SUR LB JIIGBIIENT DE DIEU
Sujet. Us verront le Fils de VBamme venir sur les nttes avec une grande puissance et dans une grande majesté.
L'ÉgUse commence et finit son année évangélique par la pehiture du Jugement de Dieu, parce qu'il n'y a pohit dépensée qui puisse plus utilement nous occuper.
DfViSKHf . La vérité hifoillible du jugement de Dieu opposée à nos erreurs et à nos hypocrisies, première partie. L'équité inflexible du jugement de Dieu opposée à nos faiblesses et à nos relâchements, deuxième partie.
PUB^aB FABTiB. La vérjté hifàillible du jugement de Dieu opposée à nos erreurs et à nos hypocrisies. Nous nous trompons nous-mêmes et ne voulons point nous connaître , voilà nos erreurs. Nous trompons le public et ne voulons point en être connus; voilà nos hypocrisies. Mais Dieu, avec les lumières de sa vérité, nous détrompera de nos erremrs , et dévoilera nos hypocrisies.
I. Il nous détrompera de nos erreurs, et il nous fera connattre nous-mêmes à nous-mêmes. Connaissance qui nous sera insupportableetqui nous consternera. Venons au détaO. Nous avons deux sortes d'erreurs en ce qui regarde Dieu et le salut : erreun de foit, et erreura de droit Erreura de fait qui nous ûtent la connaissance de nos propres actions; mais Dieu nous les remettra toutes devant les yeux. Combien de péchés qui nous sont présentement inconnus, soit que nous ne les ayons jamais remarqués, soit que nous les ayons oubliés? Si nous les connaissons , combieny a-t-il, dans ces mêmes péchés, de drconstan-
œs, de dépendances, de conséquences, d'effets ^ quoi nous ne fai&ons nulle attention? Or, rien de tout oda vt^ chappe à Dieu; et c'est ce qu'il nous retracera avec des caractères si sensibles, que nous le verrons malgré noot dans toute son étendue et dans toute sa difformité. Erreurs de droit qui nous font ignorer nos plus essentleBes obligations : mais que fisra Dieu? n renversera tous les faux principes que nous aurons suivis; et ces consdenoet que nous nous faisions, dont nous nous tenions assurés et sur lesquelles nous nous reposions, il nous les fera paraître pleines dlijustice, de préoccupation, de mauvaise foL Quelle sera notre surprise , et qn'aurons-noos à dire pour notre justification ? \
2. Il dévoflere nos hypocrisies', et nous fera connaître au monde que nous avions trompé par de spécieux dehors. C'est l'expresse menace qu'il nous fait par son pro* phète : Je découvrirai à toute la terre ton opprobre : c'est-à-dire tes artifices , tes firaudes, tes impostures, tes cabales, tes abominations. Tel se croirait perdu sans ressource, et serait accablé de honte et de confusion , si ce qu'il cache avec tant de soin venait à être su , non pas du public, mais seulement de cette personne en particulier ou de cette autre : que sera-ce lorsqu'il feudra être connu du monde entier et donné en spectacle à tout l'univers ! Soyons présentement de bonne foi avec nous-mêmes , pour travailler à nous bien connattre; et soyons-le avec les antres, pour vouloir aussi sincèrement nous faire connaître à qui nous le devons , je veux dire aux ministres de la pénitence. Voilà le meilleur préservatif et le remède le plus certain dont nous puissions user.
DBuxiÈm PAnv». L'inflexible équité *du jugem^t de Dieu opposée à nos fiiblesses et à nos relâchements. Trois rdàchements lore même que nous semblons nous condamner. Car nous nous condamnons , mais en même temps nous nous faisons gr&oe et nous voulons qu'on nous ménage jusque dans le tribunal de la pénitence. Nous nous reconnaissons pécheurs devant Dieu, mais en même temps nous considérons ce que nous sommes selon le monde , et nous prétendons qu'on ait égard à la qualité de nos personnes. Nous nous avouons coupables et punissables, mais en même temps nous exigeons qu'on ait pour notre faiblesse ou plutot pour notre délicatesse, de la condescendance et de la douceur. Or Dieu nous jugera sans nous fake grâce, H nous jugera sans distinguer nos qualités et les employant même contre nous, il nous jugera sans consulter notre délicatesse, et il en fera même le sujet principal de son jugement.
