Amour humble. Pierre ne répondit pas à Jésus-Christ
Je vous aimepHu que les autres , mais simplement, Je vous aime , ne voulant pas se préférer à eux. Il ne répondit pas même absohiment. Je vous aime, mais , Fotis savez que Je vous aime^ comme se défiant de lui-même et de son propre sentiment. Enfin, a s'attrista voyant que Jésus-Christ lui demandait plusieurs fois : M'aimei-vous t^ car il commença à craindre en effet de n'aimer pas autant cet aimable matira qu'A le croyait.
3. Amour généreux , c'est-à-dire amour fervent, patient , béroique. Fervent, avec qndle ardeur prècha-Ml Jésus- Christ? patient, que n'eut-il potait k souffrir pour le nom de Jésus-Christ? hérirïque, quel martyre endura-t-il pour la cause de Jésus-Christ? Est-ce ainsi que nous aimons Dieu et Jésus-Christ ? Avons-nous cet amour fer vent ? nous ne frisons rien pour Jésus-Christ, ou le peu que nous frisons, nous ne le frisons encore qu'avec froideur. Avonsnous cet amour patient? la moindre peine nous abat Avons-nous cet amour héroïque? puisque les plus légères difficultés nous étonnent , peut-on penser que nous soyons dans la disposition de sacrifier notre vie? Ranimons dans nos cœurs ce saint amour; et si nous ne l'avons pas, demandons-le à Dieu.
poca LA FÊTE nn sAiirr picriub ; sim L*oi£issAifCB a
l*6gijbb.
Sujet. Et moi Je vous dis que vous êtes Pierre, et que sur cette pierre Je bâtirai mon Église, et que les portes de Venfer ne prévaudront point oon^e eUe.
C'està cette Éghseldont saint PSerre a été le todement que nous devons notre obéissance et une parfrite soumission.
DmsiCR. Nous devons à l'Église une double <^)éissance :
l'obéissance de l'esprit , pour croire les vérités qu'dle nous propose; première partie : robéissanoe du cceur, pour suivre les lois qu'elle nous impose ; deozièiiie partie.
PiiKiiiiai PAnm. Obéissance de Fespift, pour croh« les Térltés que FÉglise nous propose. Elle est la dépositaire, Forgane et l'interprète de la vérité. C'est à eDe à nous roetiM «s nain le sacré dépôt de la parole de Dieu , et.à
nous l'expliquer ; die a pour cela un pouvoir qu'elle i fëÇtt du Fils de Dieu. Or, elle ne peut user de ce poevoirqu'autant que nous soDunes obligés de nous soumettre à ses dé dsions et de la crobe. Ce qui frisait dire à saint Augustin qu'il ne croirait pas à l'Évangile, si l'autorité de l'Église ne l'y engageait. Et en effet , sans cette autorité de TÉglise , il n'y aurait plus de règle fixe et certaine pour connaître le vrai sens de l'Évangile.
Maxime de saint Augusthi sans laquelle on ne peut conserver dans rÉglise de Dieu ni la paix, ni l'ordre, ni l'unité de la doctrhie, ni rhumflité de Fesprit Maxime si nécessaire , queFéglise protestante elle-même en a reconnu la nécessité. Maxime qîd présuppose l'infriUibilité de l'Église , et d'où suit toqjours FoUigation hidispaisable de lui obéir.
Quatre choses sur cette obéissance de l'entendement. 1. C'est, k proprement parler, cette obéissance qui nous unit à l'Église , et qui nous frit membres de son corps : exemple de TertuUien. 2. Sans cette obéissance, il né sert k rien d'être extérieurement dans le corps de l'Église, car l'extérieur de la profession et du culte n'est point ce qui nous lie à l'Élise : exemple des donatistes. 3. Cette obéissance a été de tout temps l'épreuve à quoi l'on a distingué les vrais fidèles : exempte des saints Pères , et en par ticolier de saint Jérôme. 4. Cette obâssance doitêtre une obéissance pratique , et non de paroles seulement Voilé sur quoi nous serons Jugés de Dieu. En vain aurons-nous pratiqué de bonnes œuvres, et marché dans la voie droite : sans la soumission à l'Église nos oeuvres sont inutiles ; et l'on peut même dire que^, pour certains esprits , la vole étroite est es partie de renoncer À leurs sentima^ pour prendre ceux de rÉglise. Ii;est vrai que l'Église est gouvernée par des hommes; mais eUe n'en est pas moms infeillible, puisque ces hommes sont conduits par l'esprit de Dieu.
