ÉLOGE DF. M. DE COURTANVAUX
lorsqu’elles furent finies, il ne put s’empêcher de jeter un dernier regard vers la vie, si adhuc, dit-il en se servant des paroles de saint Martin, si adhuc sum necessarius huic populo, non recuso laborem , et il regardait ses enfants. La religion elle-même ne peut désapprouver ce mouvement échappé de l’âme d’un père qui laisse après lui des enfants jeunes, sans appui , presque sans fortune, et déjà condamnés au plus grand des malheurs, à ne plus jouir des soins et des consolations de la tendresse maternelle. la; prêtre qui l’exhortait, exigeant une résignation plus entière, ajouta ces paroles du même saint , seti lamenfiatvolunUis tua ; Jiat, dit le mourant, et il expira.
Son désintéressement était tel, que, malgré l’économie la plus sévère, il n’a pu laisser à ses enfants, privés des secours et des talents d’un si bon maître, que le faible patrimoine qu’il avait reçu, augmenté seulement de sa gloire, qui doit rejaillir sur eux, et de l’intérêt que les malheurs de leur père doivent inspirer.