bonnes œuvres , à éviter le mal , à être miséricordieux et compatissant, parceque je suis certain que si jamais Dieu se découvre à moi et me révèle ses jugements, ce sera par-là. Et d'ailleurs il me désabuse d'une erreur grossière où je pourrois tomber, et qui achèveroit de me pervertir; savoir : que je puis en même temps renoncer aux bonnes œuvres ou les négliger, et avoir néanmoins une volonté droite et véritable de chercher Dieu ,' puisque Dieu , comme je l'ai dit, ne se trouvant que par les bonnes œuvres, renoncer aux bonnes œuvres, c'est, par une suite nécessaire, ne vouloir pas le chercher, ou vouloir tout à la fois accorder deux choses contradictoires.

Vous me direz que pour pratiquer ces bonnes œuvres par où l'on parvient à la perfection de la foi , vous n'avez pas encore assez de foi. Mais^e réponds (et c'est une seconde vérité qui demanderoit un dis* cours entier si je parlois à des chrétiens moins intelligents) ; je prétends, dis-je, qu'en quelque désordre que nous puissions être à l'égard de la religion, non seulement il nous reste toujours assez de foi pour faire ces œuvres qui doivent rétablir notre foi , mais que nous devons plutôt craindre qu'il ne nous en reste trop , pour servir à notre condamnation , si nous ne les faisons pas. Reconnoissons dans nous le don de Dieu , et bénissons aujourd'hui le ciel d'un avantage dont nous n'avons peut-être jamais profité , parcéqu'il y a bien de l'apparence que nous ne l'avons jamais compris. Disons , avec Isaïe : Nisi Dominusreliquisietnobis semen^ quasi SodomaJ[umemui , et quasi GomoT" rha sinnles essèmus (Isai., 1). Si le Seigneur, au milieu de nos égarements, ne nous avoit réservé une divine semence (or vous verrez comment il nous l'a réservée ), nous aurions été semblables à Sodome et à Gromorrhe. Consolons-nous, encore une fois, par ces paroles du prophète,, qui nous regardent personnellement. En effet, quand nous n'aurions que la foi d'un Dieu et celle de ses adorables attributs, qui , quoique invisibles d'eux-mêmes , nous sont rendus visibles par les créatures, en faudroit-il davantage pour nous déterminer ù tout le bien qu'on exige de nous ? Qui est-ce qui inspiroît à ce ceiitenier dont je vous ai produit l'exemple tant de ferveur dans ses prières et dans ses aumônes? Ce n*étoit pas la foi de Jésus-Christ, car Jésus- Christ ne lui avoit pas encore été annoncé ; ce u'étoit pas celle de Moïse ni des patriarches, car, étant Gentil, il ne connoissoit pas le Dieu d'Israël sous cette qualité de Dieu d'Israël : c'éioit la foi d'un premier Être, et d'une souveraine justice qui préside ù tout Tunivers. Il croyoit un Dieu rémunérateur delà venu et vengeur des crimes; et cela seul lui faisoit conclure qu'étant riche, il devoit partager ses biens avec les pauvres; qu'étant père , il devoit entretenir Tesprit de religion dans ses enfants; qu'étant mattre, il devoit donner l'exemple à ses domestiques ; qu'étant homme, et homme pécheur, il devoit

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prier et faire des fruits de pénitence. Ne croyons-nous pas un Dieit, comme lui; et» dans les plus épaisses ténèbres ou le libertinage du monde pourroit nous jeter, ne conservons-nous pas comme iuî cette première notion de la Divinité, que le péché n'efface point? Nous avons donc aussi bien que lui une foi du moins commencée; je dis une foi qui suffit pour nous engager à remplir tous les devoirs de la charité et de la piété , et qui , par l'accomplissement de ces devoirs, nous conduiroit infailliblement à cette perfection de foi que nous n'avons pas. Or cette notion d'un Dieu juste est proprement « Seigneur , ce que vouloit nous marquer votre prophète, quand il disoit que vous nous aviez laissé une semence de foi : Nisi Dominus reliqvisset nobis semen. Car, de quelque manière que je raisonne , et quelque système que je me fasse en matière de religion » cette semence de foi subsiste toujours : il y a un Dieu ; donc je dois également l'honorer, et par mes sentiments et par mes œuvres.

