ACTE IV, SCÈNE VI
Ingrat , ressouviens-toi des droits de ma naissance ; Qu'à moi seul appartient celui de commander.
ARTAXERCE
Je crains bien qu-en effet l'espoir d'y succéder. Déguisant dans ton cœur la fureur qui te guide , Ici, moins qu'un amant, n'ait conduit un perfide. Si tu n'avois cherché qu'à revoir Amestris , Ce n'est pas dans ces lieux que je t'aurois surpris : L'amour ne cherche pas un si terrible asile.
D'ailleurs, à ce mystère Artaban inutile N'eut pas été choisi pour servir tes amours.
On a bien d'autres soins avec un tel secours. D'où vient que ce palais., devenu solitaire , Se trouve dépouillé de sa garde ordinaire?
Je n'entrevois ici que projets pleins d'horreur.
DARIUS
Ah! c'est trop m'outrager; il faut qu'à ma fureur....
AMESTRIS.
Arrêtez , gardez-vous d'oser rien entreprendre. Je ne sais quelle voix vient de se faire entendre ; Mais d'effroyables cris sont venus jusqu'à moi : Tout mon sang dans mon cœur s'en est glacé d'efl&K)i.
ARTAXERCE, à Darius.
Tremble; c'est à ce bruit , qui t'annonce mon père , Qu'il faut..'.. Va, malheureux, évite sa colère. Que vois- je? quel objet se présente à mes yeux? Artaban , est-ce vous ?