‹ Œuvres de CrébillonChapitre 122 sur 158 · ACTE II, SCENE I. aoS · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE I. aoS

Pour saaTer PaUmède «t poar ssarer Oreite ?

Yains efforta ! la laeor qni partait d«9 éclairs Ke m*offrit qu« des flots de nos débris «ouverts ; Tout périt.

▲HTKirOR.

Eh I comment, dans ce désordre extrême, Pdtet-Tona au péril voos dérober voas-mêpie ?

Tout offrait a mes yeux Tiaéritable mort :

Mais j'y courais en vain ; la rigueur de mon sort A de plus grands malheurs me réservait encore. Et me jeta mourant yers les murs d*Épidaure.

Itys me secourut, et de mes tristes jours.

Malgré mon désespoir , il proloqgea le cours. Juge de ma douleur , quand je sus que ma vie Était le prix des soins d'une main ennemie !

Des périls de ta mer Tydée enfin remis , Une nuit , allait fuir loin de ses ennemie , Lorsque , la même nuit , d'un vainqueur en fnrie épidaure éprouva tonte la barbarie.

Figure-toi les cris , le tumulte et rhorrenr. Bans ce trouble , soudain je m*anne avec fureur, Incertain du parti qne mon bras devait prendre,' S*il feut presser Égistbe, ou s'il faut le défendre. L'ennemi cependant occupait les remparts »

Et sur nous à grands cris fondait de toutes parts. Le sort m'offrit alors l'aimable Ipbianasse , Et ma haine bientôt à d'antres soins fit place. Set plenrt , son désespoir , Itys près de périr , I. }8

so6 ELECTRE.

Qaelfl objets pour an cieur facile il s'attendrir ?

Oreste ne rit plus : mais , pour la sœur d^Oreste,

Il faut de ses états conseryer ce qui reste ,

Me disais-je à moi-même , et , loin de Taccabler ,

Secourir le tyran qu*on devait immoler :

Je chasserai plutôt Égisthe de Mycènes ,

Que d*eu chasser les rois de Coriuthe et d* Athènes.

Par ce motif secret mon cœur déterminé ,

Ou par des pleurs tonchans bien plutôt entraîné ,

Du soldat qui fuyait ranimant le courage,

A combattre du moins mon exemple Fengage ;

Et le vainqueur pressé , pâlissant à son tour,

Yers son camp à grands pas médite son retour.

Que ne peut la valeur où le cœur s*intéresse !

J'en fis trop , Anténor ; je revis la princesse.

C'est t'en apprendre asses ; le reste t'est connu.

D'un péril si pressant Égisthe revenu ^

Me comble de bienfaits , me charge de poursuivre

Deux rois épouvantés , dont mon bras le délivre.

Je porte la terreur chez des peuples heureux ,

Et la paix va se faire aux dépens de mes vœux.

AirTÉiroR.

Ah! Seigneur, fallait-il , à Tamonr trop sensible» Armer pour un tyran votre bras invincible ?

Et que prétendez-vous d'un succès si honteux ?

TYD1&K.

Anténor, que veux-tu ? Prends pitié de mes feux. Plains mon sort: non, jamais on ne fut plus à plaindre. Il est encor pour moi des maux bien plus à craindrew

Page 1