‹ Œuvres de Crébillon (volume 2)Chapitre 127 sur 287 · ACTE I, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE III

Que pour mettre sa tête à couvert de mes coups ; Mais sais-tu que l'hymen dom la pompe s'apprête Ne se peut^hever qu'aux dépens de sa tête ?

A ces conditions je souscris à tes vœux :

Ma main sera le prix d'un coup â généreux, Electre n'attend point eet efert de la tienne ; Je connois ta vertu : reinds justice à la mienne. Crois-^moi, loin d'écouter ta tendresse pour moi f De Clytemnestre ici crain$ l'çxemple pour toi. Romps toi-mêmç un hymei» où l'ou veut me conixaiudre ; Les fenunes de mon sang uç 3ont que trop à craindre. Malheureux ! de tes vcpux quel peut être l'espoir ? Hélas ! quand je pourrois , rebelle à mon devoir , Brûler un jour pour toi de feux iUé^times , Ma vertu t'en feroit bientôt les plus grands crimes. Je te haïrai mmns , fils d'un prince odieux : Ne 90b point , 9'U m pcHtit ,• fduf coupalde à mes y«ix ; Ne me peiu$ plus l'ard^ir dont ton âme est éprise. Que peux-tu $04iliait^ ? Itys> qu'il te suffise Qu'Electre 9 toiH eutiàre à soa ijoiautié , Ne fait point tes malbevirs sans en avoir pitié. Mais Clytemne^re vient : t^îel ! quel dessein l'amène ? Te ^ers-tu contre wam du poitrroir de la reine ?

aaQ ÉLœ»GTKB.'

CLYTEMNESTI^E.

Dieux paîs^irts', dysip€?z'mon trouble* et mon effroi; Et chassez ces horreurs loin, d'ÉJgis^hp et de moi.

ITYS

Quelle^éwArté ii* fe VÔftt 7 bù ètoék^^oAb V ttfadfetfiè^ . Vous vous plafgAë^ f yjtièl ti^ul!)lté a '^u saisir^ vôtre âme?

'{•' '■ CL'yi^ÉMiq^Ês'T'Rifc:'' " " *""' Prince, jamais éffihoiAéftitëgâ'ïàtithletl'.*^'" '^

Mai9»oe récit dttoialnde Un secrét'ëhti^^iîèft. ' ' Jamais soit ïié parut pliW à craittdréck jJlù^ triste.

(àswgardwt) • ' ..'■'■■■ - .î. hM Mil KiM;'wir,-^M .

Quoç s»ehe eniœ BMflMnt>si^'e)p«iis>^iiH^giràMt' ' Mais vous, qui<voufl gmdoil aux lîevui bè ]> vcrà^W ^ Électre«S(9.reiid^leaftxvplonfeésdqiei? • h . ».  votre h^ureuu ^deaûn la vervcoiSHiKyu» irnie ? Sait-elLei « resMiar <{u'.il y^à dofsa Tiet?^ ^ i.

Ah I d'un phiis doux langage emprumoBS^Ie seceur» , Madamey; éf^vfpàWrlm d» si omelsdisboiftrs^ ^ ^ . Âdouciaae&^uftifttsa^trisi». décidée': , * . .

Electre n'est déjà que trop infortunée.

Je neptûsladamraittdre, ei mon' esprit oonAe.Ué

.CI»YT.BN(Nfi$'IlK)B* '

Par ce ir^ÎAonncaittmit f e eonfotstsea-roiiis. » • Mais pour former ïh^men et de; l'Un detfmtve >

ACTB «,l StîÈWte IV. :iii

On ne consultera ni son cœur ni le vôtre.

C'est , pour vous^ de afen'^lt preii^e trop dé souci : Allez , dites mj<À oup jeJi'att^^içiM ^ t - - -

SC^ÊNÊ V.

CLT T E,lVf îï E S T JIE,, JÉ,hEC ,T RE.

étYTEWTNESTRE.

Vous br^vça; j^f^ pfî wm; le sacré caractère ! Et lorsque ma pitiéJLui^it ua sort plus doux ^ Élettre semble è?^r défier «ipn cowroux.

Bravez-le ; n^i^.i^.inoiQS du son qui vous accable N accu^^^c^nf:} q^i^ ypus , priisutesse înexoraUe. Je flécbissois un roi de son pouvoir jaloux f Un b€toa> j^aijmèsisqins , devenoiè votre éponx ; Je vouktts^ pair rbymen d'Ityi et de mA>fiUe^ Voir rentrer quelque jour le sceptre en^sâ 'femilie i Mais ringmte-ne veut que nous immoler tous: ' Je ne dis plus qu'un moU Itys bràie «pefttr vous ; Ce jour même à son sort vous» devez être unie : Si vous n'y souBomea^ ceseJ&itiie^oiiie^tev • Égisthe est la8>de Tolr son esdai/ie* en* ^s lîietus Exciter par ses pleurs lès hommes* et les diieux.

Contre untyran<9ir'fier^ juste càeil ^nelle^ armes t Qui brave les remords peut-il craindre mes larmes ? Ah ! madame , ëst-eeà vous d'irriter mes ennuis? Moi , son esclave l flélas ! d'où vient que fe lé suis ?

3M ELECTRE

Moi ! l'esclave d'Égi^hc î Ah ! fille infortunée î Qui ma feit son esdave ? et de qui suis^je née ? Étoit-ce donc à vous de me le reprocher ?

^ Ma mère , si ce nom peut encor vous toucher , S'il est vrai qu'en ces lieux ma honte soit jurée, Ayez^itié des maux où vous m'avez livrée :

Précipitez mes pas dans la nuit du tombeau j Mais ne m'unissez point au fils de mon bourreau , Au fils de l'inhumain qui me priva d'un père , Qui le poursuit sur moi , sur mon malheureux flrère; Et de ma main encore il ose disposer I Cet hymen sans hort'eur se peut-il proposer ? Vous m'aimales; pourquoi ne vous suis-je plus ehèref Ah I je ne vous hais point ; et , malgré ma misère. Malgré les pleurs amers dont j'arrose,cés lieux , Ce n'est que du tyran dont je me plains aux dieux. Pour me faire oublier qu'on m'a ravi mcm pèire , Faites-moi souvenir que vous êtes ma mèt*e.

CLYT«l«NESTllK.

Que veux-tu désormais que je fesse pour toi , Lorsque tcm hymen seiJ peut désarmer le roi ? Souscris sans murmurer au sort qu'on te prépare. Et cesse de gémir de la mort d'un barbare Qui , s'il eût pu trouver un second Uîon , T'auroit sacrifiée à son ambition.

Le cruel qu'il étoit , bourreau de sa femille , Osa bien^ à mes yeux , faire égor^^ ma fille.

iLECTRS.

Tout cruel qii'il étoit , il étoit votre époux : S'il Mloit l'en punir, madame, étoit-ce à votm?

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