ACTE V, SCÈNE VI. 44i
L'instant fatel approdie : adieu > malheureux frère , Victinie qu'à regret je dévoue à mon père ; Dans ces moments affreux , si terribles pour toi , Victime cependant moins à plaindre que moi.
Adieu. Malgré les coups dont le destin t'accable. Va mourir en héros , et non pas en coupable.
Va , je n'ai pas besoin de conseils pour mourir : La mort, sans m'efïrayer, à mes yeux peut s'offrir. C'est le supplice, et non le trépafs qui mi'oflBense; .C'est de te voir, cruel, braver mon innocence , Te plaire en ton erreur, chercher à t'abuser.
ARTAXERCE
Ingrat , qui veux'-tu donc que yb puisse accuser ? Croirai-je qu^i^rtahan , qui perd tout en mon père , Ait porte sur se» prîneef une main meurtrià^? Quel espoir .sons mon règne auroit fiatté son cceur. Moi qui iiel'fiti jam«is pu voir cp'anrec liporreur ?, Bien ne peut désormais retarder toB supplice. ^
DARIIT».
Et le ciel peut souffimr cette horrible injbâtice ! Ah ! misérable hooReinr ! malheureuse vertu ! Hékis ! que. m'a servi d^iii être revêtu?
Quoi I je mfii»3 accusé du meortre de mon père , Et , pour comUe d'horreur, condamné par mon frère I Allons , c'est trop se piaindi^ f il faut reraipHr mon soft. Et subir sans frémir la' honte de ma mort.
Adieu, chère Amestris : ne versez plus d^ larme»; Contre cet inhumain ce sont de fbibles armes.- Les cœurs ne sont plus fiiits k» pour s'attendrir.
442 XE^XÈS.
Il faut noQS séparer^ madame; il &at mourii**
Vous, mourir I Ah ! seigneur, c'est en vain qu'un barbare. . . .
ARTAXERCE
Otez-moi ces objets, gardes; qu'on les sépare.