DEuxiàuB PARTIE. Obéissancc du cœur pour suivre les lois que l'Église nous impose. 1 . L'Église est notre mère, donc elle a droit de nous commander; 2. ce qu'elle nous commande est d'une obligation étroite et rigoureuse ; 3. nous ne pouvons violer ses commandements sans violer un des commandements les phis authentiques de la loi de Dieu ; 4. la témérité avec laquelle nous transgressons les préceptes de l'Élise , ne procède souvent que d'un Ibada de libertinage.
1. L'Élise est notre mère, donc eUe a droit de nous commander. La vérité de cette conséquence se dfcouiie d'elle-même, n n'y a eu que les hérétiques qui n'iiieat pus ruconnu sur cela te pouvoir de l'Étfse par une piévMe» d'esprit; et il n'y a que les mauvais catholiques, fid, te reconnaissant , reftisent de s'y soumettre par une dipravitlondecœur.
2. Ce que l'Église nous commande est <f une oMigMioD étroite et rigoureuse. H frut Um que eete soit, poteque les ordres d'un père obligent un fils , 8008 pdne de péché; puisque Jésns-Cbiist veut qu'on tienne pour paten et pour publicahi odui qui n'obéit pas à FÉ^fee; puisque le même Sauveur a donné ponvoh- k son Église de nous excommunier, lorsque nous lui sommes rébelles. Ainsi en particulier saint Augustin sv4rû parié du jeûne ordonné par l'Église, comme d'un jeune de précepte. D'autant phis crhninete quand nous désobéissons k cette mère, qa'eite ne nous eommande rien que da laisoDMbte.
ANALYSES DES SERMONS
3. Nom ne pouTom tiolcr kt commandementg de l'Église sans Tîoler un des commandementg les plus authentiques de la loi de Dieu : car Dieu, dans sa loi, nous commande d'obéir à l'Église.
4. 'La témérité arec laquelle nous transgressons les préceptes de l'Église, ne procède sonrent que d'un fonds de libertinage. Ceci ne regarde point ceux qui ont eu le malheur de naître dans rhérésie, mais les catholiques. Quel autre esprit qu'un esprit de libertinage peut les porter à Tioler des préceptes dont la pratique demande si peu d'efforts, et que FÉ^Iise a pris tant soin de proportionner à notre faiblesse? Honorons notre religion, en honorant l'Église, édifions nos frères nourdlement conrertis, et soutenons par nos bons exanples ce que la grftce a fait en eux.
POUn LA FÊTB DE SAIITT PAUL.
SoiBT. Paul, tervUewr de Jésus-Christ, appelé à
rapostolat.
Yoilà le ministère de ce grand ap6tre : ministère qu'il a par&itement soutenu.
DimiON. Saint Paul a été le fidèle serriteur de Jésus- Christ : pourquoi? parce qu'il a pleinement accompli le ministère de l'apostolat; première partie : parce qu'il a parfaitement honoré le ministère de rapostolat; deuxième partie : parce qu'il s'est continuellement immolé pour le ministère de l'apostolat; troisième partie.
Prebuère partie. Saint Paul a pleinement accompli le ministère de l'apostolat. 11 ayait été choisi de Dieu 1. pour confondre le judaïsme ; 2. pour convertir la gentillté; 3. pour former le christianisme dès «a naissance. Or c'est de quoi fl s'est pleinement acquitté.
1 . n a confondu le jodûsme : par où? par son exemple. Car lorsqn'U prêchait Jésus-Christ aux Juifs, sa prédication devait afoir d'autant plus de force, qu'il avait été lui-même un des plus ardents persécuteurs de l'Église chrétienne, et c'était aussi la preuve dont il se servait souvent.
2. 11 a converti k gentilité. D'où vient qu'il a été appelé par excellence l'apôtre des Gentils. Depuis l'Asie jusqu'aux extrémités de l'Eure^, il a établi l'empire de la foi.
3. Il a formé le christianisme, soit par les grands mystères qu'il nous a révélés , soit par les saintes règles de conduite qu'il nous a tracées dans ses divines épttres. C'est là , tout mort qu'il est , qu'il nous prêche encore. Profitons de ses enseignements.
Deuxième partie. Saint Paul a parfaitement honoré le ■rinistère de l'apostolat : comment cela? par son désintéressement, qui a surtout consisté en trois choses :
1. n exerça gratuitement le ministère dont Dieu l'avait chargé, ne demandant rien et n'acceptant rien. Or, qu'y èM\ qui fiisse plus d'honneur à l'Évai^ile que ce détachement?
