SCÈNE VII ï
AMESTRIS, Mole.
Juste del I qud est donc ce temble secret ?
Quel orage nouveau ccMitre moi se prépare ?
Quelle horreur tout à coup de mon ame s'aaapMre ? Je me sens accabler de trouble et de douleurs , Et malgré ma fierté je sens couler mes pleurs. Quoi ! ce héros , Fobjet d'une flamme si belle ^ Ce Darius si cher seroit un infidèle !
Malheureuse Amestris , voilà donc ce retour Pour qui de tant de vœux j'importunois l'Amour ! Quoi I tandis que pour lui ma folle ardeur éclate , Une autre à ses attraits soumet son âme ingrate ! Lui que j'ai toujours cru si grand , si généreux ^ Que l'Amour me peignit au-dessus de mes vœux , Que j'égalois aux dieux dans mon âme insensée , Trahit donc tant d'amour? Ah , mortelle pensée ! Mais que dis-je? où mon cœur va-tril s'abandonner ? Et sur la foi de qui l'osé-je soupçonner ?
Sur la foi d'un cruel qui cherche à me surprendre^ Qu'à des détours plus bas on vit cent fois descendre. Darius me trahir I Je ne le puis penser :
Le croire un seul moment , ce seroit l'ofienser. Non f le ciel ne fit pas un cœur si magnanime Pour le laisser souiller de parjure et de crime. Cependant Mérodate a paru dans ces lieux , Sans nul empressement de s'ofifrir à mes yeux.