‹ Œuvres de Bourdaloue (volume 5)Chapitre 85 sur 225 · MORTIFICATION DES PASSIONS. 2S · texte numérisé non relu

MORTIFICATION DES PASSIONS. 2S

fluilièQ de leurs plus anetères pénitences , ils menoîenf la ^e la plosi éonce , paroeqn'ils m craignoient rien de tout ce que nous craignons ktr h terre, qa'9s ne desiroient rien » et qoe, par rextinction dé fontes les passions humaines , ils avoient trouvé le secret de s*étever au-dessus de tous les événements, et de passer leurs jours àktii mè indépendance et une tranqûiffité que rien n'étoit capable d'altérer.

G'eâ ce qui a fiarît dire à saint Basile qv^il y a beauconp moins dé pdne à mortifier ses passions, qu'à ne les àiortifter pas. Cette proposition a de quoi nous surprendre, et peut nous p^ire un paradoxe; mais c'est une vérité très constante. Car autant qu'on foit de violence i ses passions et qu'oti les mortifie, autant on se dispose à gùùtet la pavx; au lieu qu'on la perd enneles mortifiant pas, et en suivant leuM avetfgles convoitises. La santé du corps consiste dansle tempérament des humeurs. Qi/une humeur vienne à prédominer, et que ce teori^é-^ rament se dérange, de là les infirmités et les douleurs les plus cuisantes. Il en est dé même par rapport à la pait de Fesprit : élTe consbte dsns la modération dé nos désirs et* àè nos passions , qui en sont cômitte les humeurs. Tant que ces désire ne seront pas mesurés , que' ees passions ne seront pas réglées, Fesptit sera toujours ou abattà par la tristesse, oti transporté' par la colère, ou envenimé par la haine, ou resserré par la crainte. .11 y aura toujours quelque chose qui fe blessera : car il aura beau vouloir se contenter et en chercher les moyens, ses désirs étant sans mesure, ils ne seront jamais satisfaits, et ses passions étant sans règle , éBes demanderont toujours davantage-

Or, pour en revenir à la pensée de saint Basile, dés-li qu'on se procure la paix en détruisant ses passions, et qu'on ne peut l'avoir en les fattant et les nourrissant, il y a par conséquent moins à souffrir dans b pratique de la mortification chrétienne, qui nous les fait combattre et qui les tient soumises, que dans tes vains ménagements de Pamour-propre, qui prend leur défense et se met de leur parti pour les seconder. Car ce qui doit Cure la félicité d'un état en cette vie comme en l'autre, c^est la paix qu'on y possède. Soyons abandonnés du monde et'dépoiirvus de tous les 1:)iens du monde, mais ayons la paix au-dedans donnons : avec cela nou^ sommes heureux. Vivons au contraire dans Topulence, dans la splendeur, parmi toutes les aises et toutes les douceurs du monde, mais n'ayons pas Ta paix, tout dèslors nous est insipide, richesses, grandeurs, fortune, et nousdeve^ nous malheureux. Pouvons-nous donc en trop faire pour l'avoir, et y «>-t-iI rieii que nous ne devions pour cela sacrifier? C'est le fruit de lai mortification intérieure, et c'est le partage des âmes qui, se décachant d'elles-mêmes, s'attachent à vous, Seigneur, et ne veulent se reposer qu'en vous. Tous êtes le Dieu de la paix, et vous savez bien dédomma* ger an coftur des vains plaisirs dont il se prive en renonçant à ses pas-

sions et à leurs objets corrupteurs. Vous nous l'avez apportée, cette paix, et vous nous l'avez fait annoncer par vos anges. Vous nous avez en même temps apporté Tëpëe et la guerre ; mais c'est justement par cette ëpée, par cette guerre spirituelle et domestique contre nos vices et nos inclinations perverses, que nous devons obtenir la sainte paix dont vous êtes l'auteur. Soutenez-nous dans la résolution où nous sommes de la mériter a quelque prix que ce puisse être, et de nous y affermir de telle sorte par votre grâce , que rien ne nous l'enlève jamais , ni dans le temps ni dans Féternité.

