ACTE IV, SCÈNE L i8i
THESSAIN^DRE.
Que dites-vous , seigneur ? quelle dôulîeur vo!is]pî*eëse?
PLISTHÈNE. ' ^
Thessandre^ il feut périr, ou sauver ma. princesse.
THESSANDRE.
La sauver ! et de <|ui ?
PLISTHÈNE.
Du roi , dont la HaxéM , Va lui plonger peut-être un poignard dans le cœur. C'est pour la dérober au coup qui la menace ' Que je n'écoute plus qu'une coupable audace. Won , cruel , ce n'est point poui* la voir «Epirer Que du plus tendre amour je me sens inspirer. ; *Croirois-tu que du roi la hpine sanguinaire .^ A voulu me forcer d'assas^er son frère ; Que pour mieux m'obliger à lui percer le flanc ^ De sa fille, au re^, il doit verser le sang ? Ah ! je nae sens saisir d'une fureur nouvelle. Courons , pour la sauver , ojtL mon amour m'appelle. Mais où la renccmtrer ? Eh. quoi I les justes dieux M'ont-ils déjà puni d'un prc^t odieux ?
Que fait Thyeste? hélas ! qu'est-elle devenue ? Qui peut dans ce palais la soustraire à ma vue ? Je frémis.... Retournons les chercher en ces Ueux^ Les en sauver, Thessandre , ou périr à leurs yeux. Allons : ne laissons point , dans l'ardeur qui l'animej Un coeur conmoie le mien réfléchir sur un crime ; Étouffons de^ remords que j'avois dh prévoir. Lorsque je n'att^ds rien que de mon dése^ir*
i8a ATHÉE ET THYBSTE.
Suis-moi ; c'est trop tarder ^ el d'rni péril extrême On doit wfi^^ bs^wcer k SjaKx^ev ce qu'on aime. Ce n'est point un forfait ; c'est imiter les dieux , . Que de remplir son cœur du spin des malheureux. Mais que voîs-je , Thessandre ? ô ciel ! quelle est ma joie !