‹ Œuvres de BourdaloueChapitre 46 sur 225 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

n n'y a point de passion qui n'aveugle l'homme , et qui ne lui fasse voir les choses dansun faux jour, où elles lui paraissent tout ce qu'elles ne sont pas, et ne lui paraissent rien de ce qu'elles sont. Mais on peut dire , chrétiens , et II est vrai , que ce caractère convient particulièrement à l'ambition. Comme la science du bien et du mal fut le premier fruit que l'homme rechercha, et qu'il osa se promettre quand il se laissa emporter à la vanité de ses désirs ; aussi l'ignorance et l'erreur est la preml^e peine qu'il éprouva, et à quoi Dieu le condamna pour punir son orgueil et poui;le confondre. Il voulut, en s'élevant au-dessus de lui-même, connaître les choses comme Dieu , EriHs sicut Dit, scientes honum et malum. {Gènes,, 3.) Et Dieu l'humilia en lui ôtant même les connaissances salutaires qu'il avait comme homme. Livré à son ambition, il devint, dans sa prétendue sagesse, moins sage qu'un enfant, dépourvu de sens et de conduite; et fl sembla que toutes les lumières de sa raison s'étaient éclipsées dès qu'il conçut le dessein de monter à on degré plus haut que celui où Dieu l'avait placé. Voira, mes chers auditeurs, le point de morale que notre religion nous propose comme un point de foi , et qui est si incontestable que les philosophes païens l'ont reconnu. Quelque ambitieux qu'aient été ces sages du monde, ils ont confessé qu*en cela même Us étaient aveugles ; et jamais ils n'ont paru ni plus judicieux ni plus éloquents que quand ils se sont

SUR ^AMBITION

Appliqués , aiasi que nous le voyoo» dans leurs ouyrageSf à développer les ténèbres seosibles que Tarnbiiîon acoutume de répandre dans un esprit. C'était le sujet ordinaire oii Us triomphaient.

Ëo^et , àcon3idérer la ehose en elle-même, et tans examina ee qu*en a pensé la philosophie humaine, quel aveuflement pour un homme, qui, dans son origine, est la bassesse même, de vouloir à toute force se faire grand , ou, dans le désespoir de l'être , de le vouloir au moins paraître et d'en affecter les dehors et la figure! Quel aveuglement de désirer toujours ce qu'il n'a pas, et de ne se contenter jamais de ce qu'il a; de faire consister sa félicité à être ee qu'il n'est pas encoroi, et souvent ce qu'il ne sera jamais , et de vivre dans un perpétuel dégoût pour ce qu'il est; de chercher toute sa vie ce qu'il ne trouve point et ce qu'il est incapable de trouver, savoir, le repos et la paix du cœur, puisque autant qu'il est essentiel à un ambitieux d'aspirer à être content, autant est-il certain que jamais H n'y parviendra; de prendre plaisir à se charger de soins, de peines, de fatigues, et à s'en charger jusqu'à s'accabler s'il pouvait , et à se faire une gloire de cet accablement : ce qui est la grande folie où aboutit l'ambition, et le terme où elle vise ! Ce n'est pas assez. Quel aveoglemei^ , et même quelle espèce d'enehantement, de s'engager en tant de misères pour un fantôme d'honneur qui n'a rien de solide, qui ne donne point le mérite, ni eon>mnnément ne le suppose point; qui phitôt contribue à le faire perdre, qui ne subsiste que dans l'idée de quelques hommes trompés , qui devient le jouet du caprice et de Tinconstance, et qui, tout au plus, ne peut s'étendre qu'à une vie courte, pour disparaître bientêt à la mort, et pour s'évanouir comme une fumée!

