‹ Œuvres de Crébillon (volume 2)Chapitre 197 sur 287 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ftHADAMISTHE, ARSAME.

ARSAM£.

Si J'en crois le courroux qui se lit dans ses yeux , Peu content des Romains le roi quitte <^s lieux : Je connoîs trop l'orgueil du sang qui m'a fiiit naître , Pour a*oire qu'à son tour Rome ait sujet de l'être. Seigneur, sans abuser de votre dignité, Puis-je sur ce soupçon parler en sùrete ?

322 RHABAMISTHE ÏT ZÉNOBIE ^.(j Puis-je espérer que Rome exauce ma prière , 1 pas le Et ne confonde point le fils avec le père ?

RHADAMIST]|E.

Quoiqu'il ait violé le respect qui m'est dû , Attendez tout de Rome et de votre vertu.

Ce n'est pas d'aujourd'hui que Rome la res[

arsàuce* Ah ! que cette vertu va vous être suspecte !

Que je crains de détruire eu ^o même emretieaLjj^ ] Tout ce que vous pensez d'un cœur comme le jj^ ^^ En eflfet , quel que soit le regret qui m'accable ,*y,m^ Je sens bien que ce coeur n'en est pas moins gquAi ^'^^ Et , de quelques remords que je sois cotnbattu , L ^^^ Qu'avec plus d'appareil c'est trahir ma vertu, 1^^ Dés qu'entre Rome et nous la guerre se déclare ) Que même avec éclat mon père s y prépare , Je sais que je ne puis vous parler ni vous voir. Sans trahir à la fois mon père Qt mon devoir : Je le sais ; cependant , plus criminel encore , C'est votre pitié seul aujourd'hui qàe j'implore. Un père rigoureux, de mon bonheur jaloux , Me force en ce moment d'avoir recou£& à vous. Pour me justifier , lorsque tout me condaume , Je ne veux point, seigneur, vous peignant Pharasi Répandre sur sa viç un ve^^i ciangereux.

Non ; quoiqu'il sçit pour mo\ si fier, si rigoureux , Quoique de sp^ cpurroux jç ^h «e^^ h y^çfV»^ 9 Il n'en est pas pomc moi ^^xi,|ps §pfm4 , opoUis p^s^nj^ifl La nature, il est vrai,^ 4'avec i^s e^pe^nis N'a jamais dans soii^ cœiir s^. distio^^ii^f ses fils.

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