ACTE V, SCÈNE VI. :2oi
ATRÉÈ.
(àsesiftrdes.) (àThyette.)
' Il n'est point de retour? Rassurez-vous^ mon frère; Vous reverrez bientôt une tête si chère :
C'est de notre union le nœud le plus sacré ; Craignez moins que jamais d'en être séparé*
THYESTE
Soyez donc les garants du salut de Thyeste ,
Coupe de nos aïeux , et vous , dieux que j'atteste ;
Puisse votre courroux foudroyer désormais
Le premier de nous deux qui troublera la paix !
Et vous , frère aussi cher que ma fille et Plisthènc ,
Recevez de ma foi cette preuve certaine....
Mais que vois-je, perfide? Ah! grands dieux! quelle horreur!
C'est du sang ! Tout le mien sel glace dans mon cœur.
Le soleil s'obscurcit ; et la coupe sanglante
Semble ftiir d'elle-même à cette main tremblante.
Je me meurs. Ah ! mon fils , qu'êtes-vous devenu?