ACTE II, SCÈNE II. 7S
VA n'eût brûlé pour vous d'un malheureux amour.
SRIXÈNS. • .
C'étoit donc peu, cruel ! qu'avec ignominie
Mon père eût terminé sa déplorable vie;
Ce n'étoit point assez que votre bras sanglant
Eût jeté dans les miens Mérion expirant :
De son sang malheureux votre courroux funeste
Vient jusque dans mcm cœur poursuivre encor le reste I
Oui , tyran , cet amour dont brûle votre cœur
N'est contre tout mon sang qu'un reste de fureur.
ID01II££fÉK.
Le reste de ce sang m'est plus cher que la vie : Souffrez qu'un tendre amour me le réconcilie. Madacfte , je l'aimai , je vous l'ai déjà dit ; Songez que Mérion lui*4néme se perdit—.
Quoi ! rien ne peut fiédiir votre injuste colère I Trouverai-je partout le coeur de votre père ? Sa révolte à vos yeux eut^elle lant d'attraits? Mon amour aura-^il le sort de me» bienfeits ? Vous verrai-je, au moment que cet amour vous flatte, Achever les forfaits d'une famille ingrate ? .
sitlxiEiirE* Achever des for&iu ! C'est au sang de Minos A savoir les combler, non au sang d'un héros.