LE DIMANCHE DE PAQUES
SUR LA RÉSURRECTION DE JÉSUSCHRIST
Responden» auiem angelu», dixU muUerihus : ISoliU expavescere; Jenum qxutritis Nazarcnum, cruci/lxum : surrtxitf non est hic; ecce locus ubi poswrunt eum.
L'ange dit aux femmes : Ne craignez point; voos'cherchef Jésus de Nazareth, qui a été cracUlé: n est iressusdté, U ù'«ftt I»hu Id; vold le Uea où on Pavait mis î^aiiïtMarc, cbap. 16.
SiRE, Ces paroles sont bien différentes de celles que nous voyons communément gravées sur les tombeaux des hommes. Quelque puissants qu'ils aient été, à quoi se réduisent ces magnifiques éloges qu'on leur donne, et que nous lisons sur ces superbes mausolées que leur érige la vanité humaine? A
SUR LA RÉSURRECTION DE JÉSUS^IH&IST
cette triste inscription : Hic jacet; ce grand, oe conquérant, cet homme tant vanté dans le monde, est ici couché sous cette pierre, et enseveli dans la poussière, sans que tout son pouvoir et toute sa grandeur Ten puisse tirer. Mais il en va bien autrement à regard de Jésus-Christ. A peine a-t-il été enfermé dans le sein de la terre, qu'il en sort dès le troisième jour, victorieux et tout brillant de lumière, en sorte que ces femmes dévotes qui le viennent chercher, et qui, ne le trouvant pas, en veulent savoir des nouvelles, n*en apprennent rien autre clM^se, sinon qu'il est ressuscité et qu'il n'est plus là : NoneUhic^ (Maith., 28.) Voilà , selon la prédiction et l'expression d'ls2âe,«e qui rend son tombeau glorieux : Et erUsepukrum ^jus glorioswn. CISÀi., 11.) Au lieu donc que la gloire des grands du siècle se termine au tombeau , c'est dans le toD9beau que commence la gloire de ce Dieu-fiemme. C'est là, c'est) pour ainsi parler, dans le centre naéme de la faiblesse, qu'il fait éclater toute sa force ; et jusque entre les bras de la mort, qu'il reprend par sa propre vertu une vie bienheureuse et immortelle. Admirable changement, dirétiens^ qui dok affermir son Église, qui doit consoler ses disciples et les rassurer, qui doit servir de fondement à la foi «t-à reapéranoe cbrétiesne : car tels sont, où tels doivent être les effets de la résurrection du Sauveur, comme j'entreprends de vous le montrer dans ce discours. Saluons d'abord Marie, et félicitons-la, en lui disant : Âegina cœliy etc.
Oui, chrétiens, un des plus solides fondements et de notre foi et de notre espérance, c'est la glorieuse résurrection de Jésus-Christ. Je le dis après saint Augustin; et, m'attachant à sa ponséc, Je trouve en deux paroles de ce Père le partage le plus juste, et le dessein le plus complet. Car, selon ia belle remarque de ce saint docteur, le Fils de Dieu , dans sa résuirecUon , nous présente tout à la fols et un grand miracle, et un grand exemple : In h&c resurrectione et miracuUtm, et ewempktm. (Ao- GUST.) Un grand miracle, pow eon&rmer noire foi, tniraculum Mt oredas; et un grand exemple, pour animer notre espérance , exemplum ut speres, fin effet, c'est sur cette résurrection du Sauve«ur des hommes que sont établies les deux plus importantes vérités du christianisme, dont IHme est comme la base de toute la religioB, savoir, que Jésus-Christ est Dieu; et l'autre est le pnndpe *de toute la morale évangélique, savoir, que nous ressusciterons un jour nouBHnémes, comme Jésus- Christ. Ainsi, mes chers auditeurs, sans me f^s longue préparation, voici ce que j'ai aujourdlmi à vous faire voir. Miracle de la résurrection de JF^us- Christ, preuve incontestable de sa divimté : c'est par là qu'il confinne notre foi ) et ce sera la première partie. Exemple de la réMffireetôon de JétttBKGbnft,
gage assuré de notre résurrection future : c'est par là qu'il anime notre espérance , et ce sera la seconde partie. Deux pomts d'une extrême conséquence. Dans le premier, Jésus-Christ, par sa résmtectii»! , nous apprendra ce qu'il est; dans le second, Jésus- Christ, par cette même résurrection , nous apprendra ce que nous serons. L'un et l'autre renferment «e qu'il y a dans le diristianisoae de plus suUinie et de pkis relevé. Plaise au ciel qu'ils servent égalementà votre tnstniolion et à votre édification!