MSNSisS niVERSK SUR LA PiNITENGE, . ET lE BETOUR A DIEU.

Le mondain dit : Il faut que Dieu soit un maUre bien exact et bieii rigoureux, puisqu'il ne pardonne rien sans pénitence. Et moi je dis: Il faut que Dieu soit un maître bien indulgent et bien miséricordieux , puisqu'on obtient de lui le pardon de tout par la pénitence.

Pourquoi railler de la conversion de cet homme? ce qu'il lait, c'est ce qu'il faudra que vous Cassiez vous-même un jour ; et c'est même y si vous n'avez pas renoncé entièrement à votre saint, ee que vous vous proposez de faire. Car voulez-vous vivre jusqu'au dernier moment dans votre péché ? y voiilezrvous mourir ? j'ose dire qu'il n'y a point de pécheur si abandonné , qui porte jusque là le désespoii*. ^

Il y â certains sentiments du cœur dont on ne se fait pas beaucoup de peine, et où l'on s^entretient même avec plaisir, parceque d'un o6té ils flattent la passion, et que de l'autre on ne les pénètre point assez pour se tes bien développer à soi-mêiue. Si , dans une réflexion sérieuse , on s'attachoit à les approfondir, on en découvriroit tout d'un coup le désordre et l'énorme absurdité. Tel est le sentiment d'un homme qui vit impénitent, dans l'espérance de mourir pénitent : je veux dire , qui mène une vie criminelle , et qui s'y autorise par la pensée qu'un jour il fera pénitence*, et qu'il ne mourra point avant que de s'être remis en grâce auprès de Dieu. Je prétendsque c'est là, de tourtes les contradictions, la plus insensée et la plus monstrueuse^, Pour mieux comprendre Textrême folie et Faffreux dérèglement de raison oit tombe ce pécheur, il n'y a qu'à considérer la nature de la pénitence. Car qu'est-ce que la pénitence ? c'est un repentir, mais un vrai repentir; c'est une douleur, mais une vraie douleur des offenses commises contre Dieu. Il faut que celte douleur mette le pénitent dans une telle disposition , qu*au prix de toutes choses il voudroit n'avoir jamais déplu à Dieu, ni jamais offensé Dieu.

Or, cela posé, voyons donc à quoi se réduit le raisonnement d'un pécheur qui se dit à lui-même : Jfe n'ai qu'à vivre de la manière que j'ai vécu jusqu'à présent , je n'ai qu*à demeurer dans mes habitudes, j'en

ferai quelque joar pénitence. C'est comme s'il disoît : Je n'ai qu'à vi-« vre delà manière dont j'ai vécu jusques à présent : et pourquoi? parceque je compte de me repentir quelque jour, et de me repentir véritablement d'avoir ainsi vécu. C'est comme s*il disoit : Je n'ai qu'à demeurer dans mes habitudes : et pourquoi? parceque je compte d'être touchéquelquejour d'une véritable douleur de m*y être engagé, ou de ne les avoir pas quittées de bonne heure. C'est comme s'il di* soit : Rien ne me presse de retourner à Dieu : et pourquoi ? parceque je compte de ressentir quelque jour une telle peine de m'étre séparé de lui, et de n'être pas retourné à lui dès à prévient, que, dans la force de mon regret, je serois prêt de sacrifier tout, pour n'avoir jamais eu le malheur de le perdre et d'être un moment hors de sa grâce. Est-ce là raisonner, ou n'est-ce pas 3e jouer de Dieu et de soi-même? Sans là passion qui l'aveugle, et sans la forte impression que fait sur I1Û l'objet présent qui Tentraine , le pécheur raisonneroit tout autrement, et du même principe il tireroît des conséquences toutes con-* traires. Car la maxime générale et universellement suivie de tout homme sage, c'est de ne rien faire dont on prévoie devoir un jour se repentir. De sortequ'un des motifs les plus puissants que nous apportions à un ami pour le détourner d'une chose qu'il entreprend , et sur quoi il nous consulte , est de lui dire : Vous en serez fâché dans la suite; vous en aurez du chagrin ; vous vous en repentirez. S'il voit en effet qu'il y ait là-dessus un juste sujet de crainte, et s'il se laisse persuader que ce qu'on lui prédit arrivera, bien loin de poursuivre l'entreprise, il n'hésite pas à l'abandonner. Ainsi l'Apôtre écrivant aux Romains , leur disoit en ce même sens : Quel avantage , mes Frères , ùve%-pota trouvé dont des choses dont vous rougissex maintenant (Bom.,6) ; et si vous avez connu que vous en deviez rougir, falloit il vous y porter, et vous y obstiner?

