RHADAMISTHE ET ZÉNOBIE
Que sert de m'outrager avec indignité ?
Donnez-moi le trépas si je lai mérité :
Mais ne vous flattez point que tremblant pour ma yie^
Jusqu'à la demander la crainte m'humilie.
Qui ne cherche en effet qu'i me faire périr
En feveur d'un rival pourroit-il s'attendrir ?
Je sais que près de vous, injuste bu légitime ,
Le plus léger soupçon tint toujours lieu de crime ;
Que c est être proscrit que d'être soupçonné ;
Que votre cœur enfin n'a jamais pardonné.
De vos transports jaloux qui pourroit me défisndre ,
Vous qui m'avez toujours condanmé sans m'entendre ?
* PHÀRASMANE*
Pour te jusdfier^ eh ! que me diras-tu ?
ARSAME.
Tout ce qu'a dû pour moi vous dire ma vertu ; Que ce fils si suspect, pour trahir sa patrie. Ne vous fût pas venu chercher <lans l'Ibérie.
PHARASMANE.
D'où vient donc aujourd'hui ce secret entretien , S'il est vrai qu*en ces Heux tu ne médites rie^? Quand je voue aux Romains une haine immortelle. Voir leur aanhossadeur est-ce m'être fidèle?
Est-ce pour ïe fnmr de m'avodr outrage , Qu'à lui parler ici moa fils s'est engagé ?
Car il na point du voir rennemi qui m'ofifense^ Que pour venger ma g^bîre,. ou trahir ma vengeance t Un de- ces deux motifs a du seul le guider; Et c'est sur l'ua dfis deux que je dois décider.