‹ Œuvres de Crébillon (volume 2)Chapitre 208 sur 287 · AR5AME · texte numérisé non relu

AR5AME

Quel est donc ce rival si terrible pour moi?

En ai-je à craindre encor quelque autre que le rm?

ZENOBIÊ.

Sans vouloir pénétrer un si triste mystère , N'en est-ce pas assez^ seigneur , que votre père ? Fuyez , prince , fuyez ; rendez-vous à mes pleurs : Satis&it de me voir senàfale k vos malheurs^ Partez, éloignez^rous, trop giénereux Arsame.

ARSAME.

Un infidèle ami tnJûroit*il ma fl^pinve ?

Dieux ! quel trouble s'ëlève en maa cœur «larme I Quoi ! toujours das^ rivâus^ , ^ n'être point aim^l Belle Isménie, en va»! vo«|s w^dulez que je< fkie | Je ne le puis ^ dussé-^je en perdre ici la vie. Je vois couler^ des {deurs^qui ne sMApas pour moi ! Qud e^ donc ce rival ? Dissipez wncÊt etkoi.

D'où vient qu'en ce palais je vous retrouve encore? Me refuseroit-on un secours que j'implore ?

Les perfides Romains m'ontr-ils manqué de foi ? Ah ! daignez m'éclaircir du trouble où je yous voi. Parlez , ne craignez pas de lasser ma constance. Quoi I vous ne romprez point oe bai^re silence ? Tout m'abandonne-t-il en ce ftmeste jour ?

Dieux ! €st-on sans pitl^ ^ pour être sans amoui* ?

ZÉNOBIE

Eh Bien ! seigneur, eh bien ! il faut vous satis&ire : Je me dcns plus qgi'à vous cet aveu nécessaire. I. :i2

338 RHADAMISTHE ET ZÉNOBIE.

Ce seroît mal répondre.à vos,s©ips génereux^y Qu€ d'abuser ewor yqtre amow malheureux- Le sort a disposé de Ja m;sfin d'Isméme.

,ARSAJ»«..

Juste ciel I , ; -^

En; l'epQux à qui rhymett me lie Est cç mêmç Romain dont vos soins aujourd'hui Ont imploré pour moi le secours ot l'appui*

' AKSÀME.

Ah ! daos mon dése^ir , futfce César kii*même....

zéNPBIf.

Calmez de ce transport la violence extrême.

Mais c'est trop l'exposer à votre inimitié.

Moins digne de courroux (jue digne, d^ pitié , C'est un rival , seigneur , quoique pçur vous t^rriWe, Qui n'éprouvera point votre cœur insensible , ^

Qui vous est atia^.par les wwd^ les pkis doux^ Rhadami^lbe^^n.un mot.

AASÂIHIIE.

. Mon frère ?

ZEN.OBIE.

Et mon époux.

ARSAME.

Vou^ Zénobie ? ô ciel I étoit-ce dans mon âme Où devoit s'allumer une coupable flamme ?

Après ce que j'éprouve, ah ! quel cœur désormais Osera se flatter d'être exempt de forfaits 2 Madame , quel sça*et venez-vous de m'apprendre ! Iléservie;6rvous ce; piix à l'apiour le plus tendre ?

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