1 . H nous jugera sans nous fkire grâce : pourquoi? parce que ce sera sa seule justice alors qui agira; et que nous serviront devant lui toutes ces grikces prétendues, que nous aurons extorquées des ministres de Jésus-Christ.
2. n nous jugera sans distinguer nos qualités, car II n'a acception de personne. Que dis-jel il distinguera les conditions, mais pour juger îX pour punir les grands avec plus de sévérite quêtes autres. Absi nous le fSiitpil entendre dans l'Écriture.
3. U nous jugera sans consulter notre délicatesse; ou plutôt c'est sur notre délicatesse même qu'il nous jugera, en nous reprochant , ce qui n'est que trop réel et que trop vrai, que c'était une délicatesse afièctée, une délicatesse outrée, et par conséquent une délicatesse criminelle. Aimons-nous nous^nêmes : mais aimons^ious d'un amour
ANALYSES DES SERMONS
•olide, noDs traitant avee tûqte la sérérité éTai^éliqiie, a0a d'expier nos péchés. YoJlà par oft nous obtiendrons miséricorde, et comment nous engagerons Dieo à noos traiter arec toute sa bonté patenielle.
BMSÊUE
ton L*tTANGILB M f ATBDGUHIÉ.
fioiBTir niTisioic. /^ta jMitfaii/» vit un htnnmêqui était aveugle depuis ta naUsance*
Jéius-CMstgoériteeC aTeogle; mais lespharisieos, intéreaaésàraibainerlesœiifpasdiiFllsdeDiea, oonteirtent h Tértté de ce rairaole. L*aTeagle néanmoins d'ailleors la •ootient et en rend hautement témoignage. De H noas comprendrons d'abord en qoet avee^ement rintérèt propire est capable de noos plonger et noos plonge tons lee jours comme les pharislois, première partie : et nous apprendrons ensuite du témoignage de l*aTeugle, à dissiper par les Innrièresde la foi les ténèbres de l'erreur, et à confondre le mensonge par une sainte confession de la Térité, deuxième partie.
Pncnèai PAnTiK. En quel aren^ement rintérèt propre est capable de nous plonger et nous plonge tous les jours comme Im pharisiens? Cette passion de rintérèt propre
afeo^ les pharisiens, 1. sur la personne de Jésns<%rist, S. sur ses miracles.
1. Sur la personne de Jésus-Christ. Comme il était opposé aux pharisiens et que son crédit levr donnait de Tombrage, c*éUit assez pour le décrier dans leur estime. Us le traitent de pécheur, et quoi qu'on poisse leur dire, ils le croient tel et le Teolent croire , Nos seimta quia hie homo peccator est. Excellente idée de la malignité de fesprit du monde. Qu'est-ce qui nous STeugle poor rordlniifaie dans nos opinions et dans nos pr^ugés contre le prochain ? Thitârèt qui noos domfaie. Que ne peut, pohit l'aliénation des esprits et des cceurs, pour nous préTcnir des erreurs les plus Tisibles an déssTantage d'un ennemi? PouTonsnons conserrer des sentiments équitables à l'égard de ceux qui prétendent aux mêmes rangs que nous? Qu'on homme soit dans notre parti , son dé?ouement à nos intérêts lui tient Heu auprès de noos de tout mérite; mais quil soit dans un parti contraire , c'est dès lors, selon nous, le de^ nier des hommes. Plus donc d'équité , quand une fois l'intérêt préTaut ; et c'est pour cela même que dans une cause noos aTons droit de récuser un juge ou on témoin , tHk sont con?aincus d'y avoir quelque intérêt particulier.