Prenez garde , Chrétiens , à la réflexion de saint Augustin sur une parole de rÉvangite qui va servir de conclusion à tout ce discours. Les Juifs, qui s'élevèrent contre Jésus-Christ, et qui se déclarèrent ses persécuteurs , étoient visiblement des -incrédules ; leur foi étoit corrompue, et ils vivoientdans un éloignement extrême de Dieu. Cependant ris avoientencore assez de lumière pour entrer dans la voie que Dieu leur montroit, et pour s'y avancer ; car Jésus-Christ leur disoit expressément : Ambulate dvm lucem habetis (Joan.^ 12) : Marchez pendant que vous avez la lumière, lis avoient donc dans le déclin même de leur foi une lumière, quoique sombre, mais suffisante pour marcher, c'est-à-dire pour travailler, et pour opérer ce qui les auroit fait sortir des ombres de la mort où ils étoient malheureusement enveloppés, et ce qui les eût accoutumés à ce grand jour de la loi de

grâce, dont leursyeuxfoibles et malades étoient éblouis.Yoilà, homme du monde, voilà, pécheur qui m'écoutez, ce que je puis bien vous appliquera vous-même. La foi est languissante dans votre cœur, et même elle y paroît absolument éteinte, il est vrai; mais après tout, jusque dans votre infidélité , si vous voulez bien sonder le fond de votre con^icience, et prêter l'oreille à sa voix, vous trouverez qu'il y a toujours certains remords intérieurs que vous sentez au moins de temps en temps, et que font naître malgré vous mille objets dont vos yeux sont frappés. Vous trouverez qu'il y a toujours certains retours qui vous piquent, certains doutes qui vous troublent, ceruiines inquiétudes que vous portez dans le secret de l'ame , et que la dissipation du monde ne peut tellement assoupir qu'elles ne se réveillent quelquefois , et lorsque vous vous y attendez le moins. Vous trouverez qu'il y a toujours certaines vues qui vous surprennent à certains moments, et qui vous saisissent tout-à-coup; certaines frayeurs subites qui vous alarment au milieu même ou de vos affaires humaines , ou de vos divertissements les plus profanes. C'est ce que vous avez éprouvé en B. 2. 35

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bien des rencontres, ce que vous éprouvez encore ; et là-dessns je ne veux point d'autre témoin que vous. Or qu'est-ce que tout cela, que des principes de foi , quoique éloignés , dont il ne tient qu'à vous de profiter? Ah! mon cher auditeur, suivez ces impressions salutaires, agissez, faites quelques efforts, quelques pas, am6ti/afe; il ne faut rien davantage avec la grâce , qui ne vous manquera point , pour rendre à ces premières racines toute leur vertu. Elles s'étendront , elles croîtront , elles pousseront peu à peu de nouveaux fruits ; la foi revivra dans vous, et vous revivrez avec la foi. Aidez-nous, Seigneur, à la ressusciter ; et puisque c'est par les œuvres qu'elle doit renaître et se maintenir dans le christianisme , aidez-nous à rallumer notre zèle, et à ranimer notre ferveur dans la pratique des saints exercices de la religion. De tous les dons que nous ayons reçus de votre infinie miséricorde, le plus précieux, c'est la foi : mais où la réduisent tous les jours l'aveuglement de nos passions et les enchantements du monde? Qu'est-elle devenue , cette foi si nécessaire? où est-elle? Je ne demande pas où en sont les apparences , nous les avons conservées ; mais où en est l'esprit ? où en est la pureté , la fermeté , la force et l'activité? où en sont les œuvres? Cependant, sans cet esprit de la foi, sans cette force et cette activité de la foi, «ans ces œuvres de la foi; qu'est-ce que le reste , et qu'en pouvons-nous attendre? Que disje, Seigneur? ce reste de foi que le monde n'a pu encore nous enlever, nous peut rendre la vie , tout foible qu'il est , si nous prenons soin de le cultiver; et c'est pour cela que nous implorons votre secours. Vous ne nous le refuserez pas , ô mon Dieu ! Touché de notre confiance , vous écouterez notre prière ; et ,. soutenus de votre grâce , nous reprendrons une ardeur plus vive et plus agissante que jamais. Pour réparer les pertes passées , nous redoublerons notre travail, et, à proportion de notre travail , vous nous éclairerez, vous nous élèverez, vous nous récompenserez dans l'éternité bienheureuse, où nous conduise, etc.

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