‹ Œuvres de Crébillon (volume 2)Chapitre 175 sur 287 · DE VAUDEMONT · texte numérisé non relu

DE VAUDEMONT

Monseigneur,

Je nai jamais doute du succès de RJiada^ misihe. Une tragédie qui vous avoit plu pou- Toit-elle n'être pas approuvée ? Le public Fa applaudie en effet 5 et ce sont ces mêmes «MJUudissements qui me donnent aujourd'hui

2go ÉPITRE.

la hardiesse de la dédier à V. A. S. Ne craignez pas, Monseigneur, que cette liberté soit suivie d'aucune autre. Votre modestie n'aura rien à souffrir avec moi. Tel affronte la mort avec intrépidité ; tel , par son habileté à la guerre , échappe à des périls certains , et sait se couvrir de gloire dans le tempis qu'il paroît le plus près de sa perte, qui ne soutiendroit pas la plus petite louange sans se déconcerter. Accoutumé d'ailleurs à peipdre. des héros de mon imagination , peut-être réussirois-je mal en peignant d'après le plus parfait modèle. Et quels éloges encore que ceux d'une épître , pour un prince consacré à l'histoire et à la tradition! L'histoire , sans se charger d'un encens superflu , par le simple récit des faits , loue avec plus de noblesse que les traits les plus recherchés j ainsi le lecteur trouvera bon que je l'y renvoie : c'est là où, mieux que dans une épître , souvent suspecte de flatterie , il verra quel prix étoit réservé aux grandes actions de V. Ai S. Trop heureux que la permission que Vous avez eu la bonté de me donner de plMP^

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