ACTE V, SCÈNE III. lai
Adieu ^ seigneur, adieu : qu'à jamais votre cœur Garde le souvenir d'une si tendre ardeur.
Pour moi , dès ce moment je vais fuir de la Crète ; Heureuse si ma mort prévenoit ma retraite !
IDAMANTE.
Eh quoi ! vous me fuyez ! Ah ! du moins dans ces lieux Laisse^moi la dcmceur d'expirer à vos yeux :
Ne les dëtcmranez point dans ce moment funeste ; Laissez-moi voir encor 4e seul bien qui me reste. Demeurez*... ou ma moriu..
Ah ! de grâce , seigneur, Par ce cruel: discours n'accablez pâs mcm coeur. Mon devoir, malgré moi , vous défend de me suivre ; Mais l'amour, malgré kii, vousord<mne de vivre.
-SCÈNE IV
/ IDAMANTE, «eul.
Vous l'ordonnez en vain , je remplirai mon sort j Et votre seul départ suffisoit pour ma mort.
Rien ne s'oppose plus au devoir qui m'entraîne : Jusque-là, dieux puissants, suspendez votre haine. Mais qu'est-ce que j'entends?... Je tremble, je frémis.
12% IDOMENEB.