2. n ne se prêcha point lui-même, mais uniquement Jésus-Christ ; c'est-à-dire qu'il n'eut point en vue sa propre gloire, mais qu'il ne chercha que la gloire de Dieu et le salut des âmes : ne se prévalant point de ses talents naturels, fuyant les applaudissements des hommes, ne souffrant jamais que , sous ombre d'estime et de confiance , on s'attachât à loi personnellement.
3. U était aussi lélé pour son mhilstère exercé par d'autres que par lui-même; ne se rouissant pas moins des
7or
succès des autres que des siens propres, et toujours content pourvu que Jésus-Christ ftt annoncé et connu. Ces! ainsi que les ministres évangéliques se rendent irréprochables, etc'est par là même qu'ils honorent, comme saint Paul, leur ministère.
TRoisiàMB PARTIE. Saint Paul s'est continuellement immolé pour le ministère de l'apostolat Double sacrifice qu'il commença dès l'instant de sa vocation à l'apostolat, et qui a duré, sans parler de son martyre, autant que sa vie : l'un de patience ; l'autre de pénitence.
1. Sacrifice de patience, par où il se dévoua aux persécutions des hommes pour le nom de son Dieu. Par quelles épreuves n'a-t-il pas passé? il nous l'apprend hii-même dans le récit qu'il fidtde ses souifrances. Du reste, quelle dUTérence entre cet apêtre et nous! n s*est sacrifié dans son mmistère, et nous nous épargnons dans le nôtre.
2. Sacrifice de pénitence. Ce n'était point assex pour saint Paul d'être pôrséco té , s'il ne se persécutait lui-même, châtiant tous les jours son corps et le réduisant en servitude, n se traitait de la sorte , premièrement pour son propre salut ; secondement, ainsi qu'il le témoigne , pour toute l'Église. Deux grandes leçons pour nous. C'était un saint, et nous sommes pécheurs : nous devons donc encore bien phis laire pénitence que lui. C'était pour l'Église qu'il se mortifiait ; il faut donc à son exemple sacrifier, dans notre profession , notre force, notre santé , notre vie , pour ceux que Dieu commet à nos soins, et dont il nous demandera compte.
POUR LA PAtB de SAIRTB MAnBLEINE.
Sujet. JSn même temps une femme de la ville, qui était de mauvaise vie, a/i/ant su que Jésus-Christ mangeait chez un pharisien , y apporta un vase d^cdbd^ tre plein d'une huile de parfum; et s'étant prosternée à ses pieds , elle commença à les arroser de ses larmes, et elle les' essuya avec ses cheveux.
Cette femme, c'est Madeleine, qui nous donne id le modèle d'une parfidte pénitence.
Division. Pénitence de Madeleine, pénitence prompte pour surmonter ces retardements si ordinaires aux pécheurs : première partie. Pénitence généreuse pour triompher de tous les obstacles, et en particulier de ces respects humains qui arrêtent tant de pécheurs : deuxième partie. Pénît^ice efficace , pour sacrifier à Dieu tout ce qui avait été la matière et le sujet de son péché : troisième partie.
PREnàRB partie. Pénitence prompte. Dès qu'elle connut, elle ne délibéra pohit Elle marcha , elle exécuta. Se convertir, ce n'est point raisonner, mais conchue et agir. On ne se convertit pohit sans connaître; mais aussi connaître, àPégard des prédestinés, est le point dédsif de la conversion.
Mais encore que connut Madeleuie? Deux choses : 1. que cet homme qu'elle cherchait, était sauveur, et siu* veur des âmes ; 2. que ce sauveur était dans la maison du pharisien , c'est-à-dire que cette maison était le lieu marqué dans l'ordre de la prédestination divine, où elle devait trouver l'auteur de son salut. Voilà ce qui la rendit si diligente et si active. Surtout, en connaissant, elle aima, et son amour acheva de la déterminer.