Un fimx pénitent cherche à seménager lui-même dans sa pénitence; mais en se ménageant pour l'heure présente, c'est justement par-là qn'jl s'expose à de cruelles peines dans la suite , et à de fâcheux re<* tours. Car, pour peu qu'il soit instruit des devoirs de la pénitence et qu'il ait de religion, il est difficile qu'il ne lui vienne pas dans la snitebien des remords et des reproches intérieurs, dont sa conscience est étrangement et continuellement troublée.

Cependant, me direz^vous , combien dans le monde voyons-nous de gens tranquilles sur leurs pénitences passées, quelque lâches et quelque imparfaites qu'elles aient été? J'avoue qu'on ne voit que trop de ces demi-pénitents , sans trouble et sans scrupule : mais ce que je regarde comme le souverain malheur pour eux, c'est cette paix même oà ils vivent. La paix dans le péché est un grand mal ; mais un mal encore infiniment plus à craindre, c'est la paix dans la fausse pénitence. Car da moins la {Mûx dans le péché ne nous ôte pas la connoissance

^ PENSÉES D1V£BS£S SUR Là PpiUmca.

da pëchë. Un pécheur, tout endurci qu'il est » ne peut ignorer aprte tout qu'il a perdu la grâce de Dieu » qu*il est hors des yoies de Diei| et dans la haine de Dieu ; qu'à chaque moment qu'il passe dans cet ^t , il peut mourir et être réprouvé de Dieu. Or cette seule connoissance est toujours une ressource pour lui, quoique éloignée, et peut servir à le réveiller de son assoupissement : au lieu que la paix dans la fausse pénitence, par la plus dangereuse de toutes les illusions, nous cache le péché , nous persuade que le péché est détruit lorsqu'à vit en nous plus que jamais, lorsqu'il y agit et qu'il y domine avec plus d'empire , lorsqu'il nous entraîne, sans que nous l'apercerons, dans Taifreux abtme d'une éternelle damnation. Car quelle espérance y a-t-il alors de ramener une ame égarée? Si c'est lu vue de ses offienses et le souvenir des désordres de sa vie qui se retrace quelquefoin dans l'esprit de ce prétendu pénitent, il se dira à lui-mémo: J'ai péché, j'en conviens et je m'en confonds devant Dieu ; mais enfin la pénitence efface tout ; j'ai demandé pardon à Dieu , je me suis confessé» on m'a ordonné des prières, des aumônes, et je m'en suis acquitté : que f^nt-il davantage ? Si l'on vient à lui représenter les jugements de Dieu et leur extrême rigueur, il répondra qu'il a pris ses mesures» qu'il a eu recours aux prêtres, et qu'il en à reçu l'absolution; que Diea ne juge pas deux fois , et par conséquent qu'il ne nous jugera poinjt après que noas nous serons jugés nous-mêmes. De cette sorte sa pénitence apparente n'a d'autre effet que de le confirmer dans une impénitence réelle et véritable. Or pouvons-nous rien concevoir de plu$ funeste en cette vie et de plus terrible, que de trouver la mort oii Ton devoit trouver le salut, et de se damner par la pénitence même?

