ELECTRE, ITYS
ITYS
PÉNÉTKi tfun malheur où mon cœtu' ^'intéresse , MW-il enfin permis de revoir ma princesse?
Si j'en crois les apprêts qui se font en ces lieux , Je puis donc sans l'aigrir m'offirir à ses beaux yeux ! Quelque prix qu'on prépare au feu qui me dévore , Malgré tout mon espoir, que je les crains encore ! Dieux ! se peut-il qu'Electre, après tarit de rigueifrs. Daigne choisir ma maifi pour essuyer ses pleurs ? Est-ce elle qui m'élève à ce comble de gloire? Mon bonheur est si grand , que je ne le puis croire. Ah ! miadame , à qui dois-je un bi^i si doux pour moi? (Amour, fais, s'il se peut, qu'il ne soit dû qu'à toi! ) Electre , s'il est vrai que tant d'ardeur vous touche , Confirmez notre hymen d'un mot de votre bouche ; Laissez-moi, dans ces yeux de mon bonheur* jaloux, Lire au moins un aveu qui me fait votre époux. I. ^ i8
^j4 ELECTRE.
Quoi ! vous les détournez l Dieux ! quel i&enkx sileneè!
Ma princesse, parlez ; vous* &it-<>n yiolenoe?
De tout' ce que je vois que je me sens- troubler !
Ah ! ne me cachez^ point vo& pleurs prêts ht couler.
Confiez à ma foi le secret de vos larme» $
N'en craignez rien : ce cœur, quoi^^ épri» de yos ehatfine
N'abusera jamais d'un pouv<Hr odieux.
Madame^ parpitië, tournez vers moi les yeiuu
C'en est trop : je pénètre im mystère funeste ;
Vous cédez au destin qui vous enlève Oreste ;
Vous croyez désormais que pour vous aujourd'hui
L'univers tout entier doit périr avec lui.
Votre cœur cependant, à sa haine fidèle.
Accablé des rigueurs d'une mère cruelle, |
Au moment que Je crois qu'il s'atféndrit pour nioi,
M'abhorre, et ne se rend qu'aux menaoes du roi.
ELECTRE
Fils d'Égisthe , reviens d'un soupçon qui me blesse : Electre ne connoit ni crainte ni foiblésse ; Son cœur , dont rien ne peut abaisser la^ fierté , Même au milieu des fers a^en liJ;>el*te« Quelque appui que le sort m'enlève d«9$ mon frère. Je crains plus tes vertus que les^ fers m ton père. Ne crois pas qu'un tyran pour toi pioisie en ce jour Ge que ne pourroit pas ou l'estime , ou l'amour. Non , quel que soit le sang qui coide dan» tes reines, Je ne t'impute rien de l'horreur de mes p^nes ; Je ne puis voir en toi qu'un prince généreux Que de tout mon pouvoir je voudrois rendre heureux. i ^'Jfon^îe ne te hais p<?iiu : je serpis inhumaine.