‹ Œuvres de Crébillon (volume 2)Chapitre 215 sur 287 · RHADAMISTHE ET ZÉNOBIE · texte numérisé non relu

RHADAMISTHE ET ZÉNOBIE

Que sert de m'outrager avec indignité ?

Donnez-moi le trépas si je lai mérité :

Mais ne vous flattez point que tremblant pour ma yie^

Jusqu'à la demander la crainte m'humilie.

Qui ne cherche en effet qu'i me faire périr

En feveur d'un rival pourroit-il s'attendrir ?

Je sais que près de vous, injuste bu légitime ,

Le plus léger soupçon tint toujours lieu de crime ;

Que c est être proscrit que d'être soupçonné ;

Que votre cœur enfin n'a jamais pardonné.

De vos transports jaloux qui pourroit me défisndre ,

Vous qui m'avez toujours condanmé sans m'entendre ?

* PHÀRASMANE*

Pour te jusdfier^ eh ! que me diras-tu ?

ARSAME.

Tout ce qu'a dû pour moi vous dire ma vertu ; Que ce fils si suspect, pour trahir sa patrie. Ne vous fût pas venu chercher <lans l'Ibérie.

PHARASMANE.

D'où vient donc aujourd'hui ce secret entretien , S'il est vrai qu*en ces Heux tu ne médites rie^? Quand je voue aux Romains une haine immortelle. Voir leur aanhossadeur est-ce m'être fidèle?

Est-ce pour ïe fnmr de m'avodr outrage , Qu'à lui parler ici moa fils s'est engagé ?

Car il na point du voir rennemi qui m'ofifense^ Que pour venger ma g^bîre,. ou trahir ma vengeance t Un de- ces deux motifs a du seul le guider; Et c'est sur l'ua dfis deux que je dois décider.

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