‹ Œuvres de CrébillonChapitre 121 sur 158 · ACTE II , SCEN£ I. so3i · texte numérisé non relu

ACTE II , SCEN£ I. so3i

Le gnetrier défenseur d*Égî»thtf et de Mjcèoes , n*e8t antre qae Tydée.

Avtàiioii.

Et qael est rotre espoir ?

Ayant qne d'éelaifcir ce que tu veux saToit, Dans ee fatal séjour dis-moi ee qui t*améne.

Que dit-on à Samos ? qne fait l'henrenx Thyrrhène?

▲HTSirOR.

Ce grand roi , qui chérit Oreste transport ,

Depuis pins de six mois incertain de son sort , Alarmé chaque jour et du sien et du rAtre , M'envoie en ces climats vous chercher Tnn et Tantre. Mais puisque je TOUS rois tous mes roeux sont comblés. Le fils d*Agamemnon.... Seigneur, tous tous troublez! Malgré tous les honneurs qn'îci Ton tons adresse , Tos yeux semblent Toiles d*nne sombre tristesse. De tout ce que je toîs mon esprit éperdu....

Anténor, c*en est fait ! Tydée a tout perdu.

Seigneur, éclaircissez ce terrible mystère.

TTDBI.

Oreste est mort....

AHTiiroA.

Grands dieux!

rYt>àit.

Et je n'ai plus de père.

so4 ELECTRE.

▲mnftiroE.

Palamède ii*ett plus ! Ah ! destins rigonreux I Et qni tous Ta ravi? Par qael malheur affreux...,

TYOiE.

Tu sais ce qu*eii ces lieux nous venions entreprendre ;

Tu sais que Palamède , avant que de s'y rendre,

Ne voulut point tenter son retour dan« Argos ,

Qu'il n*eùt interrogé l'oracle de Délos.

A de si justes soins on souscrivit sans peine :

Nous partîmes, comblés des bienfaits deTtiyrrhène.

Tout nous favorisait; nous voguâmes long-temps

Au gré de nos désirs bien plus qu'au gré des vents :

Mais , signalant bientôt toute son inconstance,

I^L mer en un moment se mutiuç et s'élance ;

L'air mogit , le jour fuit, une épaisse vapeur

Couvre d'un voile affreux les vagues en fureur ;

La foudre, éclairant seule une nuit si profonde :i

A sillons redoublés ouvre le ciel et l'onde ,

Et , comme un tourbillon embrassantnos vaisseaux ,

Semble en source de feu bouillonner sur les eaux.

Les vagues, quelquefois nous portant sur leurs cimes,

Nous font rouler après sous de vastes abîmes ,

Où les éclairs pressés pénétrant avec nous

Dans des gouf&es de feux semblaient nous plonger tout.

Le pilote effrayé , que la flamme environne ,

Aux rochers qu'il fuyait lui-même s'abandonne.

A travers les écueils notre vaisseau poussé

Se brise, et nage enfin sur les eaux dispersé.

Dieux I que ne fis-je point, dans ce moment funestes

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