SUR LA FOI
4 Cimpiité et aux çomoiiises du monde, nous vivions dam ce siiçU $elm to règles de la tempérance, de la justice et de la piélé^ attendant le bonn I^CUr qui M le terme de notre espérance ( Tit, , iî ).
»i«A«flni -^ Jwm-Bapiiite pei fagHonnint Iw peoplM par la foi m Jénu-Ghriil.
SERHQK aiTR LÀ roi.
OfiierêâUiiiFUUmhaàêl9U0m çstermm^ ft>iantÊmim9ê^iiifHti ^iFIH», nm^vi'* dtiu ttitam^ $ed ira Dei manet mper eum.
Celui qui ciolt ta Ms ponède la via éternelle t mab odol qui nfaie de craima Fils n'aura |MlmiaTie,aU||4<ii(f4eDiena'appisaii|iniiwli]L4#JaiM ^
Malgré ce magnifique éloge que Jean-Baptiste (aisoit de la foi en Jésu3-Christ, les Juife Tont rejetée, cette foi chrétienne; et c*est poor cela même aussi que s'est accomplie dans eux cette terrible menace du divin précurseur : Celui qui ne veut pa^ croire au Fils rCaurapomt lOi'Vie^ maifi Id colère de Dieu tombera sur lut» et y demeurera. Les nations ont profilé du malheur de ce peuple inci:édttle» et, par un transport qui nous a été favorable , la foi que les Juifs n'ont psia voulu recevoir a passé aux Gentils, et s'est perpétuée jusques à nous* Don de la foi, don précieux» où paroit admirablement» outre la miséricorde du Seigneur, sa sagesse et sa providence ; car il nous folloit tout ensemble , et une foi ferme , et une foi méritoire : une foi ferme, et par conséquent assez éclairée pour bannir de nos esprits tout doute raisonnable» et pour les fixer; une foi méritoire, et par conséquent asaez obscure pour faire de notre soumission une vertu, et pour Texer? cer« Deux excellentes prérogatives de la foi chrétienne^ Nous ne pouvons mieux la comparer qu'à cette colonne qui conduit les Israélites dans le désert, et qui, toute lumineuse d'une part, étoit de l'autre toute ténébreuse. Foi assezéclairée dans la force des mou'fs qui nous la rendent croyable , pour former la persuasion la plus solide et la plu3 fernxe : premier point. Foi assez obscnre dans le fond de ses vérités, pour éprquver la soumission la plus humble et la plus aveugle : second point. De ce double avantage nous apprendrons quelle estime nous devons faire de notre foi, et nous comprendrons le sens de l'Apôtre , quuid il dit que la foi est la conviction des choses que nous ne voyons jwîiuiiretr., 11).
Prshibr point. Foi assez éclairée, dans la force des motifs qui nous la rendent croyable, pour former la persuasion la plus solide et la plus ferme. Car si nous croyons en Jésus^Cbriet, etsi nous y devons croire, Oe n'est4M>int sans preuve^ Cet Homme-Dieua*est montré sur la terre, il s*eat dît'eQvoyé de Dieu, et Fils de Dieu, il a annoncé aux honunes son Évangile, il ^eur a prêché une loi nouvelle; mais il n'a point exigé .qu*ons0 inqumli às| doarine,jii qu'on s.'attaehâi à sa personne, çans
se» SUR LA FOI.
prodoire en sa faveur des témoignages irréprochables» et capables de convaincre les esprits. Or ces témoignages qu'il produisoit aux Juifs ont toujours la même force pour nous; et, soutenus encore des autres témoignages que la suite des temps, depuis Jésus-Christ, y a joints, permettent-ib à tout homme doué de raison la moindre incertitude; et peut-on, à moins que de s'avéugler soi-même, ne pas apercevoir la lumière qu'ils répandent sur la créance chrétienne?
Témoignages les plus authentiques et les pins sensibles. Ce sont : I . laecomplissement des plus £sunenses prophéties, les unes faites de Jésus-Christ et vérifiées dans sa personne, les autres faites par Jésus- Christ même, et confirmées par les événements les plus incontestables et les plus connus; 3. l'édat de tant de miracles du premier ordre, opérés par la parole toute puissante de Jésus-Christ, pour établir Fautorité toute divine de sa mission et la vérité de sa doctrine; 3. rexcellence de la loi que Jésus-Christ est venu prêcher au monde, la sublimité de ses mystères, la sagesse de ses maximes, la sainteté de sa morale ; 4. le sang d'une multitude innombrable de martyrs , c'est-à-dire de témoins qui, malgré les plus cruels tourments, ont rendu gloire i la loi de Jésus-Christ, et l'ont défendue aux dépens de leur vie; S. Yétablissement si prompt et si général de h loi de Jésus-Christ dans toutes les parties de la terre, au milieu des obstacles en apparence les plus insurmontables, et avec les moyens les plus foibles en eux-mêmes et les plus impuissants ; 6. le consentement universel depuis plos de dix-sept siècles, et le concours unanime des plus saints et des plus savants personnages, des docteurs les plus consommés, des plus grands génies, k recevoir la le» de Jésus-Christ, à la publier, à la bbmbler d'éloges, à en faire le sujet de leurs méditations et la règle de toute leur conduite.
De là il est aisé de voir avec quelle témérité et qndle injustice Julien l'Apostat reprochoit aux chrétiens que leur foi ne consistoit que dans une simple ignorance, et qu'on se contentoit de leur dire : Croyez. On nous le dît en effet , mais en même temps on y ajoute tout ce qoi peut déterminer un esprit droit et l'affermir. Il a été de la providence de Dieu d'en user ainsi à notre égard; et nous ayant donné une raison pour nous diriger dans toutes les autres choses et nous servir de guide, il n'a pas voulu, dans les matières mêmes de la religion, Tex* dure absolument et la détruire. Il a prétendu la soumettre, la captiver, l'humilier; mais non pas lui interdire tout exercice et la rejeter. Autrement nous n'aurions, ou. qu'une foi chancelante et sans assurance, ou qu'une foi forcée et sans mérite. .On dira peut-être que œs motifs, qui nous semblent si forts et si convaincants, ne font pas la même impression sur les libertins, et qu'ils n'en sont point touchés. Hé! comment le seroient-ils?y pensent-ilsassez pour cela? se donnentils le loisir de les examiner, de les étudier, et s'appliquent-ils à les biai comprendre? sont-ib (Tassez bonne foi et ont-as le cœur assez libre