QUATRIÈME JOUR
PREBIIÈRH: MÉDITATION.
DB LA MOaT«
.^f «(imh ut hominllmi setnà morf.
Cait qa arrêt porté contre 1« honimei^ demomir ne IdU* Afâr., ala|i. ix..
.. Premier point. IL n'est rien de plus certain que la mort y ni rien de pluis inévitable. Cest un cl&timeol .auquel la justice de Dieu a cen-
. damné tous Jes hommes , et c'est une loi générale où je suis ipoi-méme compris comme les autres. Il faut mourir : parole terrible ! mais,^près tout , ce qu'il y a de plus terrible dans la mort, ee n'est point précisément la mort même.; ce sont ses suites^
La morjt en elle-même est une sép^iràtfQU entière de toutes les choses du monde^ des biens , des honneurs , des plaisirs, des emplois, des charges, des parents, des omis, des affaire^, des négociations, des entreliens, de tout ce qui fait la vie temporelle de l'homme. C'est, par rapport à la société hiunaine , i|ne espèce d'anéantissement : un mort n'a plus de part à rien sur la terre , n'entre plus en rien ; op ne le voit plus , on ne l'entend plus , et bientôt on n*y pensé plus.
* Tout cela effraie , dès qu'on s'arrête à le considérer selon les 9em ; la nature y répugne^ et de là vient qu'elle y résiste de toutes ses forces. Mais tout cela néanmoins, pris en soi et indépendamment ^es* suites
. de la mort « -n'est point si affrenx^ue'la nature et les sens se le repré* * sentent. Cette séparation, de quelque dpuleur qu'elle soit précédée ou accompagnée, se termine en un très petit espace de. temps ;ef, d'un moment à l'autre , tout ce qu'elle a pu causer de peines et de souffrances ay n^urant s'évanouit, sans qu'il en ressente désormais la moindre impression.
Hais ce qu'il y a de formidable dans les suites de la mort, c'est qu'elles sont étemelles : si bien qiie le moment qui sera pour moi la fin de cette vie présente ^ sera en méqe temps pour moi le commun* cernent d'une éternité, oii bienheureuse, ou malhenre^ise. Du côté que ï arbre tombera , it y visitera (Ecclesi^ 11} ; et dans l'instant qu'on pourra dire de moi avec vérité. Il est mort, on pourra ajooteir avec ja même certitude , Voilà son sort décidé devant Dieu ; Je voilà pour