SCÈNE V
jr ZÉNOBIE, PHÉNICE.
ziNOBIE.
Ah ! tyran, puisqu'il faut que ma tendresse agisse^ Et que de tes fureurs ma haine te punisse , ^
Crains que l'amour, armé de mes foibles attraits^ Ne te rende bientôt tous les maux qu'il m'a faits. Et qu'ai- je à ménager? Mânes de Mithridate, N'est-il pas temps pour vous que ma vengeance éclate? Venez à mon secours , ombre de mon époux , Et remplissez mon cœur de vos transports jaloux. Vengez-vous par mes mains d'un ennemi funeste ; Vengeons-nous-en plutôt par le fib qui lui reste. Le crime que sur vous votre père a commis Ne peut être expié que par son autre fils.
C'est à lui que lès dieux réservent son supplice : Armons son bras vengeur. Va le trouver, Phénice ; Dis-lui qu'à sa pitié ^ qu'à lui seul j'ai recours ;