SCÈNE V
DARIUS, AMESTRIS.
Je vous revois enfin , mon aimable princesse ; A votre aspect charmant toute ma crainte cesse : Je me plaignob de vous; et mon cœAr éperdu.
Impatient, troublé d'avoir tant attendu.
Vous accusoit déjà....
AMEéTRIS.
Si je m'en étois crue, Vous ne jouiriez pas de ma funeste vue.
Quel afifreux confident vous êtes-vous choisi ! Avec un tel secours, que cherchez-vous ici ?
A quoi destinez*vous des mains si criminelles? De tant d'amis, pour vous autrefois si fidèles, Ne vous reste-t-il plus que le seul Artaban , Ce ministre odieux des fureurs d'un tyran.
De tous vos ennemis le plus cruel peut-être.
Caché sous des écueils familiers à ce traître? Contre de vains détours ce grand cœur affermi, Qui sait avec tant d'art surprendre un ennemi. Avec tant de valeur, si plein de prévoyance, A des amb de cour se livre sans prudence !
Je frémis : chaque instant, chaque pas que je fais. Jusqu'au silence affreux qui règne en ce palais. Tout me remplit d'effroi : mille tristes présages Semblent m'offrir la mort sous d'horribles images;