ACTE 111, SCÈNE V
Qui craint de me hA'Jr ^ et qui s en justifie ! Ah ! puais^moi plutôt : ta funeste bonté ^ Même ^i me pardonnant ^ tient de ma craamë* N'épargne pcÂnt nsiën ^ng^ eher objet cpie j'adore; Priye-rïioî-dki boAhear de te i*evoir encore.
< ( U se jetl» à g^ionic. )
Faut-il, pour t'i^ pr/esser, embrasser tes genoux? Songe au jprix de quel sang je devins ton é{K>ux : Jusques à npion amtour^ tout veut que je pérme« Laisser le erime ed paix, c'est s'en rçndre complice. Frappe : mais souviens^toi que, malgré ma fureur, Tu ne sortis jamais un moment de mon coeur ; Que , si le t^pentir tenoit lieu d'innocence , Je n'exciterois plus ni* haine tài vengeance ; Que , malgr.é le courroux qui te doit animer, Ma plus grande fiireur fut celle de t'aimcr.
2ÉNOBIE.
Lève*toi : c'en est trop^ Puisque je te pardonne , Que servent les regrets où ton cœur s'abandonne ? Va, ce n'est pas à nous que les dieux ont remis Le pouvoir de punir de si chers ennemis.
Nomme-moi les climats où tu souhaites vivre : Parle, dès ce moment je suis prête à te suivre, Sûre que les remords qui saisissent ton cœur Naissent de ta vertu phis que de ton malheur. Heureuse si pour toi les soins de Zénobie Pouvoient un jour servir d'exemple à l'Arménie, La rendre comme tnoi soumise à ton pouvoir, Et l'instruire du moins à suivre «on devoir !
3Sà RHADAMIST'HE ET ZÉNOBIR
Juste ciel ! se pcm-41'itjti!é êtfs ltfcËtl(b» l^^mes Avec tant <ie vertus lirifedeht tàM'flé» feAËftW ; Que rhymeh associé âU S0rttftiWfarié*i" ^ * *« ' " Ce que de pftis pai^Mt fireni nâk^ lefe ^fiMc? * ^» Quoi ! tu ^i irie moip sanS't^ePk^ttteh A\ît»fèfrt, Sans que mes cruautés, ni l'amour de mon frère, Ce prince , cet amant si grand , si généreux , Te fassent détester un époux malheureux?
Et je puis me flafter qu'insensiUe à sa flamme Tu dédaignes les vœux du vertueux Arsame ?
Que dis^e ? trop lieiiretix qtiè* j^ur ^m2)i'dans ce jour Le devoir, dans ton cœur me tienne lieu d amour!
ZENOBIB.
Calme les vains soupçons dont ton âme est saisie , Ou cache-m'en du moins l'indigne jalousie; Et souviens-toi qu'un cœur qui peut te pardonner Est un cœur que sans crime on ne peut soupçonner.
RHADAMISTHE.
Pardonne, chère épouse, à mon amour funeste; Pardonne des soupçons que tout mon cœur déteste. ... Plus ton barbare époux est indigne de toi.
Moins tu dois t'ofFenser de son injuste effroi. Kends-*moi ton cœur, ta main , ma chère Zénobie; Et daigne dès ce jour me suivre en Arménie :
César m'en a fait roi. Viens me voir désormais A force de vertus effiacer mes forfaits.
Hiéron est ici : c'est un sujet fidèle; Nous pouvons confier notre fuite à son zèle.