C'est ainsi qu'en a parlé Salomon, le plus éclairé de tous les rois, et c'est ainsi qu'il l'avait connu par son expértence propre. Voilà ce qu'il nous a si bien représenté, et ce qu'il a compr^ en deux paroles, lorsque, déplorant ses erreurs passées, J'ai voulu, dit-il, me satisfaire, et je n'y al rien épargné. J'ai bâti de superbes palais, j'ai entassé trésors sur trésors, j'ai fait éclater la poiisanœ et la magnificence démon r^ne, j'ai tout employé à relever ma grandeur ; mais , sous de si belles apparences , je n'ai trouvé qu'afRietion d'esprit et que vanité s Et ecce universa vanités et qfjfRetio spirittu. (Ecckt,, 1.) Prenez garde, chrétiens : af&iction d'esprit et vanité; c'est à quoi se réduisent toutes tes recherches de l'ambition , et ce qui en fait le éoobleaveuglement. Car, pour reprendre plus en détail ee que je vous ai seulement marqué #abord en générai , et pour vous en donner une intelligenoe plus parfaite, je dis que Fambition est doublement aveugle dans aes reeherdies , et void comment. &i premier Ken,

parce qu'elle s'y propose un prétendu bonheur, et qu'elle n'y trouve que des chagrins, des croix, tout ce que nous appelons afflictions d'esprit , ^iXflictio $piritus. En second lieu , parce qu'elle s'y propose une véritable grandeur, et qu'elle n'y trouve qu'une grandeur vaine, et souvent même que sa honte et son humiliation , Universa vanitas. Or n'est-ce pas le dernier aveuglement d'agir par des principes si chimériques, et d'être conduit par des idées si contraires à la vérité? Ëcoutez-moi, et détrompez- vous.

C'était pour saint Bernard un sujet d'étonnemeat dont il avait peine à revenir , lorsque , repassant d'une part en lui-même et considérant tout ce que l'ambition attire d'inquiétudes , d'alarmes , de troubles, d'agitations, de douleurs intérieures et de désespoir, il voyait néanmoins d'ailleurs tant d'ambitieux , et le monde rempli de gens possédés d'une passion si cruelle à ceux mêmes qui l'entre-» tiennent et qui la nourrissent dans leur sein. O ambition, s'écriait ce Père, par quel charme arrivet-il qu'étant le supplice d'un cœur où tu as pris naissance , et où tu exerces ton empire « il n'y a personne toutefois à qui tu ne plaises , et qui ne se laisse surprendre à l'attrait flatteur que tu lui présentes? O ambitio, quomodo, omnei iorquens, omibua places ? (Bibnabd.) N'en cherchons point d'autre cause que l'aveuglement où elle jette l'ambitieux. Elle lui montre, pour terme de ses poursuites, un état florissant où il n'aura plus rien à désirer, parce que ses vœux seront accomplis; où il goûtera le plaisir le plus doux pour lui et dont il est le plus sensiblement touché, savoir, de dominer, d'ordonner, d'être l'arbitre des affaires et le dispensateur des grâces, de briller dans un ministère, dans une dignité éclatante, d'y recevoir l'encens du public et ses soumissions, de s'y faire craindre, honorer, respecter. Tout cela , rassemblé dans un point de vue, kjî trace Pidée la plus agréable, et peint à son imagination l'objet le plus conforme aux vœux de son coeur. Mais, dans ie fond, ce n'est qu'une peinture, ce n'est qu'une idée; et voici ce qu'il y a de réel. Cest que , pour atteindre jusque-là, il y a une route à tenir, pidne d'aines et de difficultés : mais de quelles épines et de quelles difficultés? Comprenez-le.