Appliquons-nous cet exemple. Nous savons qu'A flmt
no
ANÂLYSS» MA SËAA6M&:
nom oonnrtir, mais nous dUféro&s toi^oun. De nous repréêenter riiqiistioe et la témérité de ces retardements , c'eet ce qui nons touche commanément assez peu. Qne nous manqoe-t-fl donc pour deyenir plus prompts et plus agissants? Un peu de cette charité qui triompha du coeur de Madeletne. Or à quoi tient-fl que ee feu dirio ne prenne dans nos cœurs? Madeleine connaissaiteUe mieux Jésus- Christ que nous ne le connaissons; et même ne peut^m pas dire que nons le connaissons mieux qu'elle ne le derait alors connaître? Faisons une fois ce que tant de ibis nous aTons proposé de &ire.
Dbuxièhe pàatie. Pénitence généreuse. Le phis grand obstacle que la pénitence ait à Talncre, c'est le respect humain : Mais fifadel^nesutbienle surmonter. EUene cralffûi point de se produire au milieu d*une assemblée. Elle quitta, pour ainsi dire, le luxe d'une mondaine; maiseOe en retint tout le J;ont ; ou die convertit l'effronterie do péché dans une safaite effronterie de la pénitence.
Mais à quel respect humain pouyaît-elle être sensible, puisque c'était une pécheresse déjà connue? H esterai, c'était une pécheresse connue : mais quel est Teflét du péché? de nous rendre honteux pour le bien, autant que nous sommes hardis pour le mû. Or, c'est cette honte que Madeleine eut à sonnonler, etqu'die surmonta. La pénitence, par un effet tout contraire, la rendit honteuse pour le mal , et hardie pour le bien.
Soyons bien persuadés de cette maxime, que quand le respect humain nous dominera, nous ne serons point propres pour le royaume de Dieu. Disons comme l'apôtre : Si Je cherchais à plaire aux hommes, je ne serais pas serviteur de Jésui'Cbrist Y a-t41 a» respect humain que nous ne surmontions pour une fiyrtune temporelle? comment trourons-nous si dlflkile pour Dieu, ce qui nous devient si &cUe pour un intérêt périssable?
TROisièn PÀATB. Péaitence efficace. L'efficace de la pénitence, sdon saint Pml, consiste à foire serrir pour Dieu ce qu'on a Ciit servir pour le péché. Or, telle est la pénitence de Madelehie. Elle emploie ses yeux à pleurer, ses cheveux à essuyer les pieds de Jésus-Christ , ses mains à répandre sur les pieds de ce même Sauveur les liqueurs prédeuses et les parfums dont elle se servait pour contenter sesjsens.
Voilà pour tant de Hommes du monde la solide preuve d'une sincère conversion» fah'e à Dieu le sacrifice de tout ce qui a servi h Toffienser; toute autre marque est équivoque et trompeuse. Comment détruve le péché], lorsqu'on n'en veut pas couper la radne?
Parce que la péoitenceLde BCadeleine fut efficace, ce lût une pénitence durable; et moins cette sainte péuitente s'épargna dans toute la suite de sa vie, plus elle goûta cette paix intérieure dont la grAce la remplit lorsque le Fils de Dieu lui dit, en lui remettant ses péchés : Allez en paix. Cest ce que nous éprouverons nous-mêmes; Dieu, dans noirs pénitence, nous rendra aimable ce qui paraissait d'abord insupportable h la nature.
MUR UL nfers BB SAurr miugs de lotou.
Sujet. JHeu est fidèle, par qui vous a>oe% été appelés à la compagnie de son Fils /ésus^Christ Notre-Seignewr.
C'est ce que disait l'apôtre aux chrétiens de Corinthe, et ce qui convient parfSiitement à saint Ignace.
DivisKM. FtdélilédeDieu dans la vocation d'Ignace : prwrfère partie. Fidélité d'Jgnace à suivre la vocaUoo de Dieu : deuxième partie.
Première partie. Fidélité de Dieu dans la vocation d'Ignace. 1 . Fîdéfilé enva-s l'Eglise ; 2. fidélité envers Ignace même.
1. Fidélité de Dieu envers l'Église, pour Flntéfét de laquelle il suscite Ignace , en lui inspirant le dessein d'une vie apostolique : c'était on temps où l'hérésie s'âevait de toutes parts ; et Dieu , pour la combattre et pour défendre son Église, appela saint] Ignace. Voflà ce qui a rendu les enfants dlgnace si odieux à tous les hérétiques : haine dont ils doivent se glorifier. Quelle éUit la source la plus commune des désordres qui régnaient dans l'Église? L'ignorance desTérités de la foi. Dieu donc envoya Ignace pour enseigner, et par lui-même et par ses successeurs, pour catéchiser, pour instruire la jeunesse, pour ouvrir des écoles publiques, où l'on apprit, non point précisément les sciences profanes, mais la science du salut.
