‹ Œuvres de Crébillon (volume 2)Chapitre 202 sur 287 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

RHADAMISTHE/ ZÉNOBIE.

ZENOBIE. .

Seigneur , est-il permis à des infortunées, Qu'au joug d'un fier tyran le sort ûent^eiiclKk&itées ,

ACTE HI, SC]^»® Y- ' r Sag D'oser avoir r6cour#.,,4^9Ail^r^baM^4a£^!£pirat A ces même^.Bppiaip^ jçoiftïç^ 4Qcrii*w«rs2 En effet, quel.en;Lf4<)iippUr4,^$^l9^U{pi»» du monde Que le soin dacjpwv iiui^mfèwfiqofùttde// Le ciel , qui sowWt'tftWi #.4fiWSti^ijgll^ç^ loiê,^*.

Que vois-je ? Al^ ^;p^}i^^r^|ii^ l ^f^s>^Aits} quel: son de voix! Justes dieux^j(pel,al)jpt offit€u&nYi(Mi9^àini0, vue?

ZENOBIE..

D'où vient à mon aspect que votre âme est émue^ Seigneur?

RHADikMISTE, à part.

Ah ! si ma main n eût pas privé du jour. •••

' ZEN.OBIE.

Qu'entends'je ? quels regrets ? et quç vojis-je à mon tour? Triste ressouvenir! Je frémis, je^frissqnpe.

Où suis-je? et quel objet ! La fprce i?i abandonne^ Ah! seigneur, dissipez mon trouble et ma terreur : Tout mon sang s'est glacé jusqu'au.fond de mon cœur.

RH AD A MI s THE, à part»

Ah ! je n'en doute^ plus au transport :qui.9Di'anime. Ma main , n'as-tu commis que la moitié du crime?

(àZénobie.)

Victime d'un cruel contre vous conjuré , Triste objet d'un amour jaloux, désespéré.

Que ma rage a poussé jusqu'à la barbarie , Après tant de fureurs, est-ce vous, Zénobie?

ZÉNOBIE

Zénobie I ah grands dieux ! Cruel , mais cher époux ^ Après lantrde malhepirs, Rtktdamisthe, est-ce vous?

^3o rhadàmisthe et zénobie.

RHADABTISTHB.

Se peui-il que vos yeux le puissent méconiiottfè? Oui, je suis ce cruel/cet inhuBràin, ce traltrfe. Cet époux n^urtrien Plût au ciel qu'aujourd'hui Vous eussies^ ouUië ses crimes avec lui !

O dieux! qui la rendez à ma douleur mortelle, • Que ne lui rendeï^itms un époux digne d'elle ! Par quel bonheur le ciel, touche de .mes r^k^ets, Me permet-il encor de revoir tant d'attraits? Mais, hélas ! se peut-il qu'à la cour de mctti père Je trouve dans les fei;s une* épouâe si ^ère ? Dieux ! n'ai-je pas assess gémi de mes for&its , Sans m'aocabler eticoi^ de ces tristes objets ? O de mon désespoir victime trop aimable > Que tout ce que je vois rend vptre époux coupable! - Quoi I vous versez des pleurs !

Malheureuse ! eh ! comment N'en répàndrois-je pas dans ce fatal mottient ? .

Âh ! cruel , plût aux dieux que ta main eimemie N'eût jamais attenté qu'aux jours de Zénobie ! Le cœur à ton aspect désarmé de courroux.

Je ferois mon bonheur de revoir mon époux ; Et l'amour, s'honOrant de ta fureur jalouse.

Dans tes bras aVec joie, eût remis ton éppuse/ Ne crois pas cependant que , pour toi sans pitié. Je puisse te revoir avec inimitié.

RHADAMISTHE.

Quoi ! loin de m'aoeaUer,^rand»dieUx! c'est Zénobie

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