‹ Œuvres de Charles NodierChapitre 7 sur 15 · OU LES , SUPERSTITIONS · texte numérisé non relu

OU LES , SUPERSTITIONS

musicienne. Je conçois aisément que, dans la case étroite dont les parois la pressent de tou-' tes parts, elle soit prévenue long-temps avant Fhomme de l'accident qui menace sa demeure.

— Puisque tous prenez à votre compte cette superstition du peuple «n la développant, réprit La Metlrie , je n'ai plus besoin de la justifier. Je me contenterai d'ajouter qu'il n'est pas bien prouvé que la prescience de- l'araignée se borne à lui annoncer l'accident dont nous parlions. Nous n'avons pas compté tous les sens et tous les instincts secrets qu'elle peut avoir acquis , selon sa nature , pour la conservation de son espèce. Exposée, dans les interstices de la cloison ou sous le chaum<6 âts masures, aux dangers de toute espèce qui assiègent incessamment les habitations précaires des pauvres gens, qui nous dit qu'elle' n'est pas avisée par quelque organe inconnu des lents progrès d'un incendie qui se cache encore, comme les oiseaux de marine ou comme nos amies les hirondelles , de la tempête qui dort, dans une nue à peine visible, au milieu d'un pur horizon ?

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. — Ilfaudroit ignorer les mystères les plus; communs de l'organisation des animaux , ré-, pondis-je à La Mettrie y pour nier cette possi-.. bilité y qui a même à mes yeux tous les carac-. tères de la yraisemJ3lance j mais puisque nous{ voilà aux hirondelles, dont je ne contestis pa$. Finfaillible prévoyance, attestée déjà par Vir^ gile, m'expliquerez-vous aussi aisément le ridicule préjugé populaire qui leur attribue une! heureuse influence sur le bonheur intérieur, des maisons où elles daignent bâtu* leurs nids?j — Beaucoi^p plus aisément, me dit le phi**, losophe j et vous m'épargneriez cette jexplication, si vous aviez pris la peine de la cherchertm instant vous-même. Heureuse, et mille!

fois heureuse la maison aux nids d'hirondelles ! . Elle est placée, entre toutes les autres, sousi les auspices de cette douce sécurité dont lésâmes pieuses croient avoir obHgation à lau Providence. Et en effet, sans chercher dans:

l'hirondelle un instinct merveilleux de pro-. phétie que les poètes lui accordent un peu trop libéralement, n'est-il pas permis de sup-. poser du moins qu'elle n'^t point privée de l'instinct commun à tant d'autres espèces, qui |

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letor fait deviner le séjour le plus assuré d'une famille en espérance? Ne craignez pas qu'elle' se loge sous la paille inflammable d'un tott champêtre ou sous les fragiles soliveaux d'une baraque nomade ! Elle a si grand'peur des mutations qui bouleversent nos domiciles d'un jour, qu'on la voit se fixer de préférence aux édifices abandonnés dont nous nous sommes fatigués de remuer les ruines, et que n'in- (juiète plus le mouvement d'une population turbulente. Les homuies n'y sont plus , ditelle, et elle construit paisiblement sa demeure au* lieu qui a déjà vu passer plus d'une génération sans s'émouvoir de leurs ébranlements. Si elle redescend aux villes et aux campagnes, elle ne se fixe qu'à la maison paisible oii iiul bruit ne troublera sa petite colonie, et à l'abri de laquelle la hutte solide qu'elle s'est si soigneusement pratiquée < peut subsister assez long-temps pour -lui épargner l'année jprochaine de" nouveaux labeurs. Si vous l'avez observée, notre hirondelle se prévient vo-, lontiers en faveur des figures bienveillantes ^ elle sç fie , comrne une étrangère de lointain pays, aux procédés du bon accueil ; elle aime

ir

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qu'on* ne la dérange pas , et s'abandonne a qui l'aime. Je ne suis pas sûr que sa présence promette le bonheur pour l'avenir ^ mais elle me le démontre intelligiblement dans le présent. Aussi je n'ai 'jamais vu la maison aux nids d'hirondelles sans me sentir favorablement prévenu en faveur de ses habitants. Il n'y a là, j'en suis sûr, ni les orgies tumultueuses de la débauche , ni le fracas des querelles domestiques. Les valets n'y sont pas cruels; les enfants n'y sont pas impitoyables ; vous y trouverez quelque s^e vieillard ou quelque tendre jeune fille qui protège le nid de l'hirondelle, et j'irois, un miUion sur la main , y cacher ma tête proscrite, sans souci du lendemain. Les gens qui ne chassent pas l'oiseau importun et sa couvée babillarde sopt essentiellement bons, et les bons sont heureux de tout le bonheur qu'on peut goûter sur la terre,

— Vous vous appropriez de si bonne foi et avec de si bonnes raisons toutes ces croyances du vulgaire, que je serois étonné de vous trouver des objections contr/e la superstition la plus universelle du genre humain. Cepen-

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dant, je n'ai surpris en vous qu'un sourire de pitié et iin léger haussement d'épaule, quand le garçon de l'auberge a renversé tout à l'heure la saUère sur la table. Voilà au moins un préjugé dont votre philosophie ne daigne pas absoudre le peuple ?