Cest que, pour parvenir à cet état où l'ambition se figure tant d'agréments, il fsut prendre mille mesures toutes égalemrat gênantes, et toutes contraires à ses incHnations; qu'il ftait se minar de réflexions et d'étude, rouler pensées sur pensées, desseins mat desseins, compter toutes ses paroles, composer toutes ses démarches, avoir une attention perpétuelle et sans relâche, seit sur soi-même, soit sur les autres. C'est que pour contenter uim seule passion, qui est de s'éleva à cet état, il fe«t s'exposer à devenir la proie de toutes les passions;

SUR L'AMBmON.

car y en a-t-fl une en nous que Tambition ne suscite contre nous; et n'est-ce pas elle qui , selon les différentes conjonctures et les divers sentiments dont elle est émue, tantôt nous aigrit des dépits les plus amers, tantôt nous envenime des plus mortelles inimitiés, tantôt nous enflamme des plus violentes colères, tantôt nous accable des plus profondes tristesses, tantôt nous dessèche des mélancolies les plus noires , tantôt nous dévore des plus cruelles jalousies; qui fait souffrir à une âme comme une espèce d^enfer, et qui la déchire par mille bourreaux intérieurs et domestiques? Cest que pour se pousser à cet état, et pour se faire jour au travers de tous les obstacles qui nous en ferment les avenues , il faut entrer en guerre avec des compétiteurs , qui y prétendent aussi bien que nous, qui nous éclairent dans nos intrigues, qui nous dérangent dans nos projets, qui nous arrêtent dans nos voies ; qu'il faut opposer crédit à crédit, patron à patron, et pour cela s'assujettir aux plus ennuyeuses assiduités , essuyer mille rebuts, digérer mille dégoûts , se donner mille mouvements, n'être plus à soi et vivre dans le tumulte et la confusion. C'est que dans l'attente de cet état, où l'on n'arrive pas tout d'un coup, il faut supporter des retardements capables , non-seulement d'exercer, mais d'épuiser toute la patience; que durant de longues années il faut languir dans l'incertitude du succès, toujours flottant entre l'espérance et la crainte, et souvent, après des délais presque infinis, ayant encore l'affreux déboire de voir toutes ses prétentions échouer, et ne remportant, pour récompense de tant de pas malheureusement perdus, que la rage dans le cœur et la honte devant les hommes. Je dis plus : c'est que cet état, si Ton est enfin assez heureux pour s'y ingérer, bien loin de mettre des bornes à l'ambition et d'en éteindre le feu, ne sert au contraire qu'à la piquer davantage et qu'à l'allumer ; que d'un degré on tend bientôt à un autre : tellement qu'il n'y a rien où l'on ne se porte, ni rien où l'on se fixe; rien que l'on ne veuille avoir, ni rien dont on jouisse; que ce n'est qu'une perpétuelle succession de vues , de désirs, d'entreprises , et , par une suite nécessaire , qu'un perpétuel tourment. C'est que, pour troubler toute la douceur de cet état , il ne faut souvent que la moindre circonstance et le sujet le plus léger, qu'un esprit ambitieux grossit et dont il se fait un monstre. Car tel est le caractère de l'ambition, de rendre un homme sensible à l'excès, délicat sur tout et se défiant de tout. Voyez Aman : que lui manquait-il? c'était le favori du prince^ c'était de toute la cour d'Assuérus le plus opulent et le plus puissant; mais Mardochée à la porte du palais ne le salue pas ; et par le ressentiment qu'il en conçoit , il devient malheureux au milieu de tout ce qui peut

I faDre la félicité hunnaine. C'est qu'autant qu'il en a coûté pour s'établir dans cet état, autant en doit-il

I coûter pour s'y maintenir. Combien de pièges à éviter! combien d'artifices, de trahisons, de mauvais coups à prévenir! combien de revers à craindre! Je vais encore plus loin, et j'ajoute : c'est que cet état, au lieu d'être par lui-même un état de repos , est un engagement au travail , est une charge, est un fardeau et un fardeau très-pesant si l'on en veut remplir les devoirs, qui sont d'autant plus étendus et plus onéreux que l'état est plus honorable; un fardeau auquel on ne peut quelquefois suffire, et sous lequel on succombe : d'où viennent tant de plaintes qu'on a à soutenir, tant de murmures, de reproches, de mépris. Voilà , dis-je, en cet état où l'ambitieux croyait trouver un bonheur imaginaire , ce qu'il y a de vrai , ce qu'il y a de certain, ce qu'il y a d'inévitable.