Du plus grand mal nous pouvons tirer le plus grand bkn ; et ce qni QODS damne peut servir à nous sauver. Cette habitude vicieuse» voil^ ce qui fait le dérèglement de votre vie, et ce qui vous mène plus directement à la perdition : cette même habitude sacrifiée à Dieu , voilà œ qui pewt faire voire prédestination, et vous ékver an pins haut point de la gloire. Mais c'est une habitude honteuse. Il n'importe : toute honteuse qu'elle est , le sacrifice en est digne de Dieu et digap de vous.

Rien ne nous donne une idée plus juste de la conduite que doit tenir un pécheur, et des précautions qu'il doit prendre après sa conversion pour se préserver des rechutes, que le régime de vie qu'observe un malade dans l'état de la convalescence. Car qu'est-ce, à proprement parler, qu'un pécheur pénitent? c'est un malade qui sort d'une maladie très dangereuse et qui revient des portes de la mort, ou, pour mieux dire, des portes de l'enfer. Quoique sauvé du coup mortel dont il avoit été atteint, il est encore dans une extrême foib*esse, et il se ressentira long-temps des mauvaises impressions de ses habitudes criminelles. Elles ont altéré toutes les puissances de son ame, ef

p^sus^m mmsm sua la piènitsmcv- Vf

il lie peut faire on pa« sans être en danger de UMnber. Or que fait uo fialade qui pense à se rétablir, et qoi veut reprendre ses forces? Nous ▼oyons avec quelle eitaetilude il jobéi.t à toutes les ordonnances du naé- ^ecifl qui le gouverne ; avec quelle attention i) prend garde aux temps, ay.x heures, aux manières» ^ tout ce qui lui est marqué; avec quelle çoiManee et quelle résolution il surynonte ses indinations ou ses rér pngnances u^^turelles, il rJigla ses appéiits, il mortifie son goût, il 9*ab$ljient de ce qui lui plairoit le plus, il se prive de tout ce qui lui peut être nuisible. G'étoit un homme de bonne chère, et il devient sobre et itempérant; c'éioit un homme du monde, répandu dans le Uionde, et jl devieut retiré et solitaire; c'étoit un homme déplaisir, et il renonce à |U)us ses excès et à toutes ses débauches. Qu'on vienne lui parler li-dessus, le railler, le traiter d'esprit foible, le tenter tout de nouveau : il n'y a ni discours, ni respect humain qui le touchent. li y va de la vie, dit-il; et, par cette seule réponse, il croit avoir pleine* ment justifié ses soins et toute la circonspection dont il use, Applir quons cela à un pécheur converti : car il n'y a pas un trait qui ne lui qon vienue. Voilà son modèle, et la comparaison doit être entièin maïs I^ p|-âtique est bien différente, et c*est notre confusion. Le convalea* cent sacrifie tout à l'intérêt de sa santé : et combien de prétendus péni« tiBAts ne veulent rien sacrifier 4 l'intérêt de leur salut I

A consulter l'Évangile, et à s'en tenir précisément an texte et à lu lettre, on diroit que Dieu réserve ses plus grandes Saveurs aux pécheurs pénitents, et qu'il leur donne l'avantage sur les Justes, qui néau? moins, fidèles i toutes ses ordonnances, ont toujours vécu dans la i^e et dans le devoir. Parm les anges de Dteu^ selon l'exprès té? moiguage du Sauveur des hommes, on se r^ouit plus de la pénitew!^ fun pécheuf q^e de la persévérance de quatre-vingt-dix-neuf JuS" tes (Luc, iS). En quelque sens que les interprètes expliquent ces paroles, elles nous représentent une vérité très certaine, savoir, que Difu , dans tous les temps, a favorisé les pécheurs, même les plus scandaleux , des grâces les plus singulières, quand ils se sont retiréii de leurs voies criminelles, et qu'ils ont embrassé son service.