— Un préjugé! s'écria La Mettrie , un préjugé! répéta-t41 en insistant énergiquement sur le mot. Savez-vous, mon ami,. ce que c'est qu'un préjugé? C'est, ainsi que l'indique son nom y une chose qui étoit jugée avant nous , un principe consacré par l'aveu unanime des nations, et contre lequel il ne reste d'arguments que dans la tête d'un rêveur étourdi et suffisant qui se croit appelé à casser sans nouvel appel les arrêts de l'expérience. Vous ne vous êtes, pas trompé sur le mouvement que m'a fait éprouver la maladresse brutale de ce maroufle; mais vous en avez mal saisi l'interprétation. Ce pauvre diable, qui n'est peutêtre pas méchant de sa nature, fera néces- .

sairement une mauvaise fin. Il est marque d'une prédestination fatale, dont l'accomplissement ne peut faillir : il a renversé la salière.

2â>4 M. DE LA JHETTRIE, .

— En vérité! m'écriai-je à mon tour, en restant immobile de stupéfaction t

— Vous n'avez pas remarqué qu'à son entrée dans la chambre, il avoit lourdement heurté du pied contre la traverse d'un pouce de hauteur qui garnit la porte, et qu'il tenoît la salière de la main gauche, quoiqu'il ne soit pas gaucher. Quiconque n'a pas prévu l'obstacle qui se présente devant son pied , dans une maison qu'il pratique depuis long-temps,* n'pn doit jamais prévoir aucun. Il manque de mémoire pour se souvenir des accidents, et de jugement pour s'y soustraire^ il ne jouit pas même de la finesse de tact qui dédommage une rosse aveugle de la perte d'tm de ses sens. Les Romains rentroient chez eux quand ila avoient buté en sortant, et c'étoit une précaution fort bien entendue contre les événements de la journée. Un homme qui bute a mal dormi, ou se porte mal, ou se trouve dans un état fortuit de préoccupation qui le livre à tous les Rangers. S'il emploie sa main gauche, sans y être exercé , à des soins qui exigent de la précision et de la délicatesse , îl achève de me révéler le défaut radical de sa maHieu-

ou LES SUPERSTITIONS. ââS

l^i' reuse organisation. Il joint à l'imprévoyance grossièrp d'un automate l'insolente confiance d'un sot. Toutes les chances favorables de la vie appartiennent à la prévoyance et à la dextérité ;' car l'habileté n'est que la dextérité de l'esprit. Comme la main est l'outil essentiel de la fortune, l'infortune est le lot infaillible de l'homme disgracié qui manque d'adresse et d'exactitude dans les.opérations matérielles de la main. Les latins étoient si pénétrés de cette idée,, qu'ils n'avoient qu'un mot pour représenter ce qui est gauche et ce qui est sinistre; et je pose en fait qu'on pourra reconstruire , par la seule étymologie des mots, tout l'édifice de la sagesse humaine, quand nos stupides logomachies auront achevé de le ruiner. Quoi qu'il en soit, vous me citerez d'ici à demain , si vous consultez vos souvenirs , des sourds , des borgnes, des boiteux, qui sont devenus de grands hommes, des artistes recommandables, d'illustres citoyens, tfheureux pères de famille, et je vous avoue que je suis encore à en trouver un qui soit né manchot.

