ACTE. IV, SCÈNE II. io
Après ce qofa'^predah sacruautë ftûiestë , Qui? moi, î'kpprDUverois des feux que je déteste. Un amour par < le sang ,' par mes pleurs ocmdanmé y Et devenu forfait déstriûgtant qu'il est né ! Ouvrez vos jern, <Kruel ! et toj^ez quel spectacle A mis à son amour un invhieible <»bstacle.
Son crime dans ces lieux est partout retracé ; Le sang qui les a .leiajt&n'en est point effacé. Là, mon pèra sanglati|; vint s'offiîr à ma vue, Etrtond^er^lanslesbras'de sa fiUe éperdue :
Vos yeux , c(»nme les miens y Vont vu sacrifier ; Faut-il d'autres témoins pour me justifier ?
• Tout ce que j'ai tenté pour m'inunoler sa tête, .L'oracle révélç , naon dépaf t qyû s'f^pprêtp , Ma fierté, ma vertu, cent outrages récents.
Voilà pour mon devoir des titres suffisants.
Ne croyez pas, seigneur, que mon cœur les oublie.... Mais que dis-je ?... et d'où vient que je me justifie ?... Gardez tous vos soupçons : bien loin de les bannir. Je dois aider moi-même à les entretenir.
IBAMANTE.
' Eh bien î pour i^'en punir, désormais moins sévère, Regardez sans courroux la flamme de mon père : Il vous aime, madame, il est digne de vous.
Si j'ai fait éclater des sentiments jaloux , Pardonnez- aux transports de mon âme éperdue : Je ne connoissois point le poison qui me tue. Mais , quel que smt l'amour dont je brûle aujourd'hui , Ma vertu contre vous deviendra mon appui :
Je verrai sans regret parer du diadème '
io6 IDOMÉNÉE.
Un front que nion amonr n'en peul orner luinD^ême*
Remontez dès ce jour nu rang.de yos aïeux :
Votre^ vertu ^ madame, apaU^ra les dieux.
Que ne pourra sur eux une reine si belle?
Pour moi , jusqu'à la mort toujours tendre A fidèle,
J'irai sans murmurer, loin de lui, loin de vous.
Sacrifier au roi mon bonheur le plus doux.*..
Mais on vient*. • C'est lui-même*,* Il vcms cherche, madameJ
Dieux I quel trouble cruel s'élève dans mon âme !**•
Vous ne partirez point , puisqu'il veut vous revoir :
Vous régnerez.... O ciel I quel est mon désespoir !