‹ Œuvres de Bourdaloue (volume 5)Chapitre 37 sur 225 · DESIR DU SALUT · texte numérisé non relu

DESIR DU SALUT

ksoeciipe, ce n'est guère lear destinée éternelle ; et poarva qne, dans la voie qui leur est ouverte , rien ne leur manque de tout ce qu'ils y souhaitent, soit richesses, soit honneurs, soit douceurs et commodités , ib se mettent peu en peine du terme oii ils doivent adresser tous leurs pas. Mais quel est-il donc ce terme , et sommes-nous excusables de ne le pas savoir, quand nous le pouvons apprendre de tout ce qui se présente à nous , et qui nous environne ? Il ne faudroit que quelques réflexions ; mais Tenchantemeiit de la 'bagatelle dissipe tellement no(S pensées , que, dans une distraction habituielle et perpé^ tnelle , nous oublions sans cesse le seul bien digne de notre souvenir. L'heure viendra, prenons-y garde , l'heure viendra, ot nous en counoltrons l'excellence et la valeur infinie , non plus par des conjectures ni des comparaisons , mais par une connoissance expresse et directe. Cette connoissance, claire et dégagée des illusions qui nous trompoient, réformera dans un moment toutes nos idées , mais peut-être , liélas ! pour exdter en même temps tous nos regrets. Regrets d'autant plus vi6 , que nous commencerons à concevoir une plus haute estime du salut , et que cette estime n'aura d'auure effet que de nous en Caire ressentir pins vivement la perte.

' DESIR nu SALUT , ET LA PRÉFÉRENCE QUE NOUS LUI DEVONS DONNER

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