SCÈNE III
IDOMÉNÉE, IDAMANTÉ, SOPHReNYME, POLYCLÈTÊ.
IDOMENEE, bas *à Sophrenyaif .
Je vois mon fils : laissons cet entretien secret. 3 e t'ai tout d«x)uvert , mon amour et mon crime :
Cache bien mon amour, encor mieux ma victime.
(à Idamante.)
Que cherchez-vous , mon fils , daw cette affireuse nuit ?
IDAMANTE.
Long-temps épouvanté par un horrible bruits Tremblant pour des malheurs qui redoublent sans cesse,
* Sans repos, toujours plein du trouble qui \oqs presse, Alarmé pour des jjours si chers , si prépieux ,
Je vous cherdie,.*. Pourquoi détournez-vous les yeux? Seigneur, qu'airje 4onc fait ? Vousi craignez ma présence ! Quel traitement , après ime si longue absence I
Non, il n'est pas pour moi de spectacle plus doux, MoDf fils ; je ne sais rien de plus aimé que vous. Mais je ne puis vous voir que mon cœur ne frémisse; Je crains le ciel vengeur , et qu'il ne me ravisse Unbieç.... ^
IDAMANTE.
Ah ! puisse-t-il, aux dépens de mes jours, X A des maux si cruels donner un prompt secours ! La mort du moins, seigneur, finiroit mes alarmes. Vous ne paroissez plus sans m'arracher des larmes ; Triste, désespéré, vous ^herche^ à mourir:
Et vous m'aimez , seigneur ! Est-ce là me chérir ? Le ciel eij vain de vous écarte sa colère , Vous vous faites des maux qu'il ne veut pas vous faire : Il vous rend à mes pleurs quand je vous crois perdu ; M'ôterez-vous , seigneur , le l»en qu'il m'a rendu ?
Ah;i mon fds ! nos malheurs ont lassé ma constance ,