ACTE II, SCÈNE IL iSg
ATREE.
Mais , madame , parmi celte troupe étrangère , Plislhène sur ces bords rencontra votre père : Dedaigne-t-il un roi qui devient son appui ?
D'où vient que devant moi vous paroissez sans lui ?
THEODAMIE.
Mon père infortuné , sans amis^ sans patrie^ Traîne à regret, seigneur, une importune vie. Et n'est point en état de paroitre à vos yeux.
ATREE.
Gardes, faites venir Fctranger en ces lieux.
THEODAMIE.
On doit des malheureux respecter la misère.
ATREE.
Je veux de ses malheurs consoler votre père j Je ne veux rien de plus.... Mais quel est votre effroi ? Votre père, madame, est-il connu de moi ?
A-t-il quelques raisons de redouter ma vue?
Quelle est donc la frayeur dont je vous vois émue?
THEODAMIE.
Seigneur, d'aucun efiiroi mon cœur n'est agité : Mon père peut ici paroître en sûreté.
Hélas ! à se cacher qui pourmtt le contraindre ? ' Étranger dans ces lieux , eii ! qa'auroit41 a craindre ? Â ses jours languissants le péril attâ<^ Le retenoit , seigneur , sans le tenir caché.
(à part.)
Le voil^ : je succombe , et me soutiens à peine. Dieux ! cachez-le au tyran , ou ramenez Plisthène*
i6o ATRéB ST THTESTE.
SCÈJi-E III.
ATRÉE, THYESaT^^.TBiÉQDiAMIE, EURISTH£N^« hÉpjS^lDE, qa^dxs.
^ ATREE.
Étranger malheureux que le aort/Cto^courroux ,
Lasse de te pmiirsuwre ^ a jeté parmi noué -,
Quel est ton nom y ton rang? Queblmiiiams t'ont vu natti
T^HY'ESTE
Les Thraces.
ATR^K.
Et ton n<Hn?
THYKSTE.
Pourries^votisle c(»mottre?
Philoclète.
ATR^B.
Hoa rang ?
THVE8TE.
Noble , san6 clignité ^ Et toujours le jouet du destin irrité.
ATkés.
Où s'adressoient tes pas / et de cjuèUe contrée Revenoit ce vaisseau brisé près de l'Eubée ?'
THYES^-TE. •
De Sestos ; et j'allois à D^pfces implôrttr
Le dieu dont les rayons daignent nous édàirer.
ATRIÉB.
Et tu vas de ces lieux ?•..