2. Fidélité de Dieu envers Ignace , le rendant capable de soutenir une à sainte entreprise, et par les dons extraordinaires de la grâce , le mettant en état de Texécuter. C'était un homme sans lettres et sans études ; mais Dieu tout à coup rédaira dans sa retraite, et lui communiqua les plus sublimes connaissances. Non-seulement Ignace'fut éclairé d'en haut pour lui-même , mais pour la conduite des autres : il n'y a, pour en être convaincu , qu'à b're ce livre admirable des Exercices qufl eomposa. (Tétait un étranger, un mendiant, un inconnu : mais Dieu loi promit de lui être propice à Rome , et il le fut. Cependant le ciel pennit qu'Ignace fût persécuté : il est vrai; mais être perséeMtf pour la justice, et tirer de ses persécutions de nouveaux avantages pour faire connaître et aimer Dieu, ne sont-ce pas des grÂJces et des effets de la fidélité de Dieu ? En quelque état que nous soyons , si c'est Dieu qui nous y engage, il nous y soutiendra.
Deuxième partie. Fidélité d'Ignace à suivre la vocatioa de Dieu. Fidélité nécessaire , et sans laquelle il ne pouvait être un parfiût ministre du Dieu vivant. Fidélité qui se réduisit à deux choses : 1 . an soin qu'il prit d'acquérir toutes les dispositions requises pour son ministère; 3. au zèle qu'il fit paraître dans l'exercice de son ministère,
1. Soin qu'A prit d'acquérir toutes les dispwitkms re« quises pour son nUnistère. Ce fot en eflëC pour œla qu'I« gnace travailla d'abord à acquérir tontes les vertus quo demande le môilstère évangélique, surtout une parfaite mortification. Coinment se traita-t-il dans la grotte de Manrèze ? Ce fut pour cela qu'à l'âge de trente-trois ans, H s'abaissa jusqu'à se renfermer avec des en£uits dans une école, pour y ai^»rendre les lettres; pour cela qu'il vint continuer ses études à Paris, mendiant luMnême son pain de porte en porte, afin de fournir à sa subsistance. Chose merveilleuse! c'est là que ce zélé disciple devint bientôt maître, et qu'il jeta les premiers fimdemoits de son institot en s'ASSociantdes compagnons.
2. Zèle qu'il fit paraître dans l'exerdce de son ministère. Sans parier de tout le reste, il suffit de considérer cette compagnie dont il fbrma le dessein , dont il fht l'instituteur et le conducteur, et dont l'unique fin est la ^ire de Dwi et la sanctification des âmes. Dire d'Ignace qu'il a étéle fimdateur de la Compagnie de Jésus, c'est fidreeson mot fé»
,AHALy«S^ BJÇ» SERMONS.
loge complet de MD zèle; car c'est doiuM keWemte fDe,raeD content de f^rifier Dieu par lai-DÊne, il l'tgtwDMeooOre Pir trat de misaionDures, de prMicalean, de direeèenrs dMeoiudei]ces,de«aTaiilsbommeB, de marina- Sefoii» fidèles à Dieo comme ce grand saint, en reii)[4iuMlt les deroire de noire étaL La fidélité de Diea coDsiste &M)is donoeT M grdce; et noire AdélitA doit eoiMiat«ijà agir avec la grice de Dieu.
FOUT IX F6tB de IWTBB-DtME DU *MCB8'l VA
Cmsm/XKCt os poiiTniNCDi.E,
SwBT. Ce jtauvrt a prié, elle Seigneur l'a excuÊcé.
Ce punn', ^est Fraufcte priaot dant l'ëgHaa de PotliDDenle, et demandant à Jte^Cbriat, par l'iDtenxBiloii 4e Marie , nue iDdulHeiice pléoière poar tons 1m pécheu r» qui Tititeraieot cette ^Ibe avec ha diipoilti<His conre-
DiTmon. Franfoia qai prie poar h» pécheur», et qui ,
par le mérite de la perMUM', ett digne d'Mre euuc^ :
preoilâre partie. Marie qui intercède poer François, et
<pd s'y trooTO «igj^ëe par lea plos palKjints motir» ;
deaxièiiiepartfe.JéMi»CtuûlquiaecordB,eahiTmrdel'un
et de l'antre, ww IndulgeDce que nous derons rt^rder
comme on des dc»w de Dien le» plu» eeUmables ; troisième