LÀ THÉORIE DES FORMES CUBIQUES
A TROIS INDÉTEUMINÉES,
Journal de Mathématiques pures et appliquées, st* série, t. III, i858, p. Sj.
L'étude des fonctions homogènes du troisième degré et à trois indéterminées conduit à considérer avec une forme donnée de cette espèce deux systèmes différents de fonctions qui s'en déduisent, et dont je rappellerai en premier lieu les expressions. Soit pour cela U la transformée canonique de la forme proposée, de sorte que
Ton ait
U = .r' -H j^' -+- -3* -h 6lxyz ;
le premier de ces systèmes sera celui des invariants et du covariant cubique, savoir :
S=— /-f /♦, T = I - 20/»— 8/S HIJ = li(x^^j^i^z^)^(i-h'il*)xyz.
Le second système sera formé des deux contrevarianls ou formes cubiques adjointes, savoir :
PU =—l(x^-^y^-h z^) -^(—i-^ /il^)xrz,
QU = (i — io/»)(ar'-^^»-+-5») — 6/*(5-4-4/3)xj'3.
J'omets à dessein les covariants et formes adjointes d'un degré supérieur au troisième, n'ayant pas à m'en occuper ici, et j'observe seulement que les combinaisons linéaires
aU-r-OpHU, 6aPU-H PQU,
où a et ^ sont des constantes indéterminées, représentent encore, la première un covariant et la seconde une forme adjointe de U. On en peut conclure que les invariants du quatrième et du sixième ordre de ces deux fonctions, que nous désignerons avec M. Cayley de celte manière :
S( aU -4-6pnU),
S((5aPU-t- PQU),
T( aU -4-6PHU),
T(6aPU-+- PQU),
doivent reproduire des combinaisons rationnelles des invariants primitifs S et T. C'est elFectivement ce que ce savant géomètre a mis en évidence en donnant dans les Tables qui terminent son troisième Mémoire sur les q nanties les expressions complètement développées de ces quatre quantités. En chercliant à approfondir la nature de ces expressions, j'ai été conduit à un résultat intéressant, non seulement parce qu'il en montre le véritable caractère, mais parce qu'il donne un nouvel exemple de cette étroite connexion entre les formes cubiques à trois indéterminées et les formes biquadratiques binaires, que M. Hesse et M. Aronhold ont les premiers signalée dans leurs belles recherches. Mais je dois rappeler d'abord qu'en représentant une forme binaire du quatrième degré par
y = aT* -r- 1 bx^y -h 6c3"*^* -h 4 dxy^ -\- ey'*^ on a, pour les covariants des degrés quatrième et sixième, ces