‹ Œuvres de CrébillonChapitre 103 sur 158 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

ATRÉE , THTESTE , THÉOD AMIE • EURISTHÉNE , IiÉOIÏlIX^E» GAaM8«

TBÉODi.lIIK.

L'atez-tous pu souffrir, dieux cruels ? Qa*ai-je va ? Ah 1 $ei|paear , votre fils , mou déplorable frère^ Vient d'être, pour jamais pnré de la lumière,

>74 ATRÉE lET THYESTE.

THTE8TE.

Mon fils est mort , cniel , dans M même palais Kt dans le même instant où l'on m'offre la paix! Et pour comble d'horrears, pour comble d'épouTaiite, Barbare, c'est du sang que ta main me présente ! O terre , en ce moment peux-tu nous soutenir? O de mon songe affreux triste ressourenir ?

Mon fils , est-ce ton sang qu'on offrait à ton père ?

▲Tais.

Méconnais-tu ce sang?

THTE8TB.

Je reconnais mon frère.

▲T&is.

Il fidiait le connaître , et ne point l'outrager ; Ne point forcer ce frère, ingrat I à se venger.

THYE8TB.

Grands dieux ! pour quels forfaits lancez-vous le tonnerre ? Monstre que les enfers ont vomi sur la terre. Assouvis la fureur dont ton cœur est épris; Joins un malheureux père à son malheureux fils ; A ses mânes sanglans donne cette victime.

Et ne t'arrête point au milieu de ton crime.

Barbare, peux-tu bien m'ëpargner en des lieux Dont tu viens de chasser et le jour et les dieux ?

ATREE.

Non , à voir les malheurs où j'ai plongé ta Tie, Je me repentirais de te l'avoir ravie.

Par tes gémissemens je connais ta douleur :

Comme je le voulais tn ressens ton malhenr}

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