‹ Œuvres de Crébillon (volume 2)Chapitre 126 sur 287 · ACTE?!^ SqÈME IL · texte numérisé non relu

ACTE?!^ SqÈME IL

Electre saura bien y sfitnis Olie^is^^t ^sâ^i^ vous , Ce jour me|iid<)i&^s>^fevi2'lsiîgl^l^s(^coW

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ÉLE.QTÏ^E. .

En des lieux oà' je sois /trop 'sur de me déplaire , Fils d'Égisdïè^'Osesktt niettre mQ'piedtéBiéraire?

Madamey pardonnez à Tinnôcente erreur Qui vous offre iln amant guidé tiar sa douleur. D'un axuôu^ malheureux la triste înc^îétude Me faisoit de la niilt'oherdbéi^' la solitude; ' Pardonnez si l'hlmoàr tourne vers vous mes pas i Itys vous souhaâtoit > mais ne vous dierchoât pas.

ELECTRE

Dans l'état' où je suis , toujours triste , quels etarmes Peuvent avoir des yeux presque éteints dans les larmes? Fils du tyran cruel qui fait tous mes malheurs, Pcwte ailleurs ton amour, et respecte mes pleurs.

ITYS. i

Ah ! ne m'enviez pas cet amour , inhumaine !

Ma tendresse ne sert que trop bien votre haine. Si l'amour cep^idant peut désarmer un cœur, Quel amour fut jamais moins digne de rigueur ? A peine je vous vis > que mcm âme éperdue Se livra sans réserve au poisoli qui mé tue.

2i8 É'LECTRE.

Depuis dix ans entiers <{ue je httde pont* tous , Qu'aide fait qni n'ait dû «fléchir ?otre çoorrou ? ' De votre illustre sang conservant ce cpri reste , J'ai de mille complots sauvé les jours d'Oreste : Moins attentif au soin de veiller sur ses jours , Déjà plus d'une main e^ eût trandié le cours. Plus accablé que vous du sort qui vous opprime , Mon amour malheureux fiiit encor tout mon orime. Enfin ^ pour vous foro^ à vous donner à oioî ^ Vous savez si jamais j'exigeiû f i<ni du roi. Il prétend qu'avec vous un noeud saci^ m'unisse ; . Ne m'en imputez point la cruelle injustice : ^•

Au prix de tout mon sang je voudroi^ être à vous > Si c'étoit votre aveu qui me ftt votre époux. Ah 1 par pitié pour vous ^ princesse infortunée , Payez l'amour d'Itys par un tendre hyménée:

Puisqu'il faut l'acbever ou descendre au tombeau j Laissez-en à mes feux allumer le flambeau.

Régnez donc avec moi ; c'est tn^ vous en défendre : C'est un sceptre qu'un jour Egisthe veut vous rendre.

ÉLSCTUE.

Ce sceptre est-il à moi , pour me le destiner ? Ce sceptre est-il à lui , pour te l'oser donner ? C'en en vain qu'en esclave il traite une princesse , Jusqu'à le redouter que le traître m'abaisse : Qu'il fesse que ces fers , dont il s'est tant promis^ Soient moins honteux pour n^i que Vhym^i de son fils» Cesse de te flatter d'ime espérance vaine :

Ta vertu ne te sert qu'à redouUer ma haine* Égisthe ne prétend te faire mon époux ,

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