Quant, au présage fâcheux qu'on peut tirer du renversement de la salière , continua

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La Mettrie, c'est uoe question plus commune et plus facile , . et je doute, à vrai diye , que vous me l'ayez proposée sérieusement. —

Comme J'insistois par un sourire qui témoignoit probablement que ma conviction n'étoit pas complète, il poursuivit en ces termes :

^-Le sel a été dans tous les temps l'emblème de la sagesse, et je ne vous dirai pas atijourd'hùi pourquoi^ mais je sais qu'un emblème est une rai$on , et qu'on n'y portera jamais d*atteinte qui n'aille derrière lui blesser une vérité. C'est au point que Je partagerois volontiers la prévention désobligeante du peuple contre une jeune fille qui a omis le sel dans le service de la table; car il est rare qu'on se souviennte d'un devoir de conduite quand on a l'esprit assez négligent pour en oublier la figure. L'usage du sel n'est pas circowscrit comme celiiî du pain 3 il est de première nécessité partout où il y a une famille , et c'est pour cela qu'il est devenu le signe de l'hospitalité parmi ces tribus ingénues ou ingéni^mses que nous appelons sauvages. L'action de répandre le sel indique chez elles le refus de protection et d'amitié à des étrangers suspects , en qui on

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iredoiite dea ravisseurs et des assassins; et cette peùsëe m'attristelcoîl à un festin de Lucullûs ^ dans le cabîiîat d'Apoflon* Vous ne voyez ici que la balourdise d'un mal-àjppris de valet, et je suis de votre avis ; car cet afifront indirect d'iiii hôte mercenaire n'est pas le fait de sa volonté. Mais serez-vous sans commisération envers l'être disgracié qui ne sait ni se servir de son pied pour éviter le heurt du seuil, iii se servir de sa maia pour trouver le juste équilibre d'une, salière, ni se servir de la portée et de l'exercice de son rayon visuelpour la mettre à; peu, près à sa place? L'infortuné n'a plus qu'à s'aller pendre , s'il lui reste assez de sens pqur calculer l'action d'un corps qui gravite au bout d'une corde, et dont la pesanteur s'augmente en raison dti carré de sa vitesse. — Et si vous parcourez, dans votre perisée, l'interminable série des accidents plus difficiles à éviter que peut occasioner sa pétulante étpurderie, n'éprouverez-vous aucune sympathie pour une pauvre famille qui a de tels domestiques ? — Pour moi, je ne craindrois pas d!assurer que la maison oii l'on renverse le plus souvent le sel est de toute nécessité la

M. DE LA METTRIE

plus malheureuse du monde , parce que c'est celle où Ton a le moins d'ordre, d'économie , . d'adresse et de prévoyance, et que les choses que je viens de dire sont les principaux éléments du bien-être des ménages !

— Il n'y â rien de plus véritable, mon bon ami, et j'admets d'avance la même interprétation pour le fâcheux pronostic que les bonnes femmes tirent dé la rupture d'une glace.

— Ce présage est encore plus grave, reprit La Mettrie, parce qu'un miroir, fixé entre des châssis solides, est bien moins' sujet aux hasards, et que l'éclat de son poli avertit de fort loin la vue des plus distraits. Sa matière oppose d'ailleurs une résistance suffisante aux percussions légères, et on ne le brise guère sans user de violence. Or, on ne peut attendre

* que d'affreux malheurs partout où l'imprudence et la gaucherie se compliquent avec la force et le pouvoir. On étendroit ce principe à des applications plus importantes, et l'histoire prouveroit qu'il est de mise dans l'économie des états comme dans celle du foyer ^ mais je vous dois une autre observation qui s'éloignera moins de notre sujet : c'est qu^il

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ëtoit tout naturel que les lésions du miroir réveillassent une idée de fatalité dans l'imagination des hommes qui se sont transmis ces vérités d'expérience et de sentiment ^ que les philosophes ignorants appellent des superstitions. La répétition limpide et correcte de l'image de l'homme a par elle-même quelque chose de fantastique^ singulièrement propre à frapper les esprits d'une sorte de vertige , et la mutilation qui multiplie l'effet du miroir en détruisant son unité produit, de l'aveu de tout le monde , un effet qui sort de l'ordre des sensations communes. Ceci n'est pas seulement une superstition , pour me servir de leur 'langage, c'est une impression.

— Je l'avois éprouvée sans m'en rendre raison , répondis-je à La Mettrie , mais vous m'avez fait revenir de l'habitude des jugements précipités, etj'oseroisà peine vous proposer de regagner maintenant le salon des onze convives, puisque notre souper est fini, si la mèche de nos chandelles, qui plie sous un chapelet de disques ardents, ne m'annonçoit pas que le cercle de la table d'hôte a du s'agrandir d'un nombreux surcroît de compagnie.