Or c'est ce que son ambition lui cache, ou à quoi elle l'empêche de penser. Du moins s'il y pense, c'est ce que son ambition lui déguise, comme si tout cela n'était rien en comparaison du bien où il aspire. Que je meure (Aobippinb) , disait cette mère ambitieuse à qui l'on annonçait que son fils posséderait l'empire, mais que, placé sur le trône, il se tournerait contre elle et lui donnerait la mort ; Que Je meure pourvu qu'il régne ! Parce qu'on ne regarde encore les choses que de loin et sans en être venu à l'épreuve, on n'est touché que de ce qu'il y a de spécieux et de brillant dans ce rang d'honneur et dans cette prééminence; mais la pratique et l'usage ne découvre que trop évidemment l'erreur, et n'est-ce pas de quoi tant de mondains sont forcés de convenir ? Ne sont-ils pas le^ premiers à déplorer leur folie, lorsqu'ils se sont laissé infatuer d'un fantôme qui les trompait? Nos insensati, {Sap.j 5.) Ne sont-ils pas les premiers à se plaindre qu'ils ont marché par des voies bien difficiles pour arriver à un terme qui ne les a pas mis dans une situation moins laborieuse ni plus tranquille ? Ambuiavimus vias difficiles. (Ibid.) Ne les entendons-nous pas regretter le calme et la paix d'une condition médiocre et privée, où l'on a tout ce qu'on souhaite, parce qu'on sait se contenter de ce que l'on a, et qu'on ne souhaite rien davantage? En quelles amertumes les voyons-nous plongés! et si l'on était témoin de tout ce qui se passe dans le secret de leur vie et de tout ce qu'ils ressentent dans le fond de leur coeur, quelle que soit leur for* tune, qui la demanderait à ce prix, et qui la voudrait acheter?

Surtout si Ton y ajoute une seconde considération, et que l'on vienne à bien comprendre un autre aveuglement de l'ambitieux; c'est qu'il se propose pour fruit de ses recherches une véritable grandeur, et que toute cette grandeur n'est que va-

Stm L'AMBITION.

iSI

nité, t/nlt^er^aoanjto^. Comment cela? Appliquezvous toiyours. Vanité par elle-même et en elle-même. Car qu'est-ce que cette grandeur dont on est idolâtre, et en quoi la fait-on consister ? Du moins si c'était dans un mérite réel , si c'était dans une vigilance plus éclairée, dans un travail plus constant , dans l'accomplissement de toutes ses obligations , peut-être y aurai^il là quelque chose de solide; mais on est grand par la prédilection du prince et la faveur où l'on se trouve auprès de lui , par les respects et les honneurs qu'on reçoit du public , par l'autorité qu'on exerce et dont on abuse, par les privilèges et la supériorité du posté qu'on occupe et qu'on ne remplit pas, par l'étendue de ses domaines, parla provision de ses dépenses , par un faste immodéré et un luxe sans mesure ; c'est-à-dire qu'on est grand par tout ce qm ne vient pas de nous et qui est hors de nous , et qu'on ne l'est ni dans sa personne ni par sa personne. Vanité dans les moyens qu'on est obligé d'employer à ce faux agrandissement, soit pour y réussir d'abord, soft ensuite pour s'y affermir. Examinons bien sur quels fondements sont appuyés les plus hautes fortunes, et nous verrons qu'elles n'ont point eu d'autres principes et qu'elles n'ont point encore d'autre soutien que les flatteries les plus basses, que les complaisances les plus serviles , que l'esclavage et la dépendance : tellement qu'un homme n'est jamais plus petit que lorsqu'il parait plus grand , et qu'il a , par exemple , dans une cour, autant de maîtres dont il dépend qu'il y a de gens de toute condition , dont il espère d'être secondé, ou dont il craint d'être desservi. Vanité dans la durée de cette grandeur mortelle et passagère. Il a fallu bien des années et presque des siècles pour bâtir ce superbe édifice; mais pour le détruire de fond en comble, que faut-il? un moment, et rien de plus. Moment inévitable, puisque c'est celui de la mort , à quoi toute la grandeur ne peut parer; moment d'autant plus prochain, qu'il s'est plus écoulé de temps avant qu'on ait pu venir à bout de ses desseins ambitieux; moment qui bientôt efface, non-seulement tout l'éclat de la grandeur, mats jusqu'à la mémoire du grand, et l'ensevelit dans un éternel oubli. Enfin, vanité par les changements et les tristes révolutions oh dès la vie même, et sans attendre la mort , cette grandeur est sujette. Combien de grands ont survécu et survivent en quelque sorte à eux-mêmes en survivant à leur grandeur! Combien ont entendu cette parole de notre évangile, si désolante pour une âme ambitieuse : Da huic locwn (Luc, 14); donnez la place à cet autre, et retirez- vous ! De quel œil alors ont-ils regardé toute la fortune du siècle ; et combien de fois, devenus sages, mais trop tard et à leurs propres dépens , se sont-ils écriés : Et ecce universa vanUoil 11 est vrai que ces décadences ne sont pas