3. Sur les miracles de Jésus-Christ. Quelque édatant que soit le miracle de cette guérison opérée dans la per sonne de l'aveu^eHiié , les pharisiens ne le veulent pas reconnaître ; et obligés enfin d'en convenir, ils nient au moins que Jésus-Christ en soit l'auteur, lis le nient, dis>je, sans raison , et contre toute apparence de raison , parce qu'ils ont intérêt à le nier. Cet esprit intéressé ne produit- Il pas encore aujourd'hui les mêmes eiféts ou les mêmes erreurs, non plus sur ce qui regarde simplement les miracles du Fus de Dieu , mais généralement, I. Sur les points les plus essentSdset les plus incontestables de la religion. Un libertin ne veut rien croire, parce qu'il trouve, à ne rien croire, de quoi s'affermir dans sa vie déréglée et coi^ rompue. 3. Sur les devoirs de la conscience les plus naturels et les mieux établis. Un homme raisonnera 4rès-
même une dédsion très-sévèie. Biais ^fl viemke à y
trevoir quelque intérêt pour lui, il rabattra bien ae o
sévérité, et trouvera des raisons poor douter de oe qui lai semblait auparavant indubitable. 3. Sur les faiu les j^oi évidente qui ont rapport et à lajostice et à ladiarité I le prochafai. Pourquoi nous entêtons-nous de mille suppositions, que nous voulons soutenir pour Traies, et pourquoi nous appuyons-nous sur un infinité de jogemenls ▼âins et téméraves , c'est qo'H y a dans noos des iixtét^Cs qui, occopanttoutelac^Mcitéde notre CQBor, ne Iningrnt à notre esprit nul exercice de réflexion et de raison.
DBoxièu VAXBM. Conmient le tAn^^n^gf ^ raTec^e guéri noss apprend à dissiper par leshnn^es de la fia les ténèbres de rerreor, et à confondre le mensonge par une sainte ooofessioQ de la vérité. Bon témoignage en &• veur de Jésus-Christ eut quatre quaUtés. 11 fut aÎBcère, pour confondre tous les'artifices de la duplicité des |»hariakns; généreux, poor conibndre Foi^ieil de leur prétendue autorité; omvaincant, pour confondre la faiblesse de leor vaine science; et constant, pour confondre U dureté de leur obstination.
f . Témoignage shicère. La sincérité de l'aveugle a8s jusqu'à la naïveté, comme on le voit par la seule leclore de FÉvangile,et c'est ce qui déconcertait les pbarisieiis. Os eurent beau le questionner et nnterroger : parce que la vérité nese dément jamais et qu'elle est toi^ours la même^ lia ne purent Fembarrasser ni le faire tomber en aucune I. Que pouvaient-Ils donc fUre, et que pou-
co:
|uste sur une question que vous hii proposerex, tant qu'il n'y sera point personnklement engager il vous donnera '
vaient41s fidre poor ^oâer la force d'un témo^oage ai simple et si fidèle? Voilà œ qui confond encore aujourdliai rêveusement des libertins du siècle; voilà ce qui les désespère : lerédtde certains miracles, qui même humains ment doivent être crus, et que la prudence la plusiafibée et la moins crédule est forcée de reconnaître.
2. Témoignage généreux. En vain les pharisiens usent de menaces envers ce pauvre. Ils peuvent intimider ses paraits; mais poor lui, fl ne craint rîen et continoe toojoun à tenir lé même langage. Générosité qui humiliait ces esprite superbes, mais qui condamne encore bien darantage la feiblesse d'un million de chrétiens , persuadés de la vérité, et néanmoins lâches et timides quand il s'agit de la défendre et de l'appuyer.
3. Témoignage convaincant Cest une chose digne d'admiration qu'on pauvre sans étude et sans connaissance raisonnât oontre des docteurs d'une manière à leur fermer la bouche. Les plus savante théologiens n'auraient pas (ait de réponses phis solidos qu'il en fit à tout ce qu'on loi objecte. Telle est la victoire de la foi, et c'est ainsi qu'elle a triomphé et qu'elle triomphe de toute la sagesse du monde.
