ACTE II, SCENE II
PHARASMANE.
Dans ce discours rempli de prétextes si vains ^ Dicte par la raison moins que paries Romains , Je n'entrevois que trop l'intérêt qui vous guide. Eh bien ! puisqu'on le veut , que la guerre en décide; Vous apprendrez bientôt qui de Rome ou de moi Dut prétendre, seigneur, à vo^ donner la loi ; Et, malgré vos frayeurs et vos fausses maximes, Si quelque autre eut sur vous des droits plus légitimes. Et qui doit succéder à mon frère , à mon fils ? Â qui des droits plus saints ont-ils été transmis?
RHADAMISTHE.
Quoi? vous, seigneur, qui seul causâtes leur'ruine! Ah! doit-on hériter de ceux qu'on assassine?
PHARASMANE.
Qu'entends-je? dans ma cour on ose m'insulter ! Holà, gardes....
< HIER O N , à Pharasmane.
Seigneur, qu'osez-vous attenter?
PHARASMANE, à Rhadtmisthe.
Rendez grâces au nom dont Néron vous honore : Sans ce nom si sacré, que je respecte encore. En dussé-je* périr, l'affront le plus sanglant Me vengeroit bientôt d'un ministre insolent.
Malgré la dignité de votre caractère.
Croyez-moi cependant , évitez ma colère.
Retournez dès ce jour apprendre à Corbulon Conuue on reçoit ici les oidres Ae Néron.
3ào RHADArMISTHE ET ZENOBIE.
S€ÈNE III.
RHADlMISTHE, HIÉRON.
HIEROIf.
Qu'ayez-yoits Êôtyffi^ew? quand i|bœdevestoatcraindi«