universelles; mais elles ont été assez firéquentes et assez surprenantes pour ne pouvoir être là-dessus en assurance : et qu'est-ce que de vivre dans une pareille incertitude , toujours exposé aux caprices de l'un ou aux intrigues de l'autre , et toujours sur le penchant d'une ruine affreuse?

Or l'aveuglement de l'ambitieux est encore de ne faire à tout cela nulle attention , ou de n*en tenir nul compte, pourvu qu'il espère fournir la carrière qu'il s'est tracée et aller jusqu'au but qu'il a en vue. En vain le monde lui offre-t-il mille exemples de ce que je dis; en vain lui vient-il à Fesprit mille réflexions sur ce qui se passe devant lui et autour de lui ; en vain entend-il parler et raisonner les plus sensés : il n'écoute que son ambition, qui l'étourdit à force de lui crier sans cesse, mais dans un autre sens que celui de l'Évangile, Mcende superius (Luc, 14) , fiais ton chemin et ne demeure pas. Telle place est-elle vacante par un accident qui devrait l'instruire et le refroidir; c'est ce qui l'aveugle plus que jamais, et ce qui l'anime d'une lyrdeur toute nouvelle. L'expérience de celui-ci ni le malheur de celui-là ne sont point une règle pour lui ; il semble qu'il ait des gages certains de sa destinée, et qu'il doive être privilégié. Du moins il en veut faire l'épreuve , et il n'y a rien qu'il ne soit en disposition de tenter. Laissons-le donc à son gré courir dans la route où il s'engage, et s'y égarer. Pour nous, mes chers auditeurs, suivant les lumières de la raison, et plus encore de la religion , profitons du divin enseignement que nous donne notre adorable maître : Discite a me quia mitis sum et humilis corde, (Màtth., 11.) Voilà ce que nous devons apprendre de lui : à être humbles , et humbles de cœur. L'humilité rectifiera toutes nos idées. Elle nous fera chercher le repos où il est, je veux dire dans le mépris de tous les honneurs du siècle et dans une sainte retraite : Et invenietU requiem animabvs vestris. (Id.) Elle nous établira dans une grandeur solide, en nous élevant, par un re» noncement chrétien , au-dessus de toute grandeur périssable. Ainsi elle corrigera l'aveuglement de notre esprit, et nous préservera encore d'un autre désordre de l'ambition , qui est d'être présomptueuse dans ses sentiments. Renouvelez votre attention pour cette seconde partie.

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