COUPLET A DESPRÉAUX
Après ëPoir enienéu la ekanum faite à BavUte^ qui commencfi par ce vert :
Que BiTille me semble aimable.
u^avecque plaisir du haut style [Je te vois descendre au quatrain!
Bon Dieu ! que j^épargnsd de bile Etd*injures au genre humain.
Quand , renversant ta cruche à Thuile ,
Je te mis le verre à la main.
LETTRE A Don Julibn-Gatibn db HoaiLLOïc
Religieux bénédictin de la congrégation de Saint- Maur . et Procufeur de Saint-Benolt-sur-Loire (i).
e ne sera ni casse ni cannelle Qui guérira ton pauvre ami Chapelle, Et lui rendi'a son premier vermillon , Son embonpoint et vigueur naturelle ; Mais ton esprit , cher Père Morillon , Plus prompt et vif que de Témérillon N'est par les airs le vol à tire d'aile, Lui seul me sert à présent d'aiguillon.
Pour t'envoyer ce faible échantillon Du noble feu qui dans toi renouvelle , Et dont en moi cette fièvre mortelle
(i) Auteur de Joseph ou tEsclave fidèle^ Turin (Tours), 1679, le seul des ouvrages du père Morillon an peu recherché aujourd'hui , surtout cette première édition, qui a été retirée tout entière du commerce, quelques passages ayant paru beaucoup trop vifs aux bénédictins, notamment la déclaration de la femme de Putiphar. ^
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Et, ses frissoiig à double carillon
Ne laissent plus luire aucune étincelle.
Que si, plutôt qu*aller sur les noirs bords, Au lieu du jaune et pâle teint des morts.
Il me revient jamais couleur vermeille, A tout ce que mon esprit me conseille Ne ferai faute , et me verras pour lors, Toujours dehait et de tous bons accords.
Te suivre en tout d'une ardeur nompareille.
Puis quand m'auras , par m'ouvrir les trésors De ton Joseph, cette rare merveille.
Tout enchanté, tant Tàme que Toreille, Nous pourrons bien , pour avoir soin du corps Et tout v^in an mieux chassa dehors.
Boire avec toi mainte bonne bouteille , Et de cela trop bien serai recors.
Peux-tu jamais avec tant d'apparence Te relâcher de la persévérance Qui tout entier te livre à tant d'emplois Qu'en cette grande et fameuse occurrence?
Quand nous aurons, pour une bonne fins.
Au ciel marqué notre reconnoissance Par le concert de l'orgue et de nos voix, Et témoigné notre réjouissance D'avoir enfin la charmante présence D'un prince (i) dont les équitables lois Rendront ces lieux pleins d'aise et d'abondance , Pourrons-nous pas avecque bienséance
(i) Le duc de Venddme.
Diverses. 19*
Dans ton office et tes celliers benoîts
En tout honneur descendre deux ou trois,
Non pour savoir s'ils sont bien pleins de bois :
Pointue doutons de votre prévoyance
Contre Thiver, la neige et les grands froids ;
Mais pour des muids admirer l'ordonnance;
Et là, mettant sur notre conscience
Broc de vin blanc qu'on boit au premier mois ,
Examiner, sans nulle préférence ,
Si Saint-Martin peut approcher d*Ârbois?
RONDEAU
Sdk l*Abbé db Gbaulibu.
e maître abbé vantons le savoir-faire;
Doux entregent, subtil esprit de plaire ;
Cœur libre et franc, sans replis , sans
[détours; Esprit orné de maints riches atours , Sachant à point ce qull faut dire ou taire.
Nul mieux ne sait pénétrer un mystère ; Et coupe-choux, frères du monastère , Voyent de lui quelques coups tous les jours De maître abbé.
Point ne lui chaut des plaisirs du vulgaire , Et si pourtant aime la bonne chère.
Il ne voudroit s'entortiller d*amours; Mais , pour marcher par les plus fins détours , C*e8t là remploi , c'est là Tunique affaire De maftre abbé.