‹ Œuvres de Crébillon (volume 2)Chapitre 142 sur 287 · TYDÉE, ANTÉNOR · texte numérisé non relu

TYDÉE, ANTÉNOR

TYDÉE

Qu'ai-je dit? où laissé-'je égarer mes esprits? Moi parler, pour me voir accabler de mépris ! Les ai-je mérités , crueUe Iphianasse ?

Mais quel étoit l'espoir de ma coupable audace ? Que venois-je chercher dans ce cruel séjour?

Moi^ dans la cour d'Argos entraîné par l'ameur ! Rappelons ma fure^ir. Ore^e, Palaméde...* Âh ! cont^ tant d'amour inutile remède !

Que âervçnt ces grands noms; dans l'état où je suis , Qu'à me couvrir de honte et m'accabler d'ennuis? Ah! fuyons, Anténor; et, loin d'une cruelle.

Courons où mon devmr, où l'oracle m'appelle : Ne laissons point jouir de tout mon désespoir Des yeux indifférent^ que je ne dois plus voir* Le roi vient f dans mon trouble il &ut que je Tévite.

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