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— Voïis me faîtes penser, répliqua La Mettrie en éclatant de rire , que rhomme à la sa- ' lière a oublié de nous donner des mouchettes ; et je reconnoîs bien le génie pernicieux qui le domine à ce défaut de précaution. C'est peu pour lui de déshonorer la maison de ses maîtres par sa maladresse , s'il ne l'expose à éti^ brûlée par sa négligence. L'induction dont •vous me parlez n'est au reste , dans le langage du peuple , qu'une de ces périphrases figurées qui lui sont familières , et qui presque toujours enveloppent un sens exquis. Quand sa chandelle ou sa lampe l'avertit d^ime visite prochaine, elle lui fait sentir la nécessité de retrancher le superflu de la mèche \ ce qui est à la fois un soin d'ordre et un soin de propreté. Si la visiten'arrive pas ^ le moucheur de chandelles en est quitte pour un office indispensable que la tradition lui a remis fort à propos en mémoire , et qui sauve peut-être à son toit le malheur d'un incendie. Supposez que cela ne soit arrivé qu'une seule fois depuis qu'on répète à la veillée les vieux enseignements de la sagesse populaire, et dites-moi si vous connoissez beaucoup de théories philosophiques qtn aient

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reodu de pareils services au village. C'est une * question que nous ^oumetti'ons, quand vous voudrez, à l'académie de Berlin. — A présent, poursuivit-il en jetant sa serviette, je vous accompagnerai d'autant plus volontiers au salon que je suis depuis long-temps fatigué des hurlements d'un chien dont le raie funèbre semble menacer le quartier.

— Bon , bon , vous n'êtes pas homme à redouter cet augure, pour lequel, la science au Haoins n'a point d'explication.

— La science en trou ver oit dix, si elle cherchoit bien, dit La Mettrie. Vous me direz sans doute qu'il est tout naturel qu'un chien égaré » vienne se lamenter à la porte du gîte hospitalier où il a plus d'une fois suivi son maître avant d'en être séparé par quelque fatal accident , et réclamaL* à sa manière quelque débris d'aliments, rebuts de la table d'hôte et de l'of- . fice. J'en conviens très-volontiers, pourvu que vous conveniez à votre tour qu'il en est autrement du chien errant , que son instinct originel appelle de loia sous les murs (8un hépital, . ou. à la croisée d'un moribond. Pourquoi, ne t,seroi|r-il pas pourvu de l'organe qui lui .pro-

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» mfit une proie ^ et qui él^oit si bien ai^drti à sa destinatiqu ^ dans les combinaisons presque'

* providentielles de la nature, que Tan voit par* tout impatiente et attentive à faciliter la dé^ composition des êtres dont la vie s'est retirée,

. comme pour rendre pljis yite les éléments qui les composoient au laboratoire éternel de ses^" cïéations? Le vautour descend de bonne heure, de §ips montagnes à la suite des armées ; il marque les champs de bataille d'un œil plus sur que les capitaines; et long- temps avant l'effusion du sang , il plane avec une horrible joie autour de cç peuple de vivants qui lui doit des- montagnes de morts pour sa curée.

Le corbeau s'abat au spmmet d'une potence neuve, et il en prend possession aussitôt que le bourreau. Le goéland bat des ailes sur les pas du pécheur,, et prélève en espérance la dîme çle ses filets. Dans les villes de l'Orient, l'enterreur public se trouve souvent précédé

■ par*la hyène, qui rôde, avec son bâillement *affreux, à ti^avers les fosses vides. Dès le commencement de la nuit, elle s'introduit par troupeaux dans les murailles où dos fléaux coi^gieux exercent leurs . ravages , et a1;j^nd ,

^ OU tËS StJPEËSTITÎON*.- / . 235

la'^eule béante, qu'on lia jette des eadavres. Gkm. nous, le bœuf est à peine tombe sous la n^^tôsue du boucher (jue l'air s'obscurcit d'un nuage d'insectes dévorants, de scarabées noirs et tannés, et de mouches- vertes et bleues, qui vieaanent recueillir sur le lieu du sacrifice leur |)art de chair et de sang. Si vous avie^ jamais tué une taupe dans votre petit js^din, vous n'auriez pas tardé à voir semer autour (Selle un essaim bourdonnant d'escarbots à la robe lugubre, bardée de raies fauves comme celle dès pandières, qui s'empressent d'entétrer le quadrupède tout palpitant, pour confier à ^es entrailles encore tièdes le dépôt de leur hideuse postérité. Et vous vous étonneriez que le

» chiaoi, rendu à son état primitif, par une circonstance fortuite tjui l'a dégagé des devoirs de la domesticité en le privant de ^es avantages, recouvrât la prévision funeste sur lar quelle reposent à l'avenir tous ses moyens d'existence? Je ne sais si je me trompe, lûais si je Ten tends jamais sous la fenêtre du logis où j'aurai été surpris par une maladie soudaine, traîner en longs gémissements ce cri \ '

' sauvage qui n'est plus familier b son espèce.

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