4. Témoignage constant, n persiste toujours à glorifier son bienfaiteur, et à publier le bienfait qu'il en a reçu. Les pharisiens le chassent enfin avec ignominie de la synagogue; mais il n'en est que plus atteché à Jésus-Christ. H l'adore comme son Dieu et embrasse sa loL S'il n'eût pas été plus terme que nous , il eût bienlôt démend , par une honteuse et criminelle inconstance, ce qu'il venait d'affirmer par une juste confession. Nous cédons aux moindres difficultés, et nous laissons notre foi se troubler. La nouveauté nous entraîne, et nous séduit parle vain édat dont elle se pare. Tenons-nous-en à la foi de Jésus-Christ ; tenons-nous^i à son Église , puisque la foi de Jésus-Christ n'est nulle part ailleurs que dans son Église.
ANALYSES DES SERMONS
mm. Là nàxtfnà bi jésos-gbrist.
Som. Voiei la marque à quoi vous connatirez le Souveur qui votis est né : e'esl que vous trouverez un en* /ant emmailloté et couché dans une crèche.
Qael signe poar oonoaitre on Dieo SanTeur ! one étable , mie crèche, do pauvree langée! o^eet DéaDmoins le signe le ^QB conyeiiable, oonune on le Tena dans ce discours : Et hoc vobis signum.
DiTisioii. Signe le plus conyeoable, parce que c'est le signe le plus natarel et le plus efficace. Le plus naturel, piiisquHl nous marque parfiûtement que le Sauveur est né , el pourquoi il est né; première partie. Le piq» efficace, puisqu'il commence déjà à produire dans les esprits et dans les cœurs les merveilleux efTets pour lesquels le Sauveur est né ; deuxième partie.
Prebiiêrb pabtib. Signe le plus naturel, puisqu'i] nous marque parfaitement que le Sauveur est né, et pourquoi il est né. Ce Dieu Sauveur devait faire deux choses : 1. expier le péché ; 2. réformer lliomme pécheur. Or, pour nous marquer qu*il venait accomplir l'un et l'autre, il ne pouvait choisir un signe plus propre que la pauvreté et robscùrité de sa naissance.
f . U devait expier le péché et satisfaire à la justice de son Père. Voilà ce qu'A (kit dans la crèche, et à quoi lui servent les misères et les humiliations de la crèche. Que nous apprend donc autre chose cet état pauvre, cet état humble, cet état souffrant où fl natt, sinon qu'il vient faire pénitence pour nous , et nous apprendre à la (aire ? Mystère adorable , et capable d'exciter dans nos coeurs les sentiments de la plus tive eoQtrition. Cet enftot Dieu pleure dans sa crèche ; et ses larmes, dit saint Bernard, me causent tout à la fois et de la douleur, et de la honte : de la honte , quand je considère que le Fils unique de Dieu a pleuré mes péchés, et que je ne les pleure pas mol-même; de la douleur, quand Je pense qu'après avoir fait pleurer Jésus-Christ, je lui en donne tous les jours de nouveaux sujets.
3. Il devait réformer r homme pécheur. Ce qui perdait l'homme et ce qui le perd encore, c'est l'attachement aux honneurs, aux richesses, et aux plaisirs du siècle. Mais que fait Jésus-Christ? 11 vient au monde avec le signe de l'humilité , pour l'opposer à notre ambition ; avec le signe de la pauvreté, pour l'opposer à notre avare convoitise ; avec le signe de la mortification, pour l'opposer à notre sensualité. Pouvait-il mieux nous (kire entendre qu'il est ce Sauveur par excellence qui doit délivrer son peuple de la servitude du péché, et guérir toutes les blessures de notre âme? Raisonnons tant qull nous plaira , ce signe dejl'humilité d'un Dieu confondra toujours l'orgueil du monde; ce signe de la pauvreté d'un Dieu confondra toujours l'aveufpe cupidité du monde; ce signe de la mortification d'un Dieu confondra toujours la mollesse du monde.