Conduite de Dieu que nous devons adorer; conduite fondée sur plus d'une raison, et en voici quelques unes : 1. Paroeque Dieu se plait à faire éclater les richesses de sa grâce : or il ne les fait jamais paroitre avec plus d'éclat que dans cts sortes de pécheurs qui s'en sont rendus [dus indignes. 2. Parceque les grâces de Dieu, snrtont certaines grâces particulières, sont beaucoup plus à couvert des atteintes de l'orgueil dans les mains de ces pécheurs que dans les mains des Justes. Que venx-jedire? Un Juste enrichi des dons célestes, et surtout de certains dons, peut pkis aisément les attribuer en quelque manière à ses mérites, et, comme l'auge superbe, se laisser éblouir 4e au spl§u4eur «t 4? «a gk^rei »l|ii| qudque rang et à quelque du-

gré qu'un pécheur soit élevé^ il a, dans la vue de ses égarements pas* séSy un contre-poids qui le rabaisse, et qui lui sert de préservatif contre toutes les attaques d'une vaine estime de lui-même. 3. Parceque Dieu veut s'attacher ces pécheurs, et leur adoucir, par les grâces qu'il leur communique, la pesanteur de son joug, auquel ib ne sont point accoutumés, et sous lequel il seroit à craindre que leur foiblesse ne vint à succomber. 4. Parceqae Dieu prétend enfin récompenser ces pécheurs du courage qu'ils ont eu à rompre les liens oit ils étoient engagés, et des efforts qu'il leur en a coûté : car Dieu sait bien payer les sacrifices qu'on lui feit. Tout ceci , au reste, ne va point à déprimer les Justes, ni à leur rien ôter de la louange qui leur est due : à Dieu ne plaise ! mais il est bon d'exciter par-là les pécheurs et d'ani-» mer leur confiaDce. Le péché commence par le phdsir, mais la peine le suit de près ; la pénitence, au contraire, commence par leslarmes; mais elle est bientôt suivie des délices de Tame les plus vives et les plus sensibles.

II fint qu'un pécheur converti loue Dieu , et qu'il ait du zèle pour la gloire de Dieu , mais un zèle modeste et humble : c'est-à-dire qu'il ne faut pas, dès le lendemain de sa conversion , qu'il s'érige en réformateur, qu'il devienne le censeur de tout le genre humain, ni que toutà-coup il lève l'étendard de la sévérité avec empire et avec ostentation; mais qu'il édifie par son humilité, par sa charité, par sa douceur, par sa patience, par tous les exercices d'une vraie et solide piété. Car comment oseroit-il entreprendre de guérir le prochain , tandis que ses plaies saignent encore, et qu'elles ne sont pas bien fermées? 11 a assez à foire de pleurer ses péchés, de détruire ses mauvaises habitudes, de réparer devant Dieu et devant le monde la vie scandaleuse qu'il a menée; et il doit se souvenir que le public n'attend pas si tôt de loi des prédications, mais des exemples.

Après vous être si souvent et si long-temps écartée de votre devoir, après avoir fait parler de vous et de votre conduite dans tout un quartier, toute une ville, tout un pays (car vous ne le savez que trop, et il n'y a point à vous le dissimuler) , vous vous êtes enfin reconnue ; et désormais par une pénitence exemplaire, par une vie [Hense et remplie àe bonnes œuvres, vous expiez le passé, autant que vous croyez le pouvoir, et tâchez de satisfaire à la justice de Dieu. Voilà de quoi l'on ne peut assez bénir le ciel , ni assez vous féliciter vous-même. Mais j'apprends d'ailleurs qu'en devenant plus régulière par rapport à vous, vous devenez en même temps d'nne rigueur outr^ à Tégard du pro» cbain ; qu'au soupçon le plus léger qui vous passe dans l'esprit, vous éclatez sans ménagement, et vous traitez sans pitié les personnes qui dépendent de vous ; qu'une ûmbre dans eux vous bit peur, et que vous prenez tout en mauvaise part« Quoi donc ! vous ne pouvez une fois

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