Deuxième pabtib. Signe le plus efficace ; puisqu'il commence d^ à produire dans les esprits et dans les cœurs les merveilleux effets pour lesquels le Sauveur est né. C'est ce qui parait, I. dans les pasteurs qui furent appelés à la crèche de JésusOhrist; 2. dans les Mages qui vinrent adorer Jésus-Christ.
1. Dans les pasteurs. C'étaient des simples et des ignorants, c'étaient des pauvres, c'étaient des hommes méprisables selon le monde par leur condition : mais tout à coup, àla vue de ce signe de la crèche, ces ignorants sont édid-
rés et remplis delà sdence de Dieu; ces pauvres commencent à connaître le prix de leur pauvreté et à l'aimer; ces hommes , si vils et si méprisables selon le monde, deviennent les premia^ apôtres de Jésus-Christ, et l'annoncent
de toutes parts. C'est ce même signe qui , dans la suite des temps , a encore formé au milieu de l'Église tant de saints
pauvres ; et voilà ce qui doit 0(msoler les petits et faire trembler les grande
2, Dans les Mages. Car si l'exemple des pasteurs doit faire trembler les grands, l'exemple des Mages les doit rassurer. C'étaient des grandsdu monde, des sages du monde, des riches du monde : mais par la vertu de ce signe, ces grands s'abaissent devant Jésus-Christ; ces sages se soumettent à la simplicité de la foi ; ces riches se détaclienl de leurs richesses, et se fbnt au moins pauvres de cœur. Changement d'aotani plus miraculeux, que k grandeur du siècle est plus opposée à rfiumillté chrétienne, la sagesse du siècle à la docilité chré^enne, et les richesses du siècle à la pauvreté chrétienne. Voilà ce qu'a pu opérer le signe de la crèche, et ce qu'il doit encore opérer dans chacun de nous, si nous voulons que ce soit pour nous un signe de salut.
Compliment au roi.
Sun LA CIRGONCIBKHf DE JÉ8D8-CBRI8T.
Suit. Lorsque le huitième Jour fut arrivé oit Vef{fant devait être circoncis, on le nomma Jéstu , ainsi que l'ange Vavait marqué avant qu'ileût été conçu dans le sein de Marie , sa mère.
Pourquoi atlend-on que l'entet soit dreeneis pour lui donner le nom de Jésus , c'est-à-dire de Sauveur? et qnd rapport le nom de Sauveur peuMl avonr avec la drooncision du Fils de Dieu? Importante question qui servba de fond à ce discours.
DrviBioif . U fallait que Jésus<9irist , pour être parlement Sauveur, non-seulement en fit lui-même la fonction , mais qu'a nous apprit quelle devait être, pour l'accomplissement de ce grand ouvrage , notre coopération. Or, dans ce mystère il s'est admirablement acquitté de ces deux devoirs. U a commencé à nous sauver par l'obéissance qu'O a rendue à la loi de l'ancienne droondsion , qui était la circoncision de la chair; prtmière partie : et 11 nous a donne un moyen sûr pour nous aider nous-mêmes à nous sauver, par la loi qu'il a établie de la drcondsion nouvdle, qui est la drconcision du cœur ; deuxième partie.
PREinèRB PARTIE. Jésus-Chrlst a commencé à nous sauver par l'obéissance qu'il a rendue à la loi de l'andenne circondsion : car au moment qu'il flot drconds, I. Il se trouva dans la disposition prochaine et nécessaire pour pouvdr être la victime du péché ; 2. il offrit à Dieu les prémices de son sang adorable, qui devait être le remède du péché; 3. il s'engagea à répandre ce même sang plus abondamment sur la crofaL, pour la réparation entière du péché.
f . An moment qu'A tùi drconds, il se trouva dans la disposition prochafaie et nécessaire pour pouvoir être la victime du péché, et par conséquent pour être parfiiitement Sauveur : car pour sauver des pécheurs et des coupables, il fSUIait un juste ; mais un juste, dit saint Augustin, qui pûi satisfaire à Dieu dans toute la rigueur de sa justice , et pour cda même un juste sur qui put tomber la malédiction
qiietraliieapre88oilepeclieetlecbatimeiitqoilaiertdu.ee ioste, c'était JésuaOhriat. Il ne devait pas être pécheur : oommean pécheur, il eût été rejeté de Dieu. Il oe suffisait yas qu'il fût Juste : comme Juste, il o'aurait pu ètrerobiet des rengeaiioes de Dieu, liais en quaUié de médiateur, il défait, ^pioique eiempt du péché et impeccable même, tenir uneespèoede miKen entrerionooeBeeet lé péehé, ajoute
saint Augustin; c'était qu'il eût la marque du péché. Or, où a441 pris la flMrqoe du péché ? dans sa cfarconeiata.
3. au naoment qu'il fut circoncis, il olArità Dieu les prémices de son sang adorable qui derait être le remède du péché. La moindre action du Fils de Dieu pouvait suffire pour nous rachetar , mais dans l'ordre des décrets divins et de cette rigide satisIlMtion à laquelle U s'était soumis , a
fallait qu'a hii en cofttât du sang , et c'est aujoordliuiqu'il conmenoe à acoompUr cette condâkii. Bien Afléreot des prêtres de Baal , qui , pour hodbrer leur Dieu , se disaient
de douloureuses incisions , Jusqu'à ce quils ftissent tout couverte de sang , c'est pour sauver son peuple , que , tout Dieu qu'a est , U endure une sanglante opération.
3. Au moment qu'a Alt drconds , fl i^engagea à répandre son sang plus abondamment sur la croii pour la réparation entière du péché. Car, sdon saint Paul, tout homme qui se Adsait circoncire, se chargeait d'accomplir toute la loi. Or, racoomplissement de la loi , dit saint Jértoe, par rapport à Jésos^hrist , c'était la mort de Jésus^Arist même; puisque était la fin de la loi, etquH n'en devait être la fin que par la consommation du sacrifice de son humanité sataite.
Ce n'est donepas sans raison que le nom de Jésus lui est donné dans ce mystère : et le sang qu'U verse pour nous sauver, nous lait bien voir de quel prix est notre salut , éi queUe estime^nous en devons faire.
DcuiiiMB PARTIS. Jésus-Christ nous a donné un moyen sûr pour nous aider nous-mêmes à nous sauver, par la loi qa*U a établie de la ditx>nci8ion nouTeUe. Cette nouveUe circoncision est la circoncision du cœur. 1. H nous en fiiit une loi ; 2. H nousen explique le précepte ; 3. U nous en facilite l'usage.
1. n nous propose la circoncision du cœur, et H nous en fait une loi : car a n'abolit l'ancienne circoncision, on plutôt l'ancienne circoncision ne finit en lui, que parce qu'tt établit la nouvelle. Circoncision du cœur, c'est-à-dire retranchement de tous les désirs criminels et de] toutes les passions déréglées. Circoncision nécessaire pour le salut, puisque la source de tous nos péchés, ce sont nos désirs et nos passions. Circoncision entière, qui s'étend à tout et qui n'excepte rien : il ne faut qu'une passion pour nous damner.
2. Il nous explique le précepte de cette circoncision nouvdle ; comment ? par son exemple : car dans sa circoncision nous trouvons les quatre passions les plus dominantes et les plus dlfficHes à vaincre, parfidtement sanctifiées et soumises à Dieu : celle de la liberté, par l'obéissance qu'U rend à une loi qui ne l'obligeait point; ceOe de Tintérêt, par le dépoufilement et le dénûment oh fl vent paraître; ceUe de rhonneur, par ce caractère Ignominieux du péché dont il consent à subir toute la honte ; et celle du plaisv, par cette opération douloureuse qu'U soulA«. Voilà surtout les quatre passions que nous devons nous-mêmes